République tchèque

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Au premier contact, les Tchèques peuvent sembler méfiants et impersonnels, ce qui ne les empêche pas de s’engager si on fait preuve d’une certain tact. La langue peut aussi constituer un obstacle si vous ne parlez pas couramment le tchèque. Toutefois, quelques mots prononcés en tchèque feront bonne impression. Peu de Tchèques peuvent communiquer avec aisance en anglais ou en français.

Les Tchèques vont rarement à l’essentiel au tout début et les réunions commencent toujours par des menus propos. Ils aiment beaucoup négocier et la première rencontre prend habituellement la forme d’une discussion générale. C’est à la suite de cette première rencontre que les Tchèques décident s’ils continueront ou non de transiger avec leur interlocuteur. Vous devrez donc arriver bien préparé et prévoir assez de temps pour la rencontre.

Comme partout ailleurs dans le monde, des sujets comme le temps qu’il fait et les origines des différents interlocuteurs constituent de bons sujets pour entamer une conversation. Les explications sur l’objet de votre visite peuvent également s’avérer un bon sujet pour briser la glace. Il n’existe aucun sujet tabou, si ce n’est qu’il faut s’abstenir de tenir des propos vulgaires ou obscènes, comme partout ailleurs. Tout sujet positif qui est susceptible d’intéresser votre interlocuteur peut être utilisé pour briser la glace et faire connaissance. Il peut être utile de connaître les noms de quelques joueurs tchèques de la LNH.

La culture tchèque étant de caractère très masculin, les sujets de conversation les plus appréciés sont les sports, la bière et la politique pour les hommes. Pour les femmes, les sujets de conversation les plus appréciés sont le shopping et les prix. Les Tchèques sont portés à critiquer leurs politiciens, mais ils n’apprécient pas les commentaires des étrangers concernant la politique tchèque. Si vous tenez quand même à discuter de politique, restez surtout neutre. Par exemple, vous ne devriez jamais vous permettre de critiquer l’ancien régime (ou ses dirigeants) à moins d’avoir la certitude que votre interlocuteur ne sera pas offusqué par vos commentaires. Il ne faut jamais oublier que votre interlocuteur pourrait fort bien être ou avoir été un sympathisant communiste. (À l’heure actuelle, un Tchèque sur cinq vote encore pour le Parti communiste qui a été bien peu réformé.)

L’humour est l’un des traits marquants de la culture tchèque traditionnelle. Les Tchèques ont un sens de l’humour plus spirituel que les Britanniques et les Canadiens qui sont essentiellement du genre pince-sans-rire. L’humour tchèque n’est pas forcement noir même s’il n’est pas toujours politiquement correct et qu’il a des penchants racistes. Il est extrêmement important de savoir que les Tchèques ont deux formes d’adresse : a) "vykání" ou "la forme polie" – qui utilise la deuxième personne du pluriel pour s’adresser à un adulte et b) "tykání" ou "la forme plus familière" – qui utilise la deuxième personne du singulier pour s’adresser à un bon ami, à un membre de la famille ou à un enfant. Lorsque vous vous adressez à un adulte, vous devez toujours utiliser la forme polie (vykání) à moins que la personne vous invite à vous adresser à elle dans la forme familière.

Les Tchèques accordent beaucoup d’importance à l’étiquette. Tousser ou bailler sans se couvrir la bouche, cracher en public, jeter des détritus sur le sol, mâcher de la gomme tout en parlant, ne pas céder son siège à une personne âgée ou à une femme dans un autobus, etc. sont considérés impolis et socialement non acceptables. Vous devrez aussi démontrer beaucoup de courtoisie à l’égard des femmes.

Point de vue canadien :

Au moment d’une première rencontre avec une personne tchèque, vous vous sentirez bien accueilli. Si vous informez vos interlocuteurs tchèques que vous êtes originaire de l’Amérique du Nord, les Tchèques engageront spontanément la conversation avec vous. Ils voudront connaître votre culture et noter les différences avec la leur. Par la suite, ils vous entretiendront sur la richesse culturelle de leur pays, les arts, la musique et les mets du pays. Les Tchèques ont un bon sens de l’humour (et se permettent même des farces grivoises). Leur histoire, ponctuée de périodes de privation et de victoires, explique leur propension à rire. Vous devrez toutefois éviter de discuter de la politique, car ce sujet de conversation mène immanquablement à des débats sur le communisme et sur la chute du communisme. Les Tchèques en général ont gardé un goût assez amer de cette période.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Le contexte régional/local, le niveau d’instruction et le tempérament de la personne déterminent dans une large mesure le niveau de confort avec le contact physique et la gestuelle.

Même si les Tchèques respectent assez bien l’espace vital dans leurs contacts avec d’autres personnes, la distance à maintenir dépend essentiellement de la situation et des habitudes des interlocuteurs. La distance maintenue est habituellement plus grande avec des personnes que l’on ne connaît pas. Le meilleur conseil dans ces circonstances est d’observer. Après la poignée de main d’usage, évaluez la préférence de votre interlocuteur concernant son espace vital et adaptez-vous.

Il est important de maintenir un contact visuel pour inspirer confiance à votre interlocuteur tchèque. Les Tchèques ne maintiendront pas nécessairement un contact visuel continu (et plus particulièrement s’ils se donnent le temps à réfléchir à leur réponse), mais ils percevront mal une personne qui évite tout contact visuel.

Les hommes et les femmes tchèques donnent habituellement une poignée de main pour accueillir une personne. Cette poignée de main est toutefois associée à une série de règles. Il faut, par exemple attendre que la personne plus âgée ou la femme tende la main. Dans un contexte non officiel, les femmes et les hommes se feront une embrassade, mais les étrangers ne doivent pas initier ce genre de chose. Les hommes ne toucheront généralement pas leur interlocuteur mâle en parlant à moins d’avoir atteint un niveau assez élevé de familiarité et de confort. Lorsque l’un des deux interlocuteurs est plus âgé que l’autre ou si son rang social est plus élevé, il peut parfois toucher en premier lieu l’autre personne pour lui exprimer son assurance ou pour faire ressortir un point. Cette pratique, qui s’applique dans une moindre mesure aux contacts entre hommes et femmes est généralement considérée comme un test de « bonnes manières ». En effet, un homme ne peut pas prendre l’initiative de toucher son interlocutrice. La règle est la même pour deux femmes qui se parlent.

Les Tchèques font relativement peu de gestes lorsqu’ils parlent et ils sont agacés par les personnes qui en font trop. Certains gestes sont considérés impolis : brandir le poing, pointer une personne du doigt et pointer un doigt sur son front. Pour exprimer leur désapprobation, les Tchèques tournent la tête de gauche à droite tout en fronçant les sourcils.

Point de vue canadien :

La gestuelle des mains semble faire partie intégrante de la culture tchèque. Un étranger peut suivre de loin une conversation en observant simplement les gestes et les expressions faciales. A sa première visite au pays, mon conjoint, qui ne connaissait pas la langue du pays, a réussi à faire baisser de moitié le prix d’une paire de chaussures en parlant avec ses mains.

Même s’ils sont d’emblée accueillants à l’égard des visiteurs, ces derniers doivent prendre un ton de voix plus doux pour s’adresser à des personnes plus âgées. Les formes de verbe et les pronoms de la langue tchèque ressemblent à ceux du français : la forme formelle utilise la troisième personne (l’équivalent du « vous ») et la forme non formelle, la deuxième personne (l’équivalent du « tu » en français). Les Tchèques sont portés à parler fort et à être très expressifs, ce qui ne les empêche pas d’être très protocolaires lorsqu’il y a lieu. Ils s’offusqueront vis-à-vis d’une personne qui n’a pas de bonnes manières. Lorsque deux personnes se rencontrent, elles se tendent la main.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les manifestations publiques d’affection ou de colère sont plus courantes dans la République tchèque qu’elles ne le sont au Canada anglais, quoique la situation diffère beaucoup d’une personne à l’autre. La question n’est pas de savoir si de telles manifestations sont « acceptables », mais plutôt si elles sont tolérées dans une plus large mesure en République tchèque qu’elles ne le sont au Canada.

Point de vue canadien :

Malgré leur culture expressive, il est ironique que les Tchèques ne sont pas portés à exprimer des marques d’affection en public. On trouve des magazines pornos dans tous les stands de journaux. La télévision montre également beaucoup de scènes de nudité très explicites et les jeunes s’habillent assez librement, sans trop d’inhibitions. Les manifestations d’affection en public sont presque taboues, mais, par contre, les accès de colère en public sont acceptés tout comme les fortes exclamations.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Les styles de travail et le code vestimentaire varient selon le milieu de travail, mais il est important dans tous les cas d’être ponctuel, ordonné et propre de sa personne. Dans le milieu de travail, les relations de travail sont un peu plus officielles qu’au Canada quoique les Tchèques aient aujourd’hui tendance à être moins formalistes qu’ils ne l’étaient. Dans les milieux de travail « à col blanc », les femmes s’habillent généralement assez bien et portent un maquillage assez élaboré. La façon de vous vêtir dépendra de l’organisme et de la personne que vous rencontrerez : plus important est l’organisme et plus élevé est le rang de la personne, plus vous devrez vous habiller d’une façon conformiste et plus particulièrement pour votre première rencontre.

Vous ne devez pas vous adresser aux superviseurs, aux collègues de travail et à toute autre personne que vous rencontrez pour la première fois en utilisant son prénom, sauf si votre interlocuteur vous invite à le faire, ce qui est rarement le cas. Vous devez vous adresser à une personne en utilisant son titre professionnel ou académique comme, par exemple «Pane Profesore », «Pane Doktore », etc. - ou « Pane » (Monsieur) ou « Paní » (Madame).

Dans la plupart des milieux de travail tchèques, on s’attend à ce que les délais soient respectés, quoiqu’une certaine marge de manoeuvre puisse être accordée. Les personnes qui ne sont pas certaines de respecter le délai chercheront à négocier de bonne foi un nouveau délai en expliquant la situation ou en s’excusant. Les Tchèques n’ont pas l’habitude de faire du temps supplémentaire pour respecter les délais, même si la nature du travail, l’importance du travail ou la coutume de l’établissement l’exigent. L’approche vis-à-vis du temps en termes de sensibilisation à la productivité et d’absentéisme varie beaucoup d’un milieu de travail à l’autre. Dans certains lieux de travail, les attitudes acquises sous l’ancien régime communiste peuvent prévaloir en ce sens qu’on accorde beaucoup plus d’importance au facteur temps qu’au moral des employés. De plus, par rapport aux travailleurs de la plupart des autres pays d’Europe, les travailleurs tchèques sont portés à prendre plus de congés de maladie « rémunérés », profitant ainsi au maximum des avantages sociaux très généreux qui leur sont accordés.

Point de vue canadien :

Dans le milieu de travail, on s’adresse aux gens d’une façon assez officielle. On dira, par exemple, bonjour Madame Krivankova en utilisant la troisième personne plutôt que la deuxième. On s’adresse à une personne plus âgée avec égards et respect. Le code vestimentaire est aussi plus formel pour les générations qui ont grandi sous le régime communiste. L’homme portera généralement un complet foncé (bleu marine ou noir) tandis que la femme portera généralement une jupe, une blouse et un blazer d’une couleur plus vive. Même si leurs vêtements sont d’un style conservateur selon nos critères, les femmes s’habillent comme si elles assistaient à une soirée. Quant aux jeunes, ils ont tendance à porter un pantalon ou une jupe d’un style plus décontracté.

Les Tchèques ont tendance à associer le capitalisme à l’Amérique du Nord. Pour eux, le capitalisme est la clé de la richesse. Dans leur mentalité, plus ils produisent et respectent les délais impartis, plus les perspectives sont grandes qu’ils arrivent à vivre comme les Nord-Américains.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Un supérieur est généralement apprécié pour son niveau élevé d’expérience dans sa profession, mais sa capacité d’entretenir de bonnes relations avec ses employés et d’exercer son « autorité naturelle » est aussi très importante. Il est très important que les employés tchèques perçoivent leur supérieur comme une personne juste, abordable, travailleuse et qui sait ce qu’elle veut. (Un supérieur distant, non intéressé par les opinions et les besoins de ses employés ne pourra probablement pas générer un degré élevé d’effort et de coopération). Dans la plupart des cas, les Tchèques s’attendent à ce que leur superviseur entretienne des « rapports » personnels et individuels avec ses employés. La haute direction (ou les actionnaires) exigent de leurs employés cadres qu’ils aient une bonne expérience en gestion et qu’ils tirent le meilleur rendement possible de leurs employés. Une bonne écoute et une bonne ouverture aux idées des autres sont également des qualités très appréciées.

Les expatriés qui peuvent facilement s’exprimer dans la langue du pays et qui ne sont pas perçus comme des personnes « arrogantes » ou « imbues d’elles-mêmes » sont avantagées par rapport aux gestionnaires tchèques en raison de leur expérience de travail dans un pays occidental. Les expatriés n’ont pas à composer avec des relations interpersonnelles compliquées en milieu de travail (jalousie professionnelle, etc.).

Dans la plupart des cas, un supérieur qui n’a pas gagné le respect ou la confiance de ses employés n’en sera pas averti directement. Il constatera toutefois beaucoup d’inflexibilité de la part de ses employés qui peuvent également démontrer un moral assez bas. Le superviseur peut aussi sentir relativement rapidement de la résistance de la part de ses employés, les Tchèques ayant toujours été d’une nature « légèrement rebelle ».

Point de vue canadien :

Les habitants de Prague sont fiers d’occuper un emploi et les superviseurs étrangers qui parlent la langue du pays ne sont pas ostracisés. Un étranger qui parle la langue tchèque aura droit aux mêmes égards et privilèges qu’un Tchèque. Les Tchèques sont très ouverts aux autres cultures, y compris à la culture de leurs superviseurs étrangers. Les Tchèques sont en général d’excellents travailleurs, en partie parce qu’ils tiennent à leur emploi et qu’ils ont été opprimés sous le régime communiste et, en partie également en raison de leur esprit et de leur nature entrepreneuriale. Craignant de retomber dans la pauvreté et animés par le désir d’améliorer leur sort, les Tchèques sont aujourd’hui plus intéressés à s’informer sur une culture différente et sur un nouveau style de faire des affaires.

Les Tchèques n’accordent pas autant d’importance aux études que ne le font les Canadiens. Cette situation est probablement attribuable à la situation de pauvreté qui force les Tchèques à exploiter leurs compétences plus rapidement que nous le faisons en Amérique du Nord. Les Tchèques sont portés à choisir un métier qui leur permettra de devenir rapidement un contribuable et de subvenir aux besoins de leur famille. Néanmoins, le système d’éducation tchèque est excellent.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

La plupart des lieux de travail ont une chaîne de commandement très hiérarchisée, parfois plus formelle qu’au Canada (les Tchèques copient dans une certaines mesure le « modèle allemand »). Cependant, on trouve de plus en plus dans les nouvelles entreprises, et plus particulièrement dans les PME, des structures de commandement plus flexibles.

Dans une certaine mesure, l’héritage de la période communiste se perçoit dans la culture organisationnelle. On trouve deux types de leaders, chacun ayant des visions très différentes. L’un est un directeur à l’ancienne, qui donne des ordres sans jamais remettre en question les ordres reçus de son supérieur. Le nouveau leader est plutôt un gestionnaire qui partage l’exercice du pouvoir dont il est investi et qui encourage l’autonomie de ses employés. Le problème qui se pose est que de nombreux employés (et plus particulièrement les employés plus âgés) sont encore habitués à recevoir des ordres et peuvent être enclins à apprécier davantage une personne qui impose ses décisions.

En règle générale, il n’y a pas d’obstacles majeurs pour qu’un employé tchèque soumette une idée qui est susceptible de bénéficier à l’entreprise. L’employé s’attendra toutefois à ce que son idée soit considérée, analysée et mise à l’essai si elle semble intéressante.

Point de vue canadien :

Le travail en équipe prend plus d’ampleur dans les milieux de travail, même si les décisions sont prises par le superviseur. Les employés apprécient la rétroaction. Leur attitude peut se résumer par le dicton « l’union fait la force ».

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : Les femmes, qui sont considérées comme le « sexe faible », sont traitées avec beaucoup d’égards. Elles ont droit à certains privilèges dans la plupart des milieux de travail. Les femmes sont en général moins bien payées que les hommes, mais par rapport aux Canadiennes, les tchèques sont du point de vue de la parité salariale un peu mieux traitées. En République tchèque, au travail ou à l’extérieur, les hommes ouvrent la porte aux femmes, les laissent passer en premier, les aident à retirer leur manteau, se lèvent lorsqu’une femme est debout, etc. Dans des situations non-officielles, l’homme complimente ses collègues de travail et apporte des fleurs à l’hôtesse.

Religion : La population tchèque est l’une des moins religieuses de la planète, un fait confirmé par les statistiques. Même si presque la moitié de la population affirme appartenir à une église (et plus particulièrement l’Église catholique), la plupart ne vont pas à l’église et ne pratiquent pas les rites de leur religion. Plus de 40 p. cent de la population tchèque affirme ne pratiquer « aucune religion » ou être « athée ». À quelques exceptions près, ce sujet n’est pas considéré important dans les milieux de travail.

Classe : Les Tchèques ne sont pas portés à faire des distinctions en fonction de la classe sociale. Il ne faut pas pour autant conclure que l’argent et le statut social n’ouvrent pas certaines portes.

Origines ethniques : La population de la République tchèque est l’une des populations de l’Europe les plus homogènes sur le plan ethnique (plus de 95 p. cent de la population appartient à l’ethnie « tchèque » ou, encore à l’ethnie de la « Moravie ». Les Tchèques sont capables de distinguer les Tchèques des non-Tchèques par l’apparence et (ou) la langue. L’identité ethnique joue un certain rôle dans le milieu de travail, et plus particulièrement dans les milieux de travail ayant une forte proportion de « travailleurs étrangers non occidentaux » (surtout les Ukrainiens) ou gitans. Le traitement qui leur est réservé pourrait s’apparenter à la « xénophobie », le « racisme » ou la « discrimination », particulièrement aux yeux d’un Canadien, mais ces tendances sont plus souvent latentes que manifestes. Les minorités visibles sont souvent perçues comme « exotiques » et font parfois l’objet de remarques et de comportements désobligeants ou « racistes », et ne sont que très rarement associés à des actes de violence.

Point de vue canadien :

Égalité de sexes : L’égalité des sexes en milieu de travail constitue encore un sujet délicat. Malheureusement, même si les membres des deux sexes ont besoin de gagner leur vie, les femmes sont considérées inférieures aux hommes dans le milieu de travail. On s’attend des femmes qu’elles jouent le rôle de mère ou de femme. J’ai pu constater pour l’avoir vécu que les hommes tchèques démontrent beaucoup plus de respect pour les femmes nord-américaines qu’ils n’en démontrent pour les femmes tchèques.

Religion : La religion n’a aucune incidence en milieu de travail. La population tchèque a surmonté un passé mouvementé avec les cultures juives et catholiques et a acquis un respect tacite à l’égard de la diversité religieuse.

Classe : La richesse des riches et la pauvreté des pauvres n’a pas de commune mesure avec ce que nous connaissons au Canada. Une personne qui est, disons, baronne par sa naissance et qui travaille comme vendeuse dans un magasin se considérera supérieure à un agriculteur multi-millionaire et à un cadre supérieur d’une importante société. Elle considérera que son hérédité la place un cran au-dessus des autres personnes n’ayant pas son statut, même si ces personnes sont financièrement plus à l’aise qu’elle.

Origine ethnique : À prime abord, la culture tchèque semble très homogène. Mais analysée de plus près, la culture tchèque est formée de plusieurs ethnies. Ces « minorités » étant de taille très réduite, la société tchèque les a facilement intégrées et elles ne font l’objet d’aucune forme de discrimination. De plus, en raison de son emplacement géographique et de son histoire, la République tchèque a été en contact avec différentes nationalités, ce qui lui a permis de s’ouvrir sur la diversité. Pour les Tchèques, les nouvelles cultures constituent un moyen d’enrichissement et une source de nouvelles connaissances.

Les gais et les lesbiennes doivent être conscients du fait que les Tchèques en général entretiennent encore beaucoup de préjugés à l’égard des préférences sexuelles et des styles de vie non-conformistes.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il est assez important d’entrer en relation personnelle avec un collègue ou avec un client avant de commencer à parler d’affaires. Il faut au minimum établir un climat d’amitié ou de confiance. Les Tchèques sont portés à fonder leurs décisions sur leur impression personnelle. Puisqu’il n’existe dans la culture tchèque aucune règle donnée, la meilleure approche est d’observer attentivement votre collègue ou votre client et de vous adapter. Invitez votre collègue à prendre une bière et suivez les conseils donnés dans ma réponse à la question 1.

Point de vue canadien :

Les Tchèques forment une communauté très unie. La disparité salariale entre les employés nord-américains et les tchèques est un fait connu de la société tchèque et les Tchèques considéreront que votre présence parmi eux est motivée par d’autres raisons que les avantages financiers. Les Tchèques seront alors très chaleureux et très ouverts à votre égard. Ils vous percevront comme une personne altruiste disposée à les aider à améliorer leurs perspectives d’avenir.

En République tchèque, les relations personnelles constituent le fondement d’une bonne relation de travail, ce qui est bien différent du Canada où on a plutôt tendance à ne pas mêler les relations professionnelles avec les relations sociales. Les Tchèques chercheront plutôt à vous connaître comme ami et si l’amitié se développe, ils seront enchantés de vous considérer également comme un collègue.

Vous entrerez facilement en relation d’amitié avec des Tchèques en étant jovial et amical. Vous pourriez à cette fin inviter un collègue à prendre un déjeuner, un café/thé ou un pot.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Oui, l’employé tchèque, à l’instar d’un employé de tout autre pays, y compris le Canada, s’attendra à bénéficier de privilèges. Les demandes demeurent toutefois dans les limites du raisonnable, d’autant plus qu’un traitement manifestement préférentiel risquerait de miner la relation, la perception d’équité et le moral des autres membres du personnel. Autrement dit, un traitement préférentiel ne doit pas aller à l’encontre des règles et des pratiques acceptées de l’entreprise, ni même de la loi. Même si cela est plus facile à dire qu’à faire, il est important de prendre le temps de bien choisir ses amis à l’intérieur de son cercle de collègues de travail.

Point de vue canadien :

Tel que mentionné dans la réponse à la question précédente, les Tchèques fondent leurs relations de travail sur la relation d’amitié établie à l’extérieur ou dans le milieu de travail. Ils s’attendent à ce que le népotisme et le favoritisme jouent un rôle important dans la dynamique de l’environnement de travail. D’ailleurs, la plupart des embauches sont en premier lieu fonction de la relation que la personne entretient avec un patron ou gestionnaire, en deuxième lieu fonction de l’amitié et en troisième lieu fonction de leurs qualifications et compétences. Par contre, les grandes multinationales qui ont des filiales dans la République tchèque suivent les normes nord-américaines d’embauche et de promotion. Dans les PME, les relations constituent un aspect déterminant.

Votre qualité de Nord-Américain vous permet de poser des limites à votre patron ou à votre supérieur qui vous recommandera fortement un ami pour une promotion même si cet ami n’a pas les compétences requises. Si votre supérieur insiste pour que vous embauchiez une de ses connaissances, la meilleure chose à faire dans un tel cas est de vous plier à sa volonté à défaut de quoi vous vous mettrez votre supérieur à dos et, par ricochet, vous mettrez en danger votre projet, votre emploi et votre statut social.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Dans un tel cas, il est conseillé de discuter directement et franchement de la situation avec votre collègue, et ce, en privé. Si l’incident est attribuable à une erreur ou à un malentendu, la plupart des Tchèques accepteront d’emblée une telle conversation afin de régler le problème. Il est sage de ne jamais critiquer en public le comportement d’un Tchèque. Si votre collègue tchèque a quelque chose à vous reprocher, vous l’apprendrez rapidement d’une façon indirecte, car il est très probable que vos collègues se rangeront de son côté. Si un tel cas se présente, vous devriez suivre les conseils précédemment donnés et essayer de rencontrer la personne pour lui expliquer clairement votre façon de voir ou de penser. Il est aussi conseillé de le rencontrer en présence d’un « cadre supérieur » de l’entreprise ou d’une personne de confiance pour discuter du problème.

Point de vue canadien :

Les Tchèques expriment leurs opinions d’une façon très ouverte et très expressive. Ils ont tendance à s’affronter pour une parole dite ou un geste posé. Ils sont bruyants de nature et aiment s’obstiner. Si vous ne vous entendez pas avec un collègue, vous pouvez le confronter directement en public ou en privé. De même, si un de vos collègues de travail a quelque chose à vous reprocher, il n’hésitera pas à vous le laisser savoir.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Comme au Canada, cela variera selon le milieu de travail et les personnes en cause. La satisfaction professionnelle se révélera généralement le plus important facteur de motivation, quoique d’autres facteurs, tels que l’avancement et une augmentation de salaire puissent aussi favoriser la motivation et la performance.

Point de vue canadien :

Les Tchèques sont très travailleurs de nature et ne comptent pas leurs efforts pour améliorer leur sort et celui de leur pays, bien que certains soient surtout attirés par la richesse, par les gens riches et par le capitalisme. La richesse étant l’objectif ultime, les Tchèques n’ont pas honte de ce qu’ils font pour atteindre leur objectif. Par exemple, un concierge est fier d’être concierge et n’hésitera pas à parler ouvertement de son gagne-pain qui lui permet de faire vivre sa famille et de poursuivre ses ambitions.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Livres intéressants : Pour une excellente introduction sur la culture et les habitudes des Tchèques dans la perspective d’un étranger, lire Czech Republic (Culture Shock! Guides) par Tim Nollen (1997). Pour s’informer sur l’histoire et sur la culture du pays, lire The Coasts of Bohemia: A Czech History de Derek Sayer (1998). La lecture de l’un ou l’autre des livres de Karel apek, Bohumil Hrabal et Jaroslav Hašek se révélera des moments bien passés avec les figures emblématiques de la littérature tchèque. (Les aventures du brave soldat Chveik de Hašek est un incontournable).

Films : "Kolya" (un film qui a obtenu un Oscar, disponible dans les centres de location de vidéos du Canada); "Divided We Fall", "Dark Blue World" (deux films disponibles au Canada) ou un conte de fée classique "The Princess with a Golden Star on her Forehead" (Princezna se zlatou hv zdou na ele, 1959). Malheureusement, la plupart des meilleurs films tchèques n’existent que dans la version originale, à savoir tchèque.

Sites web : Je vous recommande un excellent site sur la République tchèque à l’adresse http://www.czech.cz/. Pour une brève introduction sur l’histoire tchèque, voir : http://www.travel.cz/travel/history3.php3#today.

Point de vue canadien :

Voir ci-dessous (question 2).

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Endroits à visiter : Si votre agenda vous le permet, essayez de visiter les lieux suivants :
1. Prague
2. esk Krumlov (ville située dans la partie sud de la Bohême)
3. Karlštejn (un château situé à proximité de Prague)
4 esk r j (région du nord-est de la Bohême)
5. Tel (ville de Moravie).

Cuisine : À moins d’avoir une très bonne excuse, il est considéré impoli de refuser une invitation à prendre un repas. La plupart des aliments/mets préparés sont de bonne qualité et ne posent aucun risque pour la santé. Le niveau de cholestérol de certains mets traditionnels du pays n’est pas aussi élevé qu’on le dit. (Pourtant, ceci peut constituer une bonne excuse si vous n’aimez pas la cuisine locale, d’autant plus que les Tchèques sont aujourd’hui plus attentifs aux calories). La cuisine traditionnelle tchèque utilise beaucoup de viande, habituellement accompagnée de boulettes de pâte ou de pommes de terre. Parmi les mets les plus courants, citons la goulash de divers types, le boeuf servi avec une sauce à la crème (sv kov ) ou autres sauces (à l’aneth, à la tomate, etc.) et plus particulièrement le "vep o-knedlo-zelo" (porc, boulettes de pain et choucroute). La spécialité culinaire du pays, des boulettes de pâte fourrées de fruits, est rarement offerte sur les menus des restaurants. Dans les grandes villes, même les restaurants les plus modestes servent certains mets associés à la cuisine internationale, dont du poisson et de la volaille. La viande sauvage est également populaire dans le pays. Les denrées sont en règle générale moins chères qu’au Canada et la sélection est essentiellement européenne. De plus, un repas dans un bon restaurant ou dans un pub coûtera moitié moins cher qu’au Canada, sauf dans le quartier touristique de Prague. Voici un bon conseil pour ceux et celles qui feront leur épicerie : achetez des produits tchèques qui sont souvent de meilleure qualité (goût, etc.) que leurs pendants de l’Europe de l’Ouest.

Pour des nouvelles d’ordre culturel, voir l’hebdomadaire anglophone « The Prague Post » (en vente dans la plupart des kiosques à journaux de Prague) ou, encore, un des sites web susmentionnés. Pour les représentations musicales à Prague, consulter le site suivant : http://www.czechsite.com/music.html. Vous trouverez également dans les centres d’information touristique de Prague de l’information sur les activités culturelles qui s’y tiennent (un de ces centres est situé à la Grande place de la vieille ville). Consulter également les pages culturelles dans les quotidiens tchèques (et plus particulièrement le « MfDnes ». Ce quotidien publie également des éditions régionales dans lesquelles vous pourrez trouver de l’information sur les activités culturelles ayant cours dans la région dans laquelle vous vous trouvez.

Point de vue canadien :

Endroits à visiter : Vieux châteaux comme, par exemple, le château de Prague où le président Havel a un bureau. La Ligne d’or une rue bordée de magasins. Des églises – L’église de Saint-Nicolas est la plus ancienne et la plus belle à visiter. On y donne de nombreux concerts de musique classique. La vieille ville – avec ses rues pavées, ses cafés, ses musiciens de rue, ses bars, ses théâtres, etc. Le vieux quartier juif – la rue Kozi est un lieu patrimonial de la deuxième guerre mondiale. Le vieux cimetière juif, Le Petit Quartier avec ses jardins magnifiques. Le pont Charles – mon pont préféré orné de statues et pavée. N’oubliez surtout pas de toucher à la statue « Neponuk » tout en faisant un voeu. La légende veut que votre voeu se réalise.

Apportez de bonnes chaussures de marche si vous prévoyez visiter la République Tchèque.

Alimentation : J’ai eu beaucoup de difficulté à suivre mon régime végétarien en République tchèque. La plupart des aliments servis sont très gras et à base de porc, de canard et autres viandes. Pour un repas sur le pouce, vous trouverez sans problème des vendeurs de hot-dogs. La cuisine tchèque est réputée pour ses boulettes de pâte, sa choucroute et ses desserts.

Journaux : Prague Post – un quotidien de langue anglaise.

Émissions de télévision : Travel Travel donne un très bel aperçu de Prague... Ne manquez pas non plus les émissions traitant des diverses facettes de la Tchécoslovaquie.

Vous pouvez aller écouter un concert de musique classique dans le vieux quartier de Prague. Vous pouvez également explorer à pied la ville et ses sites historiques. Prenez le temps d’observer ou d’écouter les artistes de la rue. Goûtez aux mets et aux desserts traditionnels. La République tchèque bourdonne d’activités et toutes les occasions seront bonnes pour vivre l’expérience tchèque. Votre spontanéité vous ouvrira bien des portes à Prague.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les héros les plus célèbres associés à l’histoire de mon pays sont : Praotec ech, P emysl, Svat V clav (ces trois personnages sont associés aux débuts légendaires de l’histoire tchèque); Král Karel IV (Roi Charles IV, le célèbre roi tchèque du 14e siècle, aussi appelé le « père de la patrie » pour sa contribution au développement du Royaume de la BohêmeBohême); Jan Hus (patriote, érudit et réformateur religieux mort sur le bûcher en 1415 pour présumée hérésie); Jan Amos Komenský (ou "Comenius", patriote, érudit et homme de lettres, aussi appelé « Enseignant des Nations »; TomᚠG. Masaryk (1er Président de la Tchécoslovaquie indépendante, 1918-1935); Karel Havl ek-Borovsk (patriote et journaliste qui a critiqué le régime autrichien-hongrois); Emil Zatopek (quatre fois médaillé d’or des Jeux olympiques en athlétisme); Jan Palach (un étudiant qui s’est immolé en 1969 pour protester contre l’occupation par l’armée soviétique) et Václav Havel (dramaturge, dissident, 1er Président de la République tchèque). Certains artistes et athlètes sont davantage considérés comme des stars que comme des héros, par exemple les « golden boys de Nagano » (qui fait référence à l’équipe de hockey tchèque médaillée d’or des Jeux Olympiques), Karel Gott (le chanteur pop tchèque le plus populaire pendant plusieurs décennies). La plupart de ces personnes sont réputées avoir contribué à l’avancement de la cause nationale, et plus particulièrement au niveau de la confrontation sur la scène nationale et autres tribulations nationales.

Point de vue canadien :

Vaclav Havel : Président de la Tchécoslovaquie de 1989 à 1992 puis président de la République tchèque en 1993. Il a été incarcéré à deux reprises pour des présumés actes d’obstruction et de sédition. Il est reconnu pour le rôle qu’il a joué aux niveaux de la défense des droits de la personne et de la chute du communisme.

Jan Plach : Dans les années soixante, il s’est immolé dans le quartier Wenceslas pour protester contre l’occupation soviétique. Philosophe de profession, Jan Plach ne croyait pas au communisme et n’avait pas peur de faire valoir ses opinions.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Oui, le hockey, le hockey et encore le hockey (plus précisément le hockey sur glace), et plus particulièrement les joueurs de hockey tchèques des équipes canadiennes de la NHL. Autrement, Josef Škvorecký (un écrivain canadien né en Tchécoslovaquie), Oto Jelinek (un Tchèque qui a été ministre du gouvernement fédéral canadien), et Tomas Bata, un entrepreneur légendaire immigrant canadien né en Tchécoslovaquie.

Point de vue canadien :

À ma connaissance, aucun incident n’est venu assombrir les relations entre le Canada et la République tchèque.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Canadiens sont parmi les nationalités les plus appréciées en République tchèque (après les Scandinaves). Les Canadiens bénéficient ainsi d’une situation privilégiée qu’ils ont tout avantage à préserver.

Point de vue canadien :

Dans un passé pas si lointain, soit entre 1998 et 2002, le gouvernement canadien a déporté quelques réfugiés tsiganes. Exception faite de cet incident, je ne connais aucun stéréotype de la société canadienne à l’endroit des Tchèques.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel, l'aîné d'une famille de trois enfants, est né et a grandi à Semily, une ville située dans la partie nord de la Bohême (qui fait maintenant partie de la République tchèque). À 19 ans, il s'est installé à Prague pour y poursuivre ses études. Il a obtenu en 1979 un doctorat en philosophie et en littérature de Charles University. En 1988, votre interprète culturel a quitté la Tchécoslovaquie communiste pour immigrer au Canada pour des raisons politiques. Il vit actuellement dans la région d'Ottawa-Gatineau où il travaille comme chercheur et professeur de tchèque. Il fait également de la traduction du tchèque à l'anglais et se rend fréquemment dans la République tchèque pour des raisons personnelles et professionnelles. Il publie régulièrement des articles dans les quotidiens tchèques et dans des revues savantes sur des questions de culture et de politique. Il a deux enfants.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle, la cadette d'une famille de deux enfants, est née à Montréal où elle a aussi grandi. Elle a fait des études en arts graphiques/conception de mode à Montréal et à Toronto, à l'Académie de design du Collège Lasalle. Votre interprète culturelle a voyagé à travers l'Amérique du Nord et a aussi visité différents pays, dont le Pakistan, Cuba et le Mexique. Elle a également vécu deux ans en République Tchèque. Elle vit actuellement à Toronto.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.