Protection et sécurité des travailleurs humanitaires

Tout comme les civils, les fournisseurs d’aide humanitaire sont de plus en plus pris pour cible dans les conflits. Malgré la protection juridique offerte par les Conventions de Genève, la Convention de 1994 sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé et l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, rares sont les États qui ont poursuivi les auteurs d’actes de violence contre des travailleurs de l’aide humanitaire. En 2005, on s’est entendu sur un Protocole facultatif à la Convention de 1994 après plusieurs années de négociations. Celui-ci élargit la portée de la protection juridique à toutes les opérations de l’ONU ainsi qu'au personnel des organismes non gouvernementaux associé à ces opérations dans le but de fournir de l'aide sur les plans humanitaire, politique ou du développement.

Dans le cadre de son engagement à renverser la tendance à commettre des actes de violence envers les travailleurs de l’aide, le Canada s’emploie à améliorer la formation et le matériel mis à la disposition du personnel des organismes humanitaires et à renforcer les protections juridiques dont jouissent les travailleurs humanitaires. Le Canada a joué un rôle important dans les discussions portant sur l'augmentation du financement consacré à la gestion de la sécurité de l'ONU. Il participe aussi financièrement au renforcement de la sécurité d'opérations humanitaires déterminées. Affaires étrangères et Commerce international Canada (MAECI) a fourni du financement par l'entremise du Fonds pour la paix et la sécurité mondiales dans le but de favoriser un travail innovateur qui permette de suivre les incidents de sécurité importants qui concernent les travailleurs de l'aide et de fournir un suivi constant et une analyse mise à jour des tendances en ce qui concerne les conditions de sécurité des opérations d'aide.