Brésil

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

De bons sujets de discussion dans cette situation comprennent : le temps (comme partout ailleurs!), la maison et la famille (assurez-vous qu’on sache que vous êtes du Canada et non pas des États-Unis), les activités de détente, les sports (particulièrement le football pratiquement une religion nationale au Brésil), les voyages et les visites guidées. Les sujets à éviter : le phénomène des enfants de la rue, le crime et la corruption. La plupart des Brésiliens souffrent de ces phénomènes et se sentent impuissants devant toute tentative de changer les choses. La déforestation de l’Amazonie et la politique en général doivent être évitées comme sujets de discussion, parce que les Brésiliens tendent à prendre toute critique personnellement.

Les Brésiliens, particulièrement ceux de la classe moyenne, n’aiment pas être perçus ou décrits comme appartenant au « Tiers-Monde », même s’il apparaît évident que le Brésil partage plus de choses communes avec le Mexique que,disons,la Suisse. L’une des raisons de cette attitude est qu’on croit depuis des décennies que le Brésil prendra « très bientôt » la place qui lui revient parmi les superpuissances mondiales.

Il n’est pas bon pour les étrangers en général de montrer de l’impatience et de la frustration envers la bureaucratie locale ou des services lents et inefficaces. Les Brésiliens sont habitués à la façon dont les choses sont faites dans leur pays et ils pourraient interpréter votre impatience ou vos frustrations comme un signe de rejet.

Point de vue canadien :

Le Brésil est immense et varié, et les Brésiliens vous parleront, avec plaisir habituellement, des diverses régions et peuples du pays, de sa cuisine et de ses contrastes, qu’il s’agisse de la musique, des paysages ou du climat. Cela vous permettra de poser des questions sur les personnes que vous rencontrerez et sur leur famille – frères, soeurs, enfants, etc. Vous devrez toutefois éviter de demander ce qu’elles font pour gagner leur vie, le chômage étant très élevé. Il serait préférable d’adopter une approche indirecte qui consisterait, par exemple, à décrire le genre de travail que vous faites et à leur demander, ensuite, si elles ont fait ce genre de travail ou quel travail semble les intéresser.

Les Brésiliens voudront tout savoir sur votre famille et votre pays – plus particulièrement sur le temps qu’il fait en hiver, l’habillement, la conduite automobile, les spécialités culinaires nationales et la danse. Tous les moments ne doivent pas être remplis de conversation et montrer trop d’enthousiasme pour tout ce qui vous concerne ou poser trop de questions rendront les gens mal à l’aise. Les Brésiliens sont chaleureux, simples, détendus et attentifs. Le rythme et le ton de conversation très lents reflètent cette attitude.

Les Brésiliens n’aiment pas qu’on leur dise comment les choses se font au Canada, si l’intention est de leur montrer comment les faire correctement. Le tissu social, les facteurs politiques et économiques au Brésil sont tellement différents que la façon dont nous faisons les choses au Canada a très peu de pertinence. De la même façon, les questions sur l’économie et la situation politique du Brésil sont délicates et il vaut mieux attendre de bien connaître la personne à qui vous vous adressez avant d’aborder de tels sujets. Les Brésiliens n’aiment pas non plus savoir que vous pensez qu’ils ressemblent aux Latinos qui parlent espagnol ou que vous pensez que le portugais ressemble à l’espagnol. Si vous comprenez le football et que vous savez comment le Brésil se comporte dans ce sport, vous saurez s’il faut en discuter ou ne rien dire.

Évitez de partager des opinions sur les gens. Les alliances et les factions sociales sont dynamiques et ne se manifestent pas ouvertement. Mieux vaut, en général, prendre l’information offerte par les autres que d’en offrir soi-même.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Les Brésiliens tendent à se rapprocher lorsqu’ils ont une conversation, quelle que soit la relation qui existe entre eux. Entre 30 et 40 cm est la distance moyenne, et cela est aussi vrai dans d’autres situations telles que dans une file d’attente, sur une place bondée ou dans un magasin achalandé. Le contact des yeux (sans dévisager l’interlocuteur) est important, en tant que démonstration de sincérité et d’intérêt à l’égard de la conversation et de la personne à qui on parle. Il est acceptable de toucher quelqu’un lorsqu’on lui parle, quel que soit le sexe ou la relation. Le toucher du bras ou une tape dans le dos sont choses communes dans une conversation normale.

Lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, vous devez lui serrer la main. Une expression commune à employer est « muito prazer » (enchanté(e)). Saluez les personnes dans l’ordre descendant du statut, en commençant par le plus élevé dans la hiérarchie organisationnelle. Les autres fois où vous rencontrerez la même personne, vous pourrez lui dire « Ola, como vai » (bonjour, comment allez-vous?) ou « Tudo bem? » (est-ce que tout va bien?). Les hommes serrent la main aux femmes et les femmes « s’embrassent » sur les deux joues, en se contentant de toucher la joue, sans y appliquer les lèvres. Les hommes et les femmes (même s’ils se connaissent à peine) s’embrassent de la même manière, mais habituellement PAS à la première rencontre. Les hommes qui entretiennent entre eux de bonnes relations amicales se serrent la main et se donnent l’accolade. Les amis généralement se saluent en disant « oi »(bonjour).

Le signe « OK » en Amérique du Nord (pouce et index joints pour former un « o ») ressemble très étroitement à un geste de la main offensant au Brésil. Au Brésil, le signe « pouce vers le haut » est utilisé pour indiquer son approbation.

Point de vue canadien :

Une bonne marge de tolérance est laissée aux étrangers, aussi vous ne devrez pas trop vous préoccuper des impairs que vous pourriez commettre. Il y a moins de distance sociale (de 45 à 60cm) entre deux interlocuteurs au Brésil qu’il y en a au Canada. Si votre interlocuteur se sent à l’aise, il se rapprochera de vous et vous touchera le bras lorsqu’il s’adressera à vous. Si cela devait être le cas, vous pourrez vous comporter de la même façon. Vous verrez votre interlocuteur faire beaucoup de gestes des mains, des bras et de la tête pendant qu’il parlera. En réagissant de même, vous dégagerez une attitude détendue et amicale, ce qui vous permettra aussi de mettre votre interlocuteur à l’aise. Si vous cherchez à communiquer avec sincérité et de façon délibérée, vous devrez éviter de donner l’impression que vous donnez dans le flirt. Cela est particulièrement important si vous êtes une femme, en conversation avec un homme. Contrairement au Canada, il n’y a qu’une ligne assez fine de démarcation entre une amitié polie et une invitation à l’informalité au Brésil.

Le contact des yeux diffère quelque peu d’une culture à l’autre au Brésil. Les Brésiliens urbains – plus particulièrement à São Paolo – ne sont pas tellement différents des Canadiens. Ils se regardent directement dans les yeux. Dans les communautés brésiliennes d’origine africaine, plus particulièrement dans les communautés rurales, il est de mise de ne pas soutenir trop longtemps le regard de quelqu’un et de sourire lorsqu’on dévisage brièvement son interlocuteur. Vous pourriez voir aussi la personne couvrir sa bouche lorsqu’elle rit. Pendant que l’interlocuteur parle, il est utile de hocher fréquemment la tête et de placer ici et là des expressions (comme « Aha! » « Sim! ») pour indiquer que vous êtes d’accord ou, qu’à tout le moins, vous comprenez et suivez la conversation.

Il faut être prudent en ce qui a trait à l’humour et aux observations amusantes. Il vaut mieux laisser les Brésiliens raconter leurs histoires. Ce qui est mal vu ou amusant diffère d’une région à l’autre, comme le style d’expression et le moment choisi.

Par comparaison au Canada, les communications verbales et non verbales sont menées avec une simplicité et une chaleur toutes méditerranéennes. Si vous faites des signes de la main à quelqu’un, il est plus poli et préférable de tenir la paume vers le bas et de faire des mouvements de haut en bas.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les Brésiliens, comme leurs voisins latins, ont le sang très chaud : ils affichent ouvertement leurs émotions et ne retiennent rien de leurs sentiments. Vous n’aurez aucune difficulté à découvrir si quelqu’un est heureux ou frustré, triste ou en colère. Par exemple, si un Brésilien n’est pas satisfait du service dans un restaurant, il s’en plaindra haut et fort. Il y a de bonnes chances que d’autres personnes participent à la plainte, soit en prenant la part du plaignant, ou en exprimant une opinion contraire.

Les démonstrations d’affection se font souvent entre enfants d’une même famille, parents, amis et membres apparentés.

Il est commun de voir de jeunes couples s’embrasser, s’enlacer et exhiber un comportement passionné dans les lieux publics (au cinéma, dans les magasins, restaurants, autobus, parcs, etc.). L’une des raisons de ce comportement est qu’il est rare que de jeunes célibataires possèdent un appartement à eux seuls, de sorte que la vie privée est difficile à préserver.

Point de vue canadien :

Les démonstrations d’émotion sont complexes. À Rio, j’ai été impressionné par le nombre de jeunes couples qui s’embrassaient en public. Ce type d’expression est admis. Les hommes peuvent pleurer aussi. Un homme peut pleurer au décès de sa mère ou à la suite d’une peine d’amour. Assister à une fête revient à célébrer, rire et danser. Il n’y a rien de mal non plus à chanter en public. Ce qui n’est pas acceptable est de perdre patience avec les autres – particulièrement en milieu de travail, et d’admonester quelqu’un en public. De fait, c’est l’absence de démonstration d’émotion, dans de telles situations, qui est impressionnante. On obtiendra de meilleurs résultats en se comportant de la façon la plus professionnelle possible. L’employé devra reconsidérer les choses, d’autres stratégies devront être trouvées et quelques autres approches devront être recommandées. Cependant, chacun devra contrôler ses émotions.

Cela dit, il est intéressant de souligner que des rages titanesques surviennent en public : des querelles domestiques s’entendent à travers les portes et des colères passionnelles éclatent au coin d’une rue à la suite d’une collision entre deux véhicules.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Bien que les Brésiliens ne sont pas à cheval sur les convenances, il est préférable de porter des vêtements conventionnels. Les cadres sont enclins à porter des chemises à manches longues et des vestes toute l’année, et les femmes d’affaires portent des vêtements élégants et à la mode (jupes ou pantalons).

La façon de vous adresser à vos collègues et à vos supérieurs est non protocolaire – l’utilisation des prénoms est très courante. Les titres professionnels ne sont utilisés que dans les présentations.

La ponctualité est de rigueur au travail. Toutefois, les réunions peuvent commencer en retard (cela peut varier de 10 à 40 minutes). Les Brésiliens ont tendance à voir le temps comme une séquence d’événements (par opposition à des heures et minutes). Par exemple, s’ils sont en retard à cause d’un engagement antérieur qui a pris plus de temps que prévu, ils considèrent le retard à votre réunion comme une conséquence naturelle. Les délais sont souples, selon les circonstances. Toutefois, si vous avez des difficultés à respecter les dates fixées, vous devez en discuter avec votre supérieur.

Point de vue canadien :

Les comportements au travail varient quelque peu entre le Nord, le Sud, la côte et l’intérieur.

Dans le Nord et dans les villes de l’intérieur (y compris Brasília), il fait plus chaud qu’au Sud. Le personnel de bureau peut porter des uniformes. Un Canadien peut porter une chemise guayabera (du type très coloré avec plusieurs plis, boutons et poches), des pantalons et des chaussures de cuir. Une chemise à manches courtes guayabera est admise s’il fait très chaud. Je me suis senti très à l’aise en pantalon et chemise habillée bleue ou blanche de type Oxford. Les femmes peuvent porter des jupes et des blouses, ainsi que des chaussures à talons bas. Évitez les vêtements trop colorés ou trop travaillés.

À São Paolo, les gens tendent à être plus protocolaires. La cravate et le costume sont de rigueur chez les hommes et une robe simple et des chaussures à talons, chez les femmes.

Plusieurs bureaux et entreprises ont abandonné la pause de la mi-journée – particulièrement dans les grandes villes. La journée de travail se déroule de 9 heures à 5 heures, et le repas de midi dure une heure. Il y a des exceptions.

La « verticalité » des structures de plusieurs organisations brésiliennes est importante, ce qui reflète un certain degré de déférence et une mauvaise volonté à prendre de trop nombreuses décisions. On s’adresse aux supérieurs en les appelant généralement Monsieur ou Madame (prononcez seng-or; seng-ora). Les collègues peuvent être appelés de la même manière au début. Faites-leur connaître votre prénom, s’ils l’utilisent, vous pourrez utiliser le leur aussi.

Je conseillerai d’arriver à l’heure au travail et aux rendez-vous. Je suggérerais aussi d’éviter l’absentéisme et de respecter les délais. Les supérieurs peuvent s’absenter ou être en retard, mais pas vous. Certains employés peuvent être paresseux ou manquer de ponctualité et d’assiduité, mais ils ne sont pas appréciés. Laissez vos collègues établir le rythme si vous assistez à une réunion avec eux. Comme les personnes de plus haut rang ont le privilège de pouvoir reporter ou de changer la date d’une réunion, il est conseillé de confirmer auprès de leur secrétaire l’heure prévue de la réunion.

Assurez-vous de remercier les secrétaires de leur aide après la réunion. Elles apprécieront votre tact et pourront faciliter de futurs rendez-vous.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les études, suivies du leadership et de l’expérience, sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur. Le respect envers votre personnel, l’acceptation (et non pas la critique) de l’infrastructure de l’institution ou de l’entreprise en question, un bon sens de camaraderie et votre connaissance professionnelle pertinente vous permettront d’atteindre le niveau de respect que vous recherchez.

Point de vue canadien :

Par-dessus tout, il y a peut-être deux qualités chez un supérieur qui sont les plus recherchées. La première est une expérience appropriée. On comprendra parfaitement qu’un nouvel arrivant au Brésil ne connaîtra pas les complexités locales. Toutefois, pour ce qui est de la gestion dans un domaine particulier, c’est la profondeur de l’expérience qui vous gagnera le plus d’alliés.

L’aptitude à se fier à ceux qui se rapportent à un supérieur est probablement une autre qualité très recherchée. Plusieurs supérieurs brésiliens sont autoritaires – ce qui est particulièrement vrai pour ceux qui n’excellent pas. La consultation honnête des membres de l’équipe proche du supérieur, avant de prendre une décision indépendante et directe, peut au début confondre les gens qui ne sont pas habitués à être consultés pour leurs opinions. Mais cela aura rapidement des avantages.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les idées sont générées au sein de l’équipe de travail; il est acceptable que vous parliez à votre superviseur immédiat pour poser des questions ou obtenir une information en retour.

Point de vue canadien :

Dans de nombreux organismes brésiliens, les idées sont fréquemment générées au sommet de l’organisation. Elles peuvent émaner du président, de quelques membres du conseil d’administration et du directeur général. Le directeur général peut aussi admettre un ou deux de ses adjoints les plus fiables aux discussions, ce qui permet de générer des idées. Dans de tels organismes, les idées émanent rarement des niveaux inférieurs où elles sont très peu recherchées. Des tâches sont assignées aux employés et on s’attend à ce qu’ils les réalisent. Les règles sont très bien définies et on s’attend à ce qu’elles soient observées.

Pour cette raison, les discussions avec son superviseur immédiat sur des idées concernant un projet paraîtront souvent inhabituelles au superviseur. Offrir des opinions ou des recommandations reviendrait à outrepasser son rôle. Il y a naturellement des exceptions. L’attente générale est que le rapport assigné ou la conception de projet ne devront pas dévier beaucoup des rapports précédents et des conceptions de projet déjà versées aux dossiers. La tendance au dédoublement peut freiner les organismes et frustrer les Nord-Américains créateurs. Une solution serait d’inclure des options « A » et « B » dans les plans et les rapports, puis de décrire les avantages et les inconvénients de chacune des options.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :


L’Égalité des sexes :
L’homme est vu comme le patriarche familial, le « pourvoyeur » de la famille. Les femmes sont censées superviser le ménage et élever les enfants. Cela comprend les visites chez le médecin, les réunions dans les écoles, la supervision des devoirs scolaires, etc.

Il ne faut pas s’étonner de voir les hommes faire des commentaires ou siffler sur le passage d’une femme. Cela fait partie de la culture locale et semble avoir été assimilé par les deux parties. Comme on peut s’y attendre, il y a plus d’hommes que de femmes dans les postes cadres en milieu de travail. Il faut dire toutefois que le statut de la femme au Brésil est considérablement plus élevé que dans la plupart des pays d’Amérique latine.

Religion :
Bien qu’il soit majoritairement catholique, le Brésil compte d’autres religions, par exemple, le judaïsme, le protestantisme et plusieurs cultes religieux africains (Candomble, Umbanda, Macumba). Le dernier nommé peut parfois sembler étrange et exotique aux yeux des étrangers, mais il est pris très au sérieux par ses membres. Les Brésiliens pratiquent la religion de leur choix à différents degrés, sans que cela influe sur leurs activités de loisirs ou le milieu de travail.

Classes sociales :
La classe joue un grand rôle dans la société brésilienne (comme dans tous les pays en développement), et plus la classe à laquelle vous appartenez est élevée, plus vous êtes respecté. Divers moyens permettent de faire la distinction entre les classes : on s’attend à ce que les domestiques n’utilisent pas la porte d’entrée d’une maison, mais la porte arrière ou de côté (entrada de servico, en portugais), ainsi que l’accès aux appartements dans les immeubles en hauteur par l’ascenseur de service (elevador de servico).

En règle générale, si vous êtes la fille d’une femme de chambre, les chances sont que vous serez aussi une femme de chambre, comme le sera votre fille. La main-d’oeuvre n’est pas chère au Brésil, ce qui permet aux riches d’avoir plusieurs domestiques (femmes de chambre, cuisiniers, femmes de ménage, jardiniers, chauffeurs), et la plupart des résidences de la classe moyenne comptent au moins une femme de chambre au pair. Dans ce dernier cas, les femmes de chambre font toutes les tâches ménagères, y compris la garde des enfants, la cuisine, le lavage, la lessive, le nettoyage, le service aux repas, l’alimentation des animaux d’agrément, etc.

Origine ethnique :
Le Brésil est un pays qui compte de nombreuses races et groupes ethniques. Grâce aux mariages interraciaux, de nouvelles races ont émergé et forment ce qu’on appelle « les couleurs différentes du Brésil ». Par exemple, les colons portugais blancs se sont mariés à des femmes autochtones, ce qui a donné naissance à une race appelée « mamelucos ». Le mariage entre noirs et indiens a donné naissance aux « cafusos » et entre blancs et noirs, aux « mulatos ». Ces termes sont aujourd’hui quelque peu démodés. Alors que le Brésil était une nation composée de noirs et de blancs en 1940, sa population tourne de plus en plus au « brun ».

L’immigration joue un rôle considérable dans la diversité des groupes ethniques trouvés au Brésil. Sao Paulo, par exemple, possède la population japonaise la plus importante à l’extérieur du Japon. Dans le Sud, il existe une concentration importante d’Allemands et d’Italiens, et l’identité culturelle noire prédomine dans l’État de Bahia (région du Nord-Est).

De tous les groupes mentionnés ci-dessus, ce sont les noirs et les mulâtres qui tendent à souffrir de la discrimination, qu’elle soit consciente ou non, en milieu du travail et dans la société brésilienne. Toutefois, les relations interraciales en général sont plus faciles qu’aux États-Unis.

Point de vue canadien :

Parmi les facteurs susmentionnés, la religion est probablement celle qui influe le moins sur les attitudes en milieu de travail. La plupart des Brésiliens sont catholiques et la question n’a pas importance publique. Le sexe peut être un enjeu dans les régions intérieures et le long de la côte nord-est en ce sens que les femmes, en tant que pairs, sont plus objectivées et ne sont pas prises comme des égales. La classe peut être un facteur si un pair est vu comme appartenant à un statut très inférieur ou à une très « bonne » famille. Le groupe ethnique peut être important si le pair, dans un contexte d’affaires, est amérindien, ce qui est peu probable de se produire.

Les différences de classe extrêmes peuvent diminuer le flot des communications.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il est important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant d’entrer en affaires, car le monde des affaires au Brésil est très « social ».

Comme le Brésil est une société très axée sur la famille, vous pourrez considérer avoir établi une relation appropriée lorsque les familles de toutes les parties finiront par se rencontrer, par exemple, au cours d’un dîner chez votre client (ou vice-versa), d’un week-end en famille dans une maison d’été de votre client (à la plage ou dans les collines) et d’un dîner au restaurant avec les épouses. Il faut généralement plusieurs jours à plusieurs semaines pour établir ce genre de relation.

Point de vue canadien :

Nonobstant sa vaste population, le Brésil, à plusieurs égards, fonctionne comme un réseau complexe de plusieurs petites sociétés imbriquées. Les contacts et les faveurs sont importants et critiques à la réalisation d’un projet. Parfois, lorsque des chinoiseries administratives menacent la réussite d’un projet, un simple appel d’un ami à un autre peut faire avancer les choses. Il en découle que les relations personnelles avec les collègues ou les clients sont importantes et qu’il est essentiel de passer quelque temps à discuter au début de chaque réunion d’affaires; les hommes se donnent l’accolade en se tapant mutuellement dans le dos et embrassent les femmes sur la joue. Ils consacrent quelques minutes à discuter d’un match de soccer ou d’une élection, et de s’enquérir de la famille des autres le plus spécifiquement possible (par exemple, « Est-ce que votre femme est allée à Miami en fin de compte et a-t-elle aimé son séjour? »).

Même si les hommes plaisantent parfois crûment entre eux au début d’une réunion, ils se comportent rarement de la même manière avec les femmes, auxquelles ils s’adressent toujours poliment. La crudité des propos sera atténuée ou évitée en fonction de l’âge et du statut d’un autre homme. Les hommes âgés et de statut supérieur sont traités avec beaucoup de déférence, les hommes jeunes le sont avec quelques références suggestives et les hommes de rang inférieur, d’une manière qui renforce la différence de statut.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Par le simple fait d’être un ami personnel, un collègue ou un employé peut s’attendre à un traitement préférentiel, différent des autres qui n’ont pas ce privilège. Cela ne doit pas être considéré comme « sordide » (au même titre que la corruption ou les pots de vin). Cela est jugé naturel – l’égalité rigide n’est pas une vertu au Brésil. Il est couramment accepté que, si vous êtes l’ami de votre supérieur, vous avez des avantages par rapport aux autres. Cela s’applique aussi si vous faites partie d’une classe sociale supérieure ou si vous êtes apparenté à une famille en vue.

Point de vue canadien :

Les faveurs (p. ex : traitement de faveur, augmentation de salaire, embauche de proches, etc.) faites aux collègues et aux employés sont souvent de mise lorsqu’il existe une relation et une amitié personnelles. Il ne pourrait pas y avoir de relation de travail productive sans la personnaliser. Dans ce cas là, vos collègues s’attendront à recevoir des faveurs.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Essayez de résoudre les conflits avec la personne directement concernée et si cela ne donne rien, consultez votre supérieur. Si quelqu’un a un grief à votre égard, il se comportera de la même manière.

Point de vue canadien :

Le traitement d’un problème lié au travail d’un collègue dépend de la relation que vous entretenez avec le collègue en question et de la nature du problème. Si la relation demeure officielle, une confrontation directe peut retarder le règlement du problème. Les questions concernant le collègue posées à d’autres peuvent avoir des répercussions. Un appel à l’aide du superviseur peut être perçu comme un signe de faiblesse ou d ’incompétence.

Les questions posées à un autre collègue devraient être d’un caractère suffisamment général pour ne pas occasionner de retour d’information. Vous pourriez, par exemple, poser des questions sur les procédures ou les attentes générales. Je suggère également de déjeuner ou de prendre une bière après le travail ou d’assister ensemble à un match de football en fin de semaine.

Vous pouvez suspecter un collègue d’avoir des griefs à votre égard si vous constatez un changement dans la qualité du travail de la personne en question ou si son comportement se modifie (par exemple, le collègue est sérieux dans des situations où il avait l’habitude de rire ou de plaisanter), ou si d’autres collègues vous confient très vaguement des choses sur cette personne qui vous rendent quelque peu perplexe.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

D’importantes différences existent entre les institutions privées et publiques, notamment : la mentalité des employés, la relation temps-argent et la bureaucratie. Le secteur public brésilien peut être vu comme une bureaucratie très lourde. Le secteur privé tend à disposer d’employés plus axés sur l’entreprise, à considérer le temps comme de l’argent et à avoir moins de niveaux de prise de décision que dans le secteur public.

Point de vue canadien :

On ne peut pas présumer que les gens soient motivés à bien performer au travail. Le Brésil a hérité d’un système de gestion dont les trois fondements sont solidement ancrés dans l’empire romain, la conquête des Amérindiens et la domination des esclaves africains. Par conséquent, les systèmes de gestion sont souvent verticaux et autoritaires. Cela signifie que peu de personnes vivent pour travailler; les gens travaillent pour vivre. Les attentes sont que la performance se fait à la demande.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Auteurs brésiliens : Jorge Amado (écrit des oeuvres sur le Nord-Est du Brésil) et Erico Verissimo (écrit sur le Sud du Brésil)

Musique : MPB (Musica Popular Brasileira)

Musiciens du Brésil : Caetano Veloso, Chico Buarque, Gal Costa, Gilberto Gil, Tom Jobim, Joao Gilberto

Plats traditionnels : Churrasco (barbecue) dans le Sud. Feijoada (haricots noirs, viande – très riche) à Rio de Janeiro. Fruits de mer : côtes du Sud et du Nord-Est. Cairipinha partout dans le pays : boisson alcoolique rafraîchissante (mais très forte!) faite de cachaca (esprit de canne à sucre), de citron, de sucre et de glace. Suco (jus de fruits), partout dans le pays – jus de fruits naturels fraîchement pressés et glace.

Liens Internet utiles : www.embratur.gov.br; www.brésil.org; www.varig.com.br (site en Portugais)

Point de vue canadien :

Mes favoris sont João Gilberto et Heitor Villa-Lobos, qui combinent des sons afro-indiens à des structures classiques de Bach (par exemple, Bachianas Basileira Nos 5 et 7). Tout ce qui, au Brésil, a de solides racines africaines ou amérindiennes, est aussi très attirant. Une partie de la musique de Sergio Mendes est merveilleuse, particulièrement en ce qui touche les percussions (par exemple, la Fanfarra on the Brasileiras).

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Si vous le pouvez, la lecture du journal local est un bon moyen pour commencer. Pour connaître les nouvelles importantes et les événements dans la ville où vous résidez, regardez les nouvelles à la télévision (Rede Globo est la principale station nationale).

Les feuilletons aux heures de pointe font partie de la vie au Brésil. Ils tendent à être mélodramatiques et produits avec simplicité, mais après quelques épisodes, vous pourriez ne plus pouvoir vous en passer! Les feuilletons brésiliens sont exportés et vus dans le monde entier. Ils sont aussi un bon sujet de conversation et un bon indicateur des valeurs sociales. La musique est une autre partie importante de la culture brésilienne. Quelques noms connus sont Caetano Veloso, Gilberto Gil et Chico Buarque.

En règle générale, les Brésiliens aident beaucoup les visiteurs, tout particulièrement les étrangers, et sont fiers de leurs réalisations culturelles globales et uniques, tout particulièrement dans le domaine des sports (football et course automobile) et en musique. Si vous demandez l’aide d’un collègue ou d’une connaissance, ils seront heureux de vous aider et ne demanderont rien en retour.

Point de vue canadien :

Regardez les nouvelles à la télé chaque soir – plus particulièrement si vous essayez d’améliorer votre connaissance du portugais. Les vidéos d’accompagnement vous aideront. Lisez aussi au moins un quotidien. Si vous résidez dans une petite ville, lisez un journal régional. Faites ces lectures, même si vous avez de la difficulté à comprendre les grands titres par manque de connaissance du portugais. Vous n’avez pas besoin de comprendre tout. De fait, le fait de ne pas comprendre vous donne une bonne occasion de demander à un collègue brésilien de clarifier les choses. Vous pouvez commencer par vous familiariser avec les perspectives régionales et les différentes politiques concernant les enjeux nationaux.

Essayez d’assister à des concerts – particulièrement dans un café ou dans de petits théâtres – où passent des artistes brésiliens. La qualité est généralement excellente et vous apprendrez beaucoup en ce qui a trait au portugais et au comportement social des Brésiliens.

Les Brésiliens sont très généreux de leur temps et de leur argent. Il y a toutefois des limites à respecter. Il existe une fine démarcation entre le rejet d’offres sincères et l’abus d’un privilège. Lorsque vous vous informez sur le prix des billets et sur un concert recommandé par un collègue, ce dernier peut proposer de vous y conduire. Cela pourrait être intéressant et votre collègue sera probablement heureux de se joindre à vous. Chacun de vous devra payer ses dépenses. Il vous faudra, cependant, éviter d’obliger cette personne à vous tenir compagnie toutes les fins de semaine afin de ne pas abuser de ses services et de sa bonne volonté.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les joueurs de football (tels que Pele et, plus récemment, Ronaldinho) sont des personnages populaires, étant donné que le football est presque une religion nationale au Brésil. À un moindre degré, il faut ajouter les champions de course automobile comme Ayrton Senna et Emerson Fitipaldi.

Point de vue canadien :

Pele, en son temps, était un héros national en football. Il était aussi un « rien du tout » qui s’est élevé jusqu’à atteindre une reconnaissance et une adulation nationales grâce à de solides compétences.

J’ai lu quelque part que le Brésil n’avait pas de héros. Certains peuvent profiter d’un moment d’adulation, mais personne de stature durable n’émerge. L’Amérique a ses George Washington et Abraham Lincoln; le Brésil n’en a pas, quoique je n’en sois pas certain. Si cela était vrai, il faudrait peut-être en chercher l’explication dans les histoires et les cultures nationales distinctes. Il se pourrait aussi que les Brésiliens ne se prennent pas trop au sérieux.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Il n’y a pas de cas historiques, mais les événements les plus récents tels que le conflit commercial entre Embraer et Bombardier et la décision canadienne d’interdire l’importation de boeuf brésilien en raison de la fièvre aphteuse (Febre Aftosa, en portugais) pourraient causer des tensions, si vous en parlez dans une conversation.

Point de vue canadien :

Non. Si les Brésiliens ont entendu parler des Canadiens, ils n’en connaissent que des choses positives.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Canadiens (contrairement aux Européens, par exemple) donnent souvent l’impression de n’avoir aucune connaissance que ce soit sur la façon dont les pratiques commerciales et les sociétés en général fonctionnent à l’extérieur du contexte nord-américain. Ils peuvent parfois avoir l’idée que le monde ressemble à Don Mills (par exemple), avec quelques variations mineures.

Point de vue canadien :

Les Canadiens peuvent être au courant du Carnaval de Rio, des foules de Copacabana, de la jungle amazonienne et de la pauvreté dans le Nord-Est. Cela ne signifie pas que le Brésil (et même Rio) vive selon un mode permanent de DMCV (Dieu merci c’est vendredi). Le Brésil travaille très fort du lundi au vendredi. Il fabrique des voitures, des jets et fait partie d’une association de libre-échange. La jungle est vaste, mais São Paolo en est très éloignée. Il existe une pauvreté crasse dans le Nord-Est et il y a des poches où l’on trouve richesse, éducation et réforme sociale. São Paolo est industrialisée, mais on y compte un grand nombre de mendiants. Tout cela est très complexe et les stéréotypes sont contre-productifs. Comprendre la variété des comportements et des facteurs qui les suscitent est probablement le meilleur moyen d’appréhender un pays aussi vaste que le Brésil.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Née à Porto Alegre, dans le sud du Brésil, votre interprète culturelle est la benjamine d'une famille de quatre enfants. Elle a vécu dans cette ville jusqu'à l'obtention d'un BA universitaire en communications sociales. Elle a poursuivi ses études à Manchester, en Angleterre, en vue d'une maîtrise en arts et d'un doctorat en gestion artistique et arts du dessin, de la Manchester Metropolitan University. De retour au Brésil en 1992, elle a été pendant trois ans professeur adjointe à l'École des beaux-arts de l'Université fédérale, à Porto Alegre. Elle a ensuite immigré au Canada, à Ottawa plus précisément, où elle travaille en marketing dans une société de génie logiciel depuis 1997. Elle aime les passe-temps canadiens tels que le canoë et les fins de semaine au chalet.

Interprète Canadien :

Le cadet d'une famille de trois enfants, il est né et il a grandi à Niagara Falls, au Canada. Il a fait des études en littérature anglaise (BA), en éducation (anglais, histoire et arts de la scène), en travail social (MTS) et en développement socio-économique (Doctorat) à l'Université Cornell, à l'Université de Toronto, à l'Université de l'État de New York (à Buffalo), et à l'Université du Wisconsin (à Madison). Son travail l'a mené pour la première fois en Colombie, en 1966. Quelques années plus tard, il a été envoyé au Brésil, où il a passé un mois, pour y évaluer le Fonds canadien dans plusieurs sites de projet, à l'intérieur de divers états du pays. Il maîtrise parfaitement l'espagnol et il parle le portugais. Pendant son séjour au Brésil il a visité des milieux urbains et ruraux et a pu rencontrer des gens de diverses classes économiques et de divers groupes ethniques. Il réside depuis huit ans au Belize, à Belize City, où son travail consiste à fournir des services conseils en gestion et développement de projets à titre de bénévole, auprès d'organismes non gouvernementaux. Il est conseiller indépendant et père de deux enfants. Votre Interprète est de religion juive et marié à une Créole méthodiste. Ses passe-temps favoris comprennent la lecture et la guitare.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.