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Discours du ministre Van Loan à la Série de conférences sur l’Inde

Nº 2010/86 - Toronto (Ontario) - Le 29 octobre 2010

Sous réserve de modifications

J’aimerais remercier le cabinet Blakes, Cassels & Graydon d’avoir organisé cet événement.

Je tiens à remercier tout particulièrement M. Sunny Handa, chef du groupe de pratique de l’Inde et du groupe des technologies de l’information au sein du cabinet d’avocats, ici présent avec nous.

Il est fort agréable de se trouver parmi tant de personnes résolues à engager le partenariat Canada-Inde sur la voie de l’avenir.

Le partenariat Canada-Inde est sur une lancée fort prometteuse pour les travailleurs et les entreprises créatrices d’emplois des deux pays, au moment où nos gouvernements cheminent sur la voie d’une relance économique durable.

Le chemin de la reprise

Le Canada est sorti de la récession mondiale en excellente position.

La deuxième année de notre plan d’action économique comportait des mesures visant à conserver et à créer des emplois, à réduire les impôts, à bâtir des infrastructures et à investir dans les compétences et la formation afin d’assurer notre prospérité à long terme.

Nous sommes sur la bonne voie.

En fait, le Canada a repris presque entièrement le terrain perdu durant la récession.

En ce qui concerne l’avenir, le Fonds monétaire international s’attend à ce que le Canada connaisse l’une des croissances les plus fortes parmi les pays du G-7 en 2010 et en 2011.

Selon les prévisions moyennes d’économistes du secteur privé, le produit intérieur brut réel devrait augmenter de 1,8 p. 100 durant le troisième trimestre de 2010 et de 2,5 p. 100 au cours des trois trimestres suivants.

Bien que la reprise demeure fragile, nous sommes fiers de nos réalisations à ce jour.

Pour maintenir cet élan, nous continuons de mettre l’accent sur les emplois et la croissance.

Mais nous ne pouvons parler de croissance et d’emplois sans aborder la question du libre-échange.

Au cours des quatre dernières années, nous avons conclu de nouveaux accords de libre-échange avec huit pays et nous négocions actuellement avec une cinquantaine d’autres pays.

Parmi celles-ci, nous négocions notamment un accord économique et commercial global avec l’Union européenne.

Nous venons tout juste de terminer, à Ottawa, la cinquième ronde de négociations et nous sommes en bonne voie de conclure les pourparlers d’ici la fin de l’année prochaine.

Mais comme vous le savez, nous sommes aussi sur le point de renouveler notre partenariat avec l’Inde.

L’importance de l’Inde

Le Canada a suivi la montée de l’Inde avec beaucoup d’admiration.

Son économie novatrice et en plein essor, la croissance de sa classe moyenne et son engagement en matière de réformes économiques fondées sur le marché ont attiré sur l’Inde l’attention mondiale.

Y compris celle du Canada.

Grâce aux efforts déployés par des entreprises tant au Canada qu’en Inde, nos relations commerciales ont pris beaucoup d’ampleur au cours des dernières années; l’an dernier, nos échanges bilatéraux de marchandises se sont élevés à près de 4,2 milliards de dollars.

Nous profitons également d’un partenariat bien développé dans le domaine de la science et technologie, qui permet à des innovateurs canadiens et indiens de travailler ensemble à la mise au point de technologies qui permettront de stimuler la croissance économique.

Au fil des ans, nous avons noté un certain nombre d’efforts coopératifs dans des domaines comme l’énergie, l’agriculture et la technologie de pointe.

Nous avons signé un accord de coopération relativement à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, ce qui constitue une excellente occasion d’affaires pour l’industrie canadienne de l’énergie nucléaire, et nous nous réjouissons devant l’approbation imminente de cet accord.

Nous avons déjà élargi notre réseau de délégués commerciaux pour aider les entreprises, les innovateurs et les investisseurs canadiens à réussir en Inde.

L’an passé, le Canada a ouvert trois nouveaux bureaux commerciaux en Inde : à Hyderabad, à Kolkata et à Ahmedabad.

Avec un total de huit bureaux, l’Inde héberge ainsi le troisième réseau commercial du Canada à l’étranger en importance, ce qui illustre clairement l’engagement du Canada envers cet important marché.

Et nous prenons des mesures pour renforcer nos liens en matière d’investissement, en négociant un accord avec l’Inde sur la promotion et la protection des investissements étrangers qui profitera aux investisseurs des deux pays.

Ces efforts font tous partie de l’engagement du gouvernement à approfondir ses relations économiques avec l’Inde dans les années à venir.

Nous nous sommes fixés un objectif ambitieux : accroître nos échanges bilatéraux à hauteur de 15 milliards de dollars annuellement dans les cinq prochaines années.

Par ailleurs, nous reconnaissons que l’atteinte de cet objectif exigera une stratégie de fond plus étendue que ce que nous avons fait jusqu’à présent, pour accroître nos liens commerciaux.

Ici encore, le Canada et l’Inde sont au seuil de nouveaux développements riches en promesses.

Vers la libéralisation du commerce

Durant le Sommet du G-20 qui a eu lieu cet été, le premier ministre [Stephen] Harper s’est joint au premier ministre de l’Inde, M. Manmohan Singh, pour saluer la conclusion d’une étude conjointe sur un éventuel accord de libre-échange entre les deux pays.

Le mois dernier, nous avons profité de la visite du ministre du Commerce et de l’Industrie de l’Inde, M. Anand Sharma, à Ottawa pour dévoiler les résultats de l’étude conjointe.

Selon cette étude, un accord de libre-échange avec l’Inde permettrait d’injecter 6,15 milliards de dollars dans l’économie canadienne et d’accroître les échanges bilatéraux de 50 p. 100.

Pensez aux emplois et à la prospérité qu’un tel accord pourrait générer, et ce, durant une période où nos fabricants, notre secteur de l’agriculture et nos économies en ont le plus besoin.

L’étude démontre clairement qu’un accord serait bénéfique aux deux pays.

Mais pour tirer parti de ces avantages, il nous faut l’appui du plus grand nombre.

Et c’est là où vous pouvez nous aider.

Conclusion

Trop souvent, des perceptions erronées et une vision trop étroite viennent embrouiller les discussions sur le libre-échange.

C’est ce qui est arrivé lors des débats entourant l’Accord de libre-échange nord-américain, qui s’est avéré par la suite extrêmement bénéfique pour le Canada, générant emplois et prospérité pour des millions de Canadiens.

Avec l’Inde, le gouvernement du Canada voit une autre occasion historique de créer des débouchés grâce au libre-échange.

Et nous pouvons compter sur des alliés puissants.

Les dirigeants mondiaux présents au sommet du G-20 ont unanimement convenu que la reprise économique reposait sur la promotion du libre-échange et de l’investissement, ainsi que sur la lutte contre le protectionnisme.

Le Canada est un chef de file dans l’ouverture de nouveaux marchés pour ses entreprises et ses travailleurs.

Notre gouvernement considère que le libre-échange est essentiel à la reprise économique, afin de bâtir une économie canadienne solide et résiliente dans les années à venir.

Travaillons ensemble à poser les prochains jalons de notre partenariat avec l’Inde afin de mener les deux pays sur la voie de nouvelles réussites dans les années à venir.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2013-05-10