Mines terrestres antipersonnel

Les mines terrestres antipersonnel dispersées dans plus de 60 pays ont créé un problème humanitaire d'envergure mondiale. D'innocentes victimes qui travaillent leurs terres, se déplacent ou ne font que jouer peuvent être tuées ou estropiées par ces horribles engins laissés par la guerre. Ces mines hypothèquent lourdement l'avenir des pays touchés, et celui de leurs habitants qui vivent dans la crainte d'être tués ou blessés à chacun de leurs pas. Les mines terrestres entravent le développement et épuisent les ressources médicales des pays qu'elles infestent.

La réaction du Canada

« Même si les États résolument en faveur d'une interdiction qui participaient aux réunions à Ottawa en 1996 étaient terrifiés par le défi, c'est précisément cette volonté du Canada de sortir du processus diplomatique « normal » qui a été un autre élément clé du succès du mouvement. »

Jody Williams, lauréate du prix Nobel de la paix en 1997, sur le défi lancé par le Canada de négocier en un an un traité en vue d'interdire les mines terrestres antipersonnel.

Tandis que le mouvement au niveau politique en faveur d'une interdiction des mines terrestres s'amplifiait, les négociations internationales menées en 1995-1996 en vue de limiter l'utilisation de cette arme par l'application du protocole à la Convention de l'ONU (1980) sur certaines armes classiques n'enregistraient aucun progrès significatif. Devant l'inquiétude grandissante des populations et l'enlisement du processus à l'ONU, des membres d'un petit groupe de pays, dont le Canada, ont rencontré à Genève des représentants du Comité international de la Croix-Rouge et de la Campagne internationale contre les mines terrestres pour des entretiens informels.