Discours du ministre Van Loan devant des chefs d’entreprises indo-canadiens

No 2011/1 - Mississauga (Ontario) - Le 6 janvier 2011

Sous réserve de modifications

Bonsoir et merci de vous joindre à moi et à votre député, M. Bob Dechert.

Bob est natif de Mississauga et il en est fier. Il excelle d’ailleurs à représenter sa ville — y compris les intérêts des travailleurs et des entreprises — à Ottawa.

Mississauga est certes un important moteur de l’économie de la région du Grand Toronto.

Notre gouvernement met l’accent sur la création d’emplois et la croissance et sur la reprise économique.

C’est la raison pour laquelle nous consultons les entreprises canadiennes comme celles que vous représentez.

Notre gouvernement estime que les entreprises et les travailleurs canadiens, en tant que principaux acteurs de notre économie, peuvent prodiguer les meilleurs conseils quant à la façon de poursuivre notre lancée sur la voie de la reprise économique.

Nous croyons de même que le libre-échange et l’investissement, et non le protectionnisme, détiennent la clé de la reprise économique mondiale.

Et nous savons que les entreprises canadiennes sont des concurrents de calibre mondial.

C’est la raison pour laquelle nous sommes engagés dans un programme de libre-échange vaste et ambitieux qui ouvre de nouveaux marchés et qui crée des débouchés pour des entreprises comme les vôtres.

Depuis mon entrée en fonction, notre gouvernement a conclu des accords de libre-échange avec huit pays : la Colombie, la Jordanie, le Panama et le Pérou, ainsi qu’avec les États de l’Association européenne de libre-échange, soit l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

L’année dernière, le Canada a négocié une dérogation aux dispositions Buy American de l’American Recovery and Reinvestment Act. Nous sommes le seul pays à avoir obtenu cette exemption.

Notre gouvernement est également en voie d’abolir tous les droits de douane sur les intrants manufacturiers, les équipements et les machines, ce qui fera du Canada la première zone franche pour les fabricants du G-20.

Nos fabricants pourront alors acquérir le matériel et les biens dont ils ont besoin pour leur processus de fabrication n’importe où dans le monde, et ce, en franchise de droits et en évitant les formalités douanières coûteuses.

Nous poursuivons des négociations de libre-échange avec près de 50 pays. Nous négocions notamment avec l’Union européenne, le deuxième partenaire commercial du Canada.

Un accord commercial avec l’Union européenne pourra injecter 12 milliards de dollars tous les ans dans l’économie canadienne et faire augmenter les échanges commerciaux avec l’Union européenne de 20 p. 100.

Nous négocions aussi avec l’Inde, l’une des économies affichant la croissance la plus rapide dans le monde actuel.

Les efforts déployés par des entreprises au Canada et en Inde tout comme l’engagement de notre gouvernement à resserrer les liens avec l’Inde ont porté leurs fruits : nos relations commerciales ont connu une croissance considérable grâce au commerce bilatéral de marchandises, lequel s’est élevé à 4,2 milliards de dollars l’année dernière.

Nous tirons également profit d’un partenariat étendu dans le domaine de la science et technologie, qui permet à des innovateurs canadiens et indiens de collaborer à la mise au point de technologies qui pourraient stimuler la croissance économique.

Et nous sommes en voie de ratifier un accord de coopération avec l’Inde sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, ce qui représente une excellence occasion pour l’industrie nucléaire canadienne.

Les succès remportés jusqu’à présent sont importants, mais nous pouvons faire mieux encore.

En septembre, j’ai dévoilé en compagnie du ministre du Commerce et de l’Industrie de l’Inde, M. Anand Sharma, les résultats d’une étude conjointe Canada-Inde, qui présente les avantages d’un partenariat économique plus étroit entre nos deux pays.

Selon les conclusions de cette étude, un accord de libre-échange avec l’Inde ferait augmenter notre commerce bilatéral de 50 p. 100 et injecterait de 6 à 15 milliards de dollars par année dans l’économie canadienne.

Ces chiffres se traduisent par des emplois pour les travailleurs canadiens.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre gouvernement s’est empressé d’entamer des négociations de libre-échange avec l’Inde.

J’ai lancé la première série de négociations lors de ma visite en Inde en novembre dernier.

Le ministre Sharma et moi-même avons alors souligné l’importance de collaborer en vue de conclure un accord de libre-échange vaste et ambitieux entre nos deux pays.

Alors que notre économie poursuit sa reprise, les entreprises et les travailleurs canadiens peuvent compter sur notre gouvernement pour créer des emplois et des débouchés en ouvrant d’importants marchés mondiaux tels que l’Union européenne et l’Inde.

Grâce à l’ambitieux programme de libre-échange de notre gouvernement, nous aidons à ancrer solidement la reprise économique et jetons les bases d’une croissance durable qui profitera aux travailleurs et aux familles du pays, aujourd’hui et dans les années à venir.

Je vous remercie.