La campagne internationale

La Convention d'Ottawa interdisant les mines antipersonnel a été l'aboutissement d'une coopération étroite sans précédent entre des organisations de la société civile et des gouvernements de même opinion préoccupés par le problème des mines terrestres. Lancé à l'origine par des organisations non gouvernementales qui avaient constaté sur place les effets dévastateurs des mines antipersonnel, l'appel en faveur d'une interdiction totale de ces armes a par la suite été repris par nombre de gouvernements qui ont travaillé à enchâsser cette interdiction dans le droit international.

Agissant de concert, cette coalition d'ONG et de gouvernements a permis de réaliser une percée remarquable dans le dossier des mines terrestres - il a fallu à peine plus de 23 mois pour négocier, signer et ratifier la Convention interdisant les mines terrestres antipersonnel. 

Les obligations internationales sous la convention d'Ottawa

Les célébrations étaient de mise lorsque 122 États ont signé la Convention d'Ottawa en décembre 1997. C'est ensuite que s'amorçait le travail concret pour la mettre en oeuvre. La Convention d'Ottawa énonce un large cadre pour lutter contre le problème des mines à travers le monde. Les États qui souscrivent formellement aux obligations que renferme le document s'engagent notamment à:

  • mettre fin immédiatement à la production, au transfert et à l'emploi des mines antipersonnel;
  • détruire leurs stocks de mines dans un délai de quatre ans après l'entrée en vigueur de la Convention dans leur pays;
  • déminer les terrains contaminés;
  • venir en aide aux victimes des mines;
  • entreprendre des campagnes d'information afin d'atténuer les risques;
  • coopérer pour assurer le plein respect de la Convention.

Les mesures prises par les États pour honorer ces engagements, alliées aux démarches d'un grand nombre d'individus, d'organisations internationales et d'organisations non gouvernementales (ONG), forment un ensemble d'activités connues à travers le monde sous le nom d'« action antimines » (ou encore, « action contre les mines »).