Information culturelle - Canada

Info-pays

Une compilation de liens donnant accès aux meilleurs sites web sur presque tous les pays du monde.

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

À votre première rencontre avec un Canadien, vous pourrez discuter de différents sujets. La première question qui vous sera sans doute posée portera sur votre occupation professionnelle car les Canadiens accordent beaucoup d'importance à leur vie professionnelle. Pour eux, il s'agit d'un marqueur social qui distingue et définit une personne par rapport à une autre. On s'informera également de votre domaine d'études et/ou de vos expériences de travail.

Les Canadiens aiment voyager et sont par conséquent assez curieux concernant la géographie mondiale et la façon de vivre dans d'autres pays. Lorsque vous rencontrez un Canadien pour la première fois, vous pourrez être appelé à discuter d'endroits à visiter, au Canada ou à l'étranger. Ils s'intéressent aux autres pays, y compris les mets nationaux, les coutumes, la musique, l'environnement politique. Ces interactions peuvent varier selon la façon dont s'établit le contact. Par exemple, si vous rencontrez une personne pour discuter d'affaires, la conversation pourrait se limiter à des sujets neutres. Par contre, si vous rencontrez des Canadiens par le truchement d'amis ou d'associations, le contact peut se révéler beaucoup plus approfondi.

De par leur nature, les Canadiens s'intéressent vivement aux « autres » et ils vous demanderont probablement en premier lieu de quel pays vous venez. Ce type de question favorise l'affirmation de l'identité et l'établissement de l'appartenance. Cette question est également posée aux Canadiens d'autres régions et aux nouveaux arrivants au Canada. Les Canadiens ont une forte tendance à exprimer leur identité par la différenciation, soit en soulignant les différences entre les provinces ou en affirmant leur différence avec leurs cousins américains.

L'humour doit être pratiqué avec prudence au Canada, ainsi que dans d'autres pays, d'autant plus que le sens de rectitude politique est très marqué dans de nombreux cercles sociaux. Accordez-vous le temps d'observer afin de bien saisir les limites acceptables de l'humour qui peut être pratiqué et, ainsi, éviter d'offusquer vos interlocuteurs. Il est important de noter que le sens de l'humour peut varier d'une région à une autre et même d'une ville à une autre. Dans l'Est du Canada par exemple, l'humour peut être discret, la sensibilité des personnes moins aiguë et leurs limites de tolérance plus élevées. De la même façon, au Québec, les limites et le seuil du sens de l'humour sont différents.

À la première rencontre, vous devrez éviter de parler d'argent, de salaire, de religion et de politique et, surtout, du mouvement séparatiste. Les nouveaux arrivants au Canada peuvent choisir les sujets de discussion à la lumière des répliques de leur interlocuteur canadien.

Point de vue canadien :

De bons sujets pour aborder une conversation sont : le travail, la spécialisation professionnelle, le temps qu’il fait (un excellent sujet pour briser la glace), sa maison, les vacances, les sports (et plus particulièrement le hockey, le football américain, le base-ball, les sports aquatiques et de plus en plus le soccer) ainsi que les activités de loisirs. En règle générale, les Canadiens ne parlent pas de leur salaire ou de leurs finances personnelles, ni de leurs émotions. Pour certains, le mariage et les enfants sont des sujets trop personnels pour en discuter avec un étranger.

En règle générale, il est préférable de maintenir un niveau de conversation assez léger et, si possible, plutôt divertissant. Les personnes qui tiennent à discuter d’un sujet en profondeur poseront des questions en ce sens. Dans tous les cas, il vaut mieux ne pas discuter trop sérieusement d’un sujet.

Les sujets de discussion appropriés varieront selon les interlocuteurs. La plupart des Canadiens sont assez bien informés sur la politique locale et nationale, mais plusieurs ne s’y intéressent absolument pas. Vous entendrez beaucoup de Canadiens se plaindre concernant la politique et les politiciens, mais ils n’en demeurent pas moins très sensibles à la perception qu’ont les étrangers de leur pays. Ainsi, il vaut mieux ne pas vous laisser aller à critiquer le Canada. Beaucoup de Canadiens ont voyagé à l’étranger et ont connu différents degrés d’exposition aux us et coutumes des autres pays. Plus ils ont voyagé, plus ils sont curieux de connaître les perceptions des étrangers sur leur pays. Je ne vous recommanderais pas cependant d’en faire le principal sujet de conversation.

Les Canadiens sont souvent très fiers de la beauté des paysages de leur pays et de leur capacité de s’adapter à des températures parfois très froides. Les musiciens, écrivains, producteurs de cinéma et acteurs (humoristes plus particulièrement) constituent aussi une importante source de fierté nationale. Les hommes canadiens sont fiers de la bière canadienne et du hockey, et les femmes le deviennent de plus en plus. Les Canadiens, en général, n’apprécient pas qu’on les confonde avec les Américains.

Si vous voulez impressionner des Canadiens, montrez-leur que vous avez bien cerné les différences entre eux et les Américains. La plupart des Canadiens se considèrent plus humbles, plus drôles, plus tolérants et moins agressifs que les Américains. Toutefois, je ne vous recommande pas de verser dans l’excès en critiquant les Américains. L’économie du Canada est largement tributaire de celle des États-Unis et d’importants liens culturels et historiques se sont tissés entre les deux pays. De plus, beaucoup de Canadiens ont des parents qui vivent aux États-Unis.

Les Canadiens adoptent généralement un comportement de rectitude politique et accordent beaucoup d’importance au principe d’équité, quoique cela varie d’une région à une autre. Vous devrez présenter votre point de vue avec beaucoup de prudence lors des discussions portant sur les classes sociales, la discrimination raciale et autre, ainsi que le régime de soins de santé. Les Canadiens considèrent que leur société est très tolérante et qu’elle est davantage concernée par les questions sociales que la société américaine.

Les généralisations concernant le peuple canadien peuvent aussi exacerber les sensibilités régionales. Les Canadiens de la région centrale du pays estiment représenter les intérêts de l’ensemble du pays. Les Québécois, les gens des provinces maritimes, du Nord, de la côte ouest, de l’Ouest et des Prairies défendent souvent des points de vue divergents et n’hésitent pas à relever les différences. On remarque une dynamique semblable entre Toronto et les villes de sa banlieue. On note également d’importantes différences culturelles avec les autres grandes villes.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Les Canadiens préservent jalousement leur « bulle » d'espace personnel ainsi que leur vie privée, ce qui fait d'eux des personnes généralement très réservées. Il leur faut un certain temps avant de s'ouvrir aux inconnus et aux nouveaux arrivants, ce qui ne signifie pas pour autant que le peuple canadien n'est pas un peuple accueillant. Les Canadiens sont en général polis et civilisés. Ainsi, la discussion au cours d'une première rencontre ne portera que très rarement sur des aspects personnels de leur vie, tels que leur salaire, leur poids corporel, leur régime alimentaire, leur condition de santé, etc., mais cela peut changer au fur et à mesure que la relation évolue ou si l'objet de la rencontre y est propice.

Lorsqu'on fait la queue dans un endroit public, comme dans une banque, on garde une distance d'au moins 14 pouces entre soit et les autres et certaines personnes requièrent plus d'espace. Cette règle doit être observée lorsque l'on discute avec des Canadiens et plus particulièrement encore lorsqu'un homme s'adresse à une femme. Les hommes et les femmes protègent leur bulle, parfois en donnant un signal actif et d'autres fois par un langage du corps plus subtil qui peut être facilement observé en tout temps. Les règles varient selon la province. Par exemple, au Québec, les gens n'ont généralement pas besoin d'une si grande bulle et ils sont plus portés à se toucher que les autres Canadiens. Les Québécois et les Québécoises favorisent un accueil plus physique en se faisant des étreintes et des bises. Ils font la bise aux étrangers après seulement quelques rencontres.

Les hommes ont tendance à gesticuler plus que les femmes en parlant et, de même, les jeunes gesticulent plus que les personnes d'un certain âge. D'une façon générale, les Canadiens respectent un certain décorum dans les endroits publics et n'enfreignent ce code que dans des situations exceptionnelles. Le contact visuel est perçu comme une manifestation de respect et de sincérité. Il confirme également un engagement sincère entre deux personnes. Les différents aspects de la communication, et plus particulièrement le ton de la voix et le contact visuel, s'inscrivent dans une dynamique complexe tenant compte du sexe de l'interlocuteur et de sa classe sociale. Les personnes qui jouissent d'un plus grand prestige peuvent se permettre d'enfreindre les règles et donnent en quelque sorte le ton de la rencontre.

Point de vue canadien :

Les Canadiens sont très différents les uns des autres. L’environnement ethnique et le lieu de résidence déterminent, dans une large mesure, le niveau d’aisance des Canadiens et des Canadiennes avec leur expression corporelle. Toutefois, d’une façon générale, les Canadiens s’attendent à un comportement poli et respectueux de la part des autres et envers la propriété d’autrui. Les gens sont en général très conscients de leur espace vital (ni plus, ni moins que la longueur d’un bras), et plus particulièrement lorsqu’ils se trouvent en présence de personnes qu’ils ne connaissent pas. Il est sage d’observer attentivement le degré d’aisance d’une personne en ce qui a trait au contact physique et sa préférence concernant l’espace à respecter entre elle et vous.

Les Canadiens ne maintiennent pas un contact visuel constant. Ils considèrent toutefois comme un signe de malhonnêteté ou d’insécurité le fait qu’une personne refuse ou refrène un contact visuel.

Les Canadiens méprisent quelques habitudes personnelles courantes dans certaines cultures comme se racler la gorge d’une façon agressive, ne pas porter de déodorant, roter en public, faire du bruit en buvant, mâcher en ouvrant la bouche, et cracher.

Les Canadiens et les Canadiennes se saluent généralement en se serrant la main, particulièrement en public ou dans le milieu de travail. Dans certains cas, et plus particulièrement chez les francophones entretenant une relation d’amitié, les hommes et les femmes se font la bise sur chaque joue. Les anglophones, eux, sont parfois portés à se faire une accolade entre bons amis. Les hommes ne sont pas portés à se toucher au-delà de la traditionnelle poignée de mains, à moins d’avoir atteint un niveau élevé d’aisance avec cette personne ou de pratiquer un sport ensemble. Cette règle s’applique également pour les contacts entre hommes et femmes. Les femmes ont toutefois plus de latitude dans l’application de ces règles. Cependant, se tenir par la main ou maintenir un contact physique prolongé avec une personne est réservé aux relations intimes ou au milieu familial. Les membres de la famille maintiendront souvent un contact physique très proche avec les jeunes enfants.

Beaucoup de Canadiens n’apprécient pas les gens qui gesticulent beaucoup lorsqu’ils parlent et associent même cette habitude à une manifestation d’insécurité. Les Canadiens s’attendent toutefois à ce que leurs interlocuteurs provenant d’une autre culture parlent davantage qu’eux avec leurs mains et leur corps. Le fait de mentionner la possible différence peut être une façon d’évaluer les réactions des gens.

L’un des gestes à éviter est de bouger son index de gauche à droite car il est habituellement utilisé avec les enfants pour leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas faire ceci ou cela.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Dans la logique du sens marqué de la bulle personnelle et de la prudence protestante, les Canadiens ne sont généralement pas portés à exprimer des marques d'affection en public. En fait, des personnes que je ne connaissais pas m'ont déjà reproché verbalement d'avoir embrassé mon amoureux dans la rue.

Les Canadiens acceptent implicitement les marques d'affection « positives, mais neutres » comme, par exemple, lorsque de vieux amis se retrouvent après un certain temps, les félicitations pour les réussites, etc. Les Canadiens n'ont pas l'habitude de crier en public à moins qu'ils soient en état d'ébriété ou qu'ils fassent une crise de rage au volant. Les gens n'hésitent pas à faire intervenir la police dans les cas de violence ou d'attaque (verbale ou physique). Ils évitent en général les conflits et les confrontations et ne sont pas portés à intervenir directement.

Les règles régissant les réactions et l'expression d'émotions et de marques d'affection sont à peu près les mêmes dans le milieu de travail (secteur public ou privé). Les Canadiens apprécient beaucoup le décorum, ce qui pose des limites quant aux types de marques d'affection que l'on peut donner en public. Les Canadiens et les Canadiennes se saluent en se donnant une poignée de main, sans considération au sexe ou au rang social. Les collègues de travail qui se connaissent bien se permettent parfois des marques d'affection plus ouvertes, dont la bise (habituellement deux bises, à savoir une sur chaque joue).

Point de vue canadien :

Les Canadiens n'apprécient généralement pas l'agressivité au volant ni les personnes qui démontrent un comportement agressif. Ils sont peu tolérants à l'endroit des personnes qui crient après les autres ou qui manifestent leurs émotions de façon déplacée en public. Beaucoup d'anglophones ne sont pas à l'aise avec les débordements d'émotions, surtout lorsqu'ils ne connaissent pas bien la personne. Au Québec et dans diverses communautés d'immigrants, les émotions sont généralement plus librement exprimées.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

D'une façon générale, le Canada est un pays où les rapports entre les gens sont relativement informels et décontractés. Les employés féminins et masculins portent des vêtements de ville ou de style assez décontracté. Les citadins s'habillent en général d'une façon plus élégante que les gens qui habitent dans les régions rurales. Les femmes portent un maquillage assez léger et leurs vêtements sont de style assez conservateur et confortable. Il n'est pas rare de voir les jeunes femmes porter des vêtements décolletés et flatteurs, surtout à l'école. Les jeunes hommes s'en tiennent aux tenues acceptées, telles kakis et chinos, mais adoptent également le veston sport et la veste. En général, les Canadiens portent des vêtement très foncés et sobres. Pendant l'été, le blanc et les couleurs vives sont acceptés.

Tout en tenant compte de l'attitude décontractée mais réservée des gens du pays, certaines règles de base s'appliquent lorsqu'on rencontre un Canadien ou une Canadienne pour la première fois. Ces règles sont les suivantes :

  • s'adresser à la personne en disant Monsieur ou Madame suivi de son nom de famille et utiliser, lorsqu'il y a lieu, son titre (p. ex. Docteur) et ce, tant que cette personne ne vous invitera pas à vous adresser à elle d'une façon moins formelle;
  • vous présenter à l'heure aux rendez-vous (si possible, 5 à 10 minutes à l'avance). Les Canadiens accordent beaucoup d'importance à la ponctualité et les retards laissent une mauvaise impression, sauf lorsqu'il y a des circonstances atténuantes;
  • parler d'une façon directe et affirmative pour éviter les malentendus, sans pour autant être agressif.

Ces formalités céderont graduellement la place à une relation plus détendue. Les Canadiens et les Canadiennes d'un plus jeune âge, qui ont tendance à établir une relation plus égalitaire, s'adresseront dans de nombreux cas à leurs directeurs et supérieurs par leur prénom. Plus souvent qu'autrement, le niveau de conformisme de la relation est déterminé par la personne qui occupe un rang supérieur.

Les Canadiens accordent aussi beaucoup d'importance au respect des délais – un incontournable dans ce pays.

Point de vue canadien :

Les habitudes et le rythme de travail varient selon les endroits, mais il est important d'être propre. La plupart des Canadiens et des Canadiennes travaillent dans des environnements assez décontractés en termes de code vestimentaire et de formalités. Toutefois, le port de culottes courtes et de jeans n'est pas courant dans les lieux de travail. Les femmes s'abstiennent généralement de porter des vêtements très moulants ou révélateurs, bien que cela dépende des individus, du lieu de travail et du secteur d'activités.

Les Canadiens ont tendance à s'adresser à une autre personne par son prénom, mais il vaut mieux s'adresser à une personne qu'on ne connaît pas ou peu, et plus particulièrement à ses supérieurs, en utilisant l'expression Monsieur ou Madame (ou Docteur) suivi du nom de famille. En anglais, l'expression « Ms. » est utilisée dans le cas d'une personne dont on ne connaît pas l'état civil (qui est d'ailleurs considéré privé). En français, on dit simplement « Madame » à toutes les femmes. En anglais, il ne faut jamais s'adresser à une femme en disant « Madam ou Madame », car ce mot est souvent utilisé d'une façon sarcastique et irrespectueuse et désigne par surcroît la gérante d'une maison close!

La culture québécoise est plus hiérarchisée que la culture anglo-canadienne. Le vouvoiement est souvent utilisé pour s'adresser à une personne que l'on ne connaît pas ou peu et à une personne plus âgée (surtout dans les milieux ruraux). Par contre, le tutoiement, une forme plus familière, est plus couramment utilisé au Québec qu'en France et dans d'autres pays d'expression francophone.

Beaucoup de lieux de travail permettent un certain degré de latitude quant aux heures de travail et à la ponctualité. Toutefois, les Canadiens sont en général diligents au travail et les discussions de couloir sont associées à un comportement délinquant. Il est considéré qu'on ne doit pas perdre indûment le temps pour lequel l'employeur nous paie. Les Canadiens accordent beaucoup d'importance au service à la clientèle qui doit être rapide, courtois et efficace. On s'attend souvent à ce que les employés fassent des heures supplémentaires, surtout ceux qui occupent des postes de direction. Les retards ne sont pas bien perçus mais, cela dépend du lieu de travail. Un retard occasionnel de 5 ou 10 minutes (avec une bonne justification) est toléré.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Le Canada est un pays où l'innovation et l'engagement au travail sont hautement valorisés, tant dans le milieu de travail qu'à l'extérieur de celui-ci. La combinaison gagnante pour les directeurs/supérieurs comporte un niveau élevé d'études, une solide expérience, l'engagement au travail et un certain charisme. Comme dans les autres grands pays industrialisés, les Canadiens accordent de plus en plus d'importance au fait d'avoir plusieurs diplômes. Ainsi, il n'est pas rare de rencontrer des jeunes gestionnaires et des gestionnaires d'expérience comptant deux ou trois diplômes universitaires et certains sentiront le besoin d'aller chercher une formation d'appoint pour demeurer concurrentiels sur le marché du travail et augmenter leurs perspectives d'emploi et de promotion. Ainsi, les nouveaux arrivants au Canada auront plus de chances de se démarquer sur le marché du travail s'ils ont les diplômes pertinents en poche.

Pour pouvoir faire sa marque et relever convenablement les défis posés par une culture nouvelle dotée d'une éthique du travail et de codes comportementaux différents, le gestionnaire doit avoir du charisme, faire preuve de diplomatie et de tact et de sensibilité culturelle. Le directeur saura ce que ses employés pensent de lui selon le degré d'ouverture des employés, le nombre d'employés et la culture de l'organisation. Certains milieux de travail convoquent régulièrement des réunions de tout le personnel dans le cadre desquelles les employés expriment leurs opinions à l'égard d'une décision ou d'une mesure prise par la direction. Lorsque la question est de nature délicate, certains employés exprimeront leurs opinions tandis que d'autres n'oseront le faire de crainte de compromettre leur sécurité d'emploi. Le franc-parler et l'assurance des Canadiens doivent être utilisés de façon stratégique dans les situations difficiles.

Les Canadiens et les Canadiennes s'attendent de leur gestionnaire qu'il règle les conflits d'une façon constructive de manière à minimiser les interruptions de travail. En leur qualité de personnes investies du pouvoir, les gestionnaires doivent prêcher par l'exemple. Ils doivent respecter les délais impartis et suivre à la lettre les procédures et les règlements.

Point de vue canadien :

Les compétences professionnelles et académiques sont des atouts importants dans les milieux professionnels canadiens mais l'expérience compte beaucoup également. Vous serez jugé en fonction de votre performance et de votre capacité à bien faire votre travail. Les Canadiens accordent relativement peu d'importance à l'âge, au statut social et au réseau de connaissances, mais il ne faut pas pour autant en sous-estimer l'importance.

Le travail d'équipe est souvent considéré comme la forme de travail idéale. Une personne qui agit comme si elle savait tout sera souvent considérée comme une personne qui manque de collaboration, voire arrogante et inflexible. La confiance en soi est importante mais il faut également une certaine dose d'humilité et une bonne capacité d'écoute. Les Canadiens et les Canadiennes apprécient davantage un style de gestion basé sur l'accessibilité et la volonté de régler les problèmes, qu'un style de gestion autoritaire.

Les mêmes qualités s'appliquent à un directeur non canadien. Les employés canadiens s'attendront toutefois à ce que le directeur non canadien s'adapte à l'environnement canadien étant donné qu'ils ne font pas vraiment la distinction entre les étrangers et les immigrants.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

En règle générale, les décisions importantes sont prises par les gestionnaires. Certaines entreprises consultent au préalable leurs employés et tiennent parfois compte de leurs opinions, ce qui n'empêche pas ces derniers de contester les décisions prises s'ils ne sont pas d'accord avec celles-ci. Le cas échéant, les gestionnaires veilleront à tenir compte des nouveaux points de vue exprimés.

Tant les employés que les membres de la direction proposent des pistes de solution ou de décision. Ces pistes sont généralement formulées dans le cadre d'une réunion, d'une consultation ou d'un sondage. Beaucoup d'employeurs valorisent et récompensent la participation et l'initiative qui peuvent prendre la forme de questions ou de suggestions ou encore l'offre d'une solution de rechange. Toutefois, même si la participation est encouragée, celle-ci peut être limitée par la structure de l'organisation, surtout là où la culture des hiérarchies est plus prononcée (celle-ci étant généralement tributaire des niveaux de scolarité et de l'expérience).

Les employés d'un jeune âge s'attendent à pouvoir compter sur une personne, un mentor en quelque sorte, qui les aidera à cheminer dans leur carrière. Ils s'attendent également à ce qu'on valorise leurs contributions et leurs idées, même si les occasions, comme nous l'avons vu, sont parfois assez limitées.

Les organisations non gouvernementales (ONG) font des efforts pour niveler leurs structures hiérarchiques et travaillent autant que possible en consensus. Ce type de situation est plus recherché qu'il n'existe en pratique. Les Canadiens estiment que l'autorité peut être remise en question et n'hésitent pas à soulever des objections lorsqu'il y a lieu de le faire. Le succès de ces interventions dépend dans une très large mesure de la crainte/du respect de l'opinion publique.

Point de vue canadien :

Les décisions sont généralement prises par les gestionnaires. Il peut exister une corrélation directe entre l'importance de la question et le niveau d'autorité auquel la décision doit être prise. Le consensus est apprécié, mais non obligatoire.

La société canadienne a généralement la perception que ce sont les jeunes qui ont beaucoup d'idées, mais que les personnes plus âgées ont plus d'expérience et peut-être aussi plus de connaissances. L'initiative est fréquemment valorisée, surtout dans le secteur privé où les employés sont encouragés à présenter et développer leurs idées. La latitude accordée aux employés dépend toutefois du secteur, de l'importance du travail ou de l'idée, de la taille de l'entreprise ou de l'organisation ainsi que du style de gestion du gestionnaire. Les superviseurs font souvent fonction de répartiteur et de filtre d'idées.

Il est tout à fait acceptable de consulter son superviseur pour obtenir des réponses ou de la rétroaction, mais attendez-vous à être au préalable invité à présenter votre propre analyse de la situation. Dans certains cas, le superviseur s'attendra à ce que vous fassiez preuve d'initiative et que vous soyez capable d'effectuer le travail avec un minimum de supervision. La situation variera selon le lieu de travail et le gestionnaire et vous auriez avantage à demander dès le départ ce qu'on attend de vous.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Le Canada est très diversifié au point de vue ethnique et religieux. Presque tous les pays du monde sont représentés dans la mosaïque canadienne. Malgré cette diversité, le Canada est un pays où les conflits sont relativement inexistants. La population en général fait preuve de grande tolérance à l'endroit de la diversité et a une approche très libérale face aux enjeux sociaux et politiques. Il ne faut pas pour autant conclure qu'il n'existe aucun conflit ni controverse ou, encore, que la population a un point de vue unanime sur toutes les questions.

Égalité des sexes :
Les grandes villes démontrent une plus grande tolérance et même un plus grand soutien à l'égard des différentes orientations sexuelles, y compris à l'endroit des couples de même sexe ou de la Journée de la fierté gay. La même attitude s'applique vis-à-vis des femmes et des hommes qui occupent des emplois non traditionnels. Malgré cette évolution de la mentalité, les femmes demeurent encore aux prises avec ce qu'on appelle les barrières invisibles qui limitent leur accès à certains postes de cadres.

Religion :
L'environnement de la plupart des milieux de travail est laïque et la religion est une question strictement personnelle. La plupart des congés fériés au Canada sont directement liés à la religion chrétienne. Toutefois, les personnes d'autres confessions sont autorisées à prendre congé pour observer les congés religieux dictés par leur religion.

Classe :
Il existe au Canada des classes sociales tacites. Ainsi, les personnes appartenant aux classes sociales de bas niveau sont souvent reléguées à des emplois peu rémunérateurs qui les maintiennent dans leur condition sociale. On observe un degré élevé de civilité dans le milieu de travail en ce sens qu'aucune personne ne sera traitée comme un employé de troisième ordre en raison de sa condition socio-économique. Toutefois, la division des classes est plus marquée en dehors du milieu de travail et les liens sociaux et les amitiés de bureau sont généralement plus horizontaux que verticaux (vers le haut ou vers le bas). Le profil n'est pas toujours aussi classique en ce sens qu'il n'est pas figé dans le béton et peut varier selon le niveau d'instruction et d'autres facteurs.

Origine ethnique :
En ce qui concerne l'origine ethnique, la situation est encore plus compliquée. Les minorités visibles (qui sont au Canada les personnes qui ne descendent pas directement des Européens) sont de plus en plus intégrées dans le tissu social canadien. On trouvera des membres de ces minorités dans les secteurs public et privé, et d'importants efforts sont actuellement investis pour augmenter leur taux de représentation dans les postes de direction. Un peu comme pour les femmes, les membres des minorités visibles font face à un obstacle invisible à leur promotion ainsi qu'à des formes de discrimination voilée. Des politiques ont été adoptées et des mesures mises en place pour remédier à cette situation et de grands progrès ont été accomplis même s'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Un employé appartenant à l'une ou l'autre des minorités visibles peut s'attendre à obtenir les mêmes services que les descendants européens de la part des gouvernements, des banques, des hôpitaux et des maisons d'enseignement. De plus, il existe un mécanisme pour dénoncer toute situation d'abus ou de discrimination, le cas échéant.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes :
Il n'est pas rare de voir des femmes occuper des postes aux différents niveaux de la hiérarchie, quoique certaines soient encore confinées dans les emplois plus précaires, moins bien rémunérés et moins spécialisés. Le traitement diffère énormément entre les secteurs et les lieux de travail. Les femmes hautement diplômées et ambitieuses sont encore confrontées aux réseaux des « vieux copains » qui occupent les échelons plus élevés. On compte quand même un nombre assez imposant de femmes à des postes de décision. Dans de nombreux milieux de travail, femmes et hommes sont encouragés à faire preuve d'initiative et à prendre des décisions.

Les avances sexuelles en milieu de travail sont considérées déplacées et menaçantes et peuvent donner lieu à des plaintes au criminel et à des poursuites judiciaires; la loi protège les femmes à cet égard. Il est donc sage d'éviter toute référence à la sexualité ou à l'apparence, à moins d'être assez intime avec la personne.

Religion :
On note de plus en plus au Canada une très grande diversité de croyances religieuses. De fait, la Constitution du pays a donné à certaines religions le droit de fréquenter des écoles confessionnelles publiques. Avec l'évolution de la société canadienne et l'arrivée de nouveaux groupes confessionnels on assiste à des revendications de la part de certains groupes.

Il est sage d'être respectueux et de faire preuve de sensibilité en toute circonstance vis-à-vis de cette diversité. La plupart des Canadiens considèrent qu'il est important de respecter les autres quelle que soit leur appartenance religieuse, et considèrent que la croyance religieuse est un sujet privé. Les Canadiens ont tendance à faire une distinction marquée entre le travail et la vie privée et toute discussion de nature religieuse est généralement évitée. De nombreux Canadiens, peu importe leur héritage religieux, ne sont pas pratiquants.

Classe :
Beaucoup de Canadiens sont très incommodés lors de discussions au sujet des classes sociales et préfèrent de loin s'identifier à la classe moyenne, qu'ils y appartiennent ou non. La classe sociale d'une personne est essentiellement en fonction de son niveau de scolarité et de son revenu, quoique le réseau de connaissances est important pour les membres de la classe moyenne supérieure et supérieure. L'environnement de travail est habituellement organisé suivant une certaine hiérarchie et ceux qui se trouvent aux échelons supérieurs de la hiérarchie sont généralement plus instruits que ceux qui se trouvent à des échelons inférieurs. Dans tous les cas, on s'attend à ce que le traitement réservé aux différents employés soit équitable.

Origine ethnique :
Au Canada, l'origine ethnique est un concept qui a beaucoup évolué et peut référer aux deux peuples fondateurs (les Anglais et les Français – la division dépassant le cadre linguistique), à la différence entre les Canadiens de descendance européenne/colons et les autochtones et, plus récemment encore, aux « Blancs » ou Canadiens d'origine européenne par rapport aux Canadiens d'origine non européenne. Les politiques canadiennes envers l'immigration ont créé une diversité ethnique incroyable, surtout dans les centres urbains.

Dans les lieux de travail bilingues (anglais-français), la langue est probablement le principal facteur de division. La socialisation se fait souvent entre personnes de même expression linguistique. Dans les milieux de travail unilingues, qui soit dit en passant sont majoritaires, la région, les considérations culturelles et les attentes concernant les capacités linguistiques détermineront en grande partie jusqu'à quel point les anglophones et les francophones se verront travailler ensemble. La maîtrise des deux langues officielles constitue maintenant un important critère d'embauche à la Fonction publique fédérale.

Personnellement, ayant essentiellement travaillé dans des milieux « blancs », je ne saurais dire dans quelle mesure l'origine ethnique constitue un problème en milieu de travail, sinon qu'il s'agit d'une question assez complexe. Il existe certainement dans le milieu de travail de la discrimination fondée sur la race ou sur l'ethnie. Dans de nombreux cas, la composition ethnique d'un milieu de travail dépend du secteur, certains secteurs étant considérés plus ou moins accessibles à certaines minorités visibles. Le gouvernement fédéral s'efforce actuellement d'augmenter la représentation des minorités visibles dans la fonction publique. Auparavant, les minorités ethniques ne bénéficiaient pas des mêmes réseaux de personnes d'influence et de contacts que les personnes de descendance européenne. Cette situation semble changer rapidement avec l'augmentation dans la population active de la représentation de membres qualifiés appartenant à des minorités ethniques. La vulnérabilité relative des minorités ethniques dans le milieu de travail est assez pernicieuse et passe relativement inaperçue.

La situation des peuples autochtones au Canada est davantage problématique et complexe.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il est très important d'établir et de cultiver de bonnes relations avec les personnes avec lesquelles on souhaite faire affaires. Le type et la profondeur de ces rapports varieront selon le type de l'entreprise. Cela se fait souvent par moyen d'une invitation à un repas et c'est la personne qui invite qui paie habituellement l'addition. Certaines sociétés/institutions font passer les entrevues d'embauche au restaurant et assument le coût du repas. Un fournisseur qui rencontre son client au restaurant prendra généralement l'addition à sa charge.

D'une façon générale, le restaurant constitue un bon endroit pour entrer en relation avec des Canadiens. La plupart des Canadiens s'attendent à assumer le coût de leur repas au restaurant. Les restaurants sont considérés comme un territoire neutre, tout comme les cinémas et les salles de concert. Il est important d'établir dès le départ les limites afin d'éviter tout malentendu. On ne doit accepter une invitation à la résidence d'une personne ou l'inviter à sa résidence que lorsque les limites de la relation sont très bien définies et comprises. Les hommes et les femmes doivent être conscients du risque d'accusations pour harcèlement sexuel ou autre type de comportement inapproprié.

Il est également important d'établir de bonnes relations avec différents membres de l'organisation, allant du concierge aux gestionnaires; ils forment tous un important réseau de soutien dans le milieu de travail. Pour entrer en relation avec les concierges, par exemple, il suffit de les saluer à votre arrivée ou à votre départ du bureau et de jaser à l'occasion avec eux. On peut également les inviter aux activités spéciales organisées par le bureau. Pour arriver à établir un bon rapport avec une adjointe ou un adjoint administratif (l'expression secrétaire n'est plus considérée politiquement correcte au Canada), il est important de leur exprimer d'une façon régulière notre appréciation pour leur travail et leur contribution.

Point de vue canadien :

Il est important lorsque l'on se présente à un collègue ou à un client de bien communiquer les motifs de notre présence. Cette introduction doit être brève et sera rapidement suivie par la discussion d'affaires. Un peu de bavardage peut contribuer à briser la glace.

Les relations en milieu de travail, qui se tissent essentiellement entre collègues, sont souvent tenues bien à part des relations personnelles. Les gens font cette distinction afin de protéger leur vie privée. Une relation personnelle avec un client (par opposition à de bons rapports professionnels) serait inhabituelle dans beaucoup de milieux de travail canadiens.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Oui. Il est important d'établir un réseau lorsque vous faites des affaires au Canada, mais pour des motifs souvent autres que ceux que nous aurions dans d'autres pays (p. ex. la corruption). Les Canadiens ont tendance à être organisés en réseaux d'expertise et de compétences. J'ai d'ailleurs entendu au Canada quelques variantes de « ce n'est pas ce que tu sais, mais plutôt qui tu connais qui t'aide à obtenir un emploi » qui mettent l'accent sur le fait d'être reconnu par les bonnes personnes pour les compétences que vous avez. C'est-à-dire que vous devez connaître les bonnes personnes pour décrocher un emploi convoité, mais il n'en demeure pas moins qu'il est aussi très important d'être qualifié pour l'emploi/le contrat. La réputation de la personne responsable pourrait en souffrir si elle embauchait un employé qui n'a pas les compétences et qualités requises pour l'emploi. Les amis et les membres de la famille peuvent recommander (et le font couramment) une personne pour un emploi, mais la décision finale d'embaucher ou non la personne recommandée appartient exclusivement au gestionnaire.

Point de vue canadien :

Les réseaux et les contacts sont importants pour découvrir et profiter des avantages qui s'offrent dans le milieu de travail. Ceux-ci doivent en principe être offerts de façon équitable, ou du moins être perçus ainsi. Les qualifications sont toujours prises en compte dans les processus d'embauche et de promotion, mais il peut également prévaloir d'autres critères. Dans ce genre d'entreprises, qui représentent un segment important de l'économie du Canada, il est courant de privilégier l'embauche d'un membre de la famille (mais un gestionnaire ou autre employé qui ne fait pas partie de la famille ne pourrait se permettre telle pratique aussi facilement).Je ne vous recommanderais jamais d'accorder des privilèges spéciaux à un employé, au risque de vous exposer à de graves sanctions disciplinaires ou, à tout le moins, à une attention et notoriété que vous ne cherchez sûrement pas. Le risque est d'autant plus grand dans les grandes organisations et pour des postes de prestige. Si vous ne souhaitez pas vous placer dans une position où vous devriez embaucher ou autoriser la promotion d'un ami personnel sur des critères basés sur le mérite, vous devrez vous retirer du processus et faire preuve d'une très grande transparence quant aux critères motivant votre décision, et plus particulièrement dans le secteur public.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

La plupart du temps, les questions directes donnent lieu à des réponses directes. Les Canadiens n'ont généralement pas de problèmes à discuter de leurs divergences d'opinions avec leurs collègues de travail, quoique la situation dépende largement de la nature du problème et de sa sensibilité. Une conversation dans un lieu neutre (restaurant ou café) est de loin l'endroit par excellence pour ce type de conversation. Si le collègue semble avoir pris ses distances face à vous ou se montre moins intéressé qu'auparavant, les probabilités sont grandes qu'il a quelque chose à vous reprocher. Même si le problème est insignifiant, il est important d'en discuter dans les meilleurs délais afin de prévenir une escalade de la tension. Une question directe peut donner lieu à la réponse désirée et rétablir le dialogue. Les Canadiens n'aiment pas les situations de confrontation mais réagissent en général assez bien à toute démarche sincère visant à dénouer une impasse.

Point de vue canadien :

Vous devez éviter les confrontations en public. Vous pourriez difficilement trouver une tierce partie prête à intervenir dans le conflit, mais vous pourriez en discuter avec une partie neutre qui a une certaine connaissance de cette situation. Je recommande d'utiliser des méthodes indirectes de règlement des différends et de ne confronter directement ce collègue qu'en tout dernier recours. Si la situation devient désespérée, vous pouvez toujours faire appel aux bons conseils d'un superviseur.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Au Canada comme dans bien d'autres pays, la bonne performance au travail est en fonction d'une multitude de conditions dont la satisfaction professionnelle, le engagement, la reconnaissance des contributions apportées, le salaire adéquat, la loyauté, sans oublier les bonnes conditions de travail. Les Canadiens ont une très grande éthique face au travail et la plupart cherchent d'ailleurs à faire partie de la population active, même si des conditions peu agréables peuvent donner lieu à des frustrations et à du mécontentement chez les employés.

D'une façon générale, les Canadiens aiment sentir qu'ils font partie d'une équipe. Ils apprécient être consultés concernant les décisions ayant une incidence sur leur vie, telles que la restructuration de l'entreprise, les mises à pied, etc. Ils apprécient également qu'on reconnaisse leurs contributions insignes, par des promotions ou des primes au mérite.

Point de vue canadien :

La réponse varie selon la personne, le secteur, l'âge et la culture. La plupart des jeunes Canadiens accordent beaucoup d'importance à l'argent, mais également aux perspectives de promotion, à la satisfaction professionnelle et aux bonnes conditions de travail, pour ne nommer que ces facteurs. Le prestige du poste et le degré de responsabilités constituent également des facteurs importants pour la plupart des professionnels. Les Canadiens d'un certain âge seront davantage motivés par la stabilité de l'emploi et les avantages sociaux. Les avantages sociaux, faut-il le préciser, constituent un facteur important pour les personnes qui ont des responsabilités familiales. La formation en milieu de travail constitue aussi un facteur de motivation important. La plupart des Canadiens sont très conscients de l'importance de mettre leurs connaissances à niveau et de diversifier leurs compétences.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

La télésérie « Le Canada : une histoire populaire » constitue un bon moyen de se renseigner sur le Canada. Cette télésérie relate l'histoire du Canada.

Le Canada compte de très bons écrivains, dont Margaret Atwood, Michael Ondaatje, Rohinton Mistry, Carol Shields, Will Ferguson, John Ralston Saul, Lawrence Hill, David Suzuki, Bernice Morgan, pour ne nommer que ceux-là. La lecture de ces auteurs vous donnera un juste aperçu de la culture canadienne ainsi que de la façon dont ils voient les grands enjeux mondiaux.

Les films canadiens (courts et longs métrages) sont à la fois puissants et particuliers. En voici quelques-uns qui se distinguent tout particulièrement des productions américaines : « Buried on Sunday », «Léolo », « Jésus de Montréal », «Robe noire » et « Highway 51 ».

Point de vue canadien :

Livres : Timothy Findley (tous ses livres) ; Lucy Montgomery (et plus particulièrement la série Anne aux pignons verts); Robertson Davies (tous ses livres, mais plus particulièrement Fifth Business); The Edible Woman de Margaret Atwood; Moderchai Richler; Family Matters de Rohinton Mistry; Why I hate Canadians de Will Ferguson; Why Canadians Think the Way They Do de Pierre Burton. Pour mieux comprendre la culture québécoise, je vous conseillerais les auteurs québécois suivants : Michel Tremblay, Gabrielle Roy et les poètes Émile Nelligan et Anne Hébert.

Musique : En anglais : Avril Lavigne, Sarah McLachlan, Spririt of the West, Susan Aglukark, Jann Arden, Great Big Sea, The Moody Blues, The Tragically Hip, Blue Rodeo, the Rankin Family, Leonard Cohen, Diana Krall, Neil Young, Bryan Adams, Holly Cole, Oscar Peterson, k.d. lang, Alanis Morissette, Anne Murray, Our Lady Peace, Bruce Cockburn, Crash Test Dummies et les Barenaked Ladies. En français : Daniel Lavoie, Roch Voisine, Céline Dion (qui chante tant en français qu'en anglais), André Gagnon, Harmonium, Paul Piché, Claude Dubois, Garou, Richard Desjardins, Éric Lapointe, Les Chiens, Natasha St-Pierre, Marie-Chantal Toupin, Claude Léveillé, Térez Montcalm, Diane Dufresne, Robert Charlebois, Beau Dommage, Richard Séguin, Michel Rivard, Vilain Pingouin, Daniel Bélanger, La Chicane, La Bottine Souriante, Gilles Vigneault, Les Colocs, les Respectables et Félix Leclerc.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

En raison de son caractère multiculturel, le Canada offre une multitude de possibilités et d'expériences culturelles. Les plus visibles sont des expressions culinaires et culturelles (écriture, musique, cinéma, vêtements). Au Canada, on peut facilement prendre un petit-déjeuner chinois (dim sum), un déjeuner (aussi appelé dîner et lunch) libanais (shawarma) et un dîner (aussi appelé souper) italien (fettuccini Alfredo ou Risotto aux champignons). Ceux et celles qui préfèrent des mets plus régionaux trouveront d'excellents restaurants pour déguster des moules, un bon poisson, un homard, un fish'n chips (poisson et frites) des Maritimes ou une généreuse portion de poutine du Québec. Bien que ce ne soit pas tout le monde qui le fait, de façon générale, les Canadiens et les Canadiennes célèbrent en famille l'Action de Grâces, Noël et Pâques à l'occasion desquelles fêtes ils servent une bonne dinde bien juteuse avec sauce aux canneberges et, dans de nombreux cas, du riz sauvage ou de la farce.

Le canotage constitue également un incontournable au Canada. En été, les amateurs de plein air font aussi du « portage » qui consiste à faire du canotage sur de longues distances et à transporter parfois le canot à dos pour passer à un autre cours d'eau. On trouve de nombreux parcs nationaux et provinciaux ainsi que des réserves fauniques avec installations de camping pour les campeurs amateurs et plus expérimentés.

Bien sûr, vous ne pouvez penser faire un séjour au Canada sans assister à une partie de hockey, le sport national des Canadiens! Un autre incontournable canadien!

La chanson « Summertime » de Gershwin contient une phrase qui dit « Summertime, when the living is easy » (l'été, il fait bon vivre). Cette phrase décrit bien la vie canadienne. Après un long hiver (6 à 8 mois), le Canada s'ouvre à une période très active de festivals musicaux et culturels. À Calgary, par exemple, on assiste au Stampede où des cow-boys chevauchent des taureaux et des chevaux sauvages. On pourra également assister à Montréal, à Toronto, à Vancouver, à Ottawa et à Edmonton à un bon festival de jazz, celui de Montréal étant de loin le plus important. Les amateurs d'humour apprécieront le festival « Juste pour rire » de Montréal et le festival « Ha-Ha » de Halifax. Il y a également la parade de la fierté gaie de Toronto qui se déroule en août de chaque année. Cette parade inaugure une série de journées d'activités culturelles dont le point culminant est la fête des Caraïbes, la plus grande fête en son genre de toute l'Amérique du Nord.

Au niveau de la radio et de la télévision, je recommande la chaîne CBC (Canadian Broadcasting Corporation). Personnellement, au niveau de la radio, j'apprécie tout particulièrement « The House : the week on national politics », l'émission du matin de la radio (qui varie d'une ville à l'autre) – « As it happens », « the current », « The Vinyl Café » – pour ne nommer que ces émissions. À la télévision, mes émissions préférées sont « This Hour has 22 minutes », « Made in Canada », « The Nature of Things » et, bien sûr, « The National » avec Peter Mansbridge. Il faut bien sûr écouter les émissions dans les deux langues officielles du pays. CBC (réseau d'expression anglophone) et Radio-Canada (réseau d'expression francophone) constituent les meilleures sources d'information sur la culture canadienne et sur les grands enjeux de l'heure. Ces réseaux constituent aussi une alternative à l'omniprésence de la culture, des nouvelles et des émissions américaines à la télévision canadienne.

Point de vue canadien :

Les Canadiens sont de grands amateurs de sport. Ils apprécient également la vie de chalet et le camping. Vous pourrez facilement vous faire des amis canadiens en faisant partie d'une équipe ou un club sportif. Les Canadiens sont également très fiers de leurs musiciens et apprécient que des étrangers s'intéressent à leur musique. Les paroles des chansons pourront vous aider à comprendre comment les Canadiens se définissent. La littérature canadienne vous permettra également de découvrir l'histoire du pays, sa culture et la vie de ses habitants.

Si vous allez au Québec, ne manquez pas l'expérience d'un repas à la cabane à sucre. Le festival de jazz de Montréal et les fêtes de la St-Jean (24 juin) rendront mémorable votre séjour à Montréal. Par ailleurs, aucune ville au pays ne fête aussi bien qu'Ottawa la Fête du Canada (1er juillet). Le Stampede de Calgary, qui se déroule au mois de juillet de chaque année, constitue également une attraction qui vaut le détour. Enfin, si vous visitez l'Île-du-Prince-Édouard, ne manquez pas la production Anne-of-Green-Gables (Anne aux pignons verts).

En somme, les différentes parties du Canada ont chacune leur charme, leurs attractions et de magnifiques sites naturels à découvrir. Pour beaucoup d'étrangers, le Canada évoque la neige, des rivières, des forêts, et des montagnes. Même si le tourisme d'aventure est extrêmement populaire au Canada, j'encourage les non-Canadiens à visiter les petites et les grandes villes du pays et à s'imprégner de la diversité et de la grande beauté du pays. Ceci dit, ne laissez pas filer l'occasion de faire du canot-camping ou de louer, pendant quelques jours, un chalet près d'un lac et de vous y prélasser.Il est assez difficile de nommer les mets qui sont typiquement et exclusivement canadiens, car ces mets varient d'une région à une autre. La tourtière est un mets traditionnel québécois, et la fameuse « poutine » que vous devrez absolument goûter si vous allez au Québec. Les crêpes au sirop d'érable, le maïs en épi (ou blé d'Inde), et les tomates des champs (en été) sont des mets traditionnels. Une pâtisserie assaisonnée de sucre à la cannelle appelée « queue de castor » vaut le détour, tout comme les tartes maison, les tartelettes au beurre, les barres Nanaimo et les gâteaux au fromage. Mais moi, ce que je préfère avant tout, ce sont les biscuits aux brisures de chocolat!

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

David Suzuki est l'un de mes Canadiens préférés. Biologiste engagé dans la protection de l'environnement, il inspire des millions de personnes au Canada et à l'étranger. Il anime l'émission télévisée « The Nature of Things » et a écrit de nombreux livres.

Du côté sport, le Canada compte de nombreuses idoles : Wayne Gretzky, le roi du hockey, et les autres idoles du hockey qui s'ajoutent chaque année. Pour de plus amples détails, voir le site Web de la Ligue nationale de hockey : www.nhl.com. Les comédiens canadiens sont mieux connus grâce à leur pouvoir de faire rire les gens que parce qu'ils sont des Canadiens de renommée mondiale. Citons, entre autres, Dan Akroyd, John Candy, Jim Carrey, Howie Mandel et Mike Myers qui ont tous joué dans l'émission de télévision « Saturday Night Live » et dans des films. Sur une échelle plus locale, il y a David Foley, Bruce McCulloch, Kevin McDonald et Mark McKinney que l'on peut voir dans « Kids in the Hall ».

Le monde de la musique compte aussi ses étoiles canadiennes : Bryan Adams, Barenaked Ladies, Bruce Cockburn, Leonard Cohen, The Crash Test Dummies, Céline Dion, Glenn Gould, Diana Krall, Chantal Kreviazuk, k. d. lang, Loreena McKennit, Sarah McLachlan, Joni Mitchell, Alanis Morissette, Avril Lavigne, Oscar Peterson, Stan Rogers, Rush, Shania Twain, The Tragically Hip, Neil Young, pour ne nommer que ceux-là.

Astronautes : Roberta Bondar, Marc Garneau, Chris Hadfield, Michael McKay, Steven MacLean, Julie Payette et autres.

Point de vue canadien :

Ceci dépend bien sûr de votre perspective personnelle. Les francophones et les anglophones ont peu de héros communs. Certains considèrent Pierre Elliot Trudeau comme un héros tandis que d’autres (surtout des Québécois) le méprisent. Par contre, les Québécois d’expression française (majoritaires dans cette province) tiennent en très haute estime René Lévesque, qu’ils considèrent comme l’un de leurs plus grands premiers ministres parce qu’il a défendu leurs droits avec une conviction peu commune. Il a aussi été un des grands artisans de la révolution tranquille. Les célèbres joueurs de hockey Maurice (Rocket) Richard et Wayne Gretsky sont sans contredit des héros pour les Canadiens d’expression francophone et anglophone. Il y a d’autres athlètes canadiens qui se qualifient également comme héros, dont plus particulièrement Terry Fox qui, avec sa jambe artificielle, a traversé le Canada afin de recueillir de l’argent pour la recherche sur le cancer et sensibiliser la population à cette maladie. À l’instar de nombreux acteurs et comédiens, beaucoup de musiciens canadiens sont perçus comme des héros quoique les Canadiens aient tendance à leur conférer le statut de héros seulement lorsqu’ils ont fait leurs preuves à l’extérieur du pays.

Notons qu’en règle générale, les Canadiens anglophones accordent moins d’importance au passé historique que ne le font les Canadiens francophones, et surtout les Québécois. Les Canadiens en général n’aiment pas dramatiser les événements, cependant on remarque au Québec, une grande identification à certains de leurs leaders et à certains personnages publics.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :
Point de vue canadien :

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Point de vue canadien :

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle, l'aînée d'une famille de neuf enfants, est née à Ibarra, en Équateur. Elle a vécu dans cette ville, située dans la partie nord de la Sierra jusqu'à l'âge de 25 ans. Après avoir obtenu son baccalauréat en éducation de la Universidad Tecnica del Norte, elle a émigré au Canada pour y poursuivre ses études à l'université Trent (à Peterborough) et à l'université Memorial (à Terre-Neuve). Elle a beaucoup voyagé pour son travail, mais également pour son plaisir, entre autres en Équateur, en Allemagne, dans les provinces de l'Est du Canada et, dans une moindre mesure, à Cuba et au Mexique. Votre interprète culturelle travaille actuellement à Ottawa, notamment auprès d'organismes s'intéressant aux questions de diversité culturelle au Canada. Elle est mariée mais n'a pas d'enfants. Elle est de descendance afro-écuadorienne.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle, l'aînée d'une famille de deux enfants, est née à Kingston, en Ontario. Elle a passé la majeure partie de son enfance à Ottawa, et elle a accompagné sa famille dans différents séjours à l'étranger, rentrant régulièrement pour rendre visite à la famille qui se trouvait dans d'autres régions du Canada. Après avoir fait ses études secondaires en Suisse, elle est rentrée au Canada à l'âge de 16 ans pour y poursuivre ses études post-secondaires. Après avoir obtenu son baccalauréat en sciences politiques et économie de l'université McGill, à Montréal, elle s'est rendue en Autriche pour y étudier l'allemand et y travailler. Par la suite, elle est revenue au Canada pour étudier en relations internationales à l'Université Carleton, à Ottawa. Plus tard, elle est allée au Chili, et à participé à un stage dans le cadre du programme Cyberjeunes de CUSO. Elle a aidé une ONG chilienne au niveau de la formation en informatique. Revenue de Santiago, elle travaille aujourd'hui à Gatineau pour un cabinet d'experts-conseils. Elle est célibataire et sans enfants.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.