Discours du ministre Fast à l’intention des médias à l’ambassade du Canada aux États-Unis

Le 23 janvier 2012 - Washington

Sous réserve de modifications

Le représentant au commerce des États-Unis, M. Ron Kirk, et moi sommes ici pour signer une prolongation de deux ans de l’Accord sur le bois d’œuvre résineux entre le Canada et les États-Unis.

Cet accord, initialement signé en 2006, a mis fin à un différend de longue date entre nos deux pays — un différend qui a eu un effet dévastateur sur le secteur du bois d’œuvre partout au Canada, et notamment dans ma province natale, la Colombie-Britannique.

Quiconque se souvient de cette époque peut vous raconter à quel point certaines familles avaient du mal à joindre les deux bouts.

Quelques semaines à peine après avoir assumé le pouvoir, notre gouvernement a pris des mesures à cet égard.

Nous avons négocié avec les États-Unis un accord qui a apporté de nombreux avantages au Canada.

L’Accord sur le bois d’œuvre résineux a redonné plus de 5 milliards de dollars aux exportateurs canadiens, et ce, au moment où ceux-ci en avaient le plus besoin.

Les années qui ont précédé la conclusion de l’Accord ont été marquées par un long contentieux qui a coûté cher aux entreprises canadiennes et au gouvernement des États-Unis. En effet, plus de 25 différends distincts ont exercé d’énormes pressions financières sur l’industrie canadienne du bois d’œuvre.

La signature de l’Accord a mis fin à tout cela.

Mais l’Accord a fait bien plus. Il a réinstauré la stabilité et la prévisibilité au sein d’une industrie confrontée à des défis sans précédent.

Les entreprises du secteur du bois d’œuvre pouvaient dès lors planifier leurs activités en toute confiance, libérées de la menace constante de droits de douane punitifs de la part des États-Unis.

D’un point de vue général, la conclusion de cet accord marquait un tournant important pour le secteur forestier de l’Amérique du Nord, malmené par la conjoncture économique.

Devant composer avec la crise de l’immobilier aux États-Unis et l’incertitude économique mondiale, les travailleurs canadiens dans cette industrie ont fait preuve de résilience et de détermination.

Ils sont allés de l’avant, en modernisant de façon novatrice leurs activités et en cherchant à percer de nouveaux marchés étrangers.

Ils ont jeté les fondements d’un secteur forestier appelé à prospérer dans les années à venir.

Notre gouvernement est fermement résolu à aider ce secteur, ainsi que d’autres secteurs de l’économie, à réussir sur les marchés mondiaux, particulièrement ceux de l’Asie-Pacifique sur lesquels repose en bonne partie l’avenir de l’économie du Canada.

Déjà, à l’heure actuelle, les exportations canadiennes de bois d’œuvre vers la Chine atteignent des niveaux records, grâce notamment à l’appui de notre gouvernement pour établir la porte de l’Asie-Pacifique ainsi qu’à notre ambitieux plan de diversification des marchés d’exportation du Canada.

Cela dit, les États-Unis demeureront toujours le principal partenaire commercial du Canada.

Bien que l’économie mondiale traverse une période difficile, l’Accord sur le bois d’œuvre résineux est là pour fournir au Canada un accès sûr au marché américain, soutenant ainsi un très grand nombre de familles et de producteurs canadiens ainsi que les collectivités qui reposent sur ce secteur.

Aujourd’hui, solidement appuyé par l’industrie canadienne du bois d’œuvre et les gouvernements provinciaux, nous prolongeons cet accord de deux ans, jusqu’au 12 octobre 2015.

Notre gouvernement signale ainsi clairement qu’il est déterminé à assurer un accès stable et prévisible au marché américain dans les années à venir.

Nous soumettrons bientôt cet accord au Parlement.

Et j’ai bon espoir que tous nos collègues de la Chambre des communes reconnaîtront les grands avantages qu’apportera l’Accord sur le bois d’œuvre résineux et qu’ils appuieront les travailleurs du secteur forestier en y souscrivant.

Les scieries fournissent des emplois, assurent le gagne-pain de familles et contribuent à la réussite des collectivités et, par ricochet, à celle du Canada.

Notre gouvernement est très conscient de l'importance du commerce pour notre économie.

En effet, le commerce compte pour un emploi sur cinq au Canada et pour plus de 60 p. 100 de l’activité économique du pays.

Voilà pourquoi nous continuerons d’appuyer les exportateurs canadiens qui font des affaires partout dans le monde — y compris aux États-Unis —, en défendant leurs intérêts et en leur ouvrant de nouveaux débouchés qui créeront des emplois et stimuleront la prospérité des collectivités canadiennes.

L’annonce que nous faisons aujourd’hui n’est qu’un exemple de plus de cet engagement et de ce qui fait du partenariat commercial entre le Canada et les États-Unis, les relations les plus fructueuses du monde.

Je vous remercie.