Discours du ministre Fast en conférence de presse à l’ambassade du Canada aux États-Unis

Nº 2011/36 - Washington, États-Unis - Le 17 octobre 2011

Sous réserve de modifications

Je rentre tout juste d’une mission commerciale d’une semaine en Chine, un pays qui est désormais le deuxième plus grand partenaire commercial du Canada, et suis heureux d’être ici aujourd’hui à Washington, la capitale du plus grand et du plus important partenaire commercial du Canada, les États-Unis d’Amérique.

Plus tôt cet après-midi, j’ai rencontré mon homologue, le représentant au Commerce des États-Unis, M. Ron Kirk.

Depuis ma récente nomination, nous avons établi un dialogue franc et ouvert et j’ai eu le plaisir de pouvoir continuer sur cette lancée lors de notre entretien en personne aujourd’hui, à Washington. Je me réjouis à l’idée de notre prochaine rencontre, au forum de la Coopération économique Asie-Pacifique, dans quelques semaines.

Je suis heureux de vous dire que l’ambassadeur Kirk et moi avons eu une rencontre productive plus tôt aujourd’hui. De toute évidence, nous croyons tous deux que le renforcement des liens d’amitié qui unissent le Canada et les États-Unis sera source de prospérité pour nos deux pays.

Nous reconnaissons également tous deux l’importance pour les gouvernements, en ces temps économiques difficiles, d’unir leurs efforts pour faire face aux obstacles communs.

L’histoire montre bien que les défis d’importance mondiale — comme ceux auxquels nous faisons face actuellement sur le plan économique — exigent des solutions coordonnées à l’échelle mondiale, fondées sur un appui réciproque. Le renforcement des liens commerciaux et d’investissement est essentiel à la reprise de l’économie mondiale.

Dans ce contexte, on ne peut trop parler de l’importance des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, et des emplois et de la prospérité que ces relations créent des deux côtés de la frontière que nous partageons.

Je m’en rends compte directement dans ma propre circonscription d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, où se trouve un poste frontalier très occupé et où la collectivité prospère grâce au commerce avec les États-Unis.

Et c’est également visible à l’échelle nationale, puisque les États-Unis et le Canada sont chacun le plus grand partenaire commercial de l’autre. De fait, depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, les échanges commerciaux entre nos deux pays ont triplé.

L’an dernier, notre commerce bilatéral de biens et services a atteint 650 milliards de dollars, soit plus de 1,8 milliard de dollars par jour ou, grosso modo, 1,2 million de dollars d’échanges commerciaux qui contribuent à la création d’emplois, chaque minute!

Quand je dis échanges commerciaux créateurs d’emplois, ce ne sont pas de vaines paroles. Plus de 4 500 entreprises canadiennes établies dans 17 000 endroits aux États-Unis emploient directement plus de un demi-million d’Américains.

Tout compte fait, les emplois de plus de 8 millions d’Américains dépendent du commerce avec le Canada, de la même manière que plus de 2 millions d’emplois au Canada sont tributaires du commerce avec les États-Unis.

Le Canada est la principale destination des exportations de 36 États américains.

L’importance économique des relations entre les États-Unis et le Canada est manifestement une voie à double sens.

Mais nos deux pays sont confrontés aux graves défis de l’économie mondiale.

La reprise demeure extrêmement fragile. Les Canadiens, tout comme les Américains, restent préoccupés par leurs emplois et l’avenir de leurs enfants.

Face à ces préoccupations, les Canadiens comprennent que le commerce, fondamentalement, est un sujet d’importance primordiale. C’est grâce au commerce que les emplois sont créés et protégés, et c’est de là que les travailleurs tirent leur gagne-pain. Je sais qu’il en est de même des Américains.

Le partenariat Canada-États-Unis est certes la plus grande réussite qui soit sur le plan commercial; toutefois, il y a encore place pour de l’amélioration, au bénéfice des citoyens des deux pays.

L’histoire nous enseigne que la clé de la reprise économique mondiale réside dans le renforcement et l’approfondissement des liens de libre-échange. Des liens de libre-échange encore plus étroits et plus solides entre les États-Unis et le Canada sont essentiels à l’accroissement de la prospérité des Américains comme des Canadiens.

Grâce aux initiatives Par-delà la frontière — annoncées conjointement par le premier ministre Stephen Harper et le président Barack Obama en février dernier —, nous travaillons de concert avec nos amis américains pour créer plus d’emplois et de débouchés et améliorer la croissance économique en renforçant la sécurité, en facilitant le flux d’échanges commerciaux et la circulation à la frontière, en éliminant les barrières superflues au commerce et en réduisant les tracasseries administratives.

Conjuguées aux autres efforts déployés pour approfondir nos relations commerciales, ces initiatives permettront d’atteindre l’objectif d’un doublement en cinq ans des exportations fixé par le président, tout en assurant, dans la foulée, la création et la protection d’emplois — de bons emplois pour les rudes travailleurs.

En ces temps d’incertitude économique mondiale, la priorité absolue de nos gouvernements est la création d’emplois, l’accroissement de la prospérité, la préservation et le renforcement de la sécurité financière pour nos citoyens.

Notre gouvernement est déterminé à défendre les intérêts canadiens en faisant en sorte que les impôts demeurent bas et que le commerce soit ouvert et libre, car nous savons qu’une faible charge fiscale et davantage de commerce constituent le meilleur moyen de créer des emplois et de les protéger, tout comme d’assurer la croissance de notre économie.

L’intensification des échanges commerciaux bénéficierait aux deux pays. En cette période difficile, on ne peut trouver meilleure source de création d’emplois, que ce soit aux États-Unis ou au Canada, que notre commerce bilatéral.

L’élargissement de l’accès au marché des États-Unis constitue un élément crucial du programme de notre gouvernement axé sur la création d’emplois, la promotion du commerce et la réduction d’impôts.

Les relations soutenues avec nos amis américains continueront à procurer des avantages à long terme à nos deux pays sur les plans de la prospérité et de la croissance économique.

Je suis convaincu que l’ambassadeur Kirk et moi avons la même perception à l’égard de nos relations soutenues, et que nous sommes déterminés à poursuivre ces relations.

Je crois que nous sommes tous deux engagés à faire notre part pour nous assurer que les relations entre le Canada et les États-Unis, qui font l'envie du monde entier, deviennent encore plus vigoureuses à mesure que nous traversons ensemble cette période de turbulences.

Je vous remercie.