Le Monument national de l’Holocauste - Appel de candidatures

Concours de design

Biographies des membres du jury

Un jury composé de personnes de renommée mondiale a été formé pour ce concours. Le jury s’est réuni en septembre 2013 pour évaluer plus de 70 propositions.

Irving Abella

Irving Abella préside la chaire J. Richard Shiff en études juives canadiennes de l’Université York. Il est l’auteur de six livres, dont None Is Too Many: Canada and the Jews of Europe, 1933-1948, pour lequel il a reçu le National Jewish Book Award remis aux États-Unis au meilleur ouvrage sur l’Holocauste (1984), et le prix littéraire Sir-John-A.-Macdonald accordé au meilleur livre d’histoire publié au Canada (1983). Le livre a été choisi par la Literary Review of Canada comme l’un des 100 ouvrages les plus importants publiés au Canada depuis 1900. Au nombre de ses autres livres, mentionnons A Coat of Many Colours: Two Centuries of Jewish Life in Canada; Growing Up Jewish in Canada, qui lui a valu le prix littéraire Joseph Tannebaum; Nationalism, Communism and Canadian Labour: Twentieth Century Canada; et On Strike. Il a aussi publié plus de 100 articles.

Irving Abella a été nommé membre de l’Ordre du Canada en 1994 et de la Société royale du Canada en 1993. Il a reçu un doctorat honorifique en droit du Barreau du Haut-Canada en 2001 et de l’Université Bishop’s en 2008.

Il a présidé le Congrès juif canadien de 1992 à 1995; la Société historique du Canada en 1999-2000; le Canadian Professors for Peace in the Middle East de 1986 à 1993; et les Prix littéraires du gouverneur général de 1990 à 1993. Il a également été président de Vision TV; rédacteur en chef de Middle East Focus; fondateur et rédacteur en chef de Labour/Le Travail: revue d’études ouvrières canadiennes; président de l’Holocaust Documentation Project, et président des Archives juives canadiennes.

Ydessa Hendeles

Ydessa Hendeles est née à Marburg, en Allemagne, de parents qui ont survécu à l’Holocauste et elle habite Toronto depuis que sa famille s’y est installée en 1951. En tant que propriétaire d’une galerie d’art commerciale, fondatrice de la Ydessa Hendeles Art Foundation et première exposante d’art contemporain financée par des fonds privés au Canada, elle a été la conservatrice de plus de 100 expositions au Canada, aux États-Unis et en Allemagne au cours des trois dernières décennies. Elle a développé son propre concept distinct, la « composition s’apparentant à la conservation », qu’elle applique dans sa pratique et elle l’a adapté afin de réaliser des oeuvres d’art qui ont été exposées dans « L’arche de Noé » (2004), au Musée des beaux-arts du Canada, et dans 10000 Lives (2010), à la 8e Biennale de Gwangju, en Corée du Sud. Sa première exposition personnelle en tant qu’artiste, THE BIRD THAT MADE THE BREEZE TO BLOW, a été inaugurée à la galerie Johann König, à Berlin, en juin 2012.

Nommée membre de l’Ordre du Canada et de l’Ordre de l’Ontario, Mme Hendeles détient un doctorat avec distinction de l’Université d’Amsterdam et elle est professeure auxiliaire à la Faculté des beaux-arts de l’Université de Toronto. Elle a reçu le Prix du Gouverneur général pour une contribution exceptionnelle aux arts visuels et médiatiques ainsi que des doctorats honorifiques du Collège d’art et de design de la Nouvelle-Écosse, et un prix de distinction de la Faculté des beauxarts de l’Université Concordia, à Montréal. Elle a aussi été nommée Honorary Fellow du Collège d’art et de design de l’Ontario, aujourd’hui l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario.

En outre, Mme Hendeles est membre du Tate International Council, à Londres; de l’International Council du Museum of Modern Art (MoMA), à New York; du Committee on Photography du MoMA; du Photography Acquisitions Committee du The Jewish Museum, à New York; du Advisory Board of Sotheby’s Canada; du Board of Directors du Toronto Art Therapy Institute. Elle a également siégé au conseil consultatif de la galerie d’art de l’Université York. À titre de principale fondatrice du Musée des beaux-arts de l’Ontario, elle a siégé au comité des acquisitions pour l’art contemporain et elle a été nommée administratrice du conseil d’administration par son Collège Founders.

Herzl Kashetsky

Né à Saint John, au Nouveau-Brunswick, en 1950, Herzl Kashetsky dessine et peint depuis sa tendre enfance. Fils d’antiquaire, il a appris à apprécier l’esthétique et le savoir-faire très tôt. Son art touche tous les aspects de sa vie, offrant ainsi une richesse de sujets sur lesquels il s’exprime selon la tradition de l’art figuratif.

M. Kashetsky a obtenu son Baccalauréat en beaux-arts avec distinction à l’Université Concordia en 1972. En 1978, il a fait trois mois d’études individuelles à Rome et à Florence, en Italie. En 1986, la télévision de CBC a produit un documentaire sur son art. Un voyage qu’il a effectué en Europe de l’Est dans les années 1990 est à l’origine d’une exposition en mémoire aux victimes de l’Holocauste qui s’intitule A Prayer For The Dead. L’artiste de guerre Alex Colville, qui a également fait l’objet d’une entrevue dans un documentaire vidéo sur l’exposition, l’a inaugurée en 1996. Herzl Kashetsky, The Content That Forms Us, est une video qui a été produite en 2011 par la Visual Arts Education Association du Nouveau-Brunswick. Publié en 2011, Glitter & Gloom; The Sketchbooks of Herzl Kashetsky, est un livre illustré relié dans lequel sont recueillis ses dessins de 1965 à 2010.

Les oeuvres de M. Kashetsky ont fait l’objet d’expositions collectives au pays et à l’étranger et elles font partie de collections privées, publiques et d’entreprise de partout au Canada. L’artiste a également été juré pour le Conseil des arts du Nouveau-Brunswick et membre du Beaverbrook Art Gallery’s Exhibition Committee. Afin de saluer sa réussite artistique, on lui a décerné un doctorat honorifique, le prix humanitaire de la Croix-Rouge et la Médaille du Jubilé de diamant de la reine Elizabeth.

Raymond Moriyama

Aux yeux de nombreux Canadiens, Raymond Moriyama est un héros. Ses histoires sur son internement pendant la Deuxième Guerre mondiale en raison de ses origines japonaises et son ascension à titre de l’un des architectes les plus respectés et accomplis au Canada continuent d’en inspirer plusieurs.

Depuis qu’il a fondé Raymond Moriyama, Architect and Planner en 1958, M. Moriyama apporte sa vision humaniste aux édifices d’importance tels le Japanese Canadian Cultural Centre, le Centre des sciences de l’Ontario, le Scarborough Civic Centre, le Toronto Reference Library et le Musée de la chaussure Bata, tous à Toronto; le Science Nord, à Sudbury; le Musée national de l’Arabie-Saoudite, à Riyad; l’ambassade du Canada à Tokyo; le Musée canadien de la guerre, à Ottawa, qui revête une importance personnelle particulière pour M. Moriyama car il a reçu la Médaille du Gouverneur général en architecture en 2008. Dernièrement, le projet de 124 kilomètres de Wadi Hanifa de biorestauration, pour lequel il a remporté le prix Aga Khan d’excellence en architecture en 2010 et un prix UNESCO en 2011, a suscité l’intérêt des Nations Unies.

M. Moriyama a reçu de nombreuses distinctions, y compris une médaille d’or de l’Institut royal d’architecture du Canada, un Prix pour l’ensemble de ses réalisations de l’Ordre des architectes de l’Ontario, un International Fellowship du Royal Institute of British Architects, un Honorary Fellowship de l’American Institute of Architects et des grades honorifiques de 11 universités. Il est membre de l’Ordre de l’Ontario et de l’Ordre du soleil levant (Japon) et il a été fait Compagnon de l’Ordre du Canada.

Margi Oksner

Margi Oksner est actuellement directrice exécutive du Conseil de développement pour le Monument National de l’Holocauste et elle sera la représentante du Conseil sur le jury. Elle est de plus directrice principale de Margi Oksner and Associates, une société d’experts-conseils à service complet qui offre des services de planification d’entreprise stratégique et créative dans le secteur de la philanthropie. De plus, elle est rédactrice de discours professionnelle pour nombre de bénévoles éminents de Toronto.

Grâce à ses 35 années comme professionnelle de collectes de fonds, Mme Oksner possède une longue expérience de la philanthropie et du bénévolat et elle a embrassé une panoplie de secteurs dans la collectivité torontoise. Elle joue un rôle déterminant dans l’élaboration de plans stratégiques et de marketing ainsi que dans la planification d’évènements pour nombre d’organismes torontois majeurs en tant que directrice de Hadassah-WIZO, directrice du Men’s Service Group au Baycrest Centre for Geriatric Care, directrice de l’Associate Campaign pour la campagne de fonds de capitaux de 60 millions de dollars pour Baycrest…Imagine Your Future Without It et directrice administrative du Mount Sinai Hospital Auxiliary.

L’intérêt que porte Mme Oksner à l’écriture l’a menée à se consacrer davantage dans le domaine du marketing lorsqu’elle a rejoint les rangs de l’UJA Federation à titre de directrice du marketing de Major Gifts et de la Jewish Foundation. Toutefois, elle n’a pu s’empêcher de retourner à ses anciennes amours, c’est-à-dire Baycrest, en 2007, à titre d’agente de développement principale, où elle a contribué à lancer le nouveau mouvement philanthropique pour femmes du nom de Women of Baycrest (WB). En trois années à peine, le WB a connu un tel essor qu’à l’heure actuelle, il compte plus de 350 femmes et génère un revenu annuel de plus de 2 millions de dollars.

Vera Schiff-Katz

Vera Schiff-Katz est née à Prague, en Tchécoslovaquie, en 1926, où elle a mené une vie heureuse et confortable jusqu’à l’occupation nazie.

En mai 1942, sa famille entière a été déportée dans le camp de concentration de Theresienstadt où elle a été emprisonnée pendant trois ans. Elle est la seule survivante; les 50 membres de sa famille sont morts dans les différents camps de concentration et de la mort nazis.

Ses efforts dans le but de se construire une nouvelle vie en Tchécoslovaquie ont été contrecarrés par le coup d’État communiste en 1948 et elle a donc émigré en Israël où elle a vécu pendant 12 ans. En 1961, elle s’est établie à Toronto où elle a travaillé comme technologue médicale spécialisée en hématologie. Après sa retraite, Mme Schiff-Katz a travaillé comme interprète et traductrice pour les cours de justice et la commission des réfugiés et de l’immigration en Ontario. Elle a passé la majeure partie de sa retraite à se rendre dans les écoles pour parler des années où elle a vécu sous le joug du nazisme. Mme Schiff-Katz a également pris part à la Marche des vivants à deux reprises (en 2005 et en 2010), lors desquelles elle a accompagné des éducateurs canadiens à des sites de camps de concentration et de la mort nazis, pour relater la tragédie qu’est la Deuxième Guerre mondiale.

En 1996, Mme Schiff-Katz a publié ses mémoires, lesquels s’intitulent Theresienstadt the town the Nazis gave to the Jews. Par la suite, elle a rédigé une anthologie, Hitler’s Inferno, un résumé des histoires personnelles des membres de sa famille et de ses amis qui sont survenues pendant la Deuxième Guerre mondiale. Mme Schiff-Katz a également publié un livret intitulé Diary from Theresienstadt, les mémoires de sa mère qui est morte au camp. Son prochain ouvrage, qui sera publié sous peu, traite également de sa vie au camp de concentration.

Ajoutons qu’en 2102, Mme Schiff-Katz a reçu un doctorat honorifique de l’Université du Nouveau-Brunswick.


Le jury a recommandé six équipes finalistes en vue de la mise en œuvre de la deuxième phase du concours.