Négociations en vue d’un accord de libre-échange Canada-Maroc

Renseignements supplémentaires

Conformément à la Stratégie commerciale mondiale du Canada, le gouvernement s’emploie à promouvoir les intérêts commerciaux canadiens en offrant de nouveaux débouchés aux exportateurs, investisseurs et innovateurs canadiens. Cette stratégie comprend un plan d’action commercial du Canada visant à favoriser la création d’emplois, la croissance et la prospérité à long terme et à garantir des modalités d’accès aux marchés concurrentielles pour les secteurs qui présentent des possibilités appréciables pour l’expertise et les produits canadiens.

En 2012, les échanges bilatéraux de marchandises se sont élevés à 522,6 millions de dollars. Les exportations canadiennes vers le Maroc se sont élevées à 368,5 millions de dollars en 2012. Les principales exportations du Canada au Maroc en 2012 ont consistées de blé (principalement de blé dur pour 57,1% des exportations canadiennes au Maroc) ainsi que de combustibles minéraux. Les importations canadiennes en provenance du Maroc ont totalisé 154,1 millions de dollars en 2012. Les principales importations ont consistées de fruits comestibles (principalement d'agrumes), de produits minéraux (principalement de spath fluor et de phosphate de calcium), de vêtements tissés et d'engrais.

Le Maroc a un accord d’association avec l'Union européenne(UE) qui est entré en vigueur en mars 2000 et qui assure un démantèlement tarifaire complet d’ici 2012. En mars 2004, le Maroc a signé un ALE avec les États-Unis, qui est entré en vigueur le 1er janvier 2006. La Maroc a également conclu des ALE avec la Tunisie, l’Égypte, la Jordanie (ces quatre pays sont signataires de la Déclaration d’Agadir), l’AELE et la Turquie. Le Maroc est membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Grande zone arabe de libre-échange (GAFTA).

Avantages pour les Canadiens

Un ALE avec le Maroc pourrait améliorer les relations bilatérales de commerce et d’investissement entre nos pays et favoriser les objectifs de politique étrangère du Canada dans la région. Cet ALE avec le Maroc serait le premier accord du genre à être signé entre le Canada et un pays d’Afrique, et le Maroc pourrait être une porte d’entrée vers une nouvelle présence commerciale canadienne dans la région de la Méditerranée et en Afrique du Nord. Il placerait également les entreprises canadiennes dans une position plus favorable par rapport à leurs concurrents sur ce marché, et particulièrement ceux qui bénéficient d’un arrangement de commerce préférentiel avec le Maroc.

Négociations

En octobre 2009, le gouvernement du Canada a entamé des consultations publiques avec les provinces et les territoires canadiens, les entreprises, les organisations non-gouvernementales et le grand public pour prendre connaissance de leurs avis à titre de contribution à la définition de la portée de possibles négociations en vue d’un accord de libre-échange avec le Maroc. Par ailleurs, des fonctionnaires des deux pays ont pris part à des discussions exploratoires en janvier 2009 à Rabat et en juin 2009 à Ottawa.

L’analyse économique, les discussions exploratoires de gouvernement à gouvernement ainsi que les consultations publiques avec les parties intéressées au Canada ont mis en évidence un vaste appui en faveur d’un accord de libre-échange Canada-Maroc et suffisamment de bénéfices potentiels pour recommander d’aller de l’avant vers la négociation d’un accord de libre-échange global.

Le 27 janvier 2011, le Premier ministre Stephen Harper et le premier ministre du Maroc, Abbas El Fassi, ont annoncé que les deux pays entameront des négociations en vue d’un accord de libre-échange (consultez le communiqué intitulé : Le PM annonce le lancement de négociations commerciales avec le Maroc).

Le Canada et le Maroc ont conclu un troisième cycle de négociation qui s’est tenu du 18 au 22 juin 2012 à Ottawa (consultez le communiqué intitulé : Le Canada salue la première ronde de négociations de libre-échange avec le Maroc). Un premier cycle avait eu lieu en octobre 2011, suivi d’un deuxième cycle en mars 2012. Des progrès ont été réalisés par rapport à tous les aspects abordés dans le cadre de ces négociations, et notamment dans les domaines relatifs aux procédures douanières, aux mesures sanitaires et phytosanitaires et aux marchés publics. Les négociateurs sont en discussion pour planifier les prochaines étapes.