Le GTSR en Afghanistan

La police afghane apprend l'entretien de générateur à une session de formation en Afghanistan.

Comme l’engagement du Canada en Afghanistan a fait place en 2011 à une mission non militaire, le Programme du Fonds pour la paix et la sécurité mondiales a été restructuré de façon à mettre davantage l’accent sur le plan national. Il porte principalement sur la mise en œuvre de programmes à Kaboul, capitale de l’Afghanistan, et dans d’autres régions du pays. Les principaux objectifs de nos programmes au cours des trois prochains exercices (2011‑2014) seront la sécurité/les forces de police, la primauté du droit et les droits de la personne, la diplomatie régionale et le déminage. Cette approche repose sur les investissements et l’expérience du Canada en Afghanistan jusqu’à maintenant et vise à appuyer les priorités établies par les Afghans et à soutenir les secteurs qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afghanistan.

Bénéficiant d’un budget de 25,5 millions de dollars par année de 2011 à 2014, le GTSR poursuit une collaboration étroite avec d’autres ministères, des gouvernements donateurs, des organisations multilatérales et des organisations de la société civile afin d’axer ses efforts sur trois (3) secteurs stratégiques prioritaires en Afghanistan, lesquels sont présentés ci‑dessous :

1) Soutenir la réforme de la Police nationale afghane (PNA), au moyen des mesures suivantes :

  • Offrir de la formation et du mentorat à l’intention de la Police nationale afghane – inculquer les valeurs des services de police communautaire dans le cadre de la formation, aider les officiers et sous-officiers à développer leurs compétences et leurs connaissances et offrir de la formation ciblée dans des domaines tels que les enquêtes criminelles, la criminalistique et la criminalité sexospécifique.
  • Renforcer la capacité institutionnelle – en particulier celle du ministère afghan de l’Intérieur, afin de l’aider à développer sa capacité d’offrir le leadership et l’appui opérationnel nécessaires à la Police nationale afghane dans les provinces, par le déploiement de spécialistes.
  • Lutter contre la corruption – appuyer les initiatives visant à renforcer la capacité de la Police nationale afghane à prévenir la corruption et mener les enquêtes pertinentes, à préserver l’impartialité des enquêtes policières, à contribuer à accroître l’intégrité de la force de police et son professionnalisme, notamment en ce qui concerne l’attention à porter aux droits des femmes et des filles et à leurs besoins de protection.

2) Renforcer le secteur de la primauté du droit afghan et accroître la protection des droits de la personne, au moyen des mesures suivantes :

  • Améliorer l’accès à la justice et la capacité des citoyens à reconnaître et à défendre leurs droits, par des initiatives visant à accroître la sensibilisation à l’égard des questions de droit, à fournir de l’aide juridique, à appuyer les organisations de la société civile afghane, à soutenir le processus d’élections démocratiques et la mise en place de réformes similaires, ainsi qu’à appuyer la réconciliation au sein de la société, notamment au moyen du dialogue interethnique.
  • Renforcer la capacité institutionnelle, ce qui permettra aux institutions gouvernementales – en particulier le ministère de la Justice – de rédiger et d’adopter des lois, et de remplir leurs obligations en matière de droits de la personne.

3) Favoriser les initiatives de diplomatie régionale, en particulier par un soutien accru aux efforts de coopération régionale, et les initiatives liées à la paix et à la stabilité dans la région, au moyen des mesures suivantes :

  • Fournir un appui sur le plan de la diplomatie et des programmes visant des initiatives qui favorisent la coopération régionale et le développement économique
  • Fournir un appui visant à faire face aux défis transfrontaliers qui menacent la stabilité régionale, notamment dans le domaine de la lutte antidrogue, des douanes, de la migration et de l’application de la loi.

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Le centre de formation de l'Équipe de reconstruction provinciale de Kandahar (ERPK)

Le soutien des programmes du GTSR à la réforme de la Police nationale afghane comprend l’établissement et la construction d’une installation sécuritaire de formation dans la ville de Kandahar. Cette installation a servi au développement des compétences professionnelles des membres de la PNA et d’autres spécialistes afghans de l’état de droit. Depuis 2009, environ 900 agents de la PNA, agents correctionnels et intervenants du système de justice ont été formés au centre par des instructeurs afghans du Centre de formation régional de la PNA à Kandahar et par des conférenciers afghans, et ils ont également participé à des séances de formation et de mentorat offertes par du personnel canadien et américain déployé dans la région. Le Centre, auparavant soutenu par le Canada est passé sous la responsabilité de la Mission de formation de l’OTAN en Afghanistan (NTM-A) en mars 2011, et on continue à y offrir de la formation spécialisée aux intervenants dans le domaine de l’état de droit dans la province.

Renforcer la capacité de l’unité de rédaction législative du ministère de la Justice de l’Afghanistan

Le GTSR s’est employé à renforcer la primauté du droit et à mieux protéger les droits de la personne en Afghanistan grâce à son partenariat avec CANADEM, ce qui a permis le déploiement d’un conseiller technique auprès du ministère de la Justice afin d’aider à renforcer la capacité de ce ministère à rédiger, réviser, traduire et proclamer les lois du gouvernement afghan, à l’unité de rédaction législative, appelée le Taqnin. Le projet consistait entre autres à fournir du matériel, tel que des ouvrages juridiques (pour constituer une bibliothèque), des ordinateurs, des portables et des scanners (pour la salle d’ordinateurs) ainsi qu’à monter une base de données juridiques (destinée au Taqnin). En outre, l’appui du Canada au projet a contribué à établir une unité de traduction au sein du Taqnin et a permis la tenue d’activités de formation, telles que des cours de langue.

Appui au processus de coopération Afghanistan-Pakistan

Afin d’aider l’Afghanistan à devenir une nation plus sûre, plus sécuritaire et plus prospère dans une région plus pacifique et plus stable, le financement accordé par le GTSR a permis de faciliter le processus de coopération Afghanistan-Pakistan (le processus de Dubaï) en vue d’accroître la compréhension et la confiance des hauts fonctionnaires chargés de la gestion des frontières au sein des gouvernements de l’Afghanistan et du Pakistan. Par suite de la contribution apportée par le GTSR, des progrès ont été accomplis par les deux gouvernements. Ils se sont entendus sur des projets clés visant à développer des systèmes biométriques compatibles à la frontière, à promouvoir la coordination de la lutte contre les stupéfiants, à entraver l'expédition illicite de produits chimiques précurseurs, à améliorer l'échange d'information entre les deux pays et à fournir aux agences frontalières l'équipement et la formation dont elles ont grandement besoin.

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