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Discours du ministre Fast à la Séance plénière de la mission commerciale canadienne au Brésil

No 2011/27 - Rio de Janeiro, Brésil - Le 27 juin 2011

Sous réserve de modifications

Il s’agit de ma première visite à l’étranger depuis ma nomination au poste de ministre du Commerce international du Canada. Je suis absolument ravi d’être ici aujourd’hui, dans un pays dont l’économie est l’une des plus dynamiques du monde — et dans l’une des plus belles villes du monde!

L’heure du Brésil est venue.

Le Canada est très heureux de voir le Brésil gravir les échelons de l’économie mondiale et de constater son influence sur cette dernière. De plus, nous croyons que le Canada peut être un bon partenaire pour le Brésil, alors que celui-ci poursuit son parcours extraordinaire.

J’ai la chance d’être accompagné d’une délégation d’entreprises canadiennes de premier ordre. Elles ont beaucoup à offrir dans de nombreux secteurs clés du Brésil, notamment en ce qui concerne les besoins actuels et futurs du pays en matière d’infrastructure.

À l’échelle du gouvernement et de l’industrie, nous sommes résolus à renforcer notre partenariat avec ce pays. Notre partenariat est profondément enraciné dans l’histoire des deux pays. Des entreprises canadiennes sont actives au Brésil depuis le début du XXe siècle, lors de l’ouverture de la São Paulo Tramway, Light and Power Company.

Nous travaillons aussi côte à côte au sein de divers groupes, comme les Nations Unies, l’Organisation des États américains, l’OMC [Organisation mondiale du commerce] et l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques].

Nous collaborons étroitement en Haïti pour aider le pays à se reconstruire et à restaurer la sécurité dont la population a tant besoin.

Le Canada travaille de près avec le Brésil au sein du G-20 à l’élaboration d’un cadre pour une croissance dynamique, durable et équilibrée, afin que nous puissions éviter les problèmes auxquels nous nous sommes heurtés durant la crise économique mondiale.

Nous collaborons étroitement dans le domaine de la science et de la technologie, dans le cadre de notre accord bilatéral dans ce domaine, lequel est entré en vigueur en avril 2010. Nous venons d’ailleurs tout juste de tenir à Ottawa, la semaine dernière, la toute première réunion du comité mixte.

Les scientifiques et les innovateurs canadiens et brésiliens travaillent ensemble dans le cadre de plusieurs projets liés aux sciences de la vie, à l’énergie renouvelable et à la haute technologie.

Nous sommes également fiers des liens interpersonnels solides que nous entretenons grâce aux touristes, étudiants, gens d’affaires et jeunes qui visitent chacun de nos pays tous les ans.

Nous entretenons en outre un partenariat commercial très dynamique, objet principal de la séance d’aujourd’hui. Le Brésil est déjà le principal partenaire commercial du Canada en Amérique du Sud.

Notre commerce bilatéral s’est bien sorti de la récession, atteignant 5,9 milliards de dollars l’année dernière, soit une augmentation de 40 p. 100 par rapport à 2009.

Pour donner suite à ce résultat, des fonctionnaires des deux pays ont conjugué leurs efforts, dans le cadre de la Commission mixte canado-brésilienne sur les relations commerciales et économiques, afin de renforcer nos liens commerciaux.

La Commission s’occupe d’une multitude de dossiers — sur les plans international et bilatéral —, notamment de discussions sur les obstacles au commerce et à l’investissement qui peuvent surgir dans des relations commerciales aussi vastes et diversifiées que les nôtres.

La création de la Commission témoigne de notre engagement commun à l’égard du renforcement de notre partenariat commercial. Nous nous réjouissons à la perspective de poursuivre sur cette lancée au cours des années à venir.

L’investissement est l’une des pierres d’assise de nos relations, l’investissement bilatéral ayant atteint plus de 23 milliards de dollars en 2010. Cette somme est attribuable aux plus de 400 entreprises canadiennes présentes au Brésil — des entreprises comme Brookfield Asset Management, Research in Motion, Telesat, SNC-Lavalin et Kinross.

En outre, le Brésil est la huitième plus importante source d’investissement étranger direct au Canada, grâce à des entreprises comme Vale, Votorantim, Gerdau et Ambev.

Comme le prouvent ces réussites, les objectifs du Brésil correspondent parfaitement à ceux du Canada en ce qui a trait à la progression de nos économies et à la création d’emplois pour nos populations.

Ma visite cette semaine porte exclusivement sur l’identification de nouvelles possibilités de collaboration entre nos entreprises.

Après tout, les possibilités de commerce et d’investissement ne tombent pas du ciel. Elles sont le résultat direct des efforts que nous déployons pour faire connaître nos capacités à nos partenaires. Et c’est ce que nous faisons ici, aujourd’hui.

Je saisis chaque occasion d’informer nos partenaires brésiliens des principaux atouts du Canada, notamment dans les domaines de l’énergie, des mines, des télécommunications, du pétrole et du gaz.

L’infrastructure est un thème important de cette visite. Alors que le Brésil entame la deuxième phase de son programme d’accélération de la croissance, et qu’il se prépare à accueillir le monde lors de la Coupe du Monde de la FIFA en 2014 et des Jeux olympiques d’été en 2016, il devrait songer à tirer parti de ce que le Canada a à offrir en la matière. Le Canada est tout à fait disposé à partager son savoir-faire.

Nos entreprises, comme celles qui sont présentes ici aujourd’hui, sont à l’avant-garde dans les domaines de la construction, du transport et du développement de l’infrastructure.

En outre, le Canada a récemment acquis beaucoup d’expérience dans le développement de l’infrastructure et la préparation d’événements majeurs.

Les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver ont été couronnés de succès, ce qui prouve que le Canada peut aider à gérer et à mener à bien des projets d’investissement très complexes.

Nous avons de solides antécédents dans le domaine de la conception et du déploiement de systèmes de transport durables et intelligents.

Nous nous spécialisons également dans les secteurs de la technologie « verte » et de l’ingénierie.

Nous pouvons aider le Brésil à déployer les systèmes de sécurité dont il aura sans doute besoin pour accueillir les millions de visiteurs étrangers qui assisteront à ces deux événements.

En outre, les entreprises canadiennes cherchent activement de nouveaux débouchés en infrastructure, comme le développement du port Suape et du complexe industriel à Pernambuco.

Cette visite a également pour but de stimuler l'investissement bilatéral.

Comme je l’ai dit auparavant, nous entretenons un partenariat solide en matière d’investissement — un partenariat qui présente un fort potentiel de croissance.

Le Canada est déterminé à accroître le nombre d’entreprises actives au Brésil. Nous saisissons également toutes les occasions d’informer nos partenaires brésiliens des nombreux atouts économiques du Canada.

Comme le Brésil, le Canada est sorti de la crise économique mondiale moins affaibli que de nombreux pays du G-8 et de l'OCDE.

Nous jouissons de la situation financière la plus saine des pays du G-7. Nous nous attendons à rétablir l’équilibre budgétaire bien avant ces pays.

Nos perspectives de croissance sont excellentes.

Le Fonds monétaire international nous a confirmé que notre taux de croissance économique était l'un des plus élevés parmi les pays du G-7.

Nous croyons que nos partenaires brésiliens devraient tenir compte de nos nombreux avantages économiques — en tant que marché à part entière et en tant que porte d’entrée vers le lucratif marché nord-américain.

Le Canada comprend toutefois que la concrétisation de ces nombreux débouchés en matière de commerce et d’investissement nécessite un ferme engagement du gouvernement à fournir les services et les outils dont les entreprises ont besoin.

Par exemple, le Canada a affecté une équipe talentueuse de délégués commerciaux dans six bureaux au Brésil : à São Paulo, à Rio de Janeiro, à Belo Horizonte, à Recife, à Porto Alegre et à Brasilia.

Ces délégués travaillent activement avec des entreprises canadiennes pour les aider à trouver des débouchés dans le pays. Et ils constituent d’excellentes personnes-ressources pour nos partenaires brésiliens qui souhaitent faire des affaires au Canada.

Nos gouvernements cherchent aussi des façons d’accroître le commerce entre le Canada et les pays du Mercosur [Marché commun du cône sud].

Nos échanges dans la région sont déjà importants, atteignant 7,9 milliards de dollars en 2010, alors qu’ils étaient de 3,1 milliards de dollars en 1999, soit une augmentation d’environ 150 p. 100.

Mais nous pouvons en faire davantage.

Un partenariat stratégique solide contribuerait à augmenter ces chiffres, à créer une multitude de débouchés pour le Brésil et à accroître ses échanges avec le Canada.

Comme le Brésil, le Canada est conscient de la place importante qu’occupe le commerce dans l’économie. Au Canada, un emploi sur cinq dépend du commerce, lequel représente plus de 60 p. 100 de notre économie.

La force économique du Brésil a été stimulée par son engagement ambitieux à saisir des occasions au-delà de ses frontières.

C’est pourquoi le Canada croit qu’un commerce accru entre le Canada et le Brésil serait bénéfique pour les deux pays.

À cet égard, le Canada et les pays membres du Mercosur — y compris le Brésil — ont annoncé vendredi dernier que qu’ils tenaient actuellement des discussions sur l’accroissement de leurs relations commerciales.

Il s’agit clairement d’une période palpitante. Cette annonce vient réitérer l’engagement du Canada à l’égard du Brésil et confirmer l’établissement de partenariats qui permettront de créer des emplois et de stimuler la prospérité dans les deux pays.

Je me réjouis à l’idée de travailler à la réalisation de cet objectif avec les participants à la séance d’aujourd’hui.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2011-06-27