Bosnie et Herzégovine

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Les gens de Bosnie-Herzégovine sont très sociables et hospitaliers. La curiosité les rend parfois très directs quand ils rencontrent des nouveaux-venus. Culturellement, il est permis de poser des questions personnelles quand on rencontre les gens pour la première fois comme « D’où venez-vous? Êtes-vous marié? Avez-vous des enfants? Quelle est votre profession? », etc.

Prenez le temps de bien communiquer avec votre interprète. Prenez en considération que la profession d’interprète n’existe que depuis 1992. Établissez de bons liens personnels avec elle ou lui de façon à faire amplement connaissance. Cette personne sera, pour vous, le meilleur indicateur de ce qui est actuellement socialement acceptable. Cela vous sera précieux plus tard quand vous parlerez à différentes personnes.

L’influence de l’esprit collectif est toujours omniprésente. Les gens sont très faciles à aborder et vous pouvez vous trouver pris dans de longues conversations sur des sujets que vous n’auriez jamais songé aborder (p.ex. des événements historiques qui remontent à 2000 ans).

La famille, le travail, les sports, la musique, les divertissements, les enfants, les événements culturels locaux, les bons restaurants et le temps qu’il fait sont toujours de bons sujets de conversation quand vous rencontrez quelqu’un en privé. Les rendez-vous d’affaires sont plus officiels.

Faire preuve d’humour est toujours agréable, mais cela dépendra également de la personne que vous rencontrerez. Lors d’une première rencontre, ne parlez jamais de religion ou de nationalité. Ce sont des thèmes qui pourraient être blessants pour certaines personnes. Faire rire du mariage, des belles-mères ou des politiciens est généralement acceptable.

Finalement, dans l’ensemble, il n’y a pas de sujets « interdits », mais il est recommandé de ne pas mentionner les événements militaires ou politiques qui se sont passés de 1992 à 1996. En faisant un compliment à un homme d’âge moyen, il vaut mieux éviter de faire un commentaire sur son apparence physique. Des déclarations s’opposant à l’image de la masculinité sont définitivement offensantes et peu appropriées.

Les relations entre locataires et propriétaires ne sont pas structurées comme elles le sont au Canada. Il est bon que cette relation soit établie clairement dès le début. Le propriétaire pourrait venir rendre visite en tout temps, juste pour une conversation amicale.

Lorsqu’on se rend chez quelqu’un, la coutume veut qu’on offre au visiteur un café, un thé, un jus ou un repas. Refuser pourrait être vu comme un manque de respect pour l’hôte.

Point de vue canadien :

La famille et le travail, dans cet ordre, sont des meilleurs sujets de conversation. Toutefois, il faut faire attention parce que la Bosnie-Herzégovine (BiH) est passée par une guerre difficile et certains membres d’une famille peuvent être morts ou avoir émigré. Néanmoins, les gens semblent vouloir en parler généralement. C’est peut-être thérapeutique pour eux. La question du travail pourrait aussi être délicate à cause du chômage élevé et de la perte d’emplois durant ou après la guerre, parfois simplement en raison de l’appartenance au mauvais groupe ethnique.

Le lieu d’origine d’une personne pourrait aussi raviver des souvenirs douloureux étant donné que certaines personnes ont été déplacées durant le conflit et n’ont peut-être pas encore pu retourner chez elles. Cette situation pénible pourrait être causée par l’intolérance ethnique, ce qui pourrait se traduire en une incapacité à se trouver de l’emploi ou à accéder aux services sociaux existants, tels que l’école pour les enfants. Les gens pourraient aussi être fortement peinés par la destruction de leur domicile durant la guerre.

Il est facile de parler d’autos et de sports avec les hommes. La nourriture est aussi une question populaire. Les gens sont très versés en histoire mais c’est aussi une question qui peut mener à un débat animé de plusieurs heures, au moins pour les citoyens de la BiH. Le danger est que cette question finit toujours aussi par déboucher sur la situation politique actuelle qui est trop chargée pour en parler. Il vaut mieux écouter d’abord, si l’on est nouveau dans le pays, avant de s’engager dans une telle conversation.

Puisque le pays a trois langues officielles (le serbe, le bosniaque et le croate), il vaut mieux se référer à la langue du pays comme la « langue locale ». Les gens sont offensés si on n’associe pas correctement la langue parlée avec le groupe ethnique particulier.

Il vaut mieux ne pas faire de compliments individuels sur des bijoux ou des articles personnels parce que son propriétaire peut choisir d’en faire cadeau à l’admirateur.

Le sens de l’humour ressemble beaucoup à celui du monde occidental.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

La population de la Bosnie-Herzégovine ne se préoccupe pas tant de l’espace entre les personnes. Les transports publics, habituellement surchargés, sont probablement un des meilleurs endroits pour examiner de plus près le sens de l’espace personnel. Trop d’espace pourrait vouloir dire qu’il y a un manque de confiance entre deux personnes ou qu’on a affaire à une manière autoritaire de traiter les gens.

Le contact visuel est important et sous-entend honnêteté et bonnes intentions. Parfois vous aurez de la difficulté à maintenir le contact visuel étant donné les conversations en « stéréo » (deux ou trois personnes qui parlent en même temps).

Le contact physique est très peu courant quand on rencontre quelqu’un pour la première fois. Néanmoins, serrer la main des hommes et des femmes au moment de les saluer est tout à fait courant. Les hommes ne se touchent pas à moins qu’ils ne se connaissent très bien ou qu’ils soient parents. Les amis sont plus portés à s’embrasser sur les joues (les Bosniaques et les Croates s’embrassent deux fois, les Serbes trois fois). Quant aux relations entre hommes et femmes, une certaine distance est de rigueur au début.

Les expressions du visage sont très importantes et les gens ont l’habitude d’avoir une expression amicale tout le temps. Un proverbe très populaire de la Bosnie-Herzégovine dit : « Le sourire ouvre des portes en or ».

Il faut complètement éviter de lever les trois premiers doigts de la main dans les Territoires fédérés de la Bosnie et de la Croatie; ce geste qui signifie la victoire est toléré seulement dans les territoires Serbes. Également avoir le doigt du milieu en l’air, agiter l’index et pointer quelqu’un du doigt est très grossier.

Point de vue canadien :

Certaines personnes semblent se mouvoir dans un espace plus restreint que celui qu’on pourrait trouver communément en Occident. C’est surtout quand on en vient à mieux connaître quelqu’un et qu’on est plus &agrave l’aise en sa compagnie, qu’il pourrait y avoir un rapprochement et peut-être même un contact physique durant la conversation.

Le contact visuel est généralement semblable à celui pratiqué en Occident. Il est particulièrement important de regarder quelqu’un dans les yeux quand on lève son verre à sa santé. Par contre, dans une région majoritairement musulmane, le contact visuel entre hommes et femmes pourrait maintenant être moins direct, mais ce n’était pas le cas jusqu’à la fin de l’an 2000.

Les gens ont tendance à se parler plus fort qu’en Amérique du Nord. Il ne faut pas en conclure qu’ils sont fâchés. C’est souvent le résultat d’un débat passionné ou de sentiments vifs concernant un sujet en particulier. Des discussions animées où les gens sont en désaccord se voient fréquemment mais elles se terminent rarement par des coups de poings.

Les gens orientent parfois leur réponse de manière à satisfaire la personne posant la question, même si ce n’est pas la bonne réponse. Par ailleurs, si un individu ne connaît pas la réponse, il pourrait faire tout son possible pour l’obtenir.

Il pourrait être impoli de faire venir quelqu’un avec la main ouverte tournée vers le haut, comme au Canada. Il vaut mieux tourner la paume vers le bas et fermer/ouvrir les quatre doigts ensemble.

Si une personne a les mains mouillées ou sales au moment de saluer quelqu’un, elle lui offrira son poignet plutôt. C’est assez surprenant quand ça vous arrive pour la première fois, mais c’est totalement accepté dans la culture de la BiH.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

C’est considéré tout à fait approprié et socialement acceptable du point de vue culturel d’exprimer ses émotions parmi des gens que vous connaissez. Si vous vous trouvez avec des inconnus, ces démonstrations ne sont pas appropriées ni courantes.

Point de vue canadien :

Les démonstrations d’affection en public sont communes parmi les jeunes qu’on peut voir s’embrasser sur des bancs publics, par exemple. Également, des hommes et des femmes plus âgés se tiennent parfois par la main. Souvent, les femmes marchent bras dessus bras dessous. Parfois on voit les hommes se tenir par la main ou marchant bras dessus bras dessous.

On peut voir des gens en colère de temps à autre, mais habituellement si elle est exprimée, le problème est réglé et la vie continue comme avant, pourvu évidemment qu’il ne s’agisse que d’un simple argument verbal, ce qui est habituellement le cas. Les pleurs de joie ou de tristesse sont traités comme au Canada. Être vainqueurs d’un important match de soccer cause souvent de grandes célébrations pour les Serbes qui, à cette occasion, tirent des coups de fusil dans les airs (appelés tirs de joie).

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Les gens ont tendance à juger un individu par sa tenue vestimentaire. Cela dépendra beaucoup de la région du pays dans laquelle vous vous trouverez. Dans les milieux urbains on pourra être en tenue plus décontractée, tandis que dans les régions rurales, il faut faire bonne impression.

Le code vestimentaire pour les employés est beaucoup moins exigeant que celui de la direction, qui devra porter une tenue d’affaires. On s’attend à ce qui vous portiez des vêtements propres et des souliers bien cirés. Pendant les mois d’été, les femmes portent des tenues plus à la mode et durant l’hiver, des tenues plus conventionnelles et plus pratiques.

On peut s’adresser au personnel en utilisant le prénom. Toutefois et à moins d’instructions contraires, la direction s’attendra à ce qu’on utilise M. ou Mme et le nom de famille. En faisant meilleure connaissance avec le personnel et la direction, vous pourrez leur parler en utilisant leur prénom.

Point de vue canadien :

Au départ, il vaut mieux adopter une tenue vestimentaire plus habillée. Certains vêtements ne doivent être portés qu’à la maison, par exemple les shorts, les survêtements de sport, etc. Par contre, les femmes peuvent porter des hauts assez légers en été à cause de la chaleur.

Une manière polie de s’adresser à des collègues, au moins jusqu’à ce qu’on vous le dise, est d’utiliser M., Mme, Mlle et le prénom. Il vaut mieux vérifier toutefois si c’est bien la coutume locale.

Les gens en BiH ont tendance à attendre la dernière minute pour passer à l’exécution des tâches, ce qui peut rendre les choses difficiles et demande beaucoup de cajoleries quand il faut respecter une échéance. La ponctualité est aussi un peu souple, mais pas trop, du moins pas dans les lieux de travail. L’absentéisme n’est en général pas un problème, mais s’il est important, il serait bon de s’informer s’il y a des circonstances atténuantes. Comme cela pourrait être délicat, il vaudrait mieux en traiter en privé. La productivité dans un milieu de travail local sera différente de celle dans une organisation internationale. Il faudra tout simplement établir des objectifs appropriés ou se renseigner s’il en existe déjà.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Le savoir, l’expérience, le travail et la fiabilité sont les qualités les plus estimées. La compétence à organiser, diriger des réunions de manière opportune et amener les participants à se concentrer sur les questions à l’ordre du jour sont des indicateurs importants de vos qualités. Un expatrié est considéré comme un exemple et sera examiné de près par ses pairs dans tout ce qu’il entreprendra.

Si vous voyez que les membres de votre équipe sont prêts à faire l’effort nécessaire pour respecter les échéances fixées pour les tâches qui leur ont été confiées, vous saurez que vous êtes accepté. Le leadership et l’institution de séances quotidiennes d’information pourrait s’avérer très utiles.

Les nouvelles idées sont bien accueillies mais moins importantes. La scolarité donne un poids de plus à une relation déjà établie, mais seule, elle ne signifie pas grand-chose (si les autres qualités manquent).

Point de vue canadien :

Les études et l’expérience sont les atouts les plus importants. C’est sur ces qualités que se fondent les premières impressions. Ensuite, il sera important pour un étranger de démontrer que la présence et les opinions du personnel local comptent pour beaucoup dans le succès du projet. Si l’expatrié exprime le désir d’en apprendre plus sur son nouvel environnement, en posant des questions, cela aidera énormément. Souvent, les citoyens de la BiH sont curieux de savoir comment certaines questions auraient été réglées dans le pays du directeur expatrié. Ainsi, ils seront plus en mesure de comprendre comment celui-ci en est arrivé à prendre les décisions actuelles.

Dans la plupart des cas, le directeur/superviseur pourra trouver au moins une personne parmi son personnel local qui lui fera des commentaires sur sa gestion. Ce qui est important pour l’expatrié est de bien écouter la réponse. Il vaut mieux également ne pas choisir juste un membre du personnel pour cette activité, étant donné la position inconfortable dans laquelle il se trouverait par rapport à ses collègues de travail. Obtenir une bonne collaboration de son personnel est bon signe qu’un gestionnaire est bien accepté par ses employés. Lorsque le personnel ne réagit pas rapidement, cela pourrait signifier que la tâche n’a pas été comprise et aurait besoin d’une plus grande clarification.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Toutes les décisions sont prises par la direction. Les idées viennent de sources différentes (les cadres, d’autres membres du personnel), mais elles sont mises en oeuvre par la direction. C’est cette dernière qui en prend la responsabilité mais parfois, elle essaiera de la partager dans le cas de mauvaises décisions ou d’échecs.

L’utilisation de remues-méninges, de la pensée latérale ou de différents scénarios n’est pas courante dans le secteur public. Dans le secteur privé, des changements s’amorcent graduellement.

Il n’y a pas de mal à aller voir votre supérieur hiérarchique. L’efficacité de ces entretiens est directement liée à leur fréquence, à leur raison d’être (est-elle bonne?). Il vaudrait mieux qu’il y en ait peu, parce que vous voulez donner une impression de fiabilité. Très souvent, le membre du personnel concerné essaiera de régler le problème de lui-même ou d’en discuter avec ses collègues. En général, la politique de « la porte ouverte » ne fait pas encore partie de la structure organisationnelle et du climat des lieux de travail de la Bosnie-Herzégovine.

Point de vue canadien :

Les décisions sont habituellement prises par la personne en charge. Ce processus ne comprend pas nécessairement la consultation du personnel, car en général on ne demande pas l’avis des citoyens de la BiH. Toutefois, avec la présence de nombreux membres de la communauté internationale dans le pays depuis les six dernières années, cette situation est en train de changer. Les jeunes en particulier, et plus encore s’ils ont côtoyé des travailleurs internationaux pendant un certain temps, pourraient vouloir être consultés sur des questions qui les concernent. On s’attend plus probablement à ce que des employés aillent voir leur supérieur immédiat d’abord, et non une personne plus haut placée.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :


Égalité des sexes :
C’est un monde d’hommes mais où on respecte totalement une femme qui a réussi. En général, c’est plus difficile pour une femme de faire carrière. Les femmes des régions urbaines ont un meilleur statut que celles qui résident en région rurale.

Religion :
Ce facteur n’avait pas d’importance avant la guerre. Il est probablement très important maintenant, surtout dans les régions rurales. Toutefois, dans les régions où les groupes ethniques se mélangent, la religion jouera un rôle secondaire.

Classes sociales :
Il n’y a pas de distinction claire entre les classes, mais chacun sait où est sa place et quels sont ses limites, de toute évidence. L’antagonisme entre les régions rurales et urbaines est répandu et il y a beaucoup de préjugés et de parti pris des urbains envers les ruraux. Un individu qui vient d’une société plus individualiste sera, sans nul doute, surpris de l’importance et du sens donnés au prestige et au milieu social.

Origine ethnique :
L’appartenance ethnique a toujours été interprétée comme un élément religieux et elle est liée au site géographique et à l’entité à laquelle chacun appartient (c.-à-d. serbe, croate et musulmane). Ces distinctions sont aujourd’hui plus importantes que jamais, compte tenu du fait que la population continue de s’adapter aux résultats des événements de 1992-1996 et qu’elle les assimile. Toutefois, les régions aux groupes ethniques mixtes semblent y accorder moins d’importance.

Une fois qu’un accord a été convenu sur l’établissement de la Bosnie-Herzégovine, la population a accepté les conditions requises pour que le gouvernement et ses organismes représentent les groupes ethniques de manière équitable. Néanmoins, le secteur privé peut être plus récalcitrant à accepter les conditions de l’accord. Des signes de méfiance diffèrent d’une entité à l’autre et sont toujours visibles.

Point de vue canadien :


Égalité des sexes :
En raison de la présence de la communauté internationale au cours des six dernières années, on accorde plus d’attention au concept d’égalité entre les sexes. Néanmoins, dans la plupart des cas, c’est encore la femme qui s’occupe de tout ce qui concerne la maison. Il semble y avoir une tendance à partager la responsabilité de l’éducation des enfants. Les femmes peuvent travailler en dehors de la maison également, mais de nombreux hommes en chômage passent leur temps dans les cafés.

Religion :
Beaucoup d’étrangers pensent que cette question a été à l’origine de la guerre. Néanmoins, la religion n’est qu’un indicateur de plus des différences qui existent entre les trois groupes ethniques. Il semble que la religion garde une importance élevée pour les Croates (catholiques), moindre pour les Bosniaques (musulmans) et moindre encore pour les Serbes (orthodoxes).

Classes sociales :
Les distinctions de classe sont surtout de type urbain ou rural ou ont trait au niveau de scolarité. Il y a encore un certain pourcentage d’analphabétisme dans la BiH, surtout en région rurale. La population urbaine n’a pas beaucoup de considération pour les gens des villages.

Origine ethnique :
C’est la question dominante en BiH depuis la guerre et un élément dont on tient compte dans la plupart des échanges. Les noms de famille révèlent l’appartenance à un groupe ethnique. Celle-ci peut avoir des répercussions sur l’emploi, sur l’acceptation dans une communauté, sur l’admissibilité à des avantages sociaux, etc..

Les facteurs qui comptent le plus dans les lieux de travail sont l’appartenance ethnique, le niveau d’études (la classe) et ensuite le sexe. La religion est liée au groupe ethnique, ce qui détermine l’admissibilité de la personne dans un lieu de travail, même dans une organisation internationale. Néanmoins, dans un environnement international les groupes ethniques s’entendent puisque leur salaire en dépend. Le facteur économique transcende les différends.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il est très important d’établir des relations amicales avec des collègues. Cela ne veut pas nécessairement dire des relations personnelles. Il s’agit plus ici d’une question de confiance mutuelle et de respect (p.ex. parler de ses antécédents en matière d’emploi, de projets et de sociétés).

Pour établir une bonne relation, un bon point de départ serait de faire part de vos connaissances liées à votre travail, de votre fiabilité et du niveau de responsabilité qui vous est confié ainsi que de montrer un intérêt marqué pour le niveau d’études de vos collègues. Une bonne manière de commencer cette relation serait une invitation à déjeuner ou à prendre un café. Une relation personnelle est bien accueillie si vous êtes sur la même longueur d’onde que votre interlocuteur et que vous vous comprenez.

Point de vue canadien :

De faire l’effort de mieux connaître quelqu’un vous sera très utile si vous voulez faire des affaires avec cette personne. Même au moment de discuter de politiques ou lors de réunions, il vaut mieux ne pas rentrer dans le vif du sujet immédiatement. Parler d’abord de choses légères est de coutume pour briser la glace. D’habitude, on offre quelque chose à boire au début d’une réunion. La coutume est de servir un café ou un jus avant de passer aux choses sérieuses. Par ailleurs, il est considéré impoli de tenir une réunion avec un étranger sans offrir au moins un rafraîchissement. De l’alcool, comme une eau-de-vie locale (rakija), pourrait être offert, même si c’est le matin. On n’est pas obligé d’accepter, mais ça ne devrait pas vous surprendre. Prendre le temps d’aller dans un café et prendre un verre avec les gens de l’endroit est un moyen facile de leur montrer que vous aimeriez faire leur connaissance. C’est en fait un passe-temps national et très facile à mettre en pratique.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Il est normal de s’attendre à un traitement « spécial » si un parent ou un ami fait partie du personnel. Habituellement, un employé s’attendrait à ce qu’un membre de sa famille soit embauché, parfois dans les mêmes lieux de travail. Malheureusement, cette pratique s’est perpétuée dans les bureaux des organisations non gouvernementales internationales et sa tolérance a ainsi été renforcée.

Il est pratique courante dans le secteur privé et publique que les gens favorisent le recrutement des gens qu’ils connaissent et qui ont particulièrement besoin d’un travail. Ceci s’applique surtout en l’absence d’un candidat plus qualifié. Ce fait est aussi plus courant dans les petites villes que dans les grands centres urbains.

Point de vue canadien :

Il va de soi que les employés locaux suggéreront leur famille et leurs amis comme candidats possibles. Il serait donc bon d’instaurer une politique qui ne permettrait qu’à un seul membre d’une famille d’être employé d’une organisation. Bien qu’il pourrait être avantageux d’embaucher une personne liée à un fonctionnaire sur lequel on compte en dehors du bureau, il est très important de pouvoir justifier que les compétences individuelles sont nécessaires. En tant qu’employé international, il vaut peut-être mieux ne pas succomber à des pratiques de favoritisme et établir une politique d’emploi équitable.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Les échanges personnels entre employés suivent les principes de l’idéologie communiste. Les gros problèmes liés au travail sont réglés selon les principes de la philosophie du syndicat des travailleurs à moins qu’un des travailleurs ait un parent ou un ami haut placé qui pourrait intervenir personnellement et résoudre le conflit.

La majorité des gens appliquent une stratégie de compromis. En général, les collègues se parlent directement et traitent de la question sur-le-champ.

Point de vue canadien :

Il vaut mieux ne pas confronter la personne publiquement : dans la culture de la BiH, il est très important de ne pas se faire humilier en public. Selon la situation, il sera peut-être nécessaire de parler à cette personne et donc, il faudra peut-être avoir recours à un interprète. Il est recommandé de toute manière qu’une tierce partie soit présente pour confirmer ce qui a été dit. Il se peut que certains interprètes ne rendent pas avec exactitude l’intention des propos qui ont été tenus.

Pour savoir quand un collègue pourrait être offensé, il serait bon dès le début d’établir un climat qui inviterait le personnel à aider le nouveau-venu à comprendre le nouvel environnement. On pourrait aussi mettre en place une séance d’information à intervalle régulier, au tout début à tout le moins, pour bien démarrer. La souplesse est une qualité très appréciée dans la culture BiH et est accueillie avec enthousiasme. Ce n’est pas une mauvaise idée de faire savoir à l’interne que l’expatrié comprend qu’il pourrait y avoir quelques erreurs de parcours et qu’il ou elle s’attend à être aidé(e) par le personnel local.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Par les temps qui courent, les gens doivent se considérer très heureux s’ils ont un emploi bien rémunéré en Bosnie-Herzégovine. La loyauté des employés n’est plus aussi forte envers l’organisation depuis le démembrement de l’ancienne Yougoslavie.

La reconnaissance d’un travail bien fait est importante et considérée comme un bon encouragement, surtout venant d’un étranger.

Point de vue canadien :

Le facteur économique est l’élément fondamental de motivation bien que la loyauté le suive de près. De plus, il faut compter avec les attentes d’un parti politique, parce que sans cela la possibilité d’emploi n’existerait pas. Dans une organisation internationale, il y a aussi la volonté de fournir un rendement de calibre international, c.-à-d. que la fierté jouerait un rôle à ce niveau.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Films : Perfect Circle d’Ademir Kenovic; le premier film d’après-guerre, lauréat de nombreux prix. No Man’s Land de Denis Tanovic; un film primé à divers festivals européens réalisé par un Bosniaque. Walter Defends Sarajevo, de Hajrudin Krvavac; sujet traditionnel d’action et de suspense sur la résistance durant la Deuxième Guerre mondiale. When Father Was Away on Business, d’Emir Kusturica; la rupture de Tito avec Staline. The Scent of Quinces, de Mirza Idrizovic; l’histoire d’une famille musulmane très unie au début de la Deuxième Guerre mondiale.

Livres : Stone Sleeper, poèmes de Mak Dizdar sur des paysages bosniaques, sur l’histoire, sur des pierres tombales médiévales uniques qui se trouvent éparpillées dans la nature en Bosnie. As Long as Sarajevo Exists de Kemal Kurspahic, les mémoires du rédacteur en chef du quotidien Oslobodjenje, durant la période de 1991 à 1995, qui racontent l’opération de survie de la société civile durant le siège de Sarajevo. Balkan Babel de Sabrina Ramet, décrit les développements politiques des années 1980, la presse, la musique rock, les Églises catholique et serbe orthodoxe, l’Islam, la montée de la guerre en Croatie, l’émergence d’une Slovénie et d’une Macédoine indépendantes, la guerre en Bosnie et les interventions internationales. Bosnia: a Short History de Noël Malcolm fait le récit de toute l’histoire de la Bosnie, depuis la fin de l’Empire romain jusqu’aux accords de Dayton. Bosnia: A Cultural History d’Ivan Lovrenovic, préface de Ammiel Alcalay, un survol de l’histoire culturelle de la Bosnie-Herzégovine. The Death of Yugoslavia de Laura Silber et Allan Little; la période de 1986 à 1995; documents d’accompagnement à la série de la BBC TV. Black Lamb and Grey Falcon: A Journey Through Yugoslavia (Agneau noir et faucon gris – Un voyage à travers la Yougoslavie, 2000) de Rebecca West; ouvrage sur l’histoire, la politique et la culture de la région.

Musique : Ivan Kalcina, guitariste très connu et Kemal Monteno, un chanteur qui décrit la ville de Sarajevo dans ses chansons et surtout dans « Sarajevo-Ljubavi moja » la chanson thème composée pour les Jeux Olympiques d’hiver.

Liens Internet en français : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/bosnieherzacc.htm; http://www.chez.com/bosnanet/carte.htm; http://www.voyage.gc.ca/destinations/menu_f.htm;

http://cwr.utoronto.ca/cultural/fre2/Bosnia/BosniaFR.htm; http://www.monde-diplomatique.fr/1995/10/SAMARY/1836.html (sur l’identité des musulmans); http://www.ambafrance.com.ba/bosnie.htm.

Point de vue canadien :

Le film récent No Man’s Land est fortement recommandé ainsi qu’un film plus ancien intitulé Underground, sur le rôle de la Yougoslavie dans la Seconde Guerre mondiale et sur la guerre en général. Également, la production de la BBC : The Death of Yugoslavia est censée être un bon documentaire.

Livres : Black Lamb Grey Falcon (Agneau noir et faucon gris – Un voyage à travers la Yougoslavie, 2000) de Rebecca West : un long ouvrage, à utiliser comme référence possiblement. Bridge over the Drina d’Ivo Andric : un ouvrage de fiction historique qui contient peut-être la scène la plus horrible que l’on puisse trouver dans un roman.

Musique : Jemal Moreno de Sarajevo; Zdravko Covic de Sarajevo; Gorgi Balasevic de Serbie – un chanteur de romances aimé de gens de tous âges, de tous les groupes ethniques, en BiH; Oliver Dragojevic de Split – un Frank Sinatra yougoslave; et Doris de Split – une chanteuse populaire dynamique.

Aliments typiques : Pita, une sorte de pâtisserie salée que l’on mange à toute heure ou comme petit déjeuner nourrissant en matinée. Faite de feuilles de phyllo, elle est farcie de viande, de fromage, d’épinards ou de pommes de terre. Les viandes grillées. Kifle, des petits pains qui ressemblent à des croissants, frais et toujours disponibles partout. Le Rakija est un alcool local, souvent à saveur de prune.

Liens internet utiles : www.osce.org et aller ensuite à leur programme en BiH.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Avant de partir en voyage n’importe où en ex-Yougoslavie, vous devez toujours garder en tête les deux principaux dangers qui existent en Bosnie-Herzégovine : les routes et les mines.

L’hiver est une bonne occasion d’explorer le répertoire des six théâtres de Sarajevo. Ne manquez pas les musées, comme le Musée national à Sarajevo et ses deux expositions du millénaire. Allez marcher dans la vieille ville (stari grad), dans le quartier de Bascarsija. C’est un endroit très intéressant avec ses petites rues étroites, ses bazars et ses monuments religieux, tous situés à courte distance les uns des autres. On y trouve aussi de bons restaurants.

Vous pouvez aussi aller voir les lacs dont certains sont très populaires comme ceux de Jablanicko, Boracko, Ramsko, pour ne nommer que ceux-là. En fait, chaque municipalité a un lac magnifique. Ce sont des lieux très agréables à visiter en toute saison et certains d’entre eux sont équipés pour faire de la pêche, du canot, de la voile ou même du ski nautique et du jet ski (l’été de préférence).

Les ponts sont aussi particuliers à la culture locale. Ils ont été bâtis pour traverser les rivières ou pour agrandir les villes. Certains d’entre eux sont renommés comme celui sur la Visegrad, ou sur la Drina, ou celui de Sarajevo où l’archiduc Franz-Ferdinand a été assassiné en 1914. Il faut aussi mentionner le pont Arskanagic sur la rivière Trebisnjica. Certains sont très anciens, comme le Rimski Most (d’origine romaine), au Sud de Sarajevo et le plus connu de tous, le Stari Most (Vieux pont) de Mostar qui a été détruit malheureusement durant la guerre. On est en train de le reconstruire.

Il y a en tout 38 restaurants à Sarajevo, situés surtout en ville. Ils servent de nombreuses spécialités des Balkans, des plats qui sont entre les cuisines occidentales et du Moyen-Orient. Il y a aussi deux restaurants chinois et un Taj Mahal également. Il faut absolument goûter aux « cevapcici », « burek », « dolmes », « bamia » et à toutes les différentes pâtisseries locales.

Les meilleurs vignobles sont situés en Herzégovine, où le soleil du midi permet au raisin de mûrir à point.

Les journaux, les magazines hebdomadaires, la télévision, les cafés-bars sont un bon point de départ avec, bien sur, l’aide de votre interprète. Habituellement vos collègues et votre personnel constituent également une bonne source d’information, en supposant que vous partagez les mêmes intérêts (travaillant dans le même domaine ou la même spécialité).

Point de vue canadien :

Le meilleur endroit pour en savoir plus sur la culture en BiH est de passer du temps dans les café-bars.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Difficile à dire. Du point de vue historique, ce sont pour la plupart des héros des nombreuses guerres que nous avons eues. D’autres pourraient être nos artistes, nos scientifiques et nos politiciens renommés. Dans la vie de tous les jours, les idoles sportives sont très populaires et importantes.

Point de vue canadien :

Le personnage qui ressort le plus est Tito, le dictateur bienveillant qui a dirigé l’ancienne Yougoslavie pendant presque quarante ans. Il a été aimé de presque toute la population. À cette époque, tous les groupes ethniques vivaient en paix les uns avec les autres et ils étaient supposément dans une situation économique confortable.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

À ma connaissance, les Canadiens sont considérés comme représentant la « meilleure » partie de l’Amérique du Nord.

Point de vue canadien :

Il est bon de se rappeler que Sarajevo avait accueilli les Jeux Olympiques d’hiver en 1984, quatre ans avant Calgary. C’est un lien positif, tout comme le fait que de nombreuses personnes de la BiH vivent maintenant au Canada.

D’un point de vue plus sérieux, le Canada a appuyé les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale. Les Serbes se sont joints aux Russes tandis que les Croates ont soutenu les Allemands. On s’en souviendra peut-être, surtout en Herzégovine, qui a une majorité croate.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Canadiens sont en général considérés comme amicaux et accommodants.

Point de vue canadien :

Les Canadiens peuvent considérer les citoyens de la BiH comme d’autres Européens de l’Est et d’autres anciens communistes. Bien que la BiH ressemble à l’Europe de l’Est, sa population aspire à rejoindre les pays occidentaux. Quant au fait d’avoir été communiste, c’était tout de même un communisme différent sous Tito, pas aussi rigide ou contrôlé que le communisme russe par exemple.

Certains voient la population de la BiH comme étant principalement constituée de musulmans. Or 40p. cent seulement sont musulmans, mais ils ont tendance à se considérer comme des musulmans « modernes » ou des musulmans européens, ce qui signifie pour eux qu’ils sont plus libéraux. Cependant, avec l’influence récente des États arabes donateurs, qui apporte avec elle des interprétations plus traditionnelles de l’Islam, cette attitude libérale est en train de changer.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née en Bosnie-Herzégovine, la plus jeune de sept enfants. Elle a vécu dans la ville de Zanica jusqu'à l'âge de 18 ans. Elle a ensuite habité Sarajevo, pour continuer ses études à l'université et elle a obtenu un baccalauréat en sociologie. Par la suite, elle a immigré au Canada pour vivre à Ottawa. Actuellement, elle vit à Victoria (C.B.). Elle est mariée et a un enfant.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle est née à Toronto, au Canada et est l'aînée de quatre enfants. Elle a grandi à Calgary, en Alberta, mais a fait des études universitaires en langues modernes (le français, l'italien et le norvégien) a Toronto et à Edmonton. Dans le cadre de son travail, elle a été appelée à voyager en Norvège en 1970 où elle a été reçue par une famille locale et travaillé dans leur exploitation agricole. Par la suite, elle a parfait ses études en éducation à l'Université de Calgary, où elle a obtenu un certificat en enseignement de l'anglais langue seconde. Plusieurs années plus tard, après avoir voyagé et travaillé dans de nombreux autres pays sur les cinq continents, votre interprète culturelle est partie pour la Bosnie-Herzégovine où elle a vécu pendant près de quatre ans. Bien qu'elle ait un domicile à Ottawa, elle a passé les huit derniers mois dans l'ancienne république yougoslave de Macédoine. Elle travaille en développement démocratique, surtout dans l'organisation des élections dans des environnements d'après-conflit. Elle est célibataire et n'a pas d'enfants.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.