Le 30 mai 2012 - Ottawa (Ontario)
Sous réserve de modifications
Je suis très heureux d’être ici en cette journée consacrée à l’Afrique, un continent dont la beauté et l’histoire ont quelque chose de magique.
Aujourd’hui, l’Afrique est un continent qui revêt une grande importance stratégique pour l’économie mondiale.
Les pays africains, en effet, comptent parmi les économies qui affichent les taux de croissance les plus élevés au monde.
La croissance du PIB en Afrique subsaharienne a atteint 5,1 p. 100 l’an dernier. C’est là une réalisation remarquable, compte tenu de la conjoncture mondiale actuelle.
On s’attend à ce que cette croissance dynamique se poursuive cette année et encore l’an prochain.
Les économies africaines sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers le commerce et l’investissement pour stimuler la croissance, favoriser la création d’emplois et réduire la pauvreté.
Des pays comme l’Afrique du Sud, le Ghana, le Nigéria, le Sénégal et le Kenya deviennent des plaques tournantes régionales du commerce et de l’investissement.
Le Canada ne peut qu’applaudir à ces progrès.
La difficile conjoncture actuelle commande d’accroître les échanges commerciaux et les flux d’investissement, et non de les freiner.
Le Canada est fier de contribuer à la réussite commerciale grandissante de l’Afrique.
Les entreprises canadiennes sont d’ailleurs très enthousiastes face au potentiel qu’offre l’Afrique.
L’an dernier, nos échanges de marchandises avec l’Afrique subsaharienne ont atteint le chiffre sans précédent de 10,3 milliards de dollars, comparativement à 7,8 milliards en 2010 et 5,3 milliards en 2009.
Nous pouvons cependant faire beaucoup plus si nous unissons nos efforts dans les années à venir.
Nos délégués commerciaux en poste dans toutes les régions du continent travaillent ferme pour veiller à trouver les produits, le savoir-faire et les investissements canadiens capables de répondre à la demande africaine.
Ainsi, les entreprises canadiennes peuvent aider nos partenaires africains à mettre en place les infrastructures dont ils ont besoin.
Nos entreprises d’extraction minière de calibre mondial peuvent aider les pays africains à tirer parti des vastes ressources qui se trouvent à leur portée.
Nous pouvons également venir en aide à nos partenaires africains dans des secteurs comme les télécommunications, l’agriculture, l’énergie, les ressources naturelles et l’éducation.
Notre message est très clair.
Dans de nombreux secteurs, le Canada peut aider et aidera l’Afrique au moment où ses économies poursuivent leur développement, créent des emplois et cherchent à accroître leur prospérité.
Nous avons aussi un autre message très clair.
Le Canada est déterminé à resserrer ses relations commerciales et ses liens d’investissement partout en Afrique.
L’un des moyens adoptés pour consolider nos liens avec l’Afrique en matière d’investissement consiste à négocier des accords sur la promotion et la protection des investissements étrangers avec nos partenaires du continent.
Ces accords, dénommés APIE, aident à donner confiance aux investisseurs dans les pays africains et ici, au Canada, car ils contribuent à instaurer la transparence, la stabilité et la prévisibilité favorables à l’investissement.
Les APIE aident aussi les pays africains à attirer davantage d’investissements canadiens propres à stimuler la prospérité.
Outre l’accord que nous avons signé avec l’Égypte, nous avons mené à bien les négociations avec Madagascar et le Mali.
Nous avons aussi amorcé des négociations avec le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Tanzanie, la Tunisie et la Zambie.
Lorsque, il y a plusieurs mois, j’ai rencontré les chefs de mission africains, dont un bon nombre sont présents ici ce soir, je leur ai promis que nous entendions intensifier nos contacts avec l’Afrique et nos engagements envers elle.
C’est pourquoi je suis particulièrement heureux d’annoncer une nouvelle importante qui vient confirmer cette promesse.
Je suis fier de vous faire part de nouvelles mesures que nous avons prises pour développer encore davantage nos relations de commerce et d’investissement avec l’Afrique.
Notre gouvernement a officiellement lancé des négociations en vue de conclure des APIE avec le Burkina Faso et avec le Bénin.
Ces accords aideront à attirer plus d’investissements canadiens dans ces pays tout en favorisant la croissance économique et en ouvrant de nouveaux marchés pour les entreprises canadiennes.
Ils contribueront également à faire naître de nouveaux espoirs et à créer des débouchés pour les peuples du Burkina Faso et du Bénin.
Chers amis, ensemble, nous avons déjà réalisé de nombreux progrès, mais il y a encore beaucoup à faire, comme vous me l’avez si bien souligné la dernière fois où nous nous sommes rencontrés.
La Journée de l’Afrique offre une excellente occasion de réitérer notre engagement à resserrer le partenariat entre le Canada et l’Afrique afin de favoriser la prospérité dans les années à venir.
Je me réjouis à la perspective de collaborer avec vous tous pour créer des emplois, ranimer l’espoir et promouvoir la prospérité à laquelle aspirent les Canadiens et les Africains.
Je vous remercie.