Les sanctions canadiennes liées au Zimbabwe

Les sanctions liées au Zimbabwe inclure :


Embargo sur les armes


Interdictions financières


Interdiction en matière d'aide techniques

Interdictions

Les sanctions liées au Zimbabwe étaient adoptées dans le cadre de la Loi sur les mesures économiques spéciales afin de répondre aux violations des droits de la personne, à la violence politique et à l'aggravation de la situation humanitaire.

Le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant le Zimbabwe impose les mesures suivantes :

  • l'interdiction d'exporter au Zimbabwe ou à toute personne au Zimbabwe des armes et du matériel connexe;
  • l'interdiction de transporter des armes et du matériel connexe au Zimbabwe à bord d'un navire ou d'un aéronef canadien;
  • l'interdiction pour toute personne au Canada ou tout Canadien à l'étranger de fournir de l'aide financière ou technique ou des services liés aux armes et au matériel connexe, y compris la fourniture, le transfert ou la communication de données techniques, au Zimbabwe ou à toute personne au Zimbabwe;
  • l'obligation pour toute personne au Canada ou tout Canadien à l'étranger de geler les avoirs des entités et ressortissants zimbabwéens désignés;
  • l'interdiction aux aéronefs enregistrés au Zimbabwe de survoler le Canada ou d'y atterrir.

Exceptions

Certaines exceptions sont prévues à l’embargo sur les armes, dont les suivantes :

  • le matériel militaire non meurtrier destiné exclusivement à des fins humanitaires ou de protection, ainsi que l’aide et la formation technique connexe;
  • les vêtements et l’équipement de protection destinés à l’usage personnel des fonctionnaires des Nations Unies ou de l’Union africaine, des représentants des médias ainsi que des agents humanitaires ou d’aide au développement et du personnel connexe;
  • les membres des Forces canadiennes au Zimbabwe ou qui s’y rendent pour l’exécution d’opérations officielles.

Le Règlement comprend une liste de noms de personnes pour lesquelles le gouverneur en conseil estime qu'il existe des motifs raisonnables de croire qu'elle soit associée au gouvernement du Zimbabwe, ou une personne ou une entité impliqué aux activités qui minent sérieusement la démocratie, le respect pour des droits de la personne, et la primauté du droit.

Permis et certificats

Le Décret concernant l'autorisation, par permis, à procéder à certaines opérations (mesures économiques spéciales - Zimbabwe), pris en vertu du paragraphe 4(4) de la Loi sur les mesures économiques spéciales, confère au ministre des Affaires étrangères le pouvoir d'autoriser, par permis, toute personne se trouvant au Canada ou tout Canadien se trouvant à l'étranger à procéder à une opération ou catégorie d'opérations qui fait l'objet d'une interdiction ou d'une restriction au titre du Règlement.

Renseignements contextuels

Le 4 septembre 2008, le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant le Zimbabwe est entré en vigueur afin de répondre à la gravité de la situation en Zimbabwe. Depuis une décennie, le Zimbabwe connaît un important déclin. Or, cette crise a été aggravée par les événements qui y sont survenus depuis mars 2008, y compris une nette escalade en matière de violations des droits de la personne, des actes de violence dirigés contre les membres de l'opposition politique, des élections frauduleuses, un refus d'opérer une transition démocratique pacifique et une aggravation de la situation humanitaire.

Documents sélectionnés

Les règlements et décrets adoptés en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales :

Liens connexes

Le Canada a également en place des mesures politiques à l'égard du Zimbabwe. Ces mesures sont décrites sur le lien suivant:

Avis juridiques

Veuillez noter qu’Affaires mondiales Canada ne peut donner des avis juridiques au public. En conséquence, le ministère ne peut émettre aucun avis à propos des activités, ainsi que les transactions spécifiques, qui contreviennent ou contreviendront aux lois sur les sanctions. Il est également conseillé de solliciter des avis juridiques en ce qui a trait à une activité qui pourrait contrevenir à une loi canadienne portant sur les sanctions.