Belgique

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Pour se saluer lors d'une première rencontre, les hommes et les femmes se serrent la main. À cette occasion, il convient de dire " enchanté " ou " aangenaam ". Les Belges apprécient qu'on fasse le geste de parler leur langue, le français ou le néerlandais, selon le cas.Lors d'une première rencontre, il est bon de parler du pays d'origine. Le sujet du travail aussi peut être abordé, tant que la différence de niveau hiérarchique entre les deux personnes n'est pas trop grande (on n'apprécie pas la vantardise).

En Belgique, il vaut mieux éviter la délicate question des relations entre francophones et néerlandophones. En général, l'humour est très prisé. Les Belges sont réputés pour leur autodérision et leur sens de l'humour (il y a bien sûr des exceptions). En outre, la culture belge est plus formelle que la canadienne. Il est recommandé de souvent dire " merci " et " excusez-moi ".

Point de vue canadien :

Lors d'une première rencontre, des sujets tels la famille et le travail se discutent très bien. Les Belges n'aiment généralement pas être confondus pour des Français et vu la situation un peu tendue entre les belges francophones et néerlandophones, il vaut mieux ne pas discuter de politique belge lors d'un premier contact. Il est également à noter que la Belgique a une monarchie. Certains Belges appuient cette monarchie, d'autres pas : il serait préférable d'éviter ce sujet de discussion. Il est important d'être conscient qu'un accent canadien français peut être difficile à comprendre pour un Belge. Afin de se faire comprendre, un étranger doit s'assurer d'utiliser le moins possible le dialecte de son parler quotidien et d'emprunter un français plus universel.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

La bonne distance à conserver lors d'une discussion est celle qui permet de ne pas toucher involontairement à l'interlocuteur mais qui est assez courte pour démontrer votre intérêt pour la conversation. Normalement, les Belges ne gesticulent pas beaucoup. Le sens de l'espace vital pour les Belges n'est pas aussi prononcé qu'au Canada, mais l'espace s'élargit lorsqu'on parle à des étrangers. L'espace consacré à chaque interlocuteur est plus grand lors de discussions professionnelles. La bonne distance peut varier en fonction de la personnalité des interlocuteurs.

Les gens se touchent plus facilement en Belgique qu'au Canada. Par exemple, lorsque vous saluez une personne, vous vous arrêtez et lui serrez la main. Les amis et les membres d'une famille peuvent s'embrasser (un baiser sur la joue droite). Au travail, il n'est pas nécessaire de prendre le temps de serrer la main à tout le monde tous les jours. Le ton est généralement calme. Il n'y pas autant d'intonations qu'au Canada. Certains gestes ou expressions sont impolis : pointer le majeur, tirer la langue, pointer quelqu'un du doigt, manger bruyamment, ou encore, parler trop fort.

Le contact visuel est très important. Ne pas le faire est une preuve de désintéressement. Comme au Canada, on considère que c'est signe de fourberie que de ne pas établir le contact visuel.

Point de vue canadien :

Lors de communications, la distance acceptable à prendre lorsqu'on parle à quelqu'un est d'environ un mètre. Cette distance permettra un confort adéquat pour les deux personnes qui discutent. Il est important d'établir un contact visuel avec les gens à qui l'on parle. Ceci est une question de politesse et une façon de dire à l'autre que l'on est attentif à ses propos. Il est donc très acceptable de regarder quelqu'un, homme ou femme, dans les yeux. Les femmes ne devraient pas être surprises si, lors d'une première rencontre avec un homme ou une femme, il ou elle s'avance pour leur embrasser une joue (la bise). Certains hommes belges vont également se donner la bise. La gestuelle, les expressions faciales, le ton de voix et la franchise peuvent être un peu plus accentués chez certains Belges. Sortir son français international est un atout si on veut se faire comprendre du premier coup.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les signes publics d'affection sont acceptables et courants. Par exemple, les amis se touchent souvent, et les amoureux marchent,  main dans la main. Toutefois, les colères en public doivent être évitées. Il est bon de montrer et de partager le bonheur (dans certaines limites). Le rire et le sourire sont très appréciés. La tristesse et la douleur sont  des choses qu'on ne montre qu'aux proches. Les Belges ne réagissent pas aussi fort que les Canadiens; on montre de la sympathie si l'on est vraiment touché.

Point de vue canadien :

Les démonstrations d'affection, de colères ou d'autres émotions sont acceptables en public. Il arrive parfois que certains individus montent le ton en public. Si la discussion devient un peu plus animée, vaut mieux ne pas s'en mêler et continuer son chemin mais il est rare qu'une vive discussion devienne autre chose que cela. En public, les couples ne se gênent pas de démontrer des signes d'affection.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

La tenue vestimentaire convenable dépend du lieu de travail. Normalement, c'est ce qu'on appelle la tenue de ville c.-à-d., le costume. La tenue varie en fonction de l'entreprise, le costume classique sombre constitue une solution assurée. En général, les femmes s'habillent de façon un peu plus décontractée que les hommes.
On appelle souvent les collègues et les employeurs par leur prénom, mais il est plus convenable d'utiliser le titre monsieur ou madame suivi du nom de famille lorsqu'on s'adresse à un superviseur. De plus, il est préférable d'utiliser la forme polie " vous " en français ou " you " en néerlandais en parlant aux gens.

Il est de rigueur que les gens soient ponctuels et que les délais soient respectés. Bon nombre de gens font du 9 à 5, mais l'horaire peut être adapté aux situations. Arrivé à un certain niveau, l'employé ne suit plus un horaire fixe de travail c.-à-d. que quel que soit le temps qu'exige un travail, il faut livrer dans les délais. Les absences doivent être justifiées et les superviseurs avisés. Le niveau de productivité varie en fonction du travail, mais il faut que chacun justifie le salaire qu'il reçoit et, pour ce faire, il faut être très productif.

Point de vue canadien :

En Belgique, tout dépendant du milieu de travail, la façon de se vêtir ressemble énormément à la façon canadienne :  éviter le jean si vous travaillez dans un bureau et  une tenue conservatrice est la meilleure.En cas de doute, il vaut mieux être prudent, s'habiller de façon conservatrice et demander avis aux ressources humaines ou au patron. Les gens ont tendance à se vouvoyer plus fréquemment qu'on le fait ici. Lors d'une première rencontre, le vouvoiement est important. Il est également préférable de se référer aux gens en les appelant Monsieur ou Madame. Les Belges sont très ponctuels et s'attendent à ce que les gens le soient aussi. Il est donc préférable d'arriver à temps au travail et à tout autre rendez-vous.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Un supérieur est supposé être un expert dans son domaine et il doit être en mesure de faire le travail de chacun de ses collègues. Il est supposé être le leader incontesté. Il doit être ouvert aux nouvelles idées, mais souvent il ne l'est pas (ou il l'est en théorie seulement). S'il est étranger, les mêmes critères s'appliquent. La capacité de s'adapter au pays et à la culture sera grandement appréciée.

En général, le taux de satisfaction des employés se reflète dans leur niveau de productivité. Ils ne travailleront pas aussi bien s'ils ne sont pas assurés du respect de leur superviseur. Si les travailleurs s'en tiennent scrupuleusement à l'horaire et refusent de donner une minute de plus, c'est là un signe de problème pour le superviseur. S'il est bon, ce dernier connaîtra chacun de ses employés et lui sera disponible (il est possible de lui demander conseil).

Point de vue canadien :

La société belge est une société très multiculturelle. Le fait d'être d'origine autre que belge ne devrait donc pas être un problème en tant que supérieur/directeur. En Belgique, la licence remplace le baccalauréat du Canada. La plupart des postes haut placés le requièrent. L'équivalence se fait assez facilement et certainement avant l'embauche. Un minimum de quelques années d'expérience dans un poste similaire est également de mise. Des qualités telles du leadership, de l'assiduité et une ouverture d'esprit sont importantes. Un personnel mécontent par rapport à la gestion de son équipe saura faire savoir à la personne intéressée qu'il ou elle n'agit pas correctement dans une situation donnée. La plupart des milieux de travail belges sont ouverts aux suggestions des employés et sont à l'écoute de leurs besoins.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Normalement, le processus de prise de décision est clair et tout le monde le connaît (les nouveaux employés sont formés en début d'emploi).

Point de vue canadien :

Bien que la prise de décision se fasse par des directeurs, les employés ont leur mot à dire. Un échange important entre employés et employeur fait en sorte que les opinions de tous sont prises en considération dans la plupart des décisions finales. Le secteur privé étant important en Belgique, des offres de plus en plus alléchantes peuvent être trouvées sur le marché du travail, les employés étant de plus en plus valorisés. Dans un milieu de travail belge, un superviseur immédiat est tout à fait accessible en ce qui a trait aux questions et à la rétroaction.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes
La Belgique n'est pas aussi pointilleuse que le Canada sur l'égalité des sexes. Que ce soit du côté francophone ou du côté néerlandophone, le masculin l'emporte sur le féminin. Toutefois la situation évolue lentement. En parlant aux gens il faut faire attention aux genres. En parlant ou en écrivant abstraitement, on peut utiliser la forme masculine.

Religion
Les Belges sont, en général, ouverts aux différentes religions tant qu'elles ne nuisent pas au travail.

Distinction de classes
La noblesse existe, mais les gens cachent leurs différences. Les Belges ne sont pas toujours tolérants des autres classes.

Ethnicité
La Belgique a fait l'objet de plusieurs vagues d'immigration: les Italiens sont venus travailler dans les mines, ensuite les Africains et plus récemment, les Nord-africains se sont établis à l'échelle du pays entier. Vouloir dupliquer en Belgique le mode de vie du pays d'origine est  mal vu (habiter des quartiers majoritairement peuplés d'immigrants du même pays). Actuellement, c'est la communauté nord-africaine qui est la plus importante. 

Le Belge a une histoire bilingue particulière (la Belgique a trois langues officielles, mais les conflits se vivent surtout entre francophones et néerlandophones, pas avec les germanophones). Cela fait que les Belges sont accoutumés aux différences et c'est la question de langues qui est souvent la plus épineuse. Au travail, les différences ne sont pas supposées affecter la prise de décision. En général, cet aspect est respecté.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes
Bien que le sexisme existe toujours, l'égalité des sexes est bien établie en Belgique. Toute discrimination par rapport au sexe de l'individu est mal vue et ne sera pas tolérée.

Religion
En Belgique, la religion la plus pratiquée est le catholicisme. D'autres religions comme l'islam, le protestantisme, les religions juive et orthodoxe sont pratiquées en Belgique. En général, les gens sont ouverts d'esprit par rapport aux religions. La réputation de l'islam peut parfois connaître des difficultés vues les événements des dernières années et des deniers mois.

Distinction de classes
La plupart des Belges viennent de classes dites moyennes. L'attitude envers les classes peut parfois être discriminatoire mais en général, la tolérance règne.

Ethnicité
La Belgique est un pays multiculturel. À l'heure actuelle, environ 8 % de la population est d'une nationalité autre que belge. De façon générale, le multiculturalisme n'est pas source de conflits et les Belges et ces derniers sont ouverts à l'idée de la présence d'étrangers. La Belgique faisant partie de l'Union européenne, il n'est pas surprenant de constater une si grande présence d'individus d'un peu partout en Europe. En milieu de travail, des règlements protégeant les minorités en général existent. La tolérance est mince pour ceux qui enfreignent ces règles. On peut se voir réprimander et même se faire congédier pour des commentaires ou des comportements non appropriés.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

L'établissement d'une relation personnelle n'est pas une condition préalable à la négociation d'affaires. Bien au contraire, les Belges sont très jaloux de leur vie privée. Une fois que vous avez très bien connu vos collègues, ils vous diront d'eux-mêmes des choses sur leur vie privée. Mais il n'est pas recommandé d'entamer une relation d'affaires en pénétrant le domaine privé.

Les collègues finissent par se connaître entre eux étant donné qu'ils passent la journée ensemble. Compte tenu, toutefois, de la crainte de la concurrence au sein du bureau, les liens personnels ne se nouent pas facilement. Si, en revanche, la concurrence entre les employés ne joue pas un rôle important, les gens sont plus détendus et, avec le temps, vous parlent de choses personnelles (cela varie en fonction du bureau et des gens).

Il n'y a pas une bonne façon idéale d'établir une relation personnelle au travail. Elle viendra d'elle-même. Il n'est pas judicieux d'être trop discret sur sa vie privée mais il n'est pas non plus bien vu de ne parler que de cela au travail. Les entreprises tentent de plus en plus de resserrer les liens personnels entre les employés, mais ce n'est qu'une nouvelle tendance et, par conséquent, cela dépend de la volonté de l'entreprise.

Point de vue canadien :

L'établissement d'une relation personnelle avec un collègue ou un client est important au niveau du respect et de la confiance. Des relations d'affaires et des relations d'amitié peuvent s'entremêler dans certains cas, mais il n'est pas absolument nécessaire, pour qu'une relation d'affaires soit solide, que ceci soit le cas. Une simple relation d'affaires impliquant un respect mutuel peut exister entre deux personnes qui travaillent ensemble. Ce respect est très important dans un milieu de travail pour le fonctionnement d'une équipe. Il arrive parfois que les gens d'une même compagnie se voient en dehors des heures de travail, de façon sociale. Ceci est très fréquent et même encouragé.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Officiellement, il est très mal vu d'accorder des privilèges dans le cadre d'une relation personnelle. En pratique cependant, il arrive que des relations personnelles permettent d'obtenir un traitement préférentiel. Mais, une augmentation de salaire ne variera pas en fonction d'une relation personnelle. Il n'est pas bien vu d'engager des amis ou des membres de la famille, mais cela arrive. Si c'est le cas, la personne engagée doit prouvée qu'elle méritait d'être embauchée.

Point de vue canadien :

Un collègue ou un employé de ne devrait pas s'attendre à recevoir une considération spéciale en raison d'une amitié. Sa performance au travail devrait être le seul facteur qui influence la considération d'une personne au travail. Dans un cas où une amitié serait l'unique facteur d'une promotion, par exemple, il serait mal vu, non pas de la part du promu mais surtout de la part du directeur ayant attribué cette promotion, qu'une relation personnelle ait influencé une décision d'affaires. Les répercussions d'une telle décision pourraient être un congédiement.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

La meilleure solution consiste à parler en privé au collègue. Si le problème se perpétue, il faut aller voir un supérieur hiérarchique. Celui-ci s'occupera du problème.

Point de vue canadien :

Un problème relié au travail avec un collègue devrait être résolu de façon directe mais privée. Si le problème persiste, une tierce personne neutre peut alors être impliquée. Cette tierce personne peut être un superviseur ou une personne travaillant aux ressources humaines. Cette personne ne devrait avoir aucun lien d'amitié avec les deux partis. La meilleure façon de savoir si un comportement offense quelqu'un est de lui demander de façon respectueuse. Si deux collègues de travail sont incapables de discuter sensiblement de problèmes mineurs existant dans le groupe, il est préférable de faire superviser la discussion et la résolution du problème. En général, des relations d'affaires entre collègues qui sont saines et respectueuses devraient être assez solides pour permettre une résolution de conflits.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Le rendement est souvent associé au bien-être de l'employé. Si les travailleurs sont récompensés pour leur travail (reconnaissance de la qualité du travail, incitatifs financiers, promesses tenues ...), ils feront toujours de leur mieux. Un milieu concurrentiel n'est cependant pas souhaitable.

Point de vue canadien :

Plusieurs facteurs peuvent motiver les collègues à donner un bon rendement. La meilleure motivation est certainement celle de garder son emploi et donc son salaire et les avantages qui viennent avec le poste. Chez certaines personnes, la satisfaction professionnelle est une motivation importante tandis que pour d'autres, l'argent et l'avancement dans la compagnie sont les principaux motivateurs.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Connaître l'histoire de la Belgique peut être utile si l'on veut éviter de commettre des impairs dans les relations entre Flamands et Wallons. Les deux Grandes Guerres mondiales ont eu des effets importants sur la Belgique. Ces deux éléments revêtent une importance capitale dans la compréhension de la Belgique. La question de la monarchie est également intéressante. Il est surtout recommandé d'apprécier l'autodérision des Belges et de ne pas tout prendre au sérieux.

Il serait bon de consulter un guide sur la Belgique. Mais il vaut encore mieux consulter les sites Web comme Wikipaedia, en utilisant comme mot clé de recherche celui de la  Belgique ou la version française Wikipaedia au mot clé " belgitude ". Lire des oeuvres littéraires ou voir des films belges est une bon truc, mais pas nécessaire pour comprendre la culture du pays.

Point de vue canadien :

Pour en apprendre un peu plus sur la culture belge, des livres tels Histoire de la Belgique : De l'Antiquité à nos jours par Marie-Thérèse Bitsch, Le mal du pays : de la Belgique par Patrick Roegiers et, si l'anglais est une option, Culture Shock! Belgium: A Guide to Customs & Etiquette par Mark Elliot sont des livres très informatifs. Le guide du routard de la Belgique donne également beaucoup d'information, mais surtout d'un point de vue touristique. Qui dit Belgique dit bandes dessinées, c'est dans ce pays que l'on retrouve leur origine. Que ce soit Tintin, Spirou, Gaston, les Schtroumpfs ou Lucky Luke, tous proviennent de la Belgique.

Côté film, la Palme d'Or de la 52e édition du Festival de Cannes a été remise au film Rosetta, un film belge. Plusieurs émissions belges existent. Certaines ne sont disponibles qu'en Belgique tandis que d'autres sont présentées sur les ondes de TV5. Beaucoup d'information au sujet de la Belgique peut être trouvée à l'ambassade à Ottawa. Malheureusement, on ne retrouve pas de restaurant belge à Ottawa. Ceci ne veut pas dire que le mets typique belge, des moules et frites, ne peut être trouvé dans certains restaurants de la région. On peut également trouver de nombreuses bières belges dans plusieurs bars de la région. À Montréal par contre, le restaurant Le Petit Moulinsart offre un choix intéressant de plats belges.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

En ce qui concerne les émissions de télévision, les canaux les plus importants et les plus intéressants sont ceux des chaînes publiques : la RTB en français et la BRT en néerlandais. Les films belges ont un style bien à eux. Par exemple, les films dirigés par les frères Dardennes (Rosetta, Le huitième jour, La promesse, Le fils...) et les films de Benoit Poelvoorde (C'est arrivé près de chez vous, Podium, Les randonneurs attendent...).
Il y a de nombreux livres qui traitent de culture belge. Quelques auteurs belges sont en train de gagner en notoriété et écrivent d'excellents romans, par exemple Amélie Nothomb et Didier Van Cauwelaert.

Les sites importants è visiter sont : Bruxelles (la capitale), la côte (Zwin), Ardenne et Bruges. Étant donné que la Belgique est un tout petit pays, le train offre un bon moyen de  le visiter (il se vend des billets à un prix très abordable qui vous permettent d'aller d'un point à l'autre du pays, cela s'appelle " gopass "). Il faut aussi voir le carnaval de Binche  (qui est classée patrimoine mondial par l'UNESCO).

Le plat national se compose de moules et de frites.

On peut trouver beaucoup de sites Web qui se consacrent aux activités belges. Il suffit de se livrer à une recherche rapide sur Internet, par type d'activités préférées, pour découvrir un tas de possibilités. Les sites Internet de tourisme sont les suivants :

On peut se procurer des magazines sur les activités sociales dans des lieux publics comme les bars et restaurants : ils annoncent les événements en fonction de la région.

Point de vue canadien :

Pour en connaître davantage sur la culture et le peuple, quelques émissions qui passent à TV5 peuvent être intéressantes, une d'entre elles est le Journal belge, qui présente l'actualité du pays. Les Belges aiment beaucoup le football (soccer canadien), les tournois et les ligues sont souvent diffusés à la télévision. Le football est aux Belges ce que le hockey est aux Canadiens. La RTBF est la station de radio belge nationale. On peut l'écouter par satellite pour en allant sur le site Internet au www.lapremiere.be. Parmi les humoristes les plus connus de la Belgique, on retrouve François Pirette, Pierre Desproges et Laurent Ruquier. Une visite au www.tourismebelgique.com pourrait être très utile puisque beaucoup d'information culturelle et touristique se trouve sur ce site Web.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

La Belgique n'a pas beaucoup de héros, les belges sont fiers de leur chanteur Jacques Brel, de l'acteur Benoit Poelvoorde et des joueurs de tennis Kim Clijsters et Justine Henin.

Point de vue canadien :

Plusieurs Belges ont su marquer l'histoire, tous dans leur domaine respectif et à leur façon. Dans le domaine des sciences, Georges Lemaître a initié la théorie du big bang, et Pierre Deligne a su laisser sa marque en étant un des mathématiciens les plus doués du siècle. Victor Horta et Henri Van de Velde ont tous deux été fort importants en tant qu'architectes. Bien qu'ils aient vécu à différentes époques, les musiciens belges suivants ont marqué la scène musicale de leur génération : Roland de Lassus, César Franck, Adolphe Sax et Jacques Brel. Des littéraires tels Janssen et Raymond Devos et des peintres tels Pierre Breugel, Pierre-Paul Rubens et Paul Devaux ont également connu d'énorme succès dans leur art respectif. Des athlètes tels Eddy Merckx, un des meilleurs cyclistes de tous les temps, Jacky Ickx, ancien coureur automobile, Jean-Michel Saive, joueur de tennis de table par excellence et Enzo Scifo, un des joueurs de soccer les plus doués de sa génération, ont tous énormément influencé leur discipline sportive.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

La Belgique et le Canada ont toujours entretenu de bonnes relations économiques, diplomatiques et culturelles.

Point de vue canadien :

Aucun événement historique commun entre la Belgique et le Canada nuit aux relations autant sur le plan professionnel que social. Bien au contraire, depuis une trentaine d'années, le Canada et la Belgique ont approfondi leurs relations économiques, culturelles et académiques.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Belges pourraient croire que le Canadien type est un bûcheron, qui doit déblayer la neige pour se frayer un passage et qui mange du sirop d'érable, mais cela ne peut pas nuire aux bonnes relations. Les Belges trouvent les Canadiens généralement sympathiques.

Point de vue canadien :

Il n'y a aucuns stéréotypes, de ma connaissace, qui pourraient nuire aux relations efficaces.

Une note finale : Quand on pense à la Belgique, on pense bière (il en existe plus de 400 sortes!), chocolat, gaufres et Manneken-Pis. On oublie souvent que ce pays est riche en histoire, en architecture et qu'il est très multiculturel. En réalité, un peu plus de la moitié des Belges sont flamands. Les Flamands occupent le nord de la Belgique et parlent le néerlandais. Les Wallonais (les francophones) se trouvent au sud de la Belgique et ont une culture bien à eux. Ce n'est qu'à Bruxelles, la capitale de la Belgique, que les deux peuples cohabitent. Bruxelles est une des rares capitales à être officiellement bilingue. Dans l'est de la Belgique, on retrouve également des Belges qui parlent l'allemand. En plus de cette diversité belge, beaucoup d'étrangers habitent en Belgique.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née à Bruxelles, Belgique, la plus jeune de deux enfants. Elle a vécu jusqu'à l'âge de 20 ans à Blanmont, une petite ville se situant au centre géographique de la Belgique, Elle est ensuite allée étudier à Louvain-La-Neuve. Après avoir obtenu son diplôme, votre interprète culturelle a immigré au Canada pour étudier à l'université de Toronto. Bien que votre interprète culturelle soit francophone, une partie de sa famille est d'origine flamande. Cela remonte à quatre générations. À cette époque, la haute société parlait le français et, comme l'ont fait bon nombre de Flamands, ses ancêtres ont décidé d'apprendre le français et de ne parler que cette langue. La situation n'est plus la même maintenant : il y a une haute société dans chaque région, mais de plus en plus d'industries deviennent flamandes.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle, la troisième de quatre enfants, est née à Québec. Elle a grandi en banlieue d'Ottawa. Elle a poursuivi ses études à l'Université d'Ottawa en 1997 et à l'Université Libre de Bruxelles en 1999. Ses études et passe-temps l'ont amené à l'étranger à plusieurs reprises depuis 1988, soit à Cuba, en France, en Espagne, en Allemagne, en République tchèque, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Belgique, en Égypte et en Thaïlande, et Malaisie. Elle est maintenant revenue à Ottawa où elle étudie en Nutrition.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.