Discours du ministre Van Loan à la série de conférences du Financial Times sur l’investissement mondial : Pleins feux sur le Canada

No 2011/3 - New York, New York - Le 3 février 2011

Sous réserve de modifications

Je suis heureux d’être ici pour participer au lancement de cet événement.

Vous avez aujourd’hui l’occasion d’apprendre ce qu’un grand nombre d’entreprises et d’investisseurs à l’échelle mondiale ont aussi découvert : le Canada est un partenaire stratégique et une destination de choix pour l’investissement dans le domaine du commerce international.

Notre gouvernement est résolu à poursuivre la mise en œuvre de son plan visant une faible charge fiscale afin de favoriser la création d’emplois et l'entreprise. Ce plan, s’additionnant aux autres mesures axées sur la croissance économique, vient allonger la liste des nombreux avantages concurrentiels qu’offre le Canada, notamment :

  • le plus faible taux d’imposition global sur les nouveaux investissements commerciaux parmi les principales économies développées;
  • la dette et le déficit les plus faibles parmi ces économies;
  • le système bancaire le plus solide au monde, selon le Forum économique mondial;
  • la croissance économique la plus rapide du G-7, qui devrait se poursuivre au cours des prochaines années selon les prévisions du Fonds monétaire international;
  • les incitations fiscales pour la recherche et le développement les plus généreuses du monde industrialisé;
  • une qualité de vie remarquable, des rues sécuritaires, un niveau de vie élevé, des soins de santé universels, un solide système d'éducation et un magnifique environnement naturel.

En cette période de reprise économique mondiale, ces avantages concurrentiels offrent des débouchés sans précédent aux investisseurs internationaux.

Vous êtes peut-être surpris d’entendre ce que votre voisin nordique a à offrir en termes d’avantages stratégiques.

C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis ici aujourd’hui, au premier d’une série de sept événements qui se tiendront à l’échelle des États-Unis. C’est aussi ce qui m’a récemment amené à visiter les villes d’Orlando, en Floride, et de Washington.

En qualité de ministre du Commerce international du Canada, je suis chargé de faire en sorte que vos perceptions à l’égard du Canada concordent avec la situation actuelle au pays.

Le Canada fait figure de chef de file sur le plan économique.

Lorsque la récession a frappé les économies mondiales, le Canada était le mieux placé pour affronter la crise.

Par l’intermédiaire du plan d’action économique, notre gouvernement continue d’axer ses efforts sur la reprise économique, les emplois et la croissance. Il prend aussi des mesures pour permettre au Canada de sortir de ce ralentissement économique plus fort et en meilleure position que presque tous les autres pays industrialisés.

Notre plan d’action économique a contribué à la création de près de 400 000 emplois depuis juillet 2009 – la plus importante croissance de l’emploi parmi le G-7 – et l’économie est à la hausse depuis cinq trimestres consécutifs.

C’est pourquoi nous nous appliquons à informer nos partenaires du succès que connaît le Canada.

La population canadienne constitue l’avantage principal et la plus importante ressource du Canada.

Nous nous classons au premier rang des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques quant au nombre de diplômés postsecondaires parmi la population active.

Cet avantage nous a permis de bâtir l’une des économies les plus innovatrices au monde.

Que ce soit en matière de technologies de l’information et des communications ou de jeux et d’animation, des entreprises canadiennes partout au pays se sont taillé une solide réputation d’excellence et d’innovation dans le secteur de la haute technologie.

On trouve au Canada plus de 31 000 entreprises spécialisées dans les technologies de l’information et des communications, qui ont généré des recettes d’environ 155 milliards de dollars en 2008.

Prenez l’exemple du BlackBerry, un produit canadien conçu par Research in Motion [Limited], à Waterloo, en Ontario.

Les Canadiens ont démontré à maintes reprises leur volonté de repousser les limites de la technologie par la recherche et le développement.

Si des entreprises américaines recherchent une population très instruite pour les aider à élever d’un cran leurs produits novateurs, elles devraient se tourner vers le Canada.

En bref, le Canada est l’un des pays les plus accueillants au monde où investir, créer, habiter et travailler.

Le leadership du Canada en matière de libre-échange est un autre facteur de notre réussite.

Notre gouvernement croit fermement que les tendances protectionnistes sont parmi les menaces les plus sérieuses à la reprise économique, au Canada et partout ailleurs dans le monde.

Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre un vaste et ambitieux programme de libre-échange visant à ouvrir des marchés et à créer des débouchés pour nos entreprises et nos travailleurs.

Au cours des cinq dernières années, nous avons conclu des accords de libre-échange avec huit nouveaux pays (la Colombie, le Pérou, la Jordanie et le Panama ainsi que les États membres de l’Association européenne de libre-échange, soit l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse).

Et nous poursuivons des négociations commerciales avec près de 50 autres pays.

Nous négocions notamment avec l’Union européenne — le marché le plus riche au monde. Au terme de ces négociations, le Canada sera la première économie majeure à avoir conclu un accord de libre-échange avec l’Union européenne.

Alors que nous dialoguons avec certaines des économies les plus développées du monde, nous cherchons également à élargir nos relations commerciales avec des économies émergentes.

En novembre dernier, je me suis rendu en Inde, l’un des pays dont l’économie connaît actuellement la croissance la plus rapide au monde.

Le premier ministre Harper et le premier ministre Singh ont annoncé le lancement de négociations de libre-échange au cours du sommet du G-20 qui s’est tenu à Séoul l’automne dernier.

Notre gouvernement s’applique aussi à asseoir son rôle de leader dans le commerce avec l’Amérique du Sud.

Outre les accords de libre-échange que nous avons déjà signés, nous sommes en pourparlers pour élargir nos accords de libre-échange de première génération avec le Chili et le Costa Rica.

Et pas plus tard que la semaine dernière, je me suis joint au premier ministre Stephen Harper, au Maroc, pour lancer des négociations de libre-échange avec ce pays— nos premières négociations avec une nation africaine.

L’image que vous devriez avoir du Canada est celle d’une économie moderne de premier plan, offrant un milieu propice aux affaires et une porte d’entrée vers le reste du monde.

Ce sont là les raisons pour lesquelles le Canada compte tant aux yeux des entreprises à l’échelle mondiale, et plus particulièrement, à ceux de nos partenaires aux États-Unis.

Les liens commerciaux entre le Canada et les États-Unis sont les plus solides au monde.

Le Canada est la principale destination d’exportation pour les marchandises de 34 États américains.

Nous importons quatre fois plus de marchandises des États-Unis que de la Chine.

Même en pleine récession économique mondiale, plus de 1,4 milliard de dollars américains [1,6 milliard de dollars canadiens] en biens et en services ont été échangés quotidiennement de part et d’autre de la frontière en 2009.

Le niveau d’intégration de nos économies est sans précédent.

Nous sommes plus que de simples partenaires commerciaux puisque nous collaborons également à la fabrication de biens destinés au marché mondial.

Nous innovons ensemble, nous investissons dans nos marchés respectifs et nous collaborons à la conception de produits vendus à l’échelle internationale.

Les entreprises canadiennes occupent une place importante dans l’économie américaine et ont un rôle clé à jouer dans la reprise qui se poursuit aux États-Unis.

Les entreprises américaines qui recherchent stabilité et débouchés en cette période de turbulence économique mondiale ne peuvent se permettre d’ignorer les avantages offerts par le Canada.

Le Canada encourage les investissements étrangers car il en reconnaît les effets bénéfiques considérables, dont l’apport d’idées nouvelles et d’innovations, la création d’emplois et la source de nouveaux capitaux.

Nous offrons un climat d’affaires ouvert et accueillant, propice à la libre-entreprise.

Notre main-d’œuvre qualifiée et innovatrice est en mesure d’aider les entreprises à atteindre leurs objectifs.

Vous recevrez aujourd’hui beaucoup de renseignements au sujet de ces avantages.

D’ici la fin de la séance, je crois que vous aurez bien saisi notre message : les entreprises et les investisseurs mondiaux en quête de valeur, de possibilités, d’innovation et de stabilité n’ont pas à chercher ailleurs qu’ici même, dans le nord de l’Amérique du Nord.

Le Canada, une épopée des plus brillants exploits : nous sommes prêts à faires des affaires.

Je vous remercie.