Les droits de la personne

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Article premier, Déclaration universelle des droits de l’homme

Aux termes de la Charte des Nations Unies, tous les États membres doivent développer et encourager « le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». Afin d’assurer une conception commune de ces droits et libertés, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme le 10 décembre 1948. Écrite dans un langage simple, la Déclaration énonce les droits de tous les êtres humains et proclame un « idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations ».

Depuis, les principes de la Déclaration universelle ont été développés et ont pris force de loi par voie de négociation d’une série de traités internationaux, notamment le :

Cependant, des désaccords persistaient entre les pays, surtout au sujet de l’importance relative des différents types de droits.

En 1993, les nations du monde entier se sont réunies à Vienne pour réaffirmer leur attachement aux droits de l’homme et trouver de meilleures solutions pour appliquer les principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme. À l’origine de grandes réalisations, la Déclaration de Vienne a notamment réussi à sortir le débat international de l’impasse et contribué au regain des efforts de concrétisation des idéaux de la Déclaration universelle.

La Déclaration de Vienne (Format PDF, 280 Ko) affirme l’importance égale de tous les droits de l’homme, les proclamant universels, indissociables, interdépendants et intimement liés.

Universels : Il est du devoir des États, quel qu’en soit le système politique, économique et culturel, de promouvoir et de protéger tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales.

Indissociables : Tous les droits sont considérés comme égaux, sans hiérarchie. Les droits économiques, sociaux, culturels, politiques et civils sont d’importance égale.

Interdépendants et intimement liés : La jouissance d’un droit dépend souvent de la possibilité d’exercer librement d’autres droits. Par exemple, le droit à l’éducation ne peut être pleinement réalisé si des discriminations fondées sur le sexe, la race ou autres limitent l’accès à l’éducation. De même, le droit à la nourriture ou le droit à la santé dépend en grande partie de la capacité des collectivités touchées à s’organiser (liberté d’association) et à attirer l’attention sur l’inefficacité, la corruption ou les pratiques discriminatoires dans la prestation des services (liberté d’expression).