Allocution du ministre Van Loan lors d’une conférence de presse à Vancouver

No 2011/6 - Vancouver (Colombie-Britannique) - Le 23 février 2011

Sous réserve de modifications

Je suis heureux d’être ici en Colombie-Britannique pour discuter de l’avenir des relations commerciales entre le Canada et l’Asie.

L’économie demeure la priorité absolue du gouvernement. Devant la fragilité de la reprise économique, nous nous concentrons sur la création d’emplois et la croissance économique.

Au cours des cinq dernières années, le gouvernement Harper a mis en œuvre un ambitieux programme de libre-échange, axé sur l’ouverture des marchés pour les entreprises canadiennes et la création d’emplois pour les travailleurs canadiens.

Depuis 2006, notre gouvernement a signé de nouveaux accords de libre-échange avec huit pays : la Colombie, la Jordanie, le Panama et le Pérou, ainsi qu’avec les États membres de l’Association européenne de libre-échange, soit l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

Le Canada est également en négociation avec une cinquantaine d’autres pays.

Notre programme se démarque des réalisations du gouvernement précédent. Seuls trois accords — avec le Chili, le Costa Rica et Israël — avaient été signé par le Canada pendant une période de 13 ans. Cette modeste performance a suivi la campagne menée par ce gouvernement contre le libre-échange avec les États-Unis en 1988, puis en 1993 alors qu'il avait promis de mettre fin à l'Accord de libre-échange nord-américain.

Il n’est donc pas surprenant que le précédent gouvernement n’ait pas voulu rappeler aux Canadiens sa position insensée, alors que tous pouvaient constater le succès remporté par l’Accord. Tous les efforts ont été dirigés vers l’Organisation mondiale du commerce, ce qui, de toute évidence, était une erreur.

Nous ne ferons pas cette erreur, car notre pays est dépendant du commerce. Nous avons plutôt entamé un ambitieux programme de libre-échange.

Nos efforts ont porté leurs fruits.

Bien que notre gouvernement reste déterminé à réussir dans le cadre du cycle de Doha, il ne peut courir le risque de tout miser sur cet unique processus.

Nous savons que les emplois des Canadiens dépendent de notre capacité à obtenir des débouchés au sein des principaux marchés étrangers grâce aux accords de libre-échange.

C'est la raison pour laquelle notre gouvernement est en pourparlers sur un partenariat économique avec deux des plus grandes économies du monde : celles de l’Union européenne et de l’Inde.

Aujourd’hui, je suis heureux d’ajouter un nouvel élément à cette liste  d’initiatives commerciales.

C'est avec plaisir que je peux vous annoncer que le gouvernement du Canada et le gouvernement du Japon mèneront une étude conjointe qui examinera les avantages d’un accord de partenariat économique.

Un accord global et ambitieux entre le Canada et le Japon ne se limitera pas au libre-échange; en plus d’ouvrir aux exportateurs canadiens l’un des marchés les plus vastes et les plus riches du monde, il favorisera la croissance économique et contribuera à la création d’emplois dans les deux pays.

Lors de ma visite au Japon le printemps dernier, et à nouveau à l'automne, j’ai rencontré mon homologue, le ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, et des dirigeants d’entreprise pour discuter des perspectives d’un resserrement des liens commerciaux entre le Canada et le Japon.

Dans ces réunions, j’ai mis en valeur les retombées positives d’un futur accord de libre-échange entre les deux pays.

Je me réjouis de constater, par l’annonce d’aujourd’hui, que le gouvernement du Japon reconnaît les avantages économiques considérables qui découleraient de l’ouverture des marchés et du renforcement des échanges commerciaux avec le Canada.

Le gouvernement japonais a proposé une nouvelle politique globale sur les partenariats économiques, un geste significatif d'ouverture sur le monde.

C’est ce geste important qui a rendu possible l’annonce d’aujourd’hui.

C’est là un développement que nous accueillons chaleureusement. Comme je l’ai déjà mentionné, nous avons toujours pensé que le Canada devrait figurer en tête de liste du programme de libre-échange du Japon.

Le Canada est fier de son partenariat et de son amitié avec le peuple et le gouvernement du Japon.

Plus d’un siècle d’immigration japonaise au Canada a permis à nos deux peuples de tisser entre eux des liens étroits. Le Canada est immensément riche de l’apport de plus de 98 000 Canadiens d’origine japonaise.

Nos deux pays sont attachés à une région Asie-Pacifique où règnent paix, sécurité et prospérité.

Nous partageons également une longue tradition de coopération au sein des organisations internationales, tels le G-8, l’Organisation mondiale du commerce et le Forum de coopération économique Asie-Pacifique.

Le Japon est le deuxième partenaire du Canada en Asie pour ce qui est du commerce des marchandises et notre premier partenaire d’investissement dans la région.

Notre réussite économique montre bien les avantages du Canada en tant que partenaire d'affaires :

  • le taux d’imposition sur les nouveaux investissements commerciaux le plus bas parmi les principales économies développées (G-7);
  • la dette et le déficit projeté les moins élevés parmi ces grandes économies;
  • le taux de croissance économique le plus rapide des pays du G-7, une tendance qui devrait se poursuivre, selon les prévisions du Fonds monétaire international;
  • le système bancaire le plus solide du monde, selon le Forum économique mondial;
  • une zone franche pour les intrants manufacturiers;
  • la plus forte proportion de diplômés postsecondaires des pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques;
  • une qualité de vie remarquable;
  • les incitations fiscales pour la recherche et le développement parmi les plus généreuses du monde industrialisé.

Le plan de réduction d’impôts du gouvernement Harper pour soutenir l’économie aide à attirer au Canada des investissements créateurs d’emplois et à permettre aux Canadiens d'être concurrentiels.

Nous savons déjà que les entreprises canadiennes peuvent rivaliser avec les meilleures du monde — et les surpasser.

Par contre, si nous augmentons l’impôt pour les travailleurs et les entreprises du Canada, comme le souhaite l’Opposition, nous leur demanderons de rivaliser en étant dans une situation désavantageuse.

Ce n’est pas l’option choisie par notre gouvernement.

Nous n’augmenterons pas l’impôt des entreprises créatrices d’emplois au moment où nous mettons en œuvre notre plan de redressement économique.

Notre plan semble porter ses fruits : selon les chiffres publiés récemment par Statistique Canada, nous avons enregistré un excédent commercial de 3 milliards de dollars en décembre 2010. Le commerce bilatéral de marchandises a connu une croissance de près de 10 p. 100.

Le libre-échange crée des emplois pour les travailleurs et des débouchés pour les entreprises. Il aide aussi à rendre les entreprises canadiennes plus concurrentielles et plus « globales » et à améliorer les conditions de vie des familles et des travailleurs.

Je suis heureux de procéder au lancement de l’étude conjointe Canada-Japon, qui s’inscrit dans la foulée du vaste et ambitieux programme de libre-échange que poursuit le gouvernement Harper au bénéfice des entreprises, des travailleurs et de l’économie du Canada.

J’invite maintenant le ministre [Stockwell] Day, président du Conseil du Trésor et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, à prendre la parole.

Je vous remercie.