Renseignements généraux sur le Bureau de la liberté de religion

« En poursuivant nos efforts constants pour promouvoir les droits de la personne, notre gouvernement créera le Bureau de la liberté de religion afin d’aider à protéger les minorités religieuses et de promouvoir le pluralisme, une composante essentielle des sociétés libres et démocratiques. »

Discours du trône, le 3 juin 2011

Le 19 février 2013, le premier ministre Stephen Harper a annoncé la création du Bureau de la liberté de religion, voué à la promotion de la liberté de religion ou de croyance, l’une des priorités de la politique étrangère du Canada.

Cette initiative se fonde sur le fait que globalement, les minorités religieuses vulnérables font face à un accroissement de la persécution, de la violence et de la répression.

La création du Bureau marque une étape importante pour le Canada. Dirigé par l’ambassadeur Bennett, qui relèvera du ministre des Affaires étrangères John Baird, le Bureau a pour mandat de défendre les minorités religieuses, de veiller au respect de la liberté religieuse et de dénoncer les graves atteintes à la liberté de religion.

Le Bureau est doté d’un budget annuel de 5 millions de dollars.

L’importance de la liberté de religion

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l'importance de la liberte de religion

Le 19 février 2013, le premier ministre du Canada, le très honorable Stephen Harper, a
annoncé la création du Bureau de la liberté de religion à Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada. Son mandat est de promouvoir et de défendre la liberté de religion dans le monde, qui est l’une des priorités de la politique étrangère du gouvernement du Canada. Le Bureau de la liberté de religion n’est pas investi d’un mandat national, mais cherche plutôt à promouvoir à l’étranger le respect et la défense de la liberté de religion, qui se situe au coeur des libertés et des droits fondamentaux dont nous jouissons en tant que citoyens. En faisant la promotion de la liberté de religion partout dans le monde, en tant qu’objectif de politique étrangère, le Bureau de la liberté de religion misera sur l’expérience canadienne du pluralisme qui est bien ancrée dans notre société multiculturelle et multiconfessionnelle. La promotion et la défense de la liberté de religion sont un élément fondamental de la politique étrangère fondée sur des principes comme le respect de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de la primauté du droit.

Le Bureau est une tribune qu’utilise le Canada pour condamner les violations flagrantes de la liberté de religion et y réagir, et pour dénoncer les actes de violence perpétrés contre les défenseurs des droits de la personne ainsi que les attaques contre les lieux de culte partout dans le monde. Des restrictions gouvernementales qui privent une ou plusieurs communautés confessionnelles ou des hostilités sociales qui ciblent une ou plusieurs communautés religieuses dans une société peuvent représenter des violations de la liberté de religion. Dans certains pays où la liberté de religion n’est pas respectée, il existe des restrictions gouvernementales parallèlement à des actes d’hostilité sociale. On observe une montée de l’intolérance et de la discrimination religieuses partout dans le monde, et des études récentes indiquent que le tiers de tous les pays imposent des restrictions strictes, voire très strictes à la liberté de religion. Comme certains de ces pays sont très peuplés, on peut en conclure que près de 75 p. 100 de la population mondiale vit dans des pays qui imposent des restrictions strictes à la liberté de religion1.

Mandat du Bureau de la liberté de religion

Le Bureau de la liberté de religion fait fond sur les efforts diplomatiques passés et actuels du Canada pour promouvoir et protéger les droits de la personne dans le monde, y compris la défense de la liberté de religion. Le Bureau met tout particulièrement l’accent sur la défense, l’analyse, l’élaboration de politiques et l’exécution de programmes visant à protéger les communautés religieuses menacées et à défendre leurs intérêts, quelle que soit leur confession religieuse. Le Bureau s’oppose à la haine et à l’intolérance religieuses et défend la valeur du pluralisme et du développement démocratique inclusif à l’étranger.

Activités pouvant être soutenues par le Fonds :

  • Projets de sensibilisation qui contribuent à intégrer les questions de tolérance et d’éducation sur la liberté de religion.
  • Soutien à des organisations multilatérales qui oeuvrent directement ou indirectement en faveur de la liberté de religion et/ou de la tolérance et du dialogue entre différents groupes religieux.
  • Travaux de recherche sur la liberté de religion dans le but d’appuyer l’engagement gouvernemental en matière de tolérance religieuse et de pluralisme.
  • Soutien à des universitaires ou à des groupes de recherche qui mènent des études sur la liberté de religion et qui développent des outils en vue d’aider le gouvernement à comprendre la liberté de religion et la discrimination à l’égard des communautés religieuses.
  • Appui juridique ou services spécialisés visant à soutenir la liberté de religion et le respect du pluralisme au nom de groupes ou d’individus persécutés.

Les types d’organisations suivantes sont admissibles aux subventions et contributions du Fonds pour la liberté de religion :

  • organisations non gouvernementales, communautaires, religieuses, universitaires ou à but non lucratif situées dans des pays étrangers;
  • organisations internationales, intergouvernementales, multilatérales et régionales;
  • organisations canadiennes non gouvernementales, communautaires, religieuses, universitaires ou à but non lucratif oeuvrant à l’étranger.

Remarque : Le Fonds finance uniquement des projets à l’étranger. Les activités menées au Canada ne sont pas admissibles.

groupe

Ses activités se concentrent sur les pays ou les situations où l’on observe des violations manifestes du droit à la liberté de religion, violations pouvant inclure la violence, la haine et la discrimination systémique.

Au moyen des efforts déployés par le Bureau et notre réseau d’ambassades et de hauts-commissariats à l’étranger, le Canada repérera des partenaires internationaux et collaborera avec eux afin de promouvoir et de protéger la liberté de religion et de conviction par des activités et des initiatives ciblées.

Le Fonds pour la liberté de religion

Le Fonds pour la liberté de religion est le principal moyen par lequel le Bureau de la liberté de religion exerce son mandat de promouvoir et de défendre la liberté de religion dans le monde. Ce fonds de 4,25 millions de dollars par année permet de financer des projets à l’étranger dans le but d’aider les communautés religieuses victimes d’intolérance ou de persécutions dans certains pays ou certaines régions du monde. Plus précisément, le fonds vise à financer des projets qui :

  • accroîtront la sensibilisation sur les questions liées à la liberté de religion par l’apport d’un soutien financier aux activités d’organisations multilatérales, y compris le dialogue interreligieux et l’éducation à la tolérance religieuse, la liberté de religion et le pluralisme;
  • permettront de mener des recherches sur la liberté de religion ou de conviction, lesquelles fourniront différentes sources d’information et d’analyse sur la liberté de religion aux gouvernements et décideurs du monde entier;
  • fourniront du soutien aux projets conçus pour favoriser le dialogue entre les différents groupes religieux et apporter des résultats concrets dans les pays où les questions religieuses sont la principale source de conflits entre les communautés;
  • fourniront un appui juridique et législatif sur des questions portant sur la liberté de religion afin de renforcer les capacités et contribuer à la défense des communautés ciblées en raison de leur foi.

L’ambassadeur pour la liberté de religion

M. Andrew P. W. Bennett a été nommé le 19 février 2013 par le premier ministre Stephen Harper à titre de premier ambassadeur du Canada pour la liberté de religion. L’ambassadeur Bennett dirige le Bureau de la liberté de religion, situé à Ottawa. Il est un fonctionnaire et un professeur d’université qui possède une vaste expérience de l’enseignement de l’histoire, des sciences politiques et des études religieuses, et il a obtenu un doctorat en sciences politiques de l’Université d’Édimbourg en 2002. De plus, il poursuit actuellement des études en vue d’obtenir un diplôme en théologie à l’Institut métropolite Andrey Sheptytsky pour l’étude du christianisme oriental de l’Université Saint-Paul, à Ottawa.

L’ambassadeur pour la liberté de religionL’ambassadeur Bennett a travaillé au Bureau du Conseil privé, à Exportation et développement Canada et à Ressources naturelles Canada, où il a occupé différents postes dans le domaine de l’analyse, de la recherche et de la gestion. De plus, il a été professeur et doyen à l’Augustine College à Ottawa, expert universitaire auprès d’Oxford Analytica et chercheur à l’Institut sur la gouvernance de l’Université d’Édimbourg.

L’ambassadeur Bennett est un leader au sein de sa communauté, notamment auprès de la mission des Bergers de l’espoir, à Ottawa. Il assume également des responsabilités religieuses, en tant que sous-diacre et chantre à la Holy Cross Eastern Catholic Chaplaincy et au St. John the Baptist Ukrainian-Catholic Shrine d’Ottawa.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Pew Research Center’s Forum on Religion & Public Life, « Rising Tide of Restrictions on Religion », Washington, septembre 2012.

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