Le GTSR en Haïti

Venant au premier rang des pays bénéficiaires de l'aide et du soutien canadiens dans les Amériques, Haïti demeure un pays prioritaire pour le Canada. Par l’entremise du Programme pour la paix et la sécurité mondiales, le GTSR ajoute à la participation du Canada en Haïti en renforçant la présence policière, en améliorant les conditions de détention, en renforçant les contrôles frontaliers et la sécurité des communautés ainsi qu’en établissant une justice de proximité. Le GTSR a appuyé ces initiatives en développant l’infrastructure et en déployant des militaires, du personnel des services correctionnels et des agents de police auprès de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Le GTSR réalise également des programmes par l’entremise du gouvernement d’Haïti, de la MINUSTAH, de la société civile, d’organismes, du secteur privé et de donateurs bilatéraux et multilatéraux. De 2006 à 2011, le GTSR a consacré plus de 80 millions de dollars provenant du Fonds pour la paix et la sécurité mondiales à des projets de stabilisation en Haïti.

La Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH)

Le Canada est engagé depuis longtemps en Haïti et la MINUSTAH constitue une mission prioritaire pour le Canada. À l’heure actuelle, le Canada dispose d’un contingent de 150 policiers, 25 experts des services correctionnels et 10 officiers militaires auprès de la mission. Depuis 2004, la MINUSTAH a réellement contribué à améliorer la situation de la sécurité en Haïti. Par exemple, à la suite du tremblement de terre de 2010, la MINUSTAH a contribué à soutenir et à coordonner les secours internationaux et a apporté un soutien majeur au processus politique du pays. Ces initiatives sont essentielles au succès de la reconstruction et du développement à long terme.

Le mandat principal de la MINUSTAH est d’assurer un environnement sécuritaire et stable. La mission exerce une partie importante des fonctions de sécurité publique en Haïti. De plus, elle appuie le processus politique du pays, le développement des compétences professionnelles de la Police nationale d’Haïti, la réforme des institutions haïtiennes de sécurité nationale et la protection des civils.

Le Projet d’équipement de rétablissement rapide

Ce projet a été approuvé peu après le tremblement de terre afin de doter la Police nationale d'Haïti (PNH) de l'équipement et des véhicules nécessaires à l'exercice de son mandat. Grâce à la collaboration de la Corporation commerciale canadienne, 100 camions, des pièces de rechange et du matériel de peinture de véhicules ont été livrés en Haïti. Les camions ont permis à la PNH d'accroître le nombre de patrouilles lors des deux tours d'élections haïtiennes.

Programme de formation d’instructeurs en secourisme (FAITH)

Le programme de formation d'instructeurs en secourisme en Haïti est mis en œuvre par l'Ambulance Saint-Jean et prévoit un programme de formation en secourisme et en réanimation cardiorespiratoire (RCR) qui sera offert à tous les membres de la Police nationale haïtienne (PNH). Le programme permettra aussi aux cadres supérieurs et intermédiaires de la PNH de développer des compétences essentielles en matière de protection civile afin d'améliorer les réponses aux catastrophes. En date de 2011, 879 cadets de la PNH avaient reçu la formation en secourisme. Plus de 235 membres de la PNH de partout en Haïti ont également reçu la formation et de ce nombre, 50 étaient des femmes.

Remise en état de la prison de Cap-Haïtien

La Fondation panaméricaine pour le développement (PADF) a rénové 15 cellules et en a construit huit (8) autres dans cette importante prison de la région du Nord. Le projet a permis de réduire le nombre de détenus par cellule, de séparer les mineurs des adultes et d’améliorer la sécurité générale dans l’établissement. L’amélioration des conditions de détention a permis d’accroître le respect des droits des détenus, de réduire le risque de conflits entre eux et le risque d’évasion et d’apporter de meilleures conditions de sécurité pour la stabilisation du pays et la reconstruction socioéconomique.

Établissement d’un système de justice transitionnelle et de première ligne à Haïti

Ce projet visait à venir en aide aux victimes du tremblement de terre de 2010. L’objectif est d’établir un système de justice fonctionnel qui permettrait aux populations les plus vulnérables d’avoir accès à la justice et à une représentation juridique. De concert avec le ministère de la Justice et de la Sécurité publique d'Haïti, avec les associations du Barreau d'Haïti et avec l'École de la magistrature, Avocats sans frontières Canada a ouvert un centre juridique à Champ-de-Mars, près d'un important camp de personnes déplacées, établi un service d'aide juridique mobile et aidé l'Association du Barreau de Port-au-Prince à établir son propre service d'aide juridique.