No 2010/74 - Ottawa (Ontario) - Le 23 septembre 2010
Sous réserve de modifications
Le gouvernement du Canada accorde une grande importance au travail qu’effectuent des organisations comme la vôtre.
L’Institut Fraser est depuis longtemps à l’avant-garde de la promotion de la liberté économique au Canada.
Votre indice annuel de la liberté économique du monde – Economic Freedom of the World Index – permet de mieux comprendre l’architecture qui aide les économies à croître et à prospérer – ou qui les en empêche!
Le rapport publié aujourd’hui confirme que le Canada est l’une des nations les plus libres sur le plan économique.
Notre gouvernement poursuit avec détermination la mise en œuvre de son ambitieux programme de libre-échange afin d’élargir sans cesse les libertés économiques au Canada, en ouvrant de nouveaux marchés pour les travailleurs canadiens et en faisant la promotion du libre-échange et de l’investissement à l’étranger.
L’engagement de notre gouvernement à l’égard du libre-échange, nos règles d’investissement ouvertes et notre faible taux d’imposition, tous soutenus par un système bancaire robuste, un niveau d’endettement et un déficit peu élevés, sont tous des facteurs clés qui contribuent à la reprise économique du Canada.
À un moment où la reprise économique est toujours incertaine, notre gouvernement se concentre sur le maintien des emplois et de la prospérité pour les familles canadiennes.
Notre gouvernement sait que la prospérité à long terme du Canada repose sur la créativité et l’ingéniosité des familles, des entrepreneurs et des propriétaires de petites entreprises qui ne ménagent pas leurs efforts d’un bout à l’autre du pays.
Votre indice souligne l’importance de donner à nos entreprises et à nos investisseurs la liberté dont ils ont besoin pour soutenir la réussite économique et la prospérité de notre nation.
Plus tôt aujourd’hui, j’ai déposé un projet de loi à la Chambre des communes pour mettre en œuvre notre accord de libre-échange avec le Panama.
Les entreprises canadiennes réclament depuis longtemps le resserrement des liens avec le Panama – un pays ayant une économie novatrice et dynamique, et qui est aussi une porte d’entrée vers l’Amérique latine et les Caraïbes.
L’Accord de libre-échange éliminera les tarifs sur la vaste majorité de nos exportations à destination du Panama – y compris 94 p. 100 des exportations agricoles actuelles et 100 p. 100 des exportations de produits manufacturés, deux pierres angulaires de l’économie du Canada.
Il nous aidera également à concurrencer les grands acteurs comme l’Union européenne et les États-Unis, qui continuent d’accroître leur présence sur le marché panaméen.
En l’espace de quatre ans seulement, nous avons signé cinq accords de libre-échange avec huit pays – un bilan impressionnant que nous continuons d’améliorer.
Lorsque les entreprises réussissent, les gens réussissent. Et la liberté est essentielle à la réussite des entreprises.
Notre gouvernement reconnaît que la liberté économique, comme toutes les autres libertés, est fragile.
Et nous sommes d’avis que le libre-échange est un élément essentiel de la reprise économique et d’une prospérité durable.
L’histoire a démontré à maintes reprises que la voie de la prospérité passe par le libre-échange et les partenariats, et non par le protectionnisme.
Et cela, depuis la signature de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, il y a 63 ans, en passant par la création de l’Organisation mondiale du commerce en 1995, la montée des grandes puissances économiques actuelles et à l’ouverture de la part des pays européens à une coopération sans précédent.
La libéralisation des marchés et des échanges est la voie à suivre pour atteindre une plus grande prospérité.
Prenons l’exemple du Chili, un pays que j’ai visité récemment.
Il profite d’accords commerciaux conclus avec 57 pays, dont le Canada et les États-Unis, lesquels représentent plus de 85 p. 100 du produit intérieur brut mondial.
Le libre-échange peut également être une source de prospérité pour des économies émergentes, telles que la Colombie.
L’accord de libre-échange que nous avons conclu récemment avec la Colombie créera de nouveaux débouchés pour les entreprises et les exportateurs canadiens, et aidera également la Colombie dans ses efforts pour briser le cycle de l’instabilité et de la violence.
Nous sommes à un tournant en ce qui a trait au commerce international, alors que des pays en développement font de plus en plus d’échanges non seulement avec des pays développés, mais aussi entre eux.
Mais la libéralisation du commerce et l’ouverture des marchés importent tout autant pour le Canada, un pays dont la prospérité et la qualité de vie reposent sur ses échanges commerciaux avec le monde.
Je suis persuadé que vous vous souvenez des débats animés qu’a déclenchés la question du libre-échange nord-américain et des voix qui s’élevaient en marge pour s’y opposer, décrivant le libre-échange comme une érosion de notre souveraineté.
Ou encore, comme un abandon de nos industries nationales.
Il s’en trouve encore pour se prononcer contre les marchés ouverts et le libre-échange, pour voter contre les accords de libre-échange.
L’histoire a montré qu’ils avaient tort.
Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain, les échanges commerciaux de marchandises du Canada avec les États-Unis ont augmenté de 73 p. 100.
La valeur de nos investissements bilatéraux, même au beau milieu du ralentissement économique mondial, est extraordinaire, atteignant 550 milliards de dollars en 2009.
Nous sommes devenus une partie intégrante des chaînes d’approvisionnement de l’un et l’autre pays — nous produisons ensemble.
De même, les échanges entre le Canada et le Mexique ont quintuplé.
Pensez aux avantages qu’ont eus ces échanges sur l’activité économique et les emplois dans les collectivités de ces trois pays.
Au Canada, par exemple, plus de 4 millions d’emplois ont été créés depuis l’entrée en vigueur de l’accord.
Le libre-échange fournit véritablement à nos industries et à nos travailleurs la capacité de se mesurer avec succès à la concurrence mondiale.
Et même s’il y aura toujours de nouveaux défis, nous les relèverons ensemble, avec nos partenaires commerciaux.
Considérez également notre succès dans la résolution du différend avec les États-Unis concernant les dispositions « Buy American ».
Nous avons saisi toutes les occasions de faire valoir notre point de vue selon lequel ces dispositions ne nuisaient pas seulement aux Canadiens, mais aussi aux Américains.
Ensemble, nous avons réussi à négocier une exemption aux dispositions « Buy American »figurant dans la trousse de relance américaine pour des programmes clés, comme nous avons réussi à maintenir le flux des échanges commerciaux et des investissements entre nos pays pour stimuler la croissance de l’emploi et la reprise économique.
Comme vous le savez peut-être, nous devons maintenant affronter un défi semblable avec les États-Unis concernant l’eau potable et les eaux usées, ainsi qu’un autre défi mettant en cause des produits manufacturés.
Une fois de plus, nous collaborerons de près avec nos homologues américains pour résoudre ces questions.
Comme l’illustrent ces exemples, la liberté économique sera toujours une « œuvre à parfaire ».
Mais elle n’en demeure pas moins essentielle à la reprise économique mondiale.
Les dirigeants du G-20 ont identifié le libre-échange comme un des éléments clés de la relance mondiale pour assurer une reprise économique durable et soutenue.
Au cours de la deuxième année du Plan d’action économique du Canada, des mesures ont été prises pour maintenir et créer des emplois, réduire les impôts, construire des infrastructures et investir dans la formation et les compétences en vue d’assurer la prospérité à long terme.
Le gouvernement a établi un plan en trois points pour rétablir l’équilibre budgétaire, soit :
Nous sommes sur la bonne voie.
Nous prévoyons réduire de moitié notre déficit l’an prochain et l’éliminer presque complètement d’ici 2014-2015.
Le Fonds monétaire international s’attend à ce que le Canada soit le premier pays du G-7 à retrouver l’équilibre budgétaire.
Notre gouvernement adopte des mesures pour veiller à ce que le Canada émerge de ce ralentissement économique plus fort et dans une meilleure situation financière que presque tous les autres pays industrialisés.
En effet, les initiatives du gouvernement ont permis au Canada de devenir, durant le deuxième trimestre, le premier pays du G-7 dont le produit intérieur brut réel est revenu au niveau d’avant la crise — une incroyable réalisation.
Mais le Canada n’est pas seulement un chef de file au chapitre de la reprise économique — il est également un chef de file dans l’élimination d’obstacles au commerce.
Ici au Canada, le libre-échange est un facteur essentiel de nos efforts en faveur de la reprise.
Nous avons mis en œuvre un ambitieux programme de libre-échange pour stimuler la prospérité et créer plus d’emplois pour les Canadiens ainsi que pour mener notre économie vers une reprise durable.
Ce printemps, grâce à notre Plan d’action économique, nous avons fait un grand pas en avant en faisant du Canada une zone en franchise de droits pour les manufacturiers, les intrants dans le processus de fabrication, les pièces d’équipement, les machines et les matériaux.
Le gouvernement a adopté cette politique afin d’aider les fabricants canadiens à accroître leur productivité et de stimuler la création d’emplois et la croissance dans notre économie.
Nous avons procédé unilatéralement à l’élimination de ces droits sans attente de réciprocité.
Cette décision fera du Canada, la première zone franche de droits pour les fabricants parmi les pays membres du G-20.
Plus important encore, cette mesure aidera nos fabricants à devenir plus concurrentiels, puisqu’elle facilitera l’obtention des intrants qu’ils acquièrent de partout au monde, et ce, à un meilleur prix.
Et nous continuons à aller de l’avant dans notre programme de libre-échange.
Notre gouvernement avance rapidement aux échelons bilatéral et régional.
En moins de quatre ans, le gouvernement a conclu de nouveaux accords de libre-échange avec la Colombie, le Pérou, la Jordanie et le Panama ainsi qu'avec les États membres de l'Association européenne de libre-échange, soit l'Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.
Il s’agit d’importantes victoires pour les entreprises canadiennes, qui peuvent maintenant accroître leurs activités sur d’autres marchés plus facilement, en bénéficiant de modalités d’accès plus concurrentielles que jamais auparavant.
Prenez l’exemple de l’Accord de libre-échange Canada-Pérou.
C’est une bonne nouvelle pour les entreprises canadiennes de nombreux secteurs, dont l’industrie manufacturière, l’agriculture et l’industrie extractive, qui cherchent à prendre de l’expansion sur un marché mondial offrant des perspectives excitantes et une croissance fulgurante.
On peut dire la même chose de notre accord de libre-échange avec l’Association européenne de libre-échange. Les secteurs de l’alimentation et de l’habillement au Canada devraient, par exemple, bénéficier largement de la levée des tarifs douaniers.
Mais nous n’arrêterons pas là.
Nous avons entrepris des négociations de libre-échange avec la Communauté des Caraïbes et la République dominicaine, ainsi qu’avec quatre pays de l’Amérique centrale, soit le Salvador, le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua.
Parallèlement, nous avons entamé des discussions préliminaires en vue de conclure un accord de partenariat économique global avec l’Inde, l’une des plus grandes économies du monde.
Je suis d’ailleurs impatient de m’entretenir avec le ministre du Commerce et de l’Industrie de l’Inde, M. Anand Sharma, pour que nous explorions ensemble les moyens de faire progresser les relations commerciales entre le Canada et l’Inde.
Nous avons récemment terminé la quatrième ronde de négociations avec l’Union européenne, la plus importante initiative commerciale entreprise par le Canada depuis l’Accord de libre-échange nord-américain.
Ces négociations pourraient contribuer dans une large mesure à créer des emplois et à stimuler la prospérité des deux côtés de l’Atlantique.
Selon une étude, la conclusion d’un accord pourrait avoir comme effet d’accroître les échanges du Canada avec l’Union européenne de 38 milliards de dollars dans les sept années suivant sa mise en œuvre.
Nous sommes très encouragés par les progrès réalisés jusqu’ici, et nous espérons conclure les négociations d’ici la fin de 2011.
Une fois l’accord en place, le Canada sera le seul pays au monde à avoir conclu un accord de libre-échange avec les États-Unis et l’Union européenne, les deux plus grandes économies du monde — ce qui constituera un énorme avantage concurrentiel.
Le gouvernement est résolu à donner aux entreprises canadiennes tous les avantages concurrentiels possibles sur les marchés mondiaux.
Je travaillerai en étroite collaboration avec les représentants du Ministère — et nos partenaires de partout dans le monde — afin de mener à terme ces négociations et de créer des débouchés pour le Canada dans les années à venir.
Mais, à eux seuls, les efforts du gouvernement ne sont pas suffisants.
Nous avons besoin de votre aide pour réaliser les avantages potentiels que peuvent offrir des accords de libre-échange.
Nous devons continuer de rallier le plus grand nombre de gens à l’importance de bâtir une économie canadienne future qui soit à la fois concurrentielle et bien ancrée sur la scène internationale.
Il y a ceux qui s’opposent à nos initiatives en faveur du libre-échange, en ressortant les mêmes vieux arguments.
Notre gouvernement croit en la capacité des entreprises, des investisseurs, des entrepreneurs, des innovateurs et des travailleurs canadiens d’affronter la concurrence des meilleurs du monde et de réussir sur les marchés internationaux.
Nous sommes résolus à leur donner la liberté et les occasions dont ils ont besoin pour soutenir la concurrence sur les marchés mondiaux.
Nous avons appris, tout comme nos concurrents mondiaux, tant les pays développés que les pays en développement, que la coopération commerciale — et les règles et mécanismes d’application qui vont de pair — peuvent être à notre avantage à tous.
Nous avons également appris que nous ne pouvons jamais dire que notre travail est « terminé » lorsqu’il est question de créer un environnement libre et ouvert dans lequel nos entreprises et nos travailleurs peuvent prospérer.
Comme je l’ai dit au tout début, la liberté économique, comme toutes les autres libertés, est fragile. Et elle mérite qu’on la défende.
Je sais que votre organisation demeurera à l’avant-garde de ce débat.
Alors, travaillons ensemble pour continuer à convaincre les Canadiens — y compris tous les ordres de gouvernement — de l’importance de la liberté économique, notamment celle que procure le libre-échange.
Continuons à développer un secteur des entreprises solide, dynamique et actif à l’étranger qui pourra aider les Canadiens à concurrencer dans l’économie mondiale et à y connaître un franc succès.
Je vous remercie.