Discours du ministre Fast lors du Congrès Pravasi Bharatiya Divas pour la diaspora indienne

Perspectives commerciales entre le Canada et l’Inde

No 2011/21 - Toronto (Ontario) - Le 9 juin 2011

Sous réserve de modifications

Je suis ravi d’être parmi vous aujourd’hui à l’occasion de cette table ronde.

Je tiens tout d’abord à souhaiter à nos amis de l’Inde la bienvenue au Canada et dans la superbe ville de Toronto.

Il me tarde d’entendre aujourd’hui de nouvelles idées sur les diverses façons d’élargir le partenariat Canada-Inde dans les années à venir.

La tenue du Congrès PBD [Pravasi Bharatiya Divas] au Canada cette année est un excellent début.

Comme nous pouvons le constater dans des villes comme Toronto (sans oublier celles de ma province, la Colombie-Britannique, et d’ailleurs au pays), le Canada abrite une vaste diaspora indienne.

Près de 1 million de personnes d’origine indienne vivent au Canada.

Ces personnes enrichissent tous les aspects de notre vie nationale, notamment les arts et la culture, la science et la technologie, et le monde des affaires.

Le Canada est fier de la contribution de cette diaspora. En outre, nous sommes conscients que sa présence constitue un grand avantage pour le Canada, alors que nous cherchons à créer de nouveaux débouchés avec l’Inde dans divers domaines.

C’est là le thème de la table ronde d’aujourd’hui. Je suis heureux de voir que le commerce et l’investissement sont au cœur des discussions.

L’emploi et la croissance économique sont les principales priorités du gouvernement du Canada.

Étant donné que le commerce représente 60 p. 100 de notre économie, élargir nos partenariats commerciaux est essentiel à la croissance économique du Canada dans les années à venir.

Y compris notre partenariat avec l’Inde. En effet, nous sommes sur le point d’entamer un nouveau chapitre très stimulant de notre partenariat pour créer des débouchés et accroître la prospérité dans les deux pays.

La population canadienne comprend bien l'importance capitale du commerce, fréquent sujet de conversation dans les foyers canadiens préoccupés par la création d’emplois et une façon de subvenir à leurs besoins.

C’est vrai également pour l’Inde, pays qui a embrassé l’économie mondiale et qui a, par le biais du commerce, produit une nouvelle génération d’entrepreneurs, d’investisseurs et d’innovateurs qui font de leur pays une force à ne pas négliger.

Le commerce joue un rôle déterminant dans la croissance de l’économie indienne, à mesure que le pays met l’accent sur la création d’emplois et la réduction de la pauvreté.

Le commerce bilatéral entre l’Inde et le Canada en constituent un bon exemple. En 2010, ils se sont chiffrés à 4,2 milliards de dollars, alors que nos investissements bilatéraux ont atteint 7 milliards de dollars, une année record.

Les investisseurs des deux pays ont pleinement confiance en leurs marchés respectifs, un signe encourageant.

Ils accordent également leur confiance aux capacités des entreprises canadiennes.

Prenons comme exemple le contrat de 2,3 milliards de dollars qu’a remporté SNC-Lavalin pour la construction d’une nouvelle ligne de métro à Mumbai, parfait exemple de ce que le Canada a à offrir à ses partenaires indiens.

Je me réjouis d’en apprendre davantage sur le solide partenariat établi entre les chercheurs et scientifiques des deux pays, notamment dans des secteurs comme l’énergie verte, la biotechnologie et la haute technologie, dont le potentiel commercial est immense.

De même, nous espérons ratifier sous peu un accord sur l’énergie nucléaire, sujet qui intéresse grandement l’industrie nucléaire du Canada.

Il s’agit en effet d’un excellent début. Mais nous voulons en faire davantage.

Le premier ministre [Stephen] Harper a clairement affirmé la grande priorité accordée par notre gouvernement au renforcement des relations économiques entre le Canada et l’Inde.

Lors des récentes élections fédérales, le premier ministre a réaffirmé son engagement continu envers cette priorité, maintenant que les Canadiens nous ont donné un mandat clair pour engager le Canada sur la voie de l’avenir.

L’an dernier, lors du Sommet du G-20 à Toronto, les premiers ministres Harper et [Manmohan] Singh ont annoncé la conclusion d’une étude sur le potentiel d’un accord de libre-échange entre nos deux pays.

Ce potentiel est immense, car il pourrait se traduire en gains d’environ 50 p. 100 au chapitre des exportations.

Pensez à tous les emplois qui dépendent actuellement de notre partenariat et aux nouveaux emplois qui pourraient découler de ces gains.

Alors que nos pays poursuivent leur reprise économique, cet accord arrive à point nommé.

Nous avons lancé des négociations officielles de libre-échange avec l’Inde en novembre. La première ronde de pourparlers s’est terminée avec succès, et la deuxième devrait avoir lieu sous peu, au début de juillet.

Dans le discours du Trône prononcé récemment, le gouvernement s’est dit résolu à terminer les négociations en 2013.

Les négociations commerciales ne sont jamais faciles, mais, au regard du niveau de coopération constaté jusqu’ici, et avec l’appui de vous tous, Canadiens et amis de l’Inde qui offrez aux représentants du gouvernement l’encouragement nécessaire pour conclure des négociations fructueuses, je suis persuadé que nous y arriverons.

Parmi les signes encourageants, je viens de mentionner le niveau record de nos investissements bilatéraux l’année dernière.

Là encore, nous croyons pouvoir faire mieux. C’est pourquoi nous négocions un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers avec l’Inde, qui profitera aux investisseurs des deux pays.

Je peux vous assurer que les investisseurs canadiens sont très enthousiastes à l’idée de saisir les débouchés offerts sur le marché indien. Nous sommes heureux que les investisseurs indiens s’intéressent de plus en plus aux nombreux avantages économiques qu’offre le Canada.

Ces investisseurs doivent comprendre à quel point le Canada est favorable à l’investissement.

Même si la reprise économique mondiale demeure fragile et les problèmes économiques persistent sur plusieurs continents, le Canada reste une oasis de stabilité, dont le système bancaire est le plus stable au monde (d’après le Forum économique mondial), une règlementation discrète, mais efficace et un climat d’investissement (faible taux d’imposition) propice aux affaires.

Nous savons toutefois que les débouchés ne tombent pas du ciel. Ils sont le fruit d’efforts coopératifs déployés pour forger de nouveaux partenariats.

L’objectif premier du Service des délégués commerciaux du Canada est justement d’établir de tels liens. Les délégués commerciaux du Canada travaillent dans plus de 150 villes dans le monde et 18 bureaux régionaux au Canada, y compris ici, à Toronto.

Ces spécialistes du commerce et de l’investissement représentent presque tous les secteurs. Ils travaillent de près avec les entreprises, leur offrant conseils et soutien, pour les aider à réussir à l’étranger.

Ils sont également d’excellentes personnes-ressources pour nos partenaires indiens qui cherchent à tirer parti des nombreux avantages commerciaux qu’offre le Canada.

C’est pourquoi notre gouvernement a ouvert en 2009 trois nouveaux bureaux commerciaux en Inde, à Hyderabad, à Kolkata et à Ahmedabad.

Le Canada compte à présent huit bureaux commerciaux en Inde, l’un des plus grands réseaux commerciaux du Canada au monde.

Ce qui témoigne de l’engagement du Canada en Inde et de son désir d’exploiter le potentiel de cet important marché mondial.

En outre, un nouveau processus de délivrance de visas a été mis en place pour les Indiens qui voyagent souvent au Canada. Après un examen initial des demandes, les voyageurs peuvent obtenir un visa pour effectuer, tant que leur passeport est valide, de fréquentes visites au Canada pour une période maximale de 10 ans.

Il s’agit d’une excellente nouvelle pour les gens d’affaires indiens qui se rendent au Canada. Ce nouveau processus favorisera sans nul doute l’établissement d’un plus grand nombre de partenariats, au profit des deux pays.

Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli dans le cadre de notre partenariat au fil des ans : niveaux élevés de commerce et d’investissements, collaboration étroite dans le domaine de la science et de la technologie et connaissance accrue des avantages des uns et des autres dans une multitude d’industries importantes.

Le Canada estime que le temps est venu de passer à la prochaine étape et d’élargir ce partenariat.

En collaborant avec des partenaires comme ceux rassemblés ici, aujourd’hui, je suis persuadé que nous réaliserons cet objectif.

Travaillons ensemble à la création d’emplois et de débouchés dont auront besoin les Canadiens et les Indiens dans les années à venir.

Je vous remercie.