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Engagement mondial pour la liberté des médias

Signé à la Conférence mondiale pour la liberté des médias
Londres, Royaume-Uni
Le 10 juillet 2019

La liberté des médias fait face à des menaces croissantes partout dans le monde

Dans le cadre du travail vital qu’ils effectuent, les journalistes et les organisations médiatiques sont de plus en plus confrontés à des lois restrictives, à des mesures juridiques punitives et à la violence physique. Peu importe s’ils travaillent avec les médias traditionnels ou les plateformes digitales, ce n’est que trop souvent qu’ils payent leur engagement de leur liberté ou de leur vie.

La liberté des médias est une composante intégrale de la sécurité et de la prospérité mondiales. Afin que les gouvernements rendent des comptes, les gens ont besoin de médias libres qui leur fournissent des informations précises et des analyses éclairées.

Là où les journalistes et les médias sont libres de faire leur travail en toute sécurité, les sociétés sont plus prospères et plus résilientes. Le libre échange de points de vue et d’informations qui en résulte permet aux communautés de trouver et de saisir de nouvelles possibilités et de reconnaître les problèmes qui doivent être abordés.

Les attaques contre la liberté des médias constituent des attaques contre les droits de la personne. Elles impliquent des attaques contre les droits fondamentaux des journalistes et ceux qui travaillent pour les organisations médiatiques. Ces droits sont enchâssés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et d’autres instruments relatifs aux droits de la personne et sont maintenus dans les Objectifs de développement durable – des droits tels que le droit à la liberté d’opinion et d’expression et le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne. Les violations et abus des droits des journalistes et de ceux qui travaillent dans les organisations médiatiques ont un effet en cascade sur les droits des autres, à mesure que l’examen critique s’estompe.

Trop souvent, ce sont les gouvernements qui sont la source de la menace à la liberté des médias. Les gouvernements – qui sont responsables de la protection des droits de la personne – s’avèrent plutôt ceux qui les violent. Parfois, les gouvernements ciblent des journalistes ou des bureaux de presse en particulier, violant du même souffle le droit à une audience équitable et publique et garantissant l’impunité aux auteurs de ces crimes. Parfois, ils mettent en place des cadres juridiques et réglementaires restrictifs qui empêchent les journalistes de faire leur travail. Parfois, ils déforment intentionnellement l’environnement de l’information.

Là où les gouvernements ne sont pas la source du problème, ils ne parviennent souvent pas à fournir les solutions requises pour contrer les actes de ceux qui s’attaquent à la liberté des médias, depuis les groupes terroristes jusqu’aux organisations criminelles.

Pour contrer les menaces qui pèsent sur la liberté des médias, il faut agir à l’échelle tant mondiale que locale

En tant que gouvernements, nous avons la responsabilité de veiller à ce que les gens de nos pays puissent jouir de tous leurs droits de la personne et des avantages qu’ils apportent à la société. Cela comprend le droit à la liberté d’opinion et d’expression, sans lequel tous les autres droits s’avèrent menacés.

Mais il ne suffit pas que chacun de nos pays s’investisse dans la résolution de problèmes localement. Les modèles de réglementation restrictifs peuvent s’étendre d’un pays à l’autre. Les techniques d’intimidation qui proviennent d’une communauté se propagent rapidement à une autre. Les plateformes mondiales de médias numériques sont de plus en plus répandues et proposent tant une promesse de la liberté de parole, qu’une menace de surveillance et la manipulation.

Nos gouvernements doivent tenir responsables ceux qui violent ou bafouent les droits de la personne qui sous-tendent la liberté des médias – qu’il s’agisse des représentants des gouvernements ou d’entités privées. Nous devons offrir notre solidarité aux gouvernements qui prennent des mesures pour renforcer la protection de ces droits.

Face aux menaces qui pèsent sur la liberté des médias et dont l’ampleur et la nature sont nouvelles, nous devons adopter de nouvelles formes de collaboration qui s’adaptent aux nouvelles réalités.

Notre approche doit être adaptée à la situation et s’attaquer aux menaces aiguës à mesure qu’elles se présentent. Elle doit être stratégique, en tenant compte des tendances à long terme et des défis tenaces.

Nous devons assurer la reddition de comptes, collaborer entre nous, mais également avec les gouvernements qui n’ont pas signé cet engagement. Nous devons prendre en compte tous les domaines qui affectent la liberté des médias, allant d'encourager des environnements réglementaires favorables à la transparence des processus judiciaires. Nous devons tendre la main, au-delà des gouvernements, aux journalistes, aux organisations médiatiques, aux groupes de la société civile et à d’autres parties prenantes afin de mener à bien un effort de collaboration à l’échelle de la société. Nous devons nous appuyer sur d’autres initiatives de liberté des médias, et nous ferons progresser ce travail chaque fois que nous le pourrons.

Nous devons remplir nos obligations en vertu du droit international en matière de droits de la personne et bâtir un monde plus sûr et plus prospère.

Nos pays sont déterminés à travailler ensemble pour protéger la liberté des médias

Nous nous engageons à nous exprimer et à agir ensemble, par l’entremise d’une nouvelle Coalition pour la liberté des médias, afin de :

Nous nous engageons à exploiter le pouvoir de nos réseaux diplomatiques grâce à un nouveau Groupe de contact sur la liberté des médias pour que nos représentants puissent :

Grâce à ce nouveau Groupe de contact sur la liberté des médias, nos représentants élargiront notre portée, y compris par le biais des réseaux existants déjà actifs dans le système multilatéral.

Nous nous engageons à renforcer les initiatives internationales de promotion de la liberté des médias.

Nous nous engageons à maintenir ces principes et à être vigilants.

Nous nous engageons à se réunir chaque année pour renouveler nos engagements et pour nous attaquer aux nouvelles menaces et saisir les nouvelles possibilités.

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