60e session de l’assemblée générale de l’onu troisième commission

point 64 à l’ordre du jour : promotion de la femme

Déclaration de Mme Nicola Hill au nom du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande

Le 13 octobre 2005

J’ai l’honneur de faire cette déclaration au nom du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle Zélande.

Tous les ans, depuis l’adoption de la Déclaration et de la Plate-forme de Beijing, en 1995, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande font des déclarations en faveur des droits des femmes et de l’égalité entre les sexes. Tous les ans, nous réaffirmons la nécessité de faire porter nos efforts collectifs sur la mise en œuvre de ces engagements. Or, les déclarations en ce sens n’ont jamais été aussi pertinentes qu’aujourd’hui. Nous avons en effet pour la première fois l’occasion de nous pencher sur les droits des femmes et l’égalité entre les sexes depuis la commémoration du 10e anniversaire de Beijing. À cet égard, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande se réjouissent qu’il ait été décidé de réaffirmer, à l’unanimité, les engagements de Beijing, à l’occasion du 10e anniversaire de la Déclaration, plus tôt cette année. Une fois de plus, nous invitons les États à s’acquitter des engagements pris alors, qui viennent tout juste d’être réaffirmés.

Madame la Présidente, la ratification de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) joue un rôle fondamental dans la mise en œuvre de la Déclaration de Beijing ainsi que la promotion des droits des femmes à l’échelle de la planète. À l’heure actuelle, 180 États sont parties à la Convention. À cet égard, nous accueillons avec satisfaction la ratification récente de ce traité crucial au regard des droits humains par les Émirats arabes unis, le Kiribati, les États fédérés de Micronésie, le Swaziland, Saint-Marin et Monaco. Force est de constater que les efforts en faveur de la ratification universelle de cet instrument progressent résolument. Aussi invitons-nous les États qui ne l’ont pas encore fait à inscrire la ratification en tête de leurs priorités.

Toutefois, le soutien à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes doit aussi se traduire par un appui au Comité chargé de son application. Il y a de cela quelques semaines seulement, nos dirigeants se sont engagés à améliorer l’efficacité des organes crées en vertu d’instruments internationaux, y compris par une meilleure communication des renseignements. Or, le groupe formé par le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande (CANZ) est conscient des conséquences engendrées par le nombre grandissant d’États parties à la Convention. En effet, il est tout simplement impossible d’examiner tous les rapports présentés par les 180 États parties dans les délais impartis pour cette rencontre. C’est pourquoi nous estimons qu’il faut consacrer plus de temps et des ressources additionnelles aux travaux du Comité. Aussi demandons-nous instamment à tous les États de veiller, conformément à l’engagement pris par nos dirigeants, à ce que le Comité chargé de l’application de la Convention ait les ressources voulues pour s’acquitter de son mandat.

Ce mois-ci, nous célébrons également le cinquième anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, sur les femmes, la paix et la sécurité. Cette résolution marque un tournant historique. Il s’agissait en effet de la première fois que le Conseil de sécurité procédait à un examen approfondi de cette importante question. La résolution énonce une série d’objectifs très complets visant à promouvoir la condition féminine, la paix et la sécurité. Nous demeurons convaincus que la mise en œuvre de ce document revêt une importance fondamentale dans les efforts au profit d’une paix et d’un développement durables. Pour leur part, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande souhaitent réaffirmer leur attachement et leur soutien résolus à la mise en œuvre intégrale et urgente de cette résolution.

Madame la Présidente, le groupe formé par le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande est déterminé à promouvoir, dans les enceintes onusiennes, l’examen des enjeux liés aux droits des femmes et à l’égalité entre les sexes. Trop souvent, les discussions portent sur des questions rebattues. Or, dans de nombreux cas, l’heure n’est plus à la négociation. Force est d’admettre que certains débats se trouvent dans l’impasse, sont répétitifs ou ne se traduisent par aucun progrès tangible au bénéfice des femmes. C’est pourquoi nous demandons à tous les États membres de déterminer, avant de soumettre à la négociation une initiative, sa plus value pour l’avancement du débat international, et d’envisager des initiatives susceptibles de promouvoir la mise en œuvre de la résolution dont il vient d’être question. Pour sa part, lors de l’Assemblée générale de l’année dernière, notre groupe de pays a convenu de présenter à tous les deux ans sa résolution sur la promotion de la femme dans le système des Nations Unies. Si nous avons pris cette décision, c’est parce que cette question est maintenant bien comprise. Il convient désormais de faire porter nos efforts sur le travail de la Cinquième Commission pour appliquer les normes énoncées dans cette résolution à la gestion de ses ressources humaines.

Merci, Madame la Présidente.