Le libre-échange en Israël profite aux Canadiens


Ces 15 dernières années, l’Accord de libre-échange Canada-Israël (ALECI) a contribué à l’augmentation des marges de profit des entreprises canadiennes. Il a aussi permis de réduire ou d’éliminer les obstacles non tarifaires avec ce pays du Moyen-Orient.

Depuis la signature de l’Accord, le 31 juillet 1996, le commerce entre les deux pays a plus que doublé : la valeur des échanges bilatéraux de marchandises est passée de 507 millions de dollars, en 1996, à 1,4 milliard de dollars, en 2010.

L’ALECI, entré en vigueur le 1er janvier 1997, a permis d’éliminer les droits de douane sur tous les produits industriels fabriqués dans l’un ou l’autre des deux pays ainsi que sur certains produits agricoles, agroalimentaires et halieutiques.

L’Accord a aidé des entreprises comme MicroPilot, du Manitoba, qui fabrique de petits pilotes automatiques pour des véhicules aériens et des micro-aéronefs sans pilote. Grâce à la technologie de pointe de MicroPilot, les pilotes automatiques peuvent guider des véhicules sans intervention humaine en temps réel.

Le président et fondateur de MicroPilot, M. Howard W. Loewen, est convaincu que l’ALECI a aidé sa société de différentes façons.

« L’Accord nous permet de maintenir nos produits à des prix plus bas, indique-t-il. Des droits de douane supérieurs les rendraient évidemment plus chers, ce qui compliquerait la décision d’achat.

« De plus, grâce à l’ALECI, les échanges avec Israël sont plus faciles qu’avec les pays n’ayant pas signé d’accord de libre-échange avec le Canada, ajoute M. Loewen.

« Tout le processus d’exportation est simplifié, précise-t-il. Les droits de douane constituent toujours un casse-tête pour le passage transfrontalier. »

À titre d’exemple, M. Loewen mentionne qu’il est devenu beaucoup plus facile de traiter les réparations de marchandises grâce à l’ALECI. Dans les pays sans accord de libre-échange avec le Canada, les clients sont parfois forcés de payer des droits une deuxième fois, voire des amendes, s’ils doivent renvoyer des produits pour les faire réparer ou remplacer.

« L’ALECI a aussi simplifié les processus à la frontière, ce qui a permis de réduire au minimum les retards, note-t-il.

« Dans les régions imposant des restrictions complexes à l’importation, le seul passage des produits à la douane peut prendre beaucoup de temps », explique M. Loewen.

L’homme d’affaires attribue aussi à l’ALECI le mérite de faciliter l’envoi de techniciens qualifiés en Israël pour assurer l’entretien des produits de MicroPilot.

« La possibilité de déployer du personnel de soutien est essentielle à notre capacité de vendre des produits dans ce pays. Il s’agit d’une question bien plus importante que les simples droits de douane », ajoute M. Loewen.

MicroPilot vend des pilotes automatiques à Israël depuis plus de 10 ans. Ce pays est l’un des « marchés clés » de la société, qui y réalise de 5 à 10 p. 100 de ses ventes.

L’Accord de libre-échange Canada-Israël doit être élargi une troisième fois au cours des prochaines années en vue de resserrer les liens en matière de commerce et d’investissement. Les représentants canadiens et israéliens travaillent à la modernisation de l’ALECI depuis octobre 2010. Israël reste un partenaire économique important pour le Canada, se classant au 6e rang des marchés d’exportation de marchandises au Moyen-Orient.

Pour de plus amples renseignements, prière de consulter l’Accord de libre-échange Canada-Israël et le Service des délégués commerciaux du Canada.