Discours du ministre Fast à la séance d’ouverture de la réunion de la Commission économique intergouvernementale Canada-Russie

No 2011/19 - Ottawa (Ontario) - Le 2 juin 2011

Sous réserve de modifications

Je tiens tout d’abord à souhaiter la bienvenue au Canada et à Ottawa, notre capitale nationale, au premier vice-premier ministre de la Russie, Viktor Zoubkov.

À Ottawa comme à Moscou, les hivers peuvent être rudes. Je suis donc heureux de vous accueillir au Canada pendant une saison plus clémente.

J’aimerais commencer par souligner les efforts des divers groupes de travail de la Commission [économique intergouvernementale Canada-Russie].

Les représentants de ces groupes, Russes comme Canadiens, sont avec nous aujourd’hui.

Je tiens également à saluer nos amis de nos secteurs respectifs des affaires, de l’agriculture et de l’innovation.

Cette commission a pour objectif premier d’aider ces secteurs à réussir. Sa contribution et ses conseils sont essentiels.

J’aimerais aussi saluer les nombreux représentants du Conseil commercial Canada-Russie et de l’Association d’affaires Canada-Russie-Eurasie, présents ici aujourd’hui.

Je crois comprendre que les réunions qui ont eu lieu hier ont été très fructueuses et je me réjouis à la perspective d’obtenir plus de détails aujourd’hui sur les résultats de ces rencontres.

Enfin, je tiens à remercier le premier vice-premier ministre Zoubkov pour le rôle actif qu’il a joué dans le renforcement de nos liens et pour son soutien indéfectible du Canada en Russie.

Le large public ici présent — composé de gens d’affaires et de fonctionnaires — témoigne de notre sérieux engagement à approfondir notre partenariat.

Ce partenariat se fonde entre autres sur notre identité nordique commune, notre abondance de ressources naturelles et, bien sûr, notre grand amour du hockey. Bon nombre d’entre vous ont sans doute regardé, hier, la conclusion palpitante de la première partie des finales de la Coupe Stanley.

Notre partenariat avec la Russie affiche des signes clairs de l’expansion de nos échanges en matière de commerce et d’investissement.

Le Canada apprécie depuis longtemps ce que la Russie a à offrir à titre de partenaire commercial.

Au cours de la dernière décennie, la Russie a tiré parti de sa position en tant que plaque tournante du commerce eurasiatique.

Elle est devenue la 11e économie en importance, ce qui est tout un exploit.

La Russie accueille aujourd’hui un nombre croissant d’entreprises actives à l’échelle internationale, dont certaines sont représentées ici aujourd’hui.

Nous sommes heureux que la Russie soit de plus en plus consciente de ce que les entreprises canadiennes ont à offrir.

Nous constatons que des entreprises comme Bombardier, Magna, RIM et bien d’autres accroissent leur présence sur le marché russe.

À ces grandes sociétés s’ajoutent de nombreuses petites et moyennes entreprises qui cherchent aussi à saisir des débouchés sur le marché russe.

Je note également le travail d’architectes et d’ingénieurs canadiens qui collaborent à des projets liés aux Jeux olympiques de 2014 à Sotchi.

Si nous tenons compte de tout ce que nous avons à offrir l’un à l’autre, il n’est pas surprenant que nous ayons bâti des liens commerciaux aussi solides.

Les exportations canadiennes ont plus que triplé au cours de la dernière décennie.

Notre partenariat a certes été affecté par la crise financière mondiale de 2009, mais celle-ci est désormais chose du passé et nos échanges sont à la hausse — le commerce bilatéral de marchandises ayant atteint près de 3 milliards de dollars l’année dernière.

Mon message pour vous aujourd’hui est simple : nous ne pouvons tenir ces progrès pour acquis.

Pour maintenir les succès que nous avons connus jusqu’ici, nous nous devons de continuer à créer des débouchés dans divers secteurs, en vue de stimuler la création d’emplois et la prospérité pour les travailleurs canadiens et russes.

Le travail de la commission fait partie intégrante de cet effort.

En tant que nouveau ministre du Commerce international du Canada, je m’intéresse fortement aux progrès réalisés par la commission au fil des ans.

Le progrès accompli depuis l’année dernière est phénoménal.

Nous avons vu des entreprises canadiennes, comme Kinross et MDA, faire une percée sur le marché russe.

De même, nous notons que l’entreprise torontoise nanoCAP s’est jointe à Rusnano pour créer un fonds de 100 millions de dollars afin d’appuyer des projets de nanotechnologie commercialement viables dans les deux pays.

Outre ces réussites individuelles, la commission joue un rôle de premier plan dans le renforcement des communications bilatérales entre nos gouvernements et fournit aux entreprises des occasions de réseautage.

Les groupes de travail de la commission nous aident à approfondir notre coopération dans plusieurs secteurs; il me tarde d’en apprendre davantage sur les progrès que vous avez réalisés sur divers fronts.

Prenons le cas de l’agriculture. Le travail effectué jusqu’ici par le groupe chargé de l’agriculture a permis à nos industries agricoles respectives d’établir des liens plus étroits.

Les efforts de ce groupe sont particulièrement apparents dans le secteur du bétail.

J’ai su que le forum sur le bétail tenu hier a suscité beaucoup d’intérêt chez les représentants de l’industrie russe et canadienne.

Le groupe de travail chargé de la construction aide à cerner les défis que doivent relever les entreprises canadiennes qui veulent faire des affaires en Russie.

Le groupe de travail sur l’Arctique et le Nord concentre ses efforts sur des initiatives portant notamment sur le transport et sur des projets qui revêtent une grande importance pour nos populations autochtones.

Je suis également heureux de voir que de nouveaux débouchés sont envisagés dans des secteurs comme l’environnement et le tourisme.

Il est bon de voir des groupes de travail se pencher sur nos compétences et nos intérêts communs dans les secteurs de l’énergie et de l’exploitation minière.

Nos deux pays ont acquis beaucoup de compétences dans ces secteurs. Conjuguer nos efforts semble donc fort avisé.

Le groupe de travail sur l’espace, quant à lui, en est à sa toute première année. La Russie a une longue et fière histoire d’exploration spatiale, marquée cette année par le 50e anniversaire du voyage historique de Youri Gagarine dans l’espace en 1961.

Le Canada a lui aussi de quoi être fier dans ce domaine – allant de l’utilisation du bras canadien sur les navettes spatiales à la participation de nombreux astronautes canadiens à la conquête de l’espace.

En outre, nous collaborons de près avec la Russie et d’autres pays dans la Station spatiale internationale.

Je me réjouis à l’idée de poursuivre les discussions et la coopération dans ce domaine important.

Nous avons également identifié d’autres secteurs où nous pouvons accroître notre coopération.

La table ronde sur la science et la technologie en est un bon exemple.

Bien qu’il s’agisse d’un bon départ, il importe de renforcer la collaboration entre scientifiques, chercheurs et universitaires des deux pays dans le cadre de projets conjoints.

Un peu plus tard aujourd’hui, nos pays signeront une déclaration ministérielle conjointe sur la coopération dans le secteur de la science et de la technologie qui nous aidera justement à renforcer cette collaboration.

La table ronde sur l’investissement est un autre bon exemple de la coopération entre nos deux pays.

Le Canada est résolu à accroître les investissements bilatéraux entre nos deux pays.

Les entreprises canadiennes sont prêtes à investir en Russie, d'autant plus que ce pays prend des mesures pour instaurer un climat d’investissement plus prévisible et plus sécuritaire.

Nous sommes également déterminés à promouvoir le Canada comme une destination de choix pour l’investissement russe.

Nos faibles taux d’imposition, notre excellente perspective de croissance et notre économie solide et stable sont quelques-unes des excellentes raisons pour lesquelles les investisseurs internationaux — y compris ceux de la Russie — devraient songer à investir au Canada.

En somme, nous sommes fiers de notre partenariat fructueux.

Comme en témoigne la commission, nous prenons au sérieux la création de conditions propices à la réussite dans les années à venir.

Toutes les personnes réunies ici aujourd’hui contribuent à cet effort.

En tant que ministre du Commerce international du Canada, il me tarde de contribuer à l’avancement de notre partenariat, pour concrétiser cet énorme potentiel et créer des emplois et de la prospérité pour les populations de nos deux pays.

Je vous remercie.