Femmes, paix et sécurité

La Conférence sur la sécurité et la paix des femmes au Ghana.

Les États fragiles et touchés par un conflit ont des répercussions différentes sur les femmes et les hommes, les filles et les garçons, selon leur sexe – dont les rôles et responsabilités sont prédéterminés par leurs communautés. Bien que les femmes et les filles soient fréquemment victimes des conflits actuels, elles sont aussi des combattantes, des participantes, des chefs, des négociatrices, des artisanes de la paix et des activistes. Les femmes et les filles dans les pays touchés par des conflits sont confrontées à d’importants enjeux tels que :

  • l’émancipation politique et la participation des femmes à la prise de décision, y compris en ce qui concerne les processus de paix;
  • l’accès à la justice et aux intervenants dans le domaine de la sécurité, tels que la police et les juges;
  • la protection de leurs droits humains;
  • l’accès aux ressources économiques lors du rétablissement après conflit;
  • la violence sexuelle, qui est très présente en période de conflit et d’après-conflit et qui est parfois systématiquement utilisée comme arme de guerre.

Depuis longtemps, le Canada apporte son soutien aux droits et au bien-être des femmes et des filles dans les situations de conflits armés et les États fragiles. Comme l’expérience l’a démontré, le meilleur moyen d’atteindre une paix durable est d’habiliter les femmes à participer réellement à toutes les activités portant sur la paix et la sécurité, notamment le maintien de la paix, la consolidation de la paix, la médiation et la gestion des conflits, ainsi que la réforme du système de sécurité. L’un des meilleurs moyens d’appuyer la participation des femmes est de veiller à ce que les droits des femmes et des filles soient respectés, et qu’elles soient à l’abri de tout préjudice, y compris la violence sexuelle.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une série de résolutions qui visent à porter une attention particulière aux répercussions des conflits sur les femmes et les filles. Les résolutions du Conseil de sécurité affirment que la participation des femmes à toutes les activités liées à la paix et à la sécurité et la prise en compte des conséquences sexospécifiques des conflits sont essentielles au développement d’États stables, ancrés sur les droits de la personne et la primauté du droit.

Depuis 2001, le Canada préside le Groupe des amis des femmes, de la paix et de la sécurité, au siège des Nations Unies, à New York. Ces groupes constituent une tribune favorisant l'échange de renseignements et l'élaboration de stratégies avec des pays et des organismes non gouvernementaux d’optique commune, pour obliger le système des Nations Unies et les États membres à rendre des comptes quant à leurs responsabilités dans ces domaines.

Plan d’action du Canada sur les femmes, la paix et la sécurité

Le Canada s’est employé à mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité, notamment par l’entremise d’Affaires étrangères et Commerce international Canada (MAECI), de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), du ministère de la Défense nationale (MDN), de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de Sécurité publique Canada. En octobre 2010, le Canada a lancé le programme Offrir la paix et la sécurité à tous – Le Plan d’action du Canada pour la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité. Le plan d’action offre un guide aux ministères et organismes du gouvernement du Canada concernant les questions liées aux femmes, à la paix et à la sécurité dans les domaines des politiques, de la doctrine, des programmes, des opérations et de la formation pour les opérations de paix, les États fragiles et les situations de conflit.

La mise en œuvre du plan d’action sur les femmes, la paix et la sécurité se poursuit sur différents fronts, notamment par la promotion de normes internationales, des activités soutenues de représentation sur une base bilatérale et multilatérale, la recherche de mécanismes de responsabilisation et d’exécution, la mobilisation des organisations de la société civile au niveau local, international et canadien et le renforcement des connaissances et des compétences des praticiens œuvrant dans le domaine de la paix et de la sécurité.

Plusieurs des mesures comprises dans le plan sont accompagnées d’indicateurs qui nous permettront de cerner les lacunes de nos interventions et de nous rajuster en conséquence. Le plan d’action prévoit un rapport annuel, accessible au public. Le premier rapport visera la période d’avril 2011 à mars 2012.

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