Affaires étrangères et Commerce international Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Affaires étrangères et Commerce international Canada

international.gc.ca

Fil d'Ariane

  1. Accueil

Discours du ministre Van Loan à la conférence L’Afrique en essor : aux frontières de l’entrepreunariat et de l’innovation

No 2011/14 - Toronto (Ontario) - Le 15 mars 2011

Sous réserve de modifications

Je suis ravi d’être ici aujourd’hui pour parler des efforts de notre gouvernement pour faire valoir le rôle important que jouent les entreprises, les entrepreneurs et les innovateurs canadiens vis-à-vis l’avenir de l’Afrique.

Notre gouvernement concentre son attention sur la croissance économique et nous savons que le commerce et l’investissement sont essentiels à nos efforts en vue de favoriser la reprise économique au Canada et ailleurs dans le monde.

Notre gouvernement s’est engagé à ouvrir de nouveaux marchés pour les entreprises canadiennes et à resserrer les liens commerciaux entre le Canada et les pays d’Afrique.

J’ai prononcé mon premier discours en tant que ministre du Commerce international à une conférence sur l’innovation et la technologie en Afrique qui s’est tenue l’an dernier. Cette conférence était parrainée par mon ministère et par le Centre de recherches pour le développement international.

En outre, l’Afrique du Sud et le Kenya ont été les premiers pays que j’ai visités en tant que ministre du Commerce international.

Plus tôt cette année, j’ai accompagné le premier ministre [Stephen] Harper au Maroc pour annoncer le lancement des négociations en vue d’un accord de libre-échange avec ce pays.

J’ai pu prendre connaissance sur place des possibilités et des débouchés offerts par l’économie africaine.

À l’instar de nombreuses entreprises canadiennes, je reconnais le potentiel de ce marché et j’estime que le Canada serait un excellent partenaire pour aider à construire la « nouvelle Afrique ».

Entre 1995 et 2008, avant la récession mondiale, la croissance annuelle moyenne des économies subsahariennes dépassait 5 p. cent.

Même durant la crise économique, de nombreuses économies africaines ont continué de croître à un rythme régulier, créant des débouchés pour les entreprises, de même que pour les investisseurs et les travailleurs.

Une analyse réalisée par le magazine The Economist a conclu que six des dix économies affichant la croissance la plus rapide sont situées en Afrique.

Récemment, la Banque mondiale a souligné que l’Afrique était sur le point de prendre son essor économique et que les entreprises qui ne s’étaient pas dotées d’une stratégie africaine risquaient de se voir dépasser.

Les firmes canadiennes sont bien placées pour jouer un rôle de premier plan au moment où l’économie de l’Afrique continue de croître et de se développer.

L’année dernière, les exportations canadiennes vers l’Afrique ont augmenté de près de 20 p. 100, les principales exportations étant le blé et les aéronefs.

Les dernières données de Ressources naturelles Canada montrent qu’avec des actifs de plus de 23 milliards de dollars dans le secteur minier africain, le Canada est déjà le plus gros investisseur non africain dans ce secteur.

Il y a moins de deux semaines, j’ai rencontré les ambassadeurs et hauts-commissaires du Canada dans les pays africains.

Le Canada a 16 bureaux commerciaux sur le continent, depuis l’Éthiopie jusqu’en Afrique du Sud et depuis le Sénégal jusqu’en République démocratique du Congo.

Ces ambassadeurs et hauts-commissaires aident les entreprises canadiennes à élargir leur champ d’activité en Afrique, en particulier dans des secteurs comme les infrastructures et la gestion des ressources naturelles, qui revêtent une grande importance pour ce continent.

En raison de la taille et des attributs géographiques du Canada, nos entreprises ont acquis un vaste savoir-faire en développement des infrastructures sous tous ses aspects, allant de l’architecture et la construction jusqu’aux transports et à l’ingénierie.

Le Canada possède également une industrie des technologies de l’information et des communications qui se distingue par son dynamisme et son sens de l’innovation.

Au fur et à mesure que l’accès à Internet et aux téléphones cellulaires se répand en Afrique, les firmes canadiennes sont là pour aider à la création et à la multiplication de ces réseaux à travers le continent.

Des chercheurs et des entrepreneurs canadiens collaborent également avec des partenaires africains au transfert des connaissances et à la création de nouvelles entreprises dans les secteurs pharmaceutique et agricole, ainsi que dans les secteurs sociaux des soins de santé, de l’éducation et de l’habitation, entre autres.

La prospérité se fait jour aujourd’hui dans certaines régions d’Afrique où le secteur privé joue un rôle primordial vis-à-vis le développement économique.

À l’aide traditionnelle du Canada à l’endroit de l’Afrique s’ajoutent désormais les investissements du secteur privé.

Par exemple, le Fonds d’investissement du Canada pour l’Afrique a versé une contrepartie de 100 millions de dollars pour compléter des investissements du secteur privé en Afrique.

L’an dernier, nous avons augmenté les réserves de crédit de la Banque africaine de développement de 2,8 milliards de dollars au moment où sévissait la crise financière mondiale et où les fonds étaient le plus nécessaires.

À mesure qu’augmentent les investissements canadiens en Afrique, notre gouvernement fait également valoir les avantages du Canada comme partenaire privilégié auprès des entreprises, des entrepreneurs et des investisseurs africains.

Le Canada présente de nombreux atouts en tant que destination et partenaire dans l’environnement commercial mondial. En voici quelques-uns :

  • le Canada est le seul pays du G-20 à avoir éliminé les droits de douane sur les importations de produits de fabrication;
  • il a le taux d’imposition le plus faible sur les nouveaux investissements des entreprises parmi les grandes économies du G-7;
  • il a le coefficient d’endettement le moins élevé des pays du G-7;
  • il affiche cette année la croissance économique la plus rapide du G-7, selon le FMI;
  • le système bancaire canadien est le plus robuste au monde, selon le Forum économique mondial;
  • on trouve au Canada la plus forte proportion de diplômés postsecondaires des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
  • le Canada est le meilleur endroit du G-7 où faire des affaires, selon l’Economist Intelligence Unit;
  • les incitations fiscales offertes par le Canada comptent parmi les plus généreuses du monde pour la recherche et le développement (R-D);
  • le coût des affaires et celui des activités de R-D sont les moins élevés du G-7;
  • le Canada a une excellente qualité de vie.

Le Canada émerge du ralentissement de l’économie mondiale en meilleure posture que la plupart des autres grandes économies.

Pour stimuler davantage la reprise économique, notre gouvernement s’est engagé à entreprendre un programme de négociations de libre-échange à la fois vaste et ambitieux.

Depuis 2006, nous avons signé des accords de libre-échange avec huit pays et nous sommes en négociations avec près de 50 autres, y compris le Maroc, comme je l’ai mentionné.

Nous avons également entamé des pourparlers en vue d’un accord commercial avec l’Union européenne qui, une fois signé, donnera au Canada un accès préférentiel au marché unique le plus riche du monde.

Cet accord fera du Canada la seule grande économie à avoir conclu des accords commerciaux avec les deux plus grands marchés du monde, c’est-à-dire l’Union européenne et les États-Unis.

Notre gouvernement a fait du Canada un leader dans le domaine des échanges commerciaux et des investissements, et un partenaire commercial stratégique ayant accès aux économies les plus dynamiques du monde.

Grâce à nos faibles taux d’imposition et aux incitations généreuses offertes aux activités de recherche et développement, notre gouvernement encourage également les entreprises canadiennes à croître et à s’implanter sur de nouveaux marchés, tels ceux de l’Afrique.

Pour favoriser un afflux encore plus important de l’investissement canadien en Afrique, il faut que nos partenaires africains s’efforcent de transformer le climat des affaires pour mettre en place des règles plus transparentes et un meilleur régime de gouvernance.

Notre gouvernement continue de promouvoir les réformes démocratiques et la primauté du droit sur la scène internationale.

Nous estimons que la mise en place de solides institutions démocratiques encouragera davantage l’investissement canadien et mondial et favorisera la prospérité de l’Afrique à l’avenir.

Comme vous le savez, l’Afrique était l’une des grandes priorités au sommet du G-8 qui a eu lieu au Canada. L’initiative de Muskoka, pilotée par le Canada et d’abord proposée par le premier ministre Stephen Harper au Forum économique mondial de Davos, a précisément pour objet d’améliorer sensiblement la vie des populations les plus vulnérables de la planète.

La généreuse contribution du Canada fait partie d’engagements globaux se chiffrant à 7,3 milliards de dollars pour accroître les programmes et services essentiels qui nous aideront à atteindre notre but ultime : sauver la vie des mères, des nouveau-nés et des jeunes enfants dans les pays en développement.

Je me réjouis à la perspective de collaborer avec vous pour tirer profit des progrès que nous avons déjà réalisés et jeter les bases d’un partenariat encore plus solide entre le Canada et l’Afrique dans les années à venir.

Je vous remercie.

 

Pied de page

Date de modification :
2011-03-15