Robert MacNeil

Robert MacNeil est ne à Montréal (Québec) en 1931 et a grandi à Halifax. Après avoir obtenu un diplôme de l’université Carleton à Ottawa en 1955, il a déménagé à Londres, où il a d’abord travaille à l’agence de presse Reuters puis à la National Broadcasting Corporation. De 1963 à 1967, il a été correspondant de NBC à Washington et à New York et, de 1967 à 1971, il a couvert la politique américaine et la politique européenne pour la British Broadcasting Corporation.

Après son retour à Washington, M. MacNeil a coanimé avec Jim Lehrer la couverture des audiences du Sénat sur le Watergate pour le Public Broadcasting Service, ce qui lui a valu son premier Emmy. En octobre 1975, il a lance avec Jim Lehrer une émission d’information quotidienne d’une demi-heure « The Robert MacNeil Report with Jim Lehrer » (plus tard « The MacNeil/ Lehrer Report ») consacrée chaque soir à une seule question. Cette formule innovatrice est devenue après huit ans « The MacNeil/ Lehrer NewsHour », première émission d’information d’une heure présentée en soirée aux États-Unis. Dix ans plus tard, « NewsHour » continue de remporter d’importants prix de telédiffusion.

Robert MacNeil a écrit plusieurs livres, dont The People Machine: The Influence of Television on American Politics, The Story of English (avec Robert McCrum et William Cran), et deux mémoires, The Right Place at The Right Time et Wordstruck. Son premier roman, Burden of Desire, se situait en Nouvelle-Écosse pendant la Première guerre mondiale, et il achève présentement le second.

La Conférence commémorative O.D. Skelton de 1993 s’est tenue le 27 novembre, à Halifax. Robert MacNeil, éminent écrivain et journaliste, a consacré son propos aux liens entre les médias et les affaires internationales. Au moyen d’exemples divers et de citations appropriées, il souligne le pouvoir particulier qu’exerce la télévision en tant que moyen de communication.

Il dit toutefois espérer que la télévision ne mène pas la politique étrangère, comme certains semblent le croire. Il estime par ailleurs que la télévision a eu un apport positif dans la société en permettant aux gens de se faire leur propre opinion sur ce qui constitue l’intérêt national. Aussi importun que cela puisse parfois paraître aux yeux des responsables politiques, la télévision contribue à démocratiser l’information et la politique étrangère. En d’autres mots, la télévision influence les affaires internationales – ou tout au moins la façon dont sont traitées les questions de politique étrangère – en informant le public et l’amenant à prendre position sur des questions qui étaient auparavant hors de sa portée.

Robert MacNeil décrit le pouvoir de la télévision et explique comment ce pouvoir s’exerce et qui le contrôle. Il croit que la technologie de l’information joue un rôle très important car elle aide à unir les gens, à influencer l’opinion publique, la politique et les gouvernements et, indirectement, elle influe sur la politique étrangère. Le conférencier montre que la connaissance donne accès au pouvoir et que c’est pour cette raison que la télévision joue un rôle important et exerce une grande influence.