L’engagement du Canada à l’égard de l’égalité entre les sexes et de la promotion des droits des femmes dans le monde

CIDA/ACDI

Le Canada est chef de file mondial dans la promotion et la protection des droits des femmes et de l’égalité entre les sexes. Ces enjeux sont au cœur de la politique intérieure et étrangère du Canada. Notre pays défend l’idée selon laquelle la question de l’égalité entre les sexes ne concerne pas seulement les droits de la personne, mais qu’il s’agit d’un élément essentiel au développement durable, à la justice sociale, à la paix et à la sécurité.

Ces objectifs ne peuvent être atteints que si les femmes sont incluses en tant que partenaires égaux, décideurs et bénéficiaires dans le développement durable de leur société. Ces principes sont consacrés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. L’Assemblée générale des Nations Unies, dont Canada est membre, a adopté la Déclaration universelle des droit de l’homme en 1948. Le Canada a ratifié la CEDEF en 1981.

L’adoption de la Convention CEDEF a établi de nouveaux jalons pour la responsabilisation et l’action internationale du gouvernement. Cette base juridique solide, qui s’accompagne d’une priorité accrue des Nations Unies à l’égard de la promotion et de la protection des droits de la personne, a largement contribué aux grandes réalisations survenues dans le domaine de l’égalité entre les sexes et des droits fondamentaux des femmes à l’échelle internationale. Cependant, la guerre est loin d’être terminée.

Les conférences des Nations Unies sur les femmes ont été des moteurs importants de l’avancement du programme de l’égalité entre les sexes et des droits fondamentaux de la femme. La Déclaration et le Programme d’action de Beijing (en anglais seulement), qui a fait suite à la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes (en anglais seulement), et les examens qui ont suivi chaque cinq ans, font preuve d’ambition dans l’atteinte des objectifs d’égalité entre les sexes et dans l’avancement et l’autonomie des femmes.

La Commission des Nations Unies sur la condition de la femme (en anglais seulement) se réunit chaque année pour évaluer le progrès fait en matière d’égalité entre les sexes et identifier les défis qui restent. Suite à l’adoption de la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, tous les cinq ans la Commission fait un examen de Beijing; et dans ce bilan réaffirmé l’engagement de la communauté internationale à l’égard de l’application intégrale et accélérée de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing.

Droits des femmes

La protection et la défense des droits fondamentaux des femmes demeurent au cœur des priorités de la politique étrangère du Canada, tant au sein des discussions bilatérales que des instances multilatérales. Aux Nations Unies (ONU), le Canada s’est employé à faire en sorte que les droits fondamentaux des femmes soient au premier plan de l’action de la Commission de la condition de la femme et de le Conseil des droits de l’homme, et il s’est fait l’agent de l’intégration des droits humains de la femme à l’échelle du système de l’ONU.

Le Canada a été l’un des premiers pays à signer et à ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). La Convention a fixé les normes internationales pour l’élimination de la discrimination fondée sur le sexe. En 2002, le Canada a ratifié le Protocole facultatif se rapportant à la CEDAW, adopté par l’Assemblée générale des Nations Uniesen en décembre 2000. Le protocole fournit un recours international pour les violations des droits fondamentaux des femmes, grâce à la création d’un mécanisme de communication et d’enquête. La procédure de communication permet aux femmes de déposer, individuellement ou collectivement, des plaintes auprès du Comité sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, après l’épuisement de tous les recours nationaux. La procédure d’enquête permet au Comité de mener des enquêtes et des investigations sur des violations graves ou généralisées de la Convention.

Le Canada a participé à l’élaboration de la Déclaration et du Programme d’action de Vienne (Format PDF, 280 Ko) en 1993 qui a confirmé que « les droits fondamentaux des femmes et des fillettes font inaliénablement, intégralement et indissociablement partie des droits universels de la personne ». La Déclaration réclamait l’intégration du statut égal et des droits fondamentaux des femmes dans toutes les activités des Nations Unies. Le Canada a également joué un rôle de premier plan à la quatrième Conférence mondiale sur les femmes (en anglais seulement) de 1995 à Beijing, oû un de douze domaines prioritaires d’action a été identifier et un plan d’action pour assurer la protection et la promotion générale des droits des femmes dans le monde a été défini.

Féminiser la prise de décision

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L’une des meilleures façons d’améliorer la condition et le bien-être des femmes est d’assurer leur participation pleine, égale et véritable à la prise de décision à tous les échelons de la vie politique, économique et sociale. Cette approche favorise et protège les droits des femmes tout en permettant à la société de tirer parti des expériences, des talents et des capacités de tous ses membres.

Dans le rapport À l’aube du XXIe siècle : Plan fédéral pour l’égalité entre les sexes (1995), le gouvernement du Canada a donne priorité à l’intégration des perspectives féminines dans la conduite des affaires publiques dans sa politique étrangère et intérieure sur l’égalité hommes-femmes et les droits des femmes.

À l’échelle internationale, le Canada collabore avec des gouvernements animés du même esprit afin d’aider l’ONU à atteindre son objectif de représentation égale des hommes et des femmes au sein du système onusien. Le Canada favorise des mesures similaires dans d’autres instances internationales, dont le Commonwealth (en anglais seulement), la Francophonie, l’Organisation des États américains, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (en anglais seulement) et l’Organisation de coopération et de développement économiques.

À l’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) l’égalité des sexes est un objectif clé du programme de coopération pour le développement. MAECD appuie toute une série de projets qui encouragent l’élargissement du rôle décisionnel des femmes dans les pays en développement.

Priorités du Canada

Les priorités du Canada en matière de politique étrangère comprennent l’élimination de la violence contre les femmes, la fin des mariages d’enfants, précoces et forcés, l'amélioration de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, la participation pleine et égale des femmes à la prise de décision et l'intégration de la perspective d’égalité hommes-femmes. Le Canada applique ces priorités dans les institutions multilatérales comme les Nations Unies, dans ses discussions bilatérales avec d’autres pays ainsi que par l’intermédiaire de l’aide au développement fournie par l’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD). Le Canada appuie une approche intégrée et représentative de la diplomatie internationale, une approche qui donne un rôle plus important aux organisations non gouvernementales, dont celles qui font la promotion de l’égalité entre les sexes.

Les travaux du Canada à l’international se superposent à ses mesures au pays. Condition féminine Canada est l’organisme fédéral chargé de promouvoir l’égalité entre les sexes.