Cette directive remplace la Note circulaire XDC-2494 du 29 décembre 2009.
Le Programme d’accréditation des domestiques privés permet à certains représentants étrangers d’employer des domestiques privés qui travailleront et résideront à leur domicile au cours de la période d’affectation. Ces représentants doivent faire une demande d’accréditation pour les domestiques privés par l’entremise du chef de la mission diplomatique, de l’organisation internationale ou du bureau de représentation spéciale (ci-après appelé « chef de mission »). De plus, les employeurs doivent respecter toutes les exigences juridiques et les exigences des politiques et des programmes, y compris la préparation d’un contrat de travail qui doit être signé par l’employeur et l’employé.
Étant donné que les domestiques privés accrédités disposent des mêmes droits en matière d’emploi, des mêmes droits de la personne et des mêmes protections sociales que les Canadiens et les employés étrangers temporaires au Canada, il ne serait pas convenable pour des employeurs potentiels de signer un contrat s’ils n’ont pas les moyens de payer le salaire précisé dans le contrat de travail et de respecter toutes les modalités d’emploi énoncées dans le document. À cet égard, le Ministère considère qu’il est de la responsabilité du chef de mission et des employeurs individuels à veiller au respect des dispositions du programme d’accréditation et des normes provinciales minimales en matière d’emploi applicables aux conditions de travail des domestiques privés.
L’exploitation d’un domestique privé pourrait aller à l’encontre de lois canadiennes et des droits de la personne. Le gouvernement du Canada condamne tous les gestes d’exploitation de la main-d’œuvre, y compris le trafic de personnes. Le trafic de personnes est la pire forme d’exploitation de la main-d’œuvre et il constitue un crime grave.
Pour embaucher un domestique privé, le représentant étranger doit être en affectation au Canada dans l’un des postes suivants :
fonctionnaire consulaire de carrière (limite d’un seul domestique privé par ménage).
Ne sont pas admissibles les personnes accréditées détenant une Acceptation en série « J ».
On encourage fortement les employeurs éventuels à faire un effort raisonnable pour embaucher d’abord un Canadien, un résident permanent ou un domestique privé qui est déjà au Canada.
De plus, les employeurs éventuels doivent :
Le Ministère exige que tous les paiements à l'employé soient effectués par chèque ou virement bancaire. Les paiements en espèces ne sont pas autorisés. De plus, l'employé doit recevoir un relevé de paie. Le Ministère peut, à tout moment, demander une copie de ce relevé comme preuve de paiement par l'employeur.
Le Ministère encourage les employeurs potentiels à utiliser le modèle d’Entente d’emploi élaboré par le Bureau du Protocole. Si un employeur décide de rédiger sa propre entente, le document n’a pas à être identique au modèle canadien, mais il doit contenir des modalités d’emploi équitables, ainsi que des renseignements et des clauses pour assurer que le domestique privé reçoive toutes les protections que lui confèrent les lois et règlements canadiens, y compris les normes de travail provinciales. L’utilisation d’un format de contrat alternatif peut allonger le temps de traitement parce que le Bureau du Protocole devra déterminer si l’entente est conforme aux normes de travail. L’utilisation d’une Entente de remplacement n’exempte pas l’employeur de l’obligation de payer le salaire de l’employé sous forme de chèque ou de virement bancaire, comme il est indiqué au paragraphe précédent.
L’employeur ne doit pas confisquer le passeport, la carte d’identité, le contrat de travail ou d’autres biens personnels de l’employé. Le domestique privé a le droit de conserver son passeport, sa carte d’identité, son contrat de travail et ses biens personnels dans un endroit sécuritaire et accessible en tout temps.
Un représentant étranger qui ne respecte pas les modalités du contrat de travail, notamment celles relatives au mode de paiement, se verra interdire d’embaucher des domestiques privés à l’avenir. D’autres restrictions pourront être imposées à la mission.
Un employeur peut, par contre, changer de domestique privé durant son affectation si l’employé précédent a terminé son contrat, a changé d’employeur ou a quitté le pays.
Le Bureau du Protocole peut demander à certains pays de prouver qu’ils ont élaboré et mis en œuvre un programme de sensibilisation et d’apprentissage, ou un code de conduite, à l’endroit de leurs employés en affectation au Canada au sujet des protections en matière d’emploi que possèdent les domestiques privés au Canada.
Nul domestique privé ne peut pas avoir un lien de sang avec l’employeur ou avec son conjoint. Un lien de sang signifie une relation de premier degré avec l’employeur et/ou avec son conjoint, ce qui inclut les grands-parents, les parents, les frères et sœurs, les neveux et nièces, les enfants et petits-enfants).
Avant l’arrivée au Canada
Si le Bureau du Protocole accepte en principe l’emploi éventuel du domestique privé dans le ménage du représentant étranger et approuve le contrat de travail connexe, l’employé :
II ne sera pas délivré de visa à un domestique privé qui ne peut pas entrer au Canada pour des raisons médicales.
Après l’arrivée au Canada
Le domestique privé :
Un domestique privé qui déroge aux modalités du contrat et aux règles et politiques du Canada ne sera pas autorisé à changer d'employeur.
Un domestique privé devrait également prendre des mesures en vue d’améliorer ses compétences en anglais et en français avant son arrivée au Canada et durant son séjour. Même si un domestique personnel parle français ou anglais, il pourrait avoir de la difficulté à comprendre les gens ou à se faire comprendre en raison des différents accents, des débits de parole rapides, des expressions utilisées et des conventions de communication dans la société et dans les milieux de travail du Canada.
Quand un employeur veut embaucher un domestique privé, le chef de mission doit, au nom de l’employeur éventuel, présenter au Bureau du Protocole d’Affaires étrangères et Commerce international Canada une demande officielle et les documents suivants :
Le Bureau du Protocole évaluera la demande d’accréditation présentée par le chef de mission et les documents d’accompagnement afin de veiller à ce que l’employé et l’employeur respectent les exigences du programme.
Une fois l’évaluation terminée, le Bureau du Protocole avisera le chef de mission de la décision finale et fera parvenir sa décision à Citoyenneté et Immigration Canada.
Si le résultat de l’évaluation est positif, l’employé potentiel devra présenter une demande de visa de résident temporaire (VRT) par l’entremise de la mission canadienne à l’étranger. La mission chargée d’accorder le VRT suivra les étapes suivantes :
La mission du Canada informera le Bureau du Protocole des résultats. S’il n’y a aucun renseignement défavorable, le Bureau du Protocole ne formulera aucune objection à la délivrance du VRT approprié par la mission canadienne.
À son arrivée au Canada, le domestique privé est admis comme résident temporaire. La mission devra promptement demander l’accréditation du domestique privé en suivant les mêmes procédures que celles applicables aux représentants étrangers. Le Bureau du Protocole accordera ensuite au domestique privé l’acceptation officielle et lui fournira la carte d’identité correspondante à titre de preuve fiable de statut au Canada.
L’employeur doit consentir à réviser et à ajuster le salaire courant du domestique privé de sorte qu’il respecte ou dépasse, à tout moment, les exigences présentées à la page Web suivante : Programme des aides familiaux résidants Salaires, conditions de travail et profession.
Voir la Note circulaire XDC-0406 du 2 avril 2004 du Ministère.
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