En 1998, le Conseil général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a lancé un programme de travail sur le commerce électronique en vertu duquel on a établi quatre organes subsidiaires : le Conseil du commerce des services, le Conseil du commerce des marchandises, le Conseil des aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) et le Comité du commerce et du développement. Ces organes ont reçu le mandat d'analyser divers aspects du cybercommerce qui se rapportent aux échanges internationaux et de présenter leurs conclusions au Conseil général. Ils ont depuis étudié un certain nombre de questions importantes, dont beaucoup sont cependant des enjeux horizontaux ou transversaux qui dépassent le cadre individuel des organes subsidiaires. C'est pourquoi le cybercommerce fait également l'objet d'une série de discussions qui y sont consacrées, sous les auspices du Conseil général.
L'un des principaux objectifs du programme de travail de l'OMC est de clarifier la façon dont les règles commerciales internationales s'appliquent au cybercommerce. Le dialogue en cours porte sur les mesures qui peuvent être prises pour faciliter la croissance du cybercommerce, réduire les obstacles aux échanges et concrétiser les avantages éventuels du commerce électronique pour tous les Membres de l'OMC.
Le cybercommerce pourra s'étendre si l'on adopte des engagements améliorés à l'égard de l'accès aux marchés dans les secteurs pertinents des marchandises et des services — ce que le Canada recherche activement.
Globalement, les objectifs du Canada en ce qui a trait à la politique commerciale sur le cybercommerce sont de:
L'un des enjeux les plus contestés des discussions de l'OMC sur le cybercommerce est la question de savoir si les produits livrés par voie électronique, comme les logiciels, la musique et les livres, constituent des marchandises ou des services selon les règles commerciales internationales. Le Canada n'a pas encore pris position sur la classification des produits électroniques qui ont un équivalent matériel, mais le dossier est à l'étude. En mai 2002, sous les auspices de la deuxième discussion consacrée au cybercommerce, le Canada a présenté une « note informelle » sur la classification des logiciels livrés par ARCHIVÉE - voie électronique; le document visait à analyser les principaux enjeux et à alimenter le débat.
Les Membres se sont également penchés sur certaines questions liées à la politique commerciale sur le cybercommerce, dont les suivantes :
Pour de plus amples renseignements sur le Canada et l'OMC.
Juillet 2005