Discours du ministre Van Loan devant le Conseil de commerce canado-arabe

No 2011/9 - Ottawa (Ontario) - Le 2 mars 2011

Sous réserve de modifications

Je suis ravi de me trouver de nouveau parmi vous dans le cadre de votre assemblée générale annuelle.

Année après année, votre organisation joue un rôle déterminant dans le maintien des liens solides qui unissent le Canada à ses partenaires du monde arabe.

Je salue d’ailleurs la présence parmi nous de plusieurs ambassadeurs de pays arabes, qui ont à cœur le même objectif.

Depuis notre dernière rencontre il y a un an, à l’occasion du même événement, j’ai eu l’occasion de me rendre au Moyen-Orient et d’y faire progresser les relations commerciales avec le Canada.

L’an dernier, mais plus encore dans les deux derniers mois, de nombreux changements ont transformé la région.

Le Canada, comme toujours, souhaite que les pays qui vivent ces changements amorcent une transition pacifique vers la démocratie, une transition fondée sur la paix, la primauté du droit et le respect des droits de la personne.

Comme je m’adresse à vous ce soir en tant que ministre du Commerce international du Canada, j’estime bien sûr que le commerce et l’investissement représentent une force positive au Moyen-Orient, à mesure que les liens se tissent et se renforcent entre cette région et le Canada.

C’est la raison pour laquelle le Canada met en œuvre un certain nombre d’initiatives pour aider les entreprises comme les vôtres à accroître les liens commerciaux entre le Canada et le monde arabe.

Les activités commerciales du Canada dans la région

En octobre, j’ai visité l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et la Jordanie.

Le marché commun du Conseil de coopération du Golfe représente la onzième destination en importance pour les exportations canadiennes de marchandises, qui ont presque doublé depuis 2005, passant de 1,3 milliard de dollars à 2,5 milliards de dollars en 2010.

En fait, le commerce bilatéral de marchandises entre le Canada et le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord s’est chiffré à 14,5 milliards de dollars l’an dernier.

Nous avons aussi constaté une hausse des échanges commerciaux dans le secteur des services.

Nos activités commerciales se diversifient chaque année.

Les entreprises canadiennes sont de plus en plus présentes sur les marchés du monde arabe dans divers secteurs, allant de l’industrie pétrolière et gazière aux infrastructures, en passant par le commerce de détail et l’éducation.

Mais nous savons bien qu’il faut en faire davantage.

Après tout, plus de 400 millions de consommateurs vivent dans cette région dont le produit intérieur brut s’élève à 2,5 billions de dollars environ.

Les pays arabes ouvrent leurs portes aux occasions d’affaires, au commerce international et aux investissements étrangers comme jamais auparavant.

Nous entendons bien multiplier les réussites des Canadiens dans la région.

Les entreprises canadiennes ont une longue histoire d’excellence dans la région en tant que partenaires, notamment dans l’industrie pétrolière et gazière.

Nous sommes également d’avis que le Canada peut être un bon partenaire pour aider les pays arabes à moderniser leurs systèmes de transport et à répondre aux besoins à venir en matière d’infrastructures de santé et d’éducation.

La richesse du secteur de l’énergie et des produits agricoles du Canada devrait aussi intéresser la région.

Nous saisissons toujours l’occasion d’informer nos partenaires du monde arabe des nombreux avantages qu’offre le Canada sur le plan économique, dont :

  • le taux d’imposition sur les nouveaux investissements commerciaux le plus bas parmi les grandes économies du G-7;
  • la dette et le déficit projeté les moins élevés parmi ces grandes économies;
  • le taux de croissance économique le plus rapide des pays du G-7, une tendance qui devrait se poursuivre, selon les prévisions du Fonds monétaire international;
  • le système bancaire le plus solide du monde, selon le Forum économique mondial;
  • une zone franche pour les intrants manufacturiers;
  • la plus forte proportion de diplômés postsecondaires des pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques;
  • une qualité de vie remarquable;
  • les incitations fiscales pour la recherche et le développement parmi les plus généreuses du monde industrialisé.

À l’aide du Plan d’action économique du Canada, notre gouvernement tire profit de ces avantages.

Nous savons déjà que les entreprises canadiennes peuvent rivaliser avec les meilleures du monde – et les surpasser.

Par contre, si nous augmentions l’impôt pour les travailleurs et les entreprises du Canada, comme le souhaite l’Opposition, nous les placerions alors en situation de concurrence défavorable.

Ce n’est pas l’option choisie par notre gouvernement.

Nous n’augmenterons pas l’impôt des entreprises qui créent des emplois alors que nous mettons en œuvre notre plan de redressement économique.

Voilà pourquoi le Canada émerge de la récession économique en meilleure posture que presque tous les autres pays industrialisés.

En fait, le Plan d’action économique du Canada a contribué à créer près de 460 000 emplois depuis juillet 2009 – la plus forte croissance de l’emploi des pays du G-7 – et notre économie a affiché un bilan positif pendant cinq trimestres consécutifs.

Notre gouvernement a relevé le défi de la récession économique mondiale en remboursant la dette, en renforçant le système bancaire canadien déjà solide et en réduisant les impôts pour les familles et les entreprises canadiennes.

Le résultat?

Notre Plan d’action économique s’est traduit par une stabilité de l’emploi et une sécurité financière pour les familles canadiennes, au cours de la pire récession planétaire depuis la Seconde Guerre mondiale.

Un programme de libre-échange ambitieux

Notre ambitieux programme de libre-échange représente une part importante de nos efforts de relance économique.

Votre organisation réclame depuis longtemps un renforcement des liens commerciaux grâce au libre-échange.

Notre gouvernement agit en ce sens.

Depuis les cinq dernières années, nous avons conclu des accords de libre-échange avec huit pays, et des négociations se poursuivent avec plus de 50 autres.

Notre programme tranche avec le bilan du gouvernement précédent au terme de ses 13 années au pouvoir.

Seuls trois accords commerciaux (avec le Chili, le Costa Rica et Israël) avaient été signés par le précédent gouvernement au profit des Canadiens.

L’un des faits saillants de cette année a été le lancement officiel, par les premiers ministres [Stephen] Harper et [Abbas] El Fassi, de négociations de libre-échange entre le Canada et le Maroc.

Cet accord pourrait englober un large éventail de secteurs, y compris les biens et services, l’investissement et les marchés publics.

Et il devrait améliorer l’accès de nos partenaires marocains à tout ce que le Canada offre en tant que partenaire commercial.

L’accord de libre-échange entre le Canada et la Jordanie est maintenant à l’étude devant le Parlement.

Les entreprises canadiennes comme les vôtres sont déjà solidement implantées sur le marché jordanien.

Nos échanges bilatéraux sont très divers, allant de la foresterie à l’habillement, en passant par l’agriculture et l’agroalimentaire, la machinerie et les technologies des communications.

L’accord prévoit l’élimination des droits de douane sur la vaste majorité de nos exportations à destination de la Jordanie.

Il donnera aux entreprises canadiennes des secteurs manufacturier et forestier, de l’agriculture et de l’agroalimentaire un meilleur accès au marché jordanien.

En somme, cet accord est un bel exemple du type de partenariat que nous tentons d’établir avec le monde arabe.

Nous prenons aussi d’autres mesures pour renforcer les liens commerciaux avec la région.

Parmi celles-ci figure le protocole d’entente en soins de santé qui a été signé en ma présence, lors de ma visite en Arabie saoudite.

Ce protocole contribuera à créer un milieu propice pour les entreprises canadiennes qui participeront à d’importants projets de soins de santé saoudiens.

Cela illustre bien ce que le Canada peut offrir au monde arabe.

Cette année verra également l’ouverture de l’ambassade du Canada à Doha.

À l’instar du nouvel accord sur le transport aérien entre le Canada et le Qatar, la nouvelle ambassade vient appuyer notre engagement à renforcer les partenariats dans la région.

Les mesures prises par le gouvernement Harper permettront au Canada de connaître d’autres réussites sur les marchés du monde arabe, et à nos pays de s’engager dans la voie d’une reprise économique durable.

Conclusion

Le gouvernement sait à quel point le commerce, l’investissement et la croissance économique sont étroitement liés aux nombreux autres objectifs à atteindre dans la région, comme la paix, la sécurité et la primauté du droit.

Le Canada appuie pleinement les efforts visant à favoriser l’atteinte de ces objectifs partout au Moyen-Orient.

Depuis plus d’un quart de siècle, vous contribuez à renforcer les liens avec nos partenaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Vous avez suscité l’intérêt des entreprises canadiennes envers les importants débouchés qui existent sur ces marchés et vous les avez aidées à relever les défis que pose l’exercice d’activités commerciales à l’étranger.

Je vous remercie des efforts continus que vous déployez et je me réjouis à l’idée de poursuivre notre collaboration pour conclure d’autres partenariats et renforcer les relations commerciales entre le Canada et le monde arabe.

Aidons nos économies à progresser sur la voie d’une reprise durable.

Et continuons à soutenir les bases sur lesquelles asseoir la paix et la prospérité dans toute la région au cours des années à venir.

Je vous remercie.