Le 28 février 2012 - Ottawa (Ontario)
Sous réserve de modifications
J’aimerais en premier lieu remercier mes collègues des provinces et des territoires de s’être joints à moi aujourd’hui à Ottawa.
Je crois pouvoir dire sans me tromper que nous avons eu de nombreuses et excellentes discussions concernant nos efforts collectifs en vue de diversifier et d’approfondir les échanges commerciaux et les investissements du Canada sur les marchés étrangers à forte croissance.
Nous avons convenu que cette façon de faire est essentielle à la création d’emplois ainsi qu’à la croissance et la prospérité économiques à long terme. En résumé, le maintien d’échanges commerciaux vigoureux avec les principaux partenaires commerciaux du Canada profitera aux travailleurs canadiens dans toutes les régions de ce grand pays.
Entretenir de bons liens commerciaux, comme nous sommes tous déterminés à faire, est encore plus important dans ce qui reste un contexte économique difficile.
Nous saisissons tous l’importance du commerce pour notre économie.
Au Canada, un emploi sur cinq est tributaire du commerce, et il représente plus de 60 p. 100 de l’activité économique du pays.
C’est pourquoi il est capital de rechercher de nouveaux marchés et de nouveaux débouchés pour les entreprises canadiennes et les travailleurs canadiens afin qu’ils réussissent sur la scène internationale.
Aujourd’hui, j’ai présenté à mes collègues les plus récents renseignements concernant le programme de libre-échange du gouvernement, le programme le plus ambitieux de ce type dans l’histoire canadienne.
Pour le Canada, il n’y a pas meilleur créateur d’emplois et de moteur de croissance économique que le libre-échange.
Au cours des six dernières années, nous avons conclu des accords commerciaux avec neuf pays, et ce n’est que le début puisque les négociations se poursuivent avec de nombreux autres.
Les États-Unis restent toujours le premier et le plus important partenaire commercial du Canada, mais nous savons également que la diversification des marchés, particulièrement avec de grandes économies dynamiques, protégera et renforcera la sécurité financière des familles de toutes les régions du Canada.
Aujourd’hui, nous avons discuté des façons de concentrer nos efforts collectifs en vue d’appuyer les entreprises canadiennes qui cherchent à élargir leurs horizons et à connaître du succès à l’étranger.
Et certes, leur regard se porte sur des marchés tels que la Chine et l’Inde.
L’importance de resserrer nos relations avec la Chine en matière de commerce et d’investissement est évidente.
La Chine devrait devenir la plus grande économie mondiale d’ici 2020, et elle est déjà notre deuxième partenaire commercial, après les États-Unis. Seulement dans la dernière année, les exportations canadiennes vers la Chine ont augmenté de façon spectaculaire, pour atteindre 27 p. 100!
La récente mission commerciale du premier ministre en Chine a jeté les bases d’un partenariat encore plus stratégique entre le Canada et la Chine.
Maintenant que sont achevées les négociations pour un accord de promotion et de protection des investissements étrangers, nous avons mis en place des conditions qui devraient accroître les investissements bilatéraux en donnant aux investisseurs des règles transparentes et prévisibles nécessaires pour leur permettre d’investir en toute confiance.
Nous avons également annoncé que nous entamerons des discussions exploratoires en vue d’approfondir nos relations commerciales et économiques lorsque nous aurons terminé une étude sur la complémentarité économique en mai.
Aujourd’hui, j’ai également fait le point auprès de mes collègues sur les négociations visant la conclusion d’un accord commercial entre le Canada et l’Inde.
La quatrième série de négociations s’est terminée à Delhi, il y a deux semaines.
Une étude conjointe a conclu qu’un accord commercial avec l’Inde pourrait injecter dans l’économie canadienne au moins six milliards de dollars par année.
Par contre, comme nous l’avons indiqué dans notre communiqué conjoint publié aujourd’hui, il n’y a pas de priorité commerciale plus importante actuellement pour le Canada que l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne.
Et cela, parce qu’il n’y a pas plus grand marché que l’Union européenne, la plus importante économie mondiale avec plus de 500 millions de consommateurs et un PIB supérieur à 17 billions de dollars.
Je suis heureux de voir que mes collègues reconnaissent le potentiel énorme d’un tel accord pour les entreprises canadiennes partout au Canada et pour les travailleurs et leurs familles.
Une étude de délimitation de l’étendue réalisée avant le début de ces négociations montre qu’un tel accord pourrait accroître le commerce du Canada avec l’UE de plus de 20 p. 100.
Il injecterait également 12 milliards de dollars dans notre économie par année ou l’équivalent de 1 000 dollars supplémentaires de revenu annuel dans les poches de chaque famille canadienne.
Dans toutes les régions canadiennes, les travailleurs des secteurs de l’aérospatiale, de l’aluminium, du bois, du transport, de l’agriculture, du poisson et des fruits de mer, et des énergies renouvelables — pour n’en nommer que quelques-uns — comptent sur nous pour avoir un plus grand accès au marché européen.
La déclaration publiée aujourd’hui montre notre détermination commune à conclure un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne.
Mais alors que nous cherchons à profiter de ces débouchés, une coopération et un partenariat étroits entre tous les ordres de gouvernement sont absolument essentiels.
Simplement dit, aucun gouvernement ne peut y arriver seul.
Toutes les régions du Canada doivent mettre l’épaule à la roue pour faire en sorte que notre pays prenne de l’expansion, soit plus compétitif et réussisse sur les marchés à forte croissance.
C’est la raison pour laquelle je suis vivement encouragé par l’excellent esprit de coopération et d’unité que nous avons vu à l’œuvre aujourd’hui.
Mes collègues et moi partageons les mêmes objectifs — un Canada prospère et compétitif, et des emplois et des débouchés pour tous les Canadiens, d’un océan à l’autre.
Dans la perspective d’atteindre ces objectifs communs, je me réjouis à l’idée de collaborer avec eux à l’avenir.
Je vous remercie.