Discours du ministre Van Loan devant la Chambre de commerce de Surrey

Nº 2011/7 - Surrey (Colombie-Britannique) - Le 24 février 2011

Sous réserve de modifications

Je suis heureux d’être en Colombie Britannique pour discuter avec vous de la réussite économique du Canada, à laquelle vous avez bien sûr participé.

Comme vous le savez sans doute, le gouvernement du Canada met l’accent sur la reprise économique et s’efforce d’aider les entreprises comme les vôtres à réussir au Canada et à l’étranger.

L’économie du Canada est vigoureuse

Grâce à son Plan d’action économique du Canada, le gouvernement veille à ce que notre pays émerge du ralentissement économique en meilleure posture que pratiquement tout autre pays industrialisé.

En effet, le Plan d’action économique a permis de créer 460 000 emplois depuis juillet 2009, ce qui constitue la plus forte croissance de l’emploi entre juin 2009 et septembre 2010, parmi les membres du G-7. De plus, l’économie a connu une croissance depuis maintenant cinq trimestres consécutifs.

Nous avons fait face à la récession mondiale avec détermination, mais la reprise mondiale reste fragile.

Depuis l’arrivée au pouvoir de ce gouvernement en 2006, nous avons remboursé une partie de la dette.

Nous avons consolidé notre système bancaire, qui était déjà bien solide.

Et nous avons réduit les impôts pour les familles qui travaillent et pour les entreprises canadiennes.

Le Canada est donc un cas exemplaire de réussite économique, et il suscite l’intérêt de toute la communauté internationale.

Au cours des dernières semaines, j’ai eu l’occasion de parler de notre réussite économique à des entrepreneurs et des investisseurs de la Floride, de Washington, de New York et du Maroc, ainsi que devant le Forum économique mondial, en Suisse.

Pendant ces rencontres, j’ai mis en valeur les principaux avantages concurrentiels qu’offre le Canada en tant que partenaire en matière de commerce et d’investissement, notamment :

  • le taux d’imposition sur les nouveaux investissements commerciaux le plus bas des grandes économies développées (G-7);
  • la dette et le déficit projeté les moins élevés parmi ces grandes économies;
  • le système bancaire le plus solide au monde, selon le Forum économique mondial;
  • un taux de croissance économique qui figure parmi les plus élevés du G-7, une tendance qui devrait se poursuivre, selon le Fonds monétaire international;
  • la main-d’œuvre la plus qualifiée, dont la proportion de diplômés postsecondaires est la plus élevée parmi les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
  • les incitations fiscales pour la recherche et le développement (R-D) parmi les plus généreuses du monde industrialisé;
  • une qualité de vie remarquable, des rues sécuritaires, un niveau de vie élevé, des soins de santé universels, un solide système d’éducation et un magnifique environnement naturel.

Un autre élément qui a contribué à la réussite économique du Canada est sa réputation bien méritée de chef de file en matière de libre-échange.

Un programme de libre-échange ambitieux

Le gouvernement est résolu à bâtir une économie plus forte pour le Canada en menant un vaste programme de libre-échange ambitieux.

Dans l’ensemble, les échanges commerciaux du Canada sont en pleine croissance.

Par exemple, les exportations canadiennes de marchandises à destination du Japon ont connu une hausse de 10,5 p. 100 par rapport à l’an dernier, alors que celles vers la Chine se sont accrues de 18,5 p. 100.

L’année dernière, les échanges de marchandises avec les États­Unis, premier partenaire du Canada à l’échelle mondiale, ont enregistré une hausse de 10 p. 100 par rapport à l’année précédente.

Nous souhaitons poursuivre sur cette lancée et ouvrir de nouveaux marchés pour les Canadiens.

Depuis l’entrée en fonction de ce gouvernement, nous avons conclu des accords de libre-échange avec huit pays, soit la Colombie, la Jordanie, le Panama et le Pérou, ainsi qu’avec les États de l’Association européenne de libre-échange, soit l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

Et nos négociations commerciales se poursuivent avec près de 50 pays.

Parmi ceux-ci, l’on compte l’Union européenne, deuxième partenaire commercial du Canada.

La conclusion d’un accord commercial avec l’Union européenne pourrait injecter 12 milliards de dollars dans l’économie canadienne et accroître les échanges du Canada avec ce partenaire de plus de 20 p. 100.

Je tiens à ajouter que la Colombie-Britannique, par l’entremise notamment de sa ministre du Commerce, Mme Margaret MacDiarmid, a été l’une des provinces les plus actives pour nous aider à négocier cet accord vaste et ambitieux, bénéfique pour tous les Canadiens.

Nous menons également des négociations avec l’Inde, dont l’économie connaît actuellement une croissance parmi les plus rapides du monde.

Vers un accord de libre-échange entre le Canada et l’Inde

Au fil des ans, les Canadiens et les Indiens ont collaboré pour établir des relations commerciales prospères et bénéfiques pour les deux pays.

Grâce aux efforts déployés par les entreprises de part et d’autre, le Canada et l’Inde entretiennent des relations étroites. En effet, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à 4,2 milliards de dollars l’année dernière.

Le commerce du bois d’œuvre constitue un parfait exemple de l’importance du rôle de la Colombie-Britannique dans ce partenariat.

Les exportations canadiennes de bois d’œuvre vers l’Inde sont en hausse.

D’ailleurs, j’ai récemment annoncé la conclusion d’une entente avec l’Inde qui permettra d’accroître les exportations de produits de bois d’épinette, de pin et de sapin.

De plus, le Canada jouit d’un partenariat bien développé dans le domaine de la science et de la technologie : des innovateurs canadiens et indiens collaborent à la création de technologies qui permettront de stimuler la croissance économique.

Le Canada a franchi toutes les étapes légales pour pouvoir ratifier avec l’Inde un accord de coopération concernant l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, ce qui représente une occasion unique pour l’industrie nucléaire du Canada. L'accord entrera en vigueur dès que l'Inde aura confirmé son propre processus de ratification.

Ce sont là des réussites importantes, mais nous voulons faire davantage.

Selon une étude économique réalisée conjointement par le Canada et l’Inde, un accord de libre-échange entre ces deux pays pourrait injecter dans l’économie canadienne de 6 à 15 milliards de dollars par année.

Je ne doute pas un seul instant que nous atteindrons ces résultats, voire que nous les dépasserons, étant donné les liens interpersonnels très forts qui unissent nos deux pays et qui sont entretenus par le million de Canadiens d’origine indienne.

Ces chiffres se traduiront par de nouveaux emplois pour les travailleurs canadiens.

L’automne dernier, j’ai rendu publique l’étude en question, conjointement avec le ministre du Commerce et de l’Industrie de l’Inde, M. Anand Sharma, afin que les Canadiens et les Indiens puissent constater par eux-mêmes l’excellent potentiel qu’offre un partenariat économique plus étroit entre nos deux pays.

Puis, en novembre, le ministre Sharma et moi avons coprésidé le lancement des négociations en vue de conclure un accord de libre-échange.

La deuxième ronde de négociations devrait avoir lieu au printemps.

Il s’agit d’une occasion unique de faire progresser les relations commerciales entre le Canada et l’Inde.

Non seulement un tel accord donnera-t-il au Canada un meilleur accès au marché indien, en plein essor, mais il aidera aussi nos partenaires indiens à tirer profit des nombreux avantages économiques qu’offre le Canada.

Alors que les économies du Canada et de l’Inde se dirigent vers une reprise durable, elles ont besoin du type d’avantages que peut leur procurer un accord de libre-échange.

Conclusion

Le gouvernement du Canada met l’accent sur la reprise économique et crée de nouvelles sources d’emplois et de prospérité pour les Canadiens.

Notre travail consiste à créer des occasions pour les entreprises comme les vôtres, afin que votre concurrence sur les marchés étrangers soit couronnée de succès. Nous sommes convaincus que vous vous montrerez à la hauteur de la tâche.

C’est la raison pour laquelle nous accordons la priorité, dans notre programme de libre-échange, aux marchés étrangers clés comme l’Union européenne et l’Inde.

Je me réjouis à l’idée de travailler avec des groupes comme le vôtre pour tirer parti de la réputation du Canada en tant que fière nation commerçante, pour créer des emplois et pour assurer la prospérité future nécessaire aux Canadiens.

Je vous remercie.