L’accord commercial avec le Pérou permet à une entreprise canadienne de réaliser un important avantage concurrentiel lié aux coûts


Lorsque l’équipe de direction de l’entreprise International Road Dynamics Inc. (IRD) s’est tournée vers l’étranger pour accroître son chiffre d’affaires, elle a pris une importante décision stratégique, soit celle de ne pas vendre seulement aux États‑Unis ses produits de gestion de la circulation routière.

IRD a plutôt ciblé des marchés moins traditionnels, comme ceux de l’Amérique latine, de la Chine et de l’Inde, au potentiel inexploité. Vingt ans plus tard, IRD réalise plus de 50 p. 100 de son chiffre d’affaires à l’extérieur du Canada et des États-Unis, et l’entreprise est maintenant un chef de file mondial dans les domaines des péages automatisés, des postes de pesage pour camions, des systèmes de contrôle de la circulation et des systèmes de gestion des conducteurs.

Il y a néanmoins des difficultés à surmonter. Ces dernières années, la forte appréciation du dollar canadien a obligé IRD à faire davantage appel à la sous-traitance de produits sur les marchés locaux pour demeurer compétitive. M. Arthur Bergan, président du conseil d’administration d’IRD, était donc particulièrement heureux lorsque le Canada a entrepris de négocier des accords de libre‑échange avec les pays andins, négociations qui ont abouti à la conclusion d’un tel accord entre le Canada et le Pérou (entré en vigueur en août 2009) et d’un accord entre le Canada et la Colombie (entré en vigueur en août 2011).

« Chaque fois qu’un accord de libre‑échange est conclu, les importateurs et le gouvernement du pays partenaire considèrent immédiatement votre pays comme un allié, ce qui est avantageux, a déclaré M. Bergan. L’accord [avec le Pérou] fait décroître le coût des activités sur le marché local, diminution qui compense les autres coûts dont il faut tenir compte, comme la force du dollar. »

L’Accord de libre-échange Canada-Pérou permet d’améliorer l’accès au marché pour les entreprises canadiennes en supprimant les droits de douane sur la majorité des exportations canadiennes. Des mesures visant les principaux obstacles non tarifaires ont aussi été adoptées, pour faire en sorte que la réglementation gouvernementale ne crée pas d’obstacles au commerce. L’Accord sert également à promouvoir la transparence des pratiques réglementaires.

Les investisseurs y trouvent aussi leur compte du fait que l’Accord crée un environnement stable où on les traite à égalité avec les investisseurs locaux. L’Accord les protège aussi contre la discrimination et l’expropriation sans indemnisation équitable.

M. Bergan est convaincu que l’Accord de libre-échange Canada‑Pérou aura des retombées avantageuses. Bien qu’il faille généralement beaucoup de temps pour réaliser des projets d’infrastructure, M. Bergan affirme que son distributeur péruvien signale déjà un intérêt accru pour les produits et solutions de son entreprise. Comme il n’y a pas de droits de douane à acquitter, il en coûte moins cher à l’entreprise de faire des affaires au Pérou. M. Bergan est alors en mesure de transmettre aux distributeurs les économies réalisées par l’entreprise, ce qui permet à IRD d’envisager des débouchés encore plus vastes dans les pays andins.

Pour en savoir davantage sur l’Accord de libre-échange Canada-Pérou.