Information culturelle - Bolivie

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Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Il est important de noter que la Bolivie est un pays diversifié avec des distinctions marquées entre les races, les classes, les sexes et l’ethnicité. Ces expériences diverses affecteront le niveau de confiance et les types de conversations que vous avez avec les gens, en fonction de l’endroit où vous êtes et de la personne à qui vous parlez.

En général, les gens sont bien informés des enjeux politiques quotidiens et sont prêts à discuter des sujets qui apparaissent dans l’actualité. La meilleure façon de se préparer aux conversations quotidiennes avec les gens consiste à lire l’un des quotidiens nationaux (La Razon, Pagina Siete, El Deber), ou à écouter l’une des stations radio nationales le matin (Radio Panamericana, Radio Fides, Radio Patria Nueva). Les gens discutent couramment de politique dans la plupart des endroits publics.

Un autre point de conversation commun est le sport. La Bolivie, comme de nombreux pays d’Amérique latine, a une ligue de football nationale que les habitants suivent et pour laquelle ils se passionnent. Chaque ville a au moins une équipe, et les plus grandes villes en ont deux. Si vous êtes à La Paz, il vous faudra décider rapidement si vous allez suivre Strongest (maillots noirs et jaunes) ou Bolivar (maillots bleu clair). Les matchs sont couramment diffusés à la radio, et les Boliviens blagueront souvent entre équipes rivales concernant les résultats obtenus par les ligues au cours de la semaine.

Perspective canadienne :

Les Boliviens aiment généralement beaucoup les conversations. Par exemple, il est très rare qu’un Bolivien s’assoie à côté de vous dans un lieu public sans vous parler ou sans vous demander d’en apprendre davantage à votre sujet. De bons sujets de discussion sont ceux qui font les manchettes sur les stations de radio locales ou dans les quotidiens. Donc, restez à l’affût de ce qui se passe sur le plan politique au pays. La politique est très importante et les Boliviens sont très bien informés de ce qui se passe à l’échelle nationale et internationale. Un autre bon sujet de discussion consiste à démontrer que vous avez certaines connaissances sur la Bolivie. Les gens pourront vous demander si vous avez visité le pays, ce que vous aimez de la Bolivie, ce que vous pensez des Boliviens et de leur culture. Il est important de répondre honnêtement, mais tentez tout de même d’être positif(ve) dans vos réponses, puisque les Boliviens sont fiers de leur pays et de leurs coutumes. Finalement, un autre sujet de discussion souvent populaire est le football (soccer). Les lundis, les conversations porteront abondamment sur l’équipe victorieuse ou l’équipe perdante et des répercussions des matchs de la fin de semaine sur la ligue de football bolivienne. Ce sujet est très populaire, surtout chez les hommes.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

En général, les Boliviens, et en particulier ceux des régions montagneuses de La Paz, Potosí et Oruro ne sont pas très expressifs en ce qui a trait aux communications non verbales. Une poignée de main est courante pour les salutations officielles lors d’une première rencontre. Ceci dit, habituellement une poignée de main ou une accolade pour les hommes et une accolade avec un baiser sur la joue droite constituent une salutation commune dans les villes du pays, en particulier entre les personnes qui se connaissent. L’échange d’un baiser entre hommes est inhabituel et semblerait étranger et inapproprié. Dans les régions plus rurales du pays, une poignée de main avec une tape dans le dos est une forme de salutation acceptée, il est rare, en particulier dans la région montagneuse et rurale de la vallée, de donner l’accolade à une connaissance. 

Les Boliviens sont très francs et directs et il y a très peu de sens caché dans leur conversation. Il est très courant de dire ce qu’on pense et d’être direct dans ses opinions, qu’elles soient politiques ou personnelles. Il est également courant pour les Boliviens de faire des commentaires sur vos caractéristiques physiques, comme votre poids ou la couleur de votre peau une fois qu’ils estiment que vous avez gagné leur confiance. Les expressions telles que « vous êtes gros » ou « elle est maigre » sont courantes et il convient de ne pas s’en offusquer.

Perspective canadienne :

En fonction de la région où vous vous trouvez au pays, les communications verbales et non verbales sont distinctes. Il est important de les comprendre afin de naviguer les situations sociales. Les étrangers qui se rencontrent une première fois se salueront au moyen d’une poignée de main. Cela est vrai pour les hommes et les femmes. À la suite de la première rencontre, il devient usuel entre les hommes et les femmes, et entre les femmes de se faire la bise sur la joue droite. Dans certaines villes, comme Potosi, il est usuel de s’offrir deux bises, une sur chaque joue. Entre amis, les hommes se font l’accolade au moment de se rencontrer dans les villes ; dans les régions rurales, surtout dans la région des hauts plateaux, les bises sont rares, et une simple poignée de main en posant la main sur l’épaule gauche est usuelle, tant entre les hommes, qu’entre les hommes et les femmes.

Dans la capitale politique, La Paz, les communications non verbales sont minimales entre les Pacenos (résidents de la capitale). Limitez les communications non verbales à un minimum et tentez de faire preuve d’ouverture, tant que possible, lorsque vous communiquez.

À titre d’étranger, et bien plus si vous êtes un étranger de race blanche, vous pourrez faire l’objet d’un examen non verbal, surtout dans les régions ou les villes moins exposées aux personnes de l’extérieur. Par exemple, on pourra vous fixer de façon prolongée, faire des blagues à votre sujet que vous ne pourrez comprendre ni même entendre.Ce type d’interaction non verbale est inoffensive et est causée généralement par la curiosité ou les soupçons.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les témoignages publics d’affection ou de colère ou l’expression d’autres émotions sont-ils acceptables ?

Perspective locale :

Il est relativement courant de voir des expressions d’émotion en public, que ce soit de l’affection, de la colère ou de la passion. Par exemple, en cas de désaccord entre deux parties, il est courant d’entendre les protagonistes crier et, dans certains cas, d’assister à une altercation physique. Pendant un match de football important, il est très courant d’afficher des émotions par exemple en sautant de joie, en criant ou serrant d’autres personnes dans ses bras en cas de victoire, ou exprimer de la colère ouvertement en cas de défaite. Il est acceptable de pleurer ouvertement et d’exprimer de la tristesse en public en cas de tragédie personnelle. Pendant les manifestations publiques, il est courant de voir les gens exprimer ouvertement de la colère ou de la frustration.

Perspective canadienne :

Les témoignages publics d’affection entre les jeunes gens sont communs dans les grandes villes, et, depuis récemment, sont moins surveillés par les plus âgés qui font généralement preuve d’une attitude plus conservatrice. Vous observerez moins de témoignages publics d’affection dans les régions rurales où les coutumes ont tendance à faire l’objet d’une surveillance plus publique.

Les témoignages publics de colère sont communs et généralement acceptés chez les hommes, spécialement dans les grandes villes comme La Paz et El Alto. Il est usuel pour les gens de se plaindre de façon expressive au sujet de la politique ou des sports. Parfois, des hommes se disputeront au sujet d’une mésentente. Les embouteillages et la congestion peuvent fréquemment déclencher un témoignage public de colère à La Paz. Lorsque la circulation avance à pas de tortue, les conducteurs et les passagers des transports en commun exprimeront leur mécontentement de façon publique, ce qui entraîne parfois des cris et des bousculades.

Les femmes sont moins sujettes à exprimer leur colère et plus enclines à exprimer leur tristesse en public. Cela est spécialement vrai pour les générations plus jeunes qui ne sont généralement pas aussi réservées que les générations plus âgées.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

Dans les institutions officielles publiques et privées, il est courant de voir les employés respecter les codes vestimentaires formels. Les hommes portent fréquemment des chemises, des cravates et des pantalons dans ces espaces et les femmes portent une tenue professionnelle. Il n’est pas inhabituel d’observer l’utilisation de costumes dans les institutions publiques. 

Dans le cadre d’un bureau, la ponctualité est souvent contrôlée par des personnes ou des machines qui enregistrent l’heure d’entrée et de sortie des employés. Dans les institutions formelles, on s’attend à ce que les gens soient ponctuels, en fonction de la structure du bureau. La ponctualité n’est pas appliquée de façon stricte, car on admet que des problèmes tels que les embouteillages, les manifestations et le manque de transports publics efficaces peuvent empêcher les employés d’arriver à l’heure au travail. Dans ce contexte, il est courant que des réunions officielles soient annulées ou reportées.

Dans un cadre moins formel, ou en dehors du cadre formel de bureau, la ponctualité n’est pas appliquée. Il est dès lors possible que les réunions formelles et informelles commencent en retard, en particulier dans le cadre informel, il est courant de fixer l’heure d’une réunion tout en sachant pertinemment que la réunion ne devrait commencer qu’une demi-heure ou plus après l’heure prévue. 

Les relations dans le milieu de travail et les relations qui sont liées aux affaires ont tendance à être formelles dans le cadre d’une réunion ou pendant les heures de bureau. Ceci dit, il n’est pas rare que les collaborateurs entretiennent, lorsque c’est possible, de fortes relations sociales avec leurs collaborateurs. Cela signifie que les activités organisées après les heures de travail ou l’heure du thé au bureau sont des endroits sociaux où les relations deviennent moins formelles et où les gens tissent des liens.

Perspective canadienne :

L’environnement de travail au sein du marché du travail officiel varie, mais en général maintient une certaine structure en matière de ponctualité, de formalité et de code vestimentaire. Spécialement au sein des institutions privées et publiques, on s’attend à ce que vous fassiez preuve de ponctualité. Cette dernière est contrôlée par des horloges et des cartes à perforer. Les travailleurs se voient retirer un montant de leur salaire mensuel après un nombre prédéfini de minutes en retard. Il est donc courant de voir les travailleurs courir vers leurs bureaux afin de poinçonner le matin. Cela contribue au sentiment général de stress et de chaos qui prévaut les matins dans les grands centres, spécialement à La Paz et à El Alto.

Par contre, en ce qui concerne les réunions formelles et informelles, on fait preuve de plus de laxisme en matière de ponctualité. Parfois, elles accusent de sérieux retards en raison de contretemps imprévus. Il s’agit souvent de l’une des principales doléances des Canadiens à leur arrivée en Bolivie. Apportez-vous un livre ou quelque chose pour passer le temps au cas où une réunion se voyait retardée.

Au sein des institutions publiques et privées, on s’attend généralement à ce que vous portiez une tenue professionnelle. Les gens portent encore des habits et des cravates au bureau. Toutefois, cela peut varier substantiellement en fonction de votre poste au sein de l’institution et de la sévérité de votre directeur sur le plan de l’application du code vestimentaire.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles qualités sont les plus prisées chez un superviseur/directeur local ? Comment saurai-je comment mes employés me perçoivent ?

Perspective locale :

Il est important pour un employeur d’être le symbole d’une autorité équilibrée. Un bon gestionnaire doit être accessible et ouvert, et faire de son mieux pour traiter tous les employés d’égal à égal. Ceci dit, il doit également représenter l’autorité et la structure, et faire respecter certains niveaux de discipline et de contrôle parmi ses employés.

Perspective canadienne :

En général, les travailleurs du secteur officiel de la Bolivie sont habitués à une chaîne de commandement établie et aux procédures bureaucratiques. Un directeur sera respecté s’il ou si elle applique les structures en place, mais fait preuve d’une certaine souplesse à cet égard. Un bon directeur sera celui ou celle qui peut être perçu(e) comme un pair, et qui fait des efforts pour minimiser les écarts sociaux et politiques entre lui-même ou elle-même et son personnel. Les employés auront tendance à travailler plus fort et à être motivés à rester en poste plus longtemps si le directeur fait preuve d’ouverture en ce qui concerne leur rétroaction et leurs suggestions au sujet des changements. Les directeurs qui sont trop rigides seront mal perçus, ce qui peut créer un environnement de travail moins propice. 

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Dans le milieu de travail, comment les décisions sont-elles prises et par qui? Est-il acceptable de consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction?

Perspective locale :

Les institutions formelles sont de nature très hiérarchique et suivent un processus très strict de prise de décision, comme défini dans la structure même de l’institution ou de l’entreprise. Il est fréquent que tout le monde soit au courant du processus correct nécessaire pour prendre des décisions et, en général, les employés respectent ce processus. On s’attend aussi à ce que les niveaux les plus élevés de la direction soient responsables de la prise de décision et soient tenus pour responsables des décisions prises.

Perspective canadienne :

Au travail, on a généralement affaire à une structure bureaucratique rigide descendante où les employés suivent les décisions prises par leurs supérieurs. Il y a en effet très peu de consultations effectuées auprès des travailleurs avant la prise de décision. Cela étant dit, en fonction du lieu de travail et du degré de responsabilité ou d’intérêt public dont pourra faire l’objet la décision, cette structure aura tendance à être plus ou moins rigide. Par exemple, une entreprise qui gère d’importants contrats d’une grande valeur suivra davantage des structures de prise de décision rigide qu’une petite organisation de recherche.

Les superviseurs sont généralement ouverts à la prestation de rétroaction et de critiques à leurs employés et il est acceptable (et en fait attendu) que les employés maintiennent des voies de communication ouvertes avec leurs supérieurs sur le plan du rendement.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Sexe : De manière générale, la société bolivienne est patriarcale. Toutefois, dans le cadre de la structure formelle des droits, les femmes et les hommes disposent des mêmes droits. Au cours des dix dernières années, la situation a évolué avec des avancées non seulement de la présence visible des femmes occupant des postes politiques importants, mais également des types de demandes qu’elles ont présentées à l’État. Cela étant dit, ces avancées peuvent être limitées à certains espaces institutionnels, alors que les expériences négatives des femmes avec le patriarcat persistent en ce qui a trait à la violence économique, sociale et sexuelle. Comme cette situation rejoint souvent la classe et l’ethnicité, les femmes pauvres et considérées comme indigènes font les frais de la violence fondée sur le sexe et la discrimination.

Dans le milieu de travail, ce contexte affecte les types de postes qu’occupent les femmes au sein des institutions publiques et privées (principalement des postes de secrétaires ou de personnel de soutien avec un salaire inférieur) et les types d’interactions qu’elles peuvent avoir avec leurs supérieurs. De nombreuses femmes ressentent encore une pression les forçant à s’habiller ou à agir d’une certaine façon si elles veulent conserver leur poste ou progresser dans leur carrière.

Classe : Les limites de classe sont marquées par une division constante physique, sociale et géographique entre les pauvres et les riches. Même si au cours des 10 dernières années, on a constaté une augmentation de la présence de représentants publics originaires de régions rurales, ou d’origines paysannes, l’expérience vécue par les Boliviens au quotidien sur la base de l’ethnicité continue de montrer qu’un écart persiste entre les professionnels boliviens de la classe moyenne au teint clair et les ouvriers ruraux, semi-ruraux et les paysans. Cette démarcation a des éléments en commun avec la classe, par exemple, les emplois les plus dangereux et les plus précaires sont occupés par les récents ouvriers migrants des zones rurales.

On constate des distinctions visibles relatives à l’endroit où vivent les Boliviens sans moyens économiques et au manque d’accès aux besoins et aux services de base par rapport aux Boliviens fortunés et aux étrangers qui vivent dans d’autres zones plus centrales des villes, avec un meilleur accès aux services et aux ressources. On peut clairement constater les différences de classe par la présence ou l’absence d’accès aux services comme les soins de santé, l’éducation et la sécurité sociale. Un cycle de pauvreté est prévalent et les familles à faible revenu éprouvent souvent des difficultés à accéder aux besoins de base, aux soins de santé et à l’éducation.

Religion : La religion la plus courante en Bolivie est le catholicisme. Toutefois, le protestantisme et l’évangélisme gagnent en popularité dans les quartiers à faible revenu des principales villes et dans les régions rurales. Le dimanche, il est de coutume pour les gens de se rendre à la messe. On observe largement des pratiques récurrentes de fêtes liées à la religion en Bolivie. Certains Boliviens conservent leur culture indigène native en mélangeant les pratiques de la religion catholique avec des fêtes religieuses, des croyances et des traditions andines.

Ethnicité : La Bolivie est un pays ethniquement diversifié, et de nombreux citoyens du pays continuent de s’identifier comme étant indigènes. Dans certains secteurs de la société bolivienne, l’indigénéité est considérée comme un élément de fierté nationale et s’exprime chaque année lors de parades, de danses, de folklore et d’un grand carnaval à Oruro. Les « Originarios » (originaux) comprennent les descendants des cultures préhispaniques. Les groupes plus importants comprennent les Aymaras et les Quechuas, nombre d’entre eux vivent à La Paz, Potosí, Oruro, Cochabamba et Chuquisaca. Parmi les autres groupes importants, on peut citer les Guaranis et les Moxos qui résident à Santa Cruz, Beni, Tarija et Pando. Les indigènes représentent 60 % de la population bolivienne.

Perspective canadienne :

Sexe : En général, la Bolivie est une société patriarcale, même si certains suggèrent que cela change lentement grâce à une nouvelle loi approuvée dernièrement qui cherche à établir l’égalité des sexes. Les femmes sont souvent encore perçues comme étant incapables d’effectuer des tâches en public ; toutefois, les conditions économiques au pays ont poussé de nombreuses femmes a maintenant occuper la majorité des marchés commerciaux informels, qui constituent de grands rassemblements à ciel ouvert de fournisseurs où l’on vend de tout, comme des fruits, des appareils électroniques et même des électroménagers. En raison des changements législatifs de la dernière décennie, les femmes ont également adopté un rôle symbolique au sein de l’assemblée législative nationale et ont même parfois occupé des postes de ministre. Au-delà des progrès institutionnels, toutefois, nombre de personnes font état d’une barrière invisible au travail. En effet, les postes plus hauts gradés et plus respectés y sont encore occupés par les hommes. Cela signifie souvent que les femmes ne se sentent pas à l’aise de prendre des décisions ou d’énoncer leurs préoccupations à leurs patrons ou à leurs pairs de peur d’être ridiculisées ou de faire l’objet de moqueries. On note également un niveau de violence élevé à l’endroit des femmes dans la société.

Classe sociale : Dans certaines parties des villes, les différences de classe sont plus visibles. Dans les centres-ville de Cochabamba, de Potosi, de La Paz et de Santa Cruz, les familles de classe supérieure détiennent les droits de nombreuses propriétés et composent une grande partie de la classe professionnelle. Les gens des classes inférieures jouent les rôles visibles de fournisseurs de service : entretien ménager, cuisinier, marchands. Les classes pauvres et les travailleurs ont tendance à vivre dans les périphéries moins désirables. À La Paz, par exemple, les villas qui figurent sur les flancs de la ville sont des quartiers pauvres, où l’on n’a que peu d’accès aux services sociaux et aux besoins fondamentaux. C’est là que les migrants paysans qui viennent s’établir en provenance des régions rurales et les travailleurs qui ne peuvent se permettre une propriété plus près du centre vivent et de là qu’ils voyagent en ville pour travailler. Les postes au sein des institutions sont également marquées par ces différences de classe, puisque la mobilité sociale requiert non seulement des capacités et un savoir-faire économiques, mais également politique, ce à quoi les familles pauvres n’ont que peu d’accès.

Religion : Depuis la colonisation, la Bolivie a été influencée par l’Église catholique. En effet, une majorité de Boliviens sont de fervents catholiques. Le protestantisme est lentement devenu plus populaire chez les classes pauvres et rurales. Toutefois, de nombreux Boliviens, même dans les villes, maintiennent encore certaines pratiques religieuses autochtones. À Cochabamba, cette tendance est d’autant plus évidente le premier vendredi de chaque mois lorsqu’on fait brûler des k’oa afin de favoriser la prospérité des entreprises. Les k’oa sont de petits feux où l’on fait brûler de faux billets et des sucreries pour ensuite lire les cendres lorsqu’elles ont terminé de brûler. On croit que cela portera bonheur aux entreprises. À La Paz, ñatitos est une fête des personnes décédées, des ancêtres de la famille qui sont morts, mais dont on ravive la mémoire chaque année. Dans les régions rurales, les feux cérémoniaux, les sacrifices d’animaux et les fêtes des récoltes datent de bien avant l’arrivée des Espagnols et sont encore d’usage. De plus, on respecte encore les traditions catholiques et les congés. Puisque le pays les reconnaît tous deux, les employeurs sont tenus de respecter les jours fériés nationaux en plus d’accommoder la diversité de traditions et de pratiques religieuses. Les employeurs qui participent, par exemple, au k’oa à Cochabamba perçoivent cela comme une chance de tisser des liens avec leurs employés et ainsi d’accroître leur productivité.

Ethnicité : L’ethnicité, comme la classe sociale et le sexe, affecte les expériences des gens quotidiennement sur le plan de la discrimination. La majorité des citoyens boliviens s’identifient comme des autochtones. Avant l’élection récente du gouvernement actuel, on avait droit à un niveau élevé de discrimination axée sur la classe sociale et l’ethnicité contre les personnes à la peau plus foncée, ceux qui proviennent des régions rurales ou ceux qui s’habillent ou parlent d’une certaine façon. Par exemple, on appelle « Indiens » ceux qui arrivent dans les régions urbaines, on les fixe du regard et, dans certains cas, on fait preuve d’un comportement abusif physique ou verbal à leur endroit en public en raison de leur origine rurale.Au cours des dix dernières années, cela a changé, et les gens ont embrassé leur patrimoine ethnique dans une certaine mesure. Cela étant dit, le racisme et les préjugés sociaux occasionnent souvent encore de la difficulté à trouver un emploi stable et permanent pour les personnes des ménages à plus faible revenu ou des régions rurales. Par conséquent, les immigrants récents dans les grandes villes travaillent souvent dans les domaines de la construction, des mines et des autres secteurs afin de joindre les deux bouts. Toutefois, on dit également que les migrants ruraux Aymara sont de très bons marchands en raison des anciennes pratiques culturelles qui mettaient l’accent sur l’accumulation de la richesse, remettant en question les intersections racisme-préjugés sociaux, qui signifie en général que les migrants autochtones seront plus pauvres et auront moins accès aux améliorations sociales. Dans ce cas, certains immigrants Aymara ont fait bonne figure sur le plan économique précisément en raison de leur origine autochtone. À El Alto, une grande ville en périphérie de La Paz, de nombreux migrants sont arrivés des régions rurales sans un sou. Cependant, ils forment maintenant une classe de marchands prospère qui effectue des échanges commerciaux avec les pays voisins du Chili, de l’Argentine, et même des pays aussi lointains que la Chine.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : Un(e) collègue ou un(e) employé(e) s’attendrait-il à des privilèges ou à des considérations spéciales étant donné la nature de notre relation personnelle ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Sur la base des pratiques économiques andines qui ont fortifié les relations sociales avec les relations économiques, il est très important dans les petites entreprises d’établir des relations personnelles. De solides relations personnelles avec les collègues amènent des relations d’affaires fondées sur la confiance et la sécurité. Cependant, dans les grandes entreprises et le secteur officiel, on constate une plus de distance entre les amis et les partenaires commerciaux et on s’attend à ce qu’une relation soit pleinement établie avant de conclure des transactions d’affaires.

Perspective canadienne :

Les lieux de travail en Bolivie sont en général des espaces où l’on favorise les échanges sociaux. Les collègues apprennent à se connaître rapidement et de nombreux travailleurs considèrent un environnement social sain comme l’attribut le plus souhaitable d’un milieu de travail. Souvent, tout au long de la semaine, les collègues vont diner ensemble ou passent du temps à discuter à l’extérieur du bureau. On croit que cela augmentera la productivité, puisque cela fournit une façon de se détendre après une semaine de travail stressant.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Cela dépend du lieu de travail. Dans les institutions publiques, des efforts sont mis en œuvre, et appliqués par la loi afin de réduire le favoritisme et de garantir une séparation claire entre la sphère du travail et la sphère sociale. Dans les petites entreprises et dans le secteur informel, il est plus courant d’observer des amitiés qui mènent à un traitement privilégié et à du favoritisme.

Perspective canadienne :

Il y a de nombreux facteurs qui peuvent rendre difficile de confronter un collègue au travail en Bolivie. Tout d’abord, les hiérarchies intersectionnelles, comme le sexe, la classe sociale et l’ethnicité, font que des conflits perdureront parfois si l’un des employés occupe un poste inférieur à l’autre. Par exemple, un travailleur dans une usine qui provient d’une région rurale pourra ne pas mettre au défi son patron qui est un étranger ou un citadin en raison des structures préconçues qui rendent ce genre de geste presque impossible ou très difficile.Cela étant dit, les conflits mineurs sont souvent réglés socialement entre les travailleurs, en privé et à l’extérieur du travail dans un bar ou un restaurant. Les Boliviens sont directs et mettront au grand jour leurs conflits et leurs problèmes afin de les régler ou, au moins, afin que les deux parties en soient au courant. Toutefois, s’il s’agit d’un conflit majeur et si on perçoit qu’il ne peut être réglé par des moyens sociaux communs, alors on fera appel à un supérieur pour arbitrer le problème et le régler.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’éprouve un problème lié au travail avec un(e) de mes collègues. Dois-je le (la) confronter directement ? En privé ou en public ?

Perspective locale :

Les conflits dans le milieu de travail seront résolus différemment en fonction de leur gravité. Des mécanismes sociaux sont mis en place dans le milieu de travail afin de permettre de résoudre les conflits directement, entre collaborateurs, au travail ou en dehors du milieu de travail. Au cas où le conflit serait plus grave et ne pourrait pas être résolu entre les parties au moyen des mécanismes sociaux, les conflits seront renvoyés au niveau supérieur et nécessiteront l’intervention d’un tiers ou d’un supérieur.

Perspective canadienne :

Il y a de nombreux facteurs qui peuvent rendre difficile de confronter un collègue au travail en Bolivie. Tout d’abord, les hiérarchies intersectionnelles, comme le sexe, la classe sociale et l’ethnicité, font que des conflits perdureront parfois si l’un des employés occupe un poste inférieur à l’autre. Par exemple, un travailleur dans une usine qui provient d’une région rurale pourra ne pas mettre au défi son patron qui est un étranger ou un citadin en raison des structures préconçues qui rendent ce genre de geste presque impossible ou très difficile.Cela étant dit, les conflits mineurs sont souvent réglés socialement entre les travailleurs, en privé et à l’extérieur du travail dans un bar ou un restaurant. Les Boliviens sont directs et mettront au grand jour leurs conflits et leurs problèmes afin de les régler ou, au moins, afin que les deux parties en soient au courant. Toutefois, s’il s’agit d’un conflit majeur et si on perçoit qu’il ne peut être réglé par des moyens sociaux communs, alors on fera appel à un supérieur pour arbitrer le problème et le régler.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

Comme l’insécurité relativement à l’emploi et le chômage sont très répandus, le motivateur principal dans le secteur d’emploi formel est la stabilité économique. Les employés travailleront dur et s’investiront s’ils sont bien payés et ont certaines garanties.

Perspective canadienne :

La souplesse et l’ouverture d’esprit de la part des supérieurs constitueront un facteur incitatif important pour les collègues au travail. Les gens seront ainsi motivés à se sentir comme s’ils peuvent participer sous une certaine forme à la prise de décision. La permanence et la stabilité économique du pays représentent un autre facteur incitatif. Souvent, les gens se plaignent de leur emploi, mais disent continuer de travailler parce qu’ils peuvent ainsi travailler à temps plein et avoir accès à des avantages sociaux pour leur famille. Puisque le secteur informel constitue toujours une part importante de l’économie du pays, les emplois officiels et institutionnalisés protégés par les lois nationales sont désirés de tous.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) locale(s), veuillez suggérer : des livres, des films, des émissions de télévision, de la musique et de la nourriture.

Perspective locale :

Livres :

Metal del Diablo by Augusto Céspedes Patzi, 

Imágenes paceñasde Jaime Saenz.

Manuel y Fortunato : una picaresca andina d’Alison Spedding.

Films : Il serait intéressant de regarder le film du réalisateur bolivien Jorge Sanjinés comme Insurgentes (dernière production 2014), Coraje del Pueblo, Ukamau, et Yawar Mallku. Ses films sont projetés à La Paz au cinéma Cinemateca Boliviana. Il est considéré comme le plus important cinéaste bolivien.

Nourriture :  Le repas principal en Bolivie est le dîner. Le déjeuner est généralement composé de pain frais et de thé, café ou chocolat chaud, avec de la marmelade et parfois du fromage. Le dîner est le repas le plus conséquent et le plus important de la journée dans les villes et en général le souper est composé des restes du dîner ou de pain avec du thé.

En Bolivie, les repas comprennent le chicharrón (porc frit dans sa graisse servi avec une boisson locale à base de maïs fermenté appelée chicha, Cochabamba), de plato paceño (bifteck avec du maïs, du fromage, des pommes de terre et des haricots de Lima, La Paz), de kalapurka (soupe de piments broyés cuite avec des pierres volcaniques chaudes, Potosí).

Cochabamba, au cœur du pays, est une ville située dans une vallée, connue pour son ambiance détendue et sa bonne cuisine. Lors des fins de semaine, presque tous les restaurants servent le plat typique, le chicharrón. Vous trouverez les meilleurs de ces plats dans une petite ville dans les faubourgs de la ville principale, comme Sipe Sipe, ou Tarata. D’autres assiettes typiques de cochabambino sont les « lappings », de la poitrine de bœuf rôtie servie avec des haricots de Lima et de la salade, ou le pique macho, du bœuf rôti lentement au jus servi avec des frites, des piments et un œuf dur. Le pique macho se trouve facilement dans les limites de la ville.

Cuisine de rue : Salteñas (semblable à un « cottage pie », épicée et sucrée), llaucha (grand empanada au fromage, vendus dans des paniers tôt le matin à La Paz), Tucumana (empanada frit avec de la viande ou du poulet), Anticucho (cœur de bœuf

grillé au-dessus d’une flamme ouverte dans la rue, le soir, Cochabamba, La Paz), Pesq’e (quinoa avec du fromage, El Alto).

Perspective canadienne :

Grands artistes musicaux boliviens :

Los Kjarkas (Folklore)

Savia Andia (Folklore)

Wara (Folklore/Rock)

Atajo (Rock contestataire)

Proyeccion (Folklore)

Récents films ayant reçu une reconnaissance internationale :

Insureccion (2014), Jorge Sanjines

Zona Sur (2010), Juan Carlos Valdivia

Quien Mato a la Llamita Blanca (2007), Rodrigo Bellott

Voyez le film Blackthorn (2010) pour pouvoir admirer les paysages boliviens.

Voyez le film Our Brand is Crisis (2015) pour admirer le paysage urbain de La Paz.

Alimentation :

Saltena : Un empanada sucré et salé rempli de poulet, de bœuf, des pommes de terre, d’une olive et d’un œuf de caille bouilli. Il s’agit d’un plat favori des Canadiens.

Plato Paceno : Plat reconnu à La Paz, il s’agit d’un met traditionnellement végétarien que l’on prépare maintenant avec du steak, des haricots de Lima bouillis, du fromage fondu et des pommes de terre. Mangé au Mercado Lanza à La Paz les jeudis.

Laping : Une coupe de bœuf délicieuse grillée au four servie avec une salade aux tomates et aux oignons, des haricots de Lima bouillis et des pommes de terre. Lorsqu’à Cochabamba, mangez à Casa de Campo.

Chicha : Bière de blé fermentée, fabriquée principalement dans la région de la vallée de Cochabamba. On la consomme généralement avec du porc frit, appelé chicharrón.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

Il existe de nombreuses activités que vous pouvez pratiquer pour mieux comprendre la culture du pays. Dans la capitale, La Paz, centre politique et culturel du pays, offre une importante vie nocturne, les gens peuvent se rendre sur les places pour discuter avec leurs amis, prendre un café ou discuter de politique. L’université d’État de San Andres organise régulièrement des événements gratuits, notamment des débats politiques ouverts au public. Le théâtre municipal, Teatro Municipal, propose des présentations musicales boliviennes typiques ou de petites pièces. Les musées, comme le Musef, organisent des activités publiques pendant la semaine.

Une destination courante pour échapper à la météo froide des régions montagneuses est la région tropicale de Yungas, située à trois heures de La Paz. Les Boliviens apprécient cette destination pour son ambiance tropicale plus calme et détendue.

Le marché principal de La Paz Lanza, près de l’église San Francisco, est un bon endroit pour déguster un plato paceño ou une trucha (truite frite servie avec des pommes de terre lyophilisées, Chuño). Les marchés habituels sont pleins de gens, avec une importante rotation des dîners qui garantit la fraîcheur des aliments. Généralement, il est conseillé d’éviter les restaurants qui ne semblent pas avoir une grande clientèle, car les méthodes pour conserver les aliments pourraient ne pas garantir leur conservation ou leur fraîcheur.

Autres endroits à visiter en dehors des villes :

Salar de Uyuni : Les plaines salées boliviennes et le futur site d’une production industrielle de lithium à grande échelle. L’agence de tourisme nationale BOLTOUR située Plaza Murillo ou d’autres agences privées situées rue Sagarnaga, ou rue Illampu, organisent des excursions de plusieurs jours à travers les plaines salées et vers les lacs volcaniques dans la région de Sur Lipez.

Copacabana : Dans une ville située sur le plus haut lac salé au monde, connu sous le nom de Titicaca. Il est recommandé d’y manger de la truite fraîche, d’acheter de la pasanc’alla, du grand maïs à éclater sucré, et de visiter la cathédrale. Islas del Sol et Isla de la Luna (Îles du Soleil et de la Lune) représentent l’une des plus grandes attractions touristiques des lacs. 

Potosí : Une ville historique, d’où est originaire le tristement célèbre Cerro Rico de Potosí, la plus grande mine de production d’argent de la Couronne espagnole. Potosí présente des églises coloniales historiques espagnoles comme l’Hôtel de la monnaie (Casa de la Moneda) et offre également des excursions dans les mines qui sont toujours en exploitation. Lorsque vous êtes à Potosí, il est recommandé de manger un saltena (un type de « cottage pie », sucré et épicé) et visitez les thermes voisins.

Perspective canadienne :

Le gouvernement bolivien a, au cours des deux dernières années, tenté de faire la promotion du tourisme. Par conséquent, on trouve de nombreux tours bien organisés au sein des grandes villes et dans de nombreuses grandes destinations touristiques. Lorsque vous visiterez La Paz, faites une promenade la nuit dans le centre-ville afin de voir les travailleurs et les amis se rencontrer pour une crème glacée et discuter dans les places publiques, ou allez écouter des personnes qui racontent des blagues (il s’agit d’une pratique informelle, et non d’un spectacle humoristique officiel, où des personnes écoutent d’autres personnes raconter des histoires drôles) à San Francisco. Les villes coloniales de Sucre et de Potosi constituent un excellent choix si vous vous intéressez à l’histoire coloniale bolivienne. À Potosi, la Monnaie espagnole (Casa de la Moneda) est ouverte au public. Vous pouvez également visiter l’une des mines coloniales toujours en activités.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Parmi les héros nationaux de Bolivie, on peut citer :

  • Simon Bolivar
  • Antonio José de Sucre. 
  • Au cours des 10 dernières années, les dirigeants indigènes comme Bartolina Sisa et Tupac Katari sont devenus d’importants héros populaires.
  • Les héros de guerre comme Eduardo Avaroa et Juancito Pinto sont importants pour les récits historiques.

Perspective canadienne :

Au cours de la dernière décennie, des leaders autochtones sont devenus des héros nationaux. Tupac Katari, Tupac Amaru et Bartolina Sisa étaient tous des combattants autochtones de la résistance qui sont récemment devenus nationalement reconnus. En effet, de nombreux grands projets nationaux d’infrastructure portent désormais leurs noms.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective canadienne :

Surtout à La Paz, les Boliviens connaissent les Canadiens pour leur travail au sein des organisations non gouvernementales. En 1990, le Canada a maintenu une présence importante sur le plan de l’aide financière. Un Bolivien pourra émettre un commentaire au sujet d’un Canadien qu’il a déjà connu et qui travaillait au sein de l’ACDI ou d’une ONG canadienne. Les Canadiens ont récemment fait l’objet de critiques en raison des crises associées aux mines et aux jeunes entreprises minières. Les Canadiens devraient être sensibles à ces précédents ou, au moins, au courant de ceux-ci au moment de voyager en Bolivie.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Certains Canadiens pourraient penser que la Bolivie est un pays pauvre et sous-développé. Les Boliviens sont bien informés sur la politique et sont d’ailleurs très impliqués dans la politique de leur pays. Il est recommandé d’éviter de faire ce type de jugement, car les Boliviens les trouvent offensants.

Perspective canadienne :

Selon mon expérience, les Canadiens en savent très peu au sujet de la Bolivie. Il est préférable de visiter le pays en faisant preuve d’ouverture d’esprit. Même si certains médias internationaux ont récemment décrit le gouvernement comme une dictature, lorsque vous visiterez le pays, vous constaterez qu’il s’agit d’un pays plutôt sécuritaire et que les Boliviens en savent peut-être davantage sur la politique et le Canada que nous en savons sur eux.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

Je suis né et j’ai grandi à La Paz. J’ai étudié le droit et la sociologie à l’université d’État de La Paz. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai occupé un poste d’avocat pour le gouvernement. J’ai travaillé à La Paz comme chercheur en loi constitutionnelle et à Cochabamba comme chercheur en économie et en exploitation minière, je suis ensuite parti au Canada pour poursuivre les études et je termine actuellement une maîtrise à Ottawa, après quoi j’envisage de m’inscrire pour obtenir un doctorat. Après mes études, j’envisage de repartir en Bolivie avec mon épouse.

Perspective canadienne :

La rédactrice a vécu et travaillé en Bolivie pendant plus de cinq ans. Elle est arrivée au pays afin de compléter sa recherche de maîtrise en économie politique et est restée pour travailler à l’institut de recherche. Depuis qu’elle a quitté cette institution, elle a travaillé à titre d’experte-conseil dans le cadre de plusieurs projets connexes au secteur minier et complète présentement sa recherche doctorale en Bolivie. Elle voyage fréquemment dans la région des hauts plateaux, entre les centres urbains et ruraux. Elle a vécu et travaillé à Cochabamba, à La Paz et habite présentement à Potosi.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.