Allemagne

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

En général, les règles régissant les communications verbales et les rapports entre personnes en Allemagne ne sont pas très différentes de celles du Canada. Les Allemands prennent peut-être plus de temps pour se laisser entraîner par le sujet de discussion et se prendre de sympathie ou lier une amitié avec une autre personne. Ils semblent parfois plus réservés que les Canadiens, ce qui se voit davantage dans le Nord de l’Allemagne qu’au Sud.

Vous devez toujours vous adresser aux gens que vous rencontrez pour la première fois en employant la formule requise de politesse et les appeler par leur nom de famille. Les Allemands (comme les Français) utilisent une formule appelée en allemand « Sie-Form » ou « Hõflichkeitsform » (formule de politesse). Elle consiste à faire précéder le nom de famille de « Frau » (Madame) ou « Herr » (Monsieur) et ajouter « Sie » (par exemple, « Frau ou Herr Schmitt » et « Sie ») » En règle générale, vous devez vous en tenir à cette formule jusqu’à ce que l’on vous autorise à appeler vos interlocuteurs « Du » (« Du-Form » ou « Umgangs-form » - formule informelle). Si vous êtes dans un groupe de jeunes gens qui s’appellent les uns les autres « Du », vous pouvez en faire autant. Ordinairement, il incombe aux femmes d’inviter les hommes à employer « Du » et aux aînés de faire pareillement envers les plus jeunes. La formule « Du » est toujours utilisée avec le prénom. (par exemple, « Anne » ou « Michel » et « Du »).

Les sujets de discussion sont semblables à ceux qu’on connaît au Canada; il n’y a rien qui pourrait soulever la controverse au premier contact. Poser des questions (sans être indiscret) concernant vos interlocuteurs pour vous faire une idée de leur situation et écouter soigneusement ce qu’ils aiment et n’aiment pas est une bonne idée.

Il n’y a pas de sujet particulier qui doive être évité et, normalement, l’humour est compris et apprécié.

Point de vue canadien :

Poser des questions sur la famille, le travail et la région d’où viennent vos interlocuteurs est acceptable au premier contact. Les Allemands adorent aussi raconter leur dernier voyage de vacances ou celui qu’ils prévoient faire. Pour plusieurs d’entre eux, la maison et le jardin sont une source de fierté et ils se plaisent à en discuter. En dernier lieu, bien que cela puisse relever du stéréotype, la plupart des Allemands aiment conduire et parler de voitures est un passe-temps national.

Dans l’ensemble, les Allemands sont assez conservateurs et n’ont pas tendance à discuter de politique avec des gens qu’ils viennent tout juste de rencontrer. Il est donc préférable d’éviter les questions qui prêtent à controverse au début d’une relation. En particulier, les Allemands sont extrêmement sensibles aux discussions portant sur les conflits violents et les guerres. Je recommande de ne pas aborder non plus ces sujets. En effet, deux ou trois générations à peine séparent la société allemande d’aujourd’hui des horribles tragédies de la deuxième guerre mondiale, et selon quelques-uns il reste encore des questions à résoudre en ce qui a trait à la responsabilité et la culpabilité. D’autres sont simplement fatigués de parler « du passé ». Toute allusion à la deuxième guerre mondiale, au Troisième Reich ou aux Nazis doit être faite avec prudence ou mieux encore, carrément évitée.

L’arrivée et l’établissement de réfugiés et de nouveaux immigrants en Allemagne est un sujet à discuter avec beaucoup de doigté.

Pour les visiteurs, le sens de l’humour allemand peut être déroutant au début. La plupart du temps, les premières réunions sont formelles et empreintes de sérieux. Il arrive parfois qu’un Allemand dise une plaisanterie à quelqu’un qu’il vient de rencontrer sans en rire lui-même, peut-être pour juger le caractère de l’interlocuteur. À cet égard, je vous conseille d’éviter l’humour auprès d’une personne dont vous venez de faire la connaissance - surtout si la plaisanterie vous fait mal paraître. L’autodérision se voit rarement en Allemagne et peut être interprétée comme un manque de confiance.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Comme au Canada, gardez une distance acceptable quand vous parlez à quelqu’un. Ne touchez pas vos interlocuteurs, à moins qu’ils ne vous touchent d’abord. S’embrasser sur les joues ne se fait qu’entre amis. Les gens se serrent habituellement la main lorsqu’ils se rencontrent.

Le contact visuel est important pour montrer que vous êtes franc et confiant. Vous pouvez souligner vos propos par des gestes et des expressions faciales, sans toutefois les exagérer. Le ton de voix doit être modéré. Vous pouvez être direct, tout en étant sensible aux sentiments et à la dignité de votre interlocuteur.

Point de vue canadien :

Il n’y a pas tellement de différences entre les Allemands et les Canadiens quant à la distance personnelle à tenir lors de conversations quotidiennes (environ trois à quatre pieds). Les Allemands de la plus vieille génération sont généralement formels envers les étrangers ou leurs concitoyens. Les femmes et les hommes tendent à se serrer la main. Les jeunes ont tendance à se montrer plus intimes et, souvent, s’accueillent et se quittent en s’embrassant sur la joue droite, que ce soit entre femmes et entre les femmes et les hommes. Les gens établissent presque toujours un contact visuel aux salutations et en cours de conversation. Il n’est pas bien accepté de ne pas regarder un Allemand dans les yeux quand on s’adresse à lui et ceci pourrait avoir des effets négatifs sur vos relations. Il est préférable d’éviter de toucher une personne que vous venez tout juste de rencontrer.

Les Allemands peuvent paraître arrogants et même dominateurs au cours des premières réunions; toutefois, dans la plupart des cas, vous ne devez pas vous sentir personnellement visé ou menacé par ce comportement. L’affirmation de soi semble être la pierre angulaire des rapports avec les autres en milieu d’affaires, et surtout en milieu de travail bureaucratique et gouvernemental. Répondre fermement et avec confiance peut être utile pour nouer et maintenir une relation professionnelle ou personnelle avec des Allemands.

Dans les restaurants, les Canadiens feront l’expérience d’une culture différente de ce qui est connu au Canada. En plus de la cuisine et des boissons auxquelles vous devrez vous habituer, il y a des gestes communs que tout nouveau venu doit connaître s’il déjeune pour la première fois avec un collègue ou un client. Les Allemands font signe agressivement au serveur lorsqu’ils désirent passer une commande ou demander l’addition. Un fort bruit de gorge ou la main levée sont deux gestes communément utilisés. En général, ils donnent un pourboire, mais au lieu de laisser un pourcentage, les Allemands préfèrent dire au serveur combien ils entendent leur donner et l’ajouter à l’addition.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les démonstrations d’affection, de colère ou d’autres émotions sont acceptables et fréquentes. Vous avez le droit d’intervenir (par exemple, si vous n’obtenez pas ce qu’on vous a promis), de vous plaindre (par exemple, si vous n’obtenez pas ce pourquoi vous avez payé), et de protester (par exemple, si vous êtes pour ou contre certaines idées politiques).

Point de vue canadien :

Habituellement, les Allemands sont réservés par rapport aux démonstrations d’affection en public. Naturellement, le fameux « Défilé d’amour » (Love Parade) de Berlin, au mois de juillet, est une exception : imaginez un immense défilé de la fierté gaie, une fête gigantesque et une chaleur étouffante, le tout roulé en une journée expressive et colorée. Les Allemands de plus de cinquante ans sont particulièrement réservés en ce qui a trait aux démonstrations d’affection dans la rue, mais il est courant et acceptable de se tenir par la main ou le bras ou de s’enlacer. Toutefois, un long baiser en public ne se fait pas en Allemagne. Les jeunes Allemands, naturellement, se moquent de tels tabous et on peut les voir, très peu couverts, s’embrasser par couples sur les places publiques des villes. Mais dans l’ensemble, attendez-vous à ce que les Allemands soient assez conservateurs pour ce qui est des démonstrations d’affection dans les lieux publics.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Le code vestimentaire et la façon de s’adresser aux gens diffèrent d’un milieu de travail à l’autre, d’une entreprise à l’autre, et entre les milieux de cols blancs et de cols bleus. Je recommanderais de toujours porter des vêtements habillés le premier jour et d’observer ce que portent les autres. Si vous devez travailler dans un milieu de cols bleus, n’hésitez pas à demander à la fin de l’entrevue le type de vêtements que vous devez porter, s’il y a un uniforme particulier et si la compagnie le fournit.

En Allemagne, vous devez toujours vous adresser à vos collègues et à vos superviseurs en utilisant le titre « Sie » et leur prénom. (Voir le paragraphe « Premier contact »). S’ils ont un doctorat, n’oubliez pas d’ajouter le titre Docteur avant le nom de famille (par exemple, Frau ou Herr Docteur Schmitt).

Vous devez vous présenter au travail à l’heure, essayez toujours de respecter vos délais et soyez productif. Au cas où vous devriez vous absenter (par exemple, si vous êtes malade), appelez votre superviseur ou votre service des ressources humaines. Si vous avez, par exemple, pris rendez-vous avec un médecin, demandez à votre superviseur ou votre service des ressources humaines, à l’avance, comment se fait la demande de s’absenter dans votre milieu de travail.

Point de vue canadien :

En général, les Allemands s’habillent de façon conservatrice dans les milieux d’affaires. Au bureau, la norme est le complet-veston et la cravate pour les hommes et, pour les femmes, la robe, la jupe ou le pantalon habillé. Selon le milieu de travail, il est de plus en plus acceptable pour les femmes de porter des vêtements plus collants et révélateurs au printemps et en été. La plupart des Allemands sont assez ouverts et sans complexe quant à leur habillement, mais pour faire bonne impression au premier contact, il vaut mieux s’habiller de façon conservatrice et s’aligner ensuite sur ce que portent les autres.

Le port de l’uniforme est commun dans de nombreuses entreprises et certaines professions – les métiers de la construction, par exemple – ont un code vestimentaire adapté au travail. La ponctualité est prise très au sérieux en Allemagne. Être à l’heure n’est pas un simple cliché. Il est difficile de ne pas trouver une horloge dans la plupart des villes et villages, sur une église, à l’hôtel de ville ou sur le mur d’un immeuble. Les trains sont toujours à l’heure et les gens sont censés arriver aux réunions et aux rendez-vous à l’heure fixée. Il est conseillé d’arriver un peu à l’avance, quand on rencontre quelqu’un, pour se préparer et se détendre.

Les horaires de travail sont assez rigides et on s’attend à ce que les gens soient payés pour les heures supplémentaires qu’ils font. Les délais et la productivité sont pris au sérieux et des heures supplémentaires doivent parfois être effectuées pour finir des projets à temps. Les retards et les absences, sans raison valable, sont désapprouvés et ont des effets négatifs sur les relations de travail.

Lorsqu’on s’adresse à quelqu’un en allemand, la formule Sie/Ihnen doit toujours être utilisée jusqu’à ce qu’une relation personnelle ait été établie. En milieu de travail, on utilise continuellement la formule formelle pour s’adresser aux collègues de niveau supérieur. En allemand, les gens appellent leurs interlocuteurs par leur nom de famille précédé du titre « Herr » (Monsieur) ou « Frau » (Madame, Mademoiselle). Les Allemands répugnent à critiquer leur employeur et dans plusieurs cas, les responsables gouvernementaux. Certaines personnes – souvent les jeunes – peuvent affronter directement leurs supérieurs et leurs collègues, mais il est plus habituel pour la plupart des gens de demeurer silencieux ou de poursuivre les choses, en envoyant une lettre, par exemple. La loyauté envers l’entreprise et le respect de la hiérarchie prévalent encore en Allemagne.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Le professionnalisme est très important dans un poste de gestion. Il est le produit de l’expérience, d’une attitude positive et équitable et d’un engagement à travailler fort; la combinaison adéquate de ces trois facteurs dépend du type de poste. Les attentes sont les mêmes qu’il s’agisse d’un Allemand, d’un étranger, d’un collègue ou d’un supérieur.

Les évaluations formelles ne sont pas une chose courante. Elles ne se font en général que dans les grandes entreprises. Vous pouvez savoir ce que pensent vos employés, si vous avez un style de leadership ouvert et coopératif.

Point de vue canadien :

Le niveau d’études est essentiel pour réussir en Allemagne. Il est conseillé de se munir de copies de tous les certificats, diplômes et licences professionnelles aux entrevues et aux réunions de sélection. Les participants reçoivent habituellement un certificat « officiel » après avoir assisté à des ateliers ou à des séances de formation en Allemagne. L’expérience et l’éthique de travail sont aussi très valorisées, même si l’on prend pour acquis que les gestionnaires ambitieux possèdent ces qualités. La même chose s’applique aux ressortissants étrangers occupant des postes de gestion. Dans certains milieux, votre profil s’améliorera considérablement, si vous proposez des idées nouvelles et excitantes. Les ressortissants étrangers sauront qu’ils sont acceptés dans leur milieu de travail s’ils sont traités avec respect et politesse.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

En Allemagne, les grandes compagnies ont des conseils d’administration formels formés de représentants de la direction et des syndicats. Il en résulte que les syndicats participent davantage au processus de prise de décisions qu’au Canada.

Dans le fonctionnement quotidien, cela dépend également de la taille et du système de gestion de l’entreprise ou de l’organisme. Consulter son supérieur pour obtenir des réponses ou une rétroaction n’est pas seulement acceptable, mais aussi apprécié.

Point de vue canadien :

Les Allemands sont assez respectueux de la hiérarchie et lorsque des décisions doivent être prises, elles sont ordinairement passées à des niveaux supérieurs aux fins de réponse. Cela signifie que les gestionnaires de niveau supérieur peuvent être impliqués davantage dans les opérations quotidiennes d’une entreprise ou d’une firme. Dans le secteur public, les fonctionnaires ont horreur de se mêler des affaires de leurs homologues travaillant dans d’autres ministères. La conséquence en est, par exemple, que pour obtenir un permis de construction, il vous faille effectuer d’innombrables visites à un nombre surprenant de bureaux. Les gens à différents niveaux génèrent des idées, mais les décisions définitives sur la façon d’approcher les problèmes et les projets sont généralement prises par les cadres supérieurs. La rétroaction et les évaluations du rendement se font habituellement de façon formelle, à la fin de l’année, mais il semble toutefois acceptable que les employés se renseignent sur leur rendement, à tout moment.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Le droit constitutionnel allemand interdit la discrimination basée sur le sexe, la religion, la classe ou l’origine ethnique! Toutefois, il y a des écarts entre la théorie et la pratique. C’est pourquoi il existe des lois spéciales pour promouvoir l’intégration de plus de femmes sur le marché du travail. Ces lois varient d’un Lander (sorte d’État ou province) à l’autre et tendent à s’appliquer plus à la fonction publique qu’aux industries privées. Il y a aussi des lois visant à intégrer davantage les personnes handicapées sur le marché du travail.

En général, les attitudes concernant le sexe, la religion, la classe et l’origine ethnique n’influent pas sur les relations en milieu de travail. L’Allemagne compte environ 7 millions d’étrangers, dont un fort pourcentage de Turcs. Les attitudes sont généralement ouvertes et tolérantes, bien qu’il y ait occasionnellement des incidents racistes.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Les rôles liés au sexe sont plus statiques en Allemagne qu’au Canada. Les hommes et les femmes se retrouvent côte à côte dans presque tous les emplois et secteurs. Toutefois, les rôles traditionnels sont encore la norme, c’est-à-dire que les femmes travaillent à la maison, s’occupent des enfants et gèrent le ménage. Les congés de maternité et pour obligations familiales ne sont pas aussi progressifs qu’au Canada, ce qui empêche un certain nombre d’hommes de prendre des congés pour s’occuper des enfants. Au plan institutionnel, les femmes et les hommes ont les mêmes droits de vote et d’accès aux services gouvernementaux. Très peu de femmes occupent des postes d’autorité en Allemagne, particulièrement au gouvernement; toutefois, cela semble changer.

Religion : La religion joue un rôle important dans la société allemande. La plupart des grandes religions y sont représentées, dans une certaine mesure. Les églises chrétiennes sont largement majoritaires et les fêtes chrétiennes sont strictement observées par de nombreux Allemands. Tous les magasins sont fermés le dimanche et lors des fêtes religieuses.

Classe : En surface, la classe ne semble pas importante dans la réalité quotidienne allemande. Mais l’accès à un nombre croissant d’écoles privées et à des emplois professionnels dépend encore de la classe à laquelle on appartient. Le système d’aide sociale très généreux de l’Allemagne nivelle quelque peu les effets de classe; toutefois, certains Allemands admettent que le statut social et les antécédents peuvent avoir une forte influence sur les chances de succès.

Origine ethnique : Les attitudes concernant la race et les groupes ethniques varient considérablement en Allemagne. Malheureusement, il existe encore une minorité xénophobe qui aimerait voir l’Allemagne débarrassée des étrangers et des immigrants. Comme il a déjà été dit, ce groupe, fort heureusement, est petit et n’est pas toléré par les autorités allemandes et la société en général. Habituellement, les Allemands sont accueillants envers les gens d’autres cultures et les aident à s’intégrer à la société allemande. Dernièrement, les tensions ont toutefois grandi et des gens de la République fédérale ont exprimé des préoccupations à l’effet que trop d’immigrants sont autorisés à s’établir en Allemagne, trop rapidement. Toutes ces questions peuvent influer sur la dynamique du milieu de travail. Elles peuvent aussi ne pas avoir d’influence. Je tiens cependant à préciser que la plupart des milieux de travail sont séculaires et équitables et que les gens de toute origine et de tout antécédent sont les bienvenus.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il n’est pas nécessaire d’établir une relation personnelle avant d’entrer en affaires. Néanmoins, il est de bonne politique de passer quelque temps à « détendre » l’atmosphère, selon la situation. Dans l’ensemble, les Allemands tendent à séparer leurs affaires professionnelles de leur vie privée, plus que ne le font les Canadiens.

Point de vue canadien :

Comme il a été mentionné plus tôt, lorsque vous nouez une amitié avec des Allemands avant d’établir une relation d’affaires, le lien est souvent plus fort qu’il n’est au Canada. Toutefois, le contact initial avec de nouvelles connaissances peut paraître formel par rapport aux normes canadiennes, mais la socialisation ne commence habituellement qu’après l’établissement d’un contact professionnel. De toute façon, si vous avez la chance de connaître votre contact sur une base amicale avant d’entrer en affaires avec lui, vous constaterez que le niveau d’engagement et de confiance à votre égard sera supérieur.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

La corruption de fonctionnaires est illégale en Allemagne. Dans les milieux de travail du secteur public, l’octroi de privilèges ou de considérations particulières en raison d’une relation personnelle ou d’une amitié est illégal. Dans le secteur privé, les décisions de recrutement sont habituellement fondées sur les qualités professionnelles et non pas sur les relations.

Point de vue canadien :

Les Allemands sont très sérieux dans leurs amitiés et relations familiales. Souvent, cela a un impact sur le choix des gens avec qui ils font affaire et la façon dont ils les traitent. Les Canadiens assimilent ce comportement à du patronage et désapprouvent le favoritisme; mais à l’exception des hautes sphères politiques, cette pratique est courante en Allemagne. À titre d’exemple et dans un cas extrême, il pourrait en découler qu’une personne moins compétente pourrait être recrutée aux dépens d’un autre candidat en raison d’une relation qu’elle entretient avec des supérieurs ou un autre employé. Un contrat peut être aussi accordé sur la base d’une amitié. En tant que Canadien, si vous trouvez ce genre de choses troublantes ou moralement inacceptables, il ne sera pas mal perçu d’approcher votre supérieur ou un collègue et d’en discuter confidentiellement. Toutefois, vous obstiner à dénoncer la pratique en vue de l’éliminer serait déraisonnable et aurait des conséquences personnelles graves. Une autre façon de procéder serait de reconnaître les avantages de la pratique, d’essayer de socialiser avec les collègues et les clients, et de tenter d’humaniser vos relations. Vous pourriez peut-être inviter ces collègues et clients chez vous pour rencontrer votre famille ou leur proposer une activité que vous pourriez faire ensemble dans un lieu public et neutre.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Cela dépend du problème et de la situation. En règle générale, un problème lié au travail doit être discuté avec le collègue en cause, en tête-à-tête, et il vaut mieux lui poser des questions que de l’accuser de façon directe. Évitez de l’affronter en public; faites en sorte qu’aucun autre collègue ne puisse entendre votre discussion. Si le problème n’est pas résolu, il est alors approprié de soulever la question auprès de votre superviseur.

Si vous avez le sentiment qu’un collègue nourrit un différend envers vous, ou semble offensé par vos actions, vous devez l’interroger directement.

Point de vue canadien :

Si un collègue vous pose un problème lié au travail grave et persistant, il est préférable de l’affronter rapidement. Au début, vous pourriez essayer d’aborder le problème avec le collègue en question, exprimer vos préoccupations et espérer que les choses retourneront à la normale. Mais si le problème s’aggrave, vous devrez consulter votre supérieur. En d’autres mots, s’adresser aux échelons supérieurs.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

La satisfaction au travail est un des facteurs les plus importants dans l’environnement professionnel. Elle ne s’obtient que si les gestionnaires et collègues sont équitables et travaillent en équipe, échangent l’information qui influe sur le travail des autres, sollicitent l’opinion des collègues et les laissent participer au processus de prise de décision. De bonnes conditions de travail et un bon environnement ergonomique sont aussi essentiels.

La loyauté est importante et doit être pratiquée dans les deux sens : du haut vers le bas et vice versa.

Naturellement, l’argent est un incitatif important, mais il n’est pas toujours le principal élément de la rémunération. Il y a d’autres avantages qui rendent un milieu de travail attrayant, par exemple, des congés au lieu du paiement d’heures supplémentaires, la souplesse des heures de travail à l’intérieur d’un horaire de base. Les syndicats en Allemagne sont innovateurs et créatifs à ce sujet.

Point de vue canadien :

L’engagement et la loyauté à l’égard de l’employeur et des collègues sont pris très sérieusement en Allemagne. Les échelles de rémunération sont les plus élevées d’Europe et les conditions de travail sont aussi exceptionnelles. Dans la plupart des cas, les gens sont satisfaits et motivés à produire un rendement supérieur. Naturellement, il existe des emplois dont les conditions et les échelles de rémunération sont mauvaises et qui, d’ordinaire, sont remplis par de nouveaux immigrants.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Il existe des centaines de livres que je pourrais vous recommander et qui traitent de la culture et du mode de vie allemands. Je n’en citerais que quelques-uns qui décrivent l’Allemagne d’aujourd’hui, ses principales tendances politiques, les attractions touristiques, etc.

Le gouvernement fédéral allemand publie chaque année « Information sur l’Allemagne » que vous pouvez obtenir de l’Ambassade d’Allemagne. Vous pouvez aussi le télécharger du site Web gouvernemental www.bundesregierung.de. Il contient toutes sortes d’information sur les 16 Landers (états), l’histoire de l’Allemagne, la constitution, l’économie, la culture, etc.

Pour plus d’information sur la culture allemande, je vous conseillerais d’assister à des événements à l’« Institut Goethe », qui a des bureaux dans diverses villes canadiennes et à Ottawa. L’Institut Goethe a un formidable site Web (www.goethe.de) qui vous orientera sur le domaine culturel de votre choix, qu’il s’agisse de musique, de littérature, d’architecture, de danse, de cinématographie, de dessin graphique, de peinture, de photographie, etc.

Pour obtenir des informations touristiques, j’ai découvert un excellent guide de voyage rempli d’information intitulé « Rough Guide for Germany », qui décrit un grand nombre de contextes culturels et historiques. Vous pouvez acheter le guide en magasin ou sur le site Web à l’adresse suivante : http://roughguides.com.

L’Ambassade d’Allemagne publie « Perspectives on Canada and Germany» (www.GermanEmbassyOttawa.org), qui décrit les questions d’importance pour les deux pays, dans leur contexte.

Point de vue canadien :

Le rôle central de l’Allemagne dans l’histoire et la culture européennes a inspiré plusieurs écrivains qui ont produit d’excellents ouvrages sur le pays. The German Empire: A Short History, de Michael Sturmer est une description concise et facile à lire de l’essor de l’Allemagne de nouvelle nation à superpuissance industrielle, qui a mené aux terribles pertes de vie de la Première Guerre mondiale. Je recommanderais aussi vigoureusement les livres de l’écrivain britannique Ian Kershaw. Son portrait d’Hitler fournit un point de vue unique sur la façon dont a commencé la période la plus noire de l’histoire allemande. L’Holocauste pèse encore sur la culture allemande. Pour vous faire une idée impartiale et basée sur les faits, lisez Holocaust: A History, de Deborah Dwork et Robert Jan van Pelt – qui enseignent à l’Université de Waterloo, Ontario. Le recueil de textes, intitulé Une bonne vieille, de Gitta Sereny, journaliste britannique d’origine autrichienne, est aussi excellent, surtout en ce qui a trait aux traumatismes psychologiques causés aux Allemands au souvenir de la Deuxième Guerre mondiale. Dans la même veine, Long Shadows: Truth, Lies and History, de la journaliste canadienne Erna Paris, qui a été primé, décrit comment les deux guerres ont forgé l’identité nationale allemande. Pour conclure, je recommande le livre que je considère probablement le meilleur, A Personnal Search for the New Germany, de Frederick Kempe, rédacteur du Wall Street Journal pour l’Europe. Kempe, d’origine allemande, analyse, sous l’angle d’un journaliste, les éléments de l’Allemagne moderne que sont l’immigration, le militarisme et la relation complexe du pays avec les États-Unis – un ouvrage fascinant.

Les réalisations et les films allemands sont d’excellentes sources pour comprendre la culture allemande. « Les Ailes du désir », de Wim Wenders, qui traite d’un ange flottant au-dessus de Berlin qui illumine la vie des personnes de tout horizon professionnel, est superbe. Le jeune réalisateur Tom Twycker a produit un certain nombre de films au cours des dernières années qui donnent un bon aperçu de l’Allemagne moderne. Son film le plus connu, « Cours Lola Cours » a lancé la carrière d’un acteur allemand montant, Franke Potente. (Il y a d’autres films, notamment « La Princesse et le combattant » – qui sont disponibles sur vidéo au Canada.) Les mordus du cinéma qui s’intéressent à la formidable histoire cinématographique allemande devraient voir les films de Fassbinder et, naturellement, de Marlene Dietrich, surtout dans le rôle qu’elle joue dans « l’Ange bleu » (The Blue Angel).

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Les journaux sont toujours une bonne source d’information. Il y a différents quotidiens nationaux et locaux. Si vous désirez des renseignements commerciaux et économiques, le « Frankfurter Allgemeine » ou le « Handelsblatt » pourront vous être utiles. Les quotidiens locaux donnent une bonne idée de votre environnement local. Consultez aussi les bureaux d’information touristique locaux.

En plus des postes commerciaux de télévision et de radiodiffusion, il existe deux grandes sociétés publiques de radiodiffusion : ARD et ZDF. Les deux sociétés sont, plus ou moins, indépendantes du gouvernement. Elles se financent à l’aide d’abonnements et, dans une plus petite mesure, par des recettes de publicité. Leur mandat est d’informer, de sensibiliser et de divertir le public. Ce sont d’excellentes sources de nouvelles nationales et internationales et d’information générale. Elles présentent aussi d’excellentes émissions de variété, un très grand nombre de films et une couverture étendue des événements sportifs. La ZDF a une couverture nationale, alors que l’ARD est structurée différemment et possède un certain nombre de compagnies de radiodiffusion situées dans chaque Lander (par exemple, HR = Hessischer Rundfunk pour le Lander de Hesse www.hr-online.de) et quelques autres compagnies qui couvrent plus d’un état (par exemple, RBB = Rundfunkanstalt, pour Berlin et le Lander de Brandenburg).

Il existe un troisième acteur dans le système de radiodiffusion public. Il possède en partie ses propres programmes et diffuse des émissions des sociétés ARD et ZDF. Il s’agit de DW (Deutsche Welle) - télévision et radio. Son adresse Internet est www.dw-world.de. La DW diffuse des émissions nationales et internationales (dans 31 langues) que vous pouvez capter sur le câble ou par satellite, au Canada.

Si vous voulez vous faire une idée de ce que les Allemands regardent à la télévision, vous pouvez consulter le site : www.germantv.info. Une bonne façon de faire de nouvelles connaissances et de s’informer sur des sujets d’intérêt est de s’inscrire dans une VHS (Volkshochschule), qui est l’équivalent au Canada des centres communautaires locaux. Ils offrent des cours sur tous les sujets, allant de l’histoire locale à la littérature, aux sports et aux métiers mécaniques, ainsi que des voyages culturels dans diverses villes d’Allemagne et du reste de l’Europe.

Point de vue canadien :

Si vous aimez voyager, l’Allemagne est un vrai délice. Il y a des tas de choses à visiter, notamment des châteaux, des églises, des musées et des cités hautement sophistiquées et dynamiques. Berlin est absolument à voir, avec ses innombrables sites historiques, le musée juif, la porte de Brandenburg, les restes du mur de Berlin et les activités nocturnes de toutes sortes en nombre inimaginable. Hambourg et son port, Munich, Cologne et Frankfurt sont d’autres superbes villes à visiter. La région de Bodensee, à la frontière suisse, est grandiose, comme la Forêt noire, près d’Heidelburg. La cuisine allemande change. En effet, l’arrivée des immigrants et de leurs ingrédients et recettes a multiplié les possibilités. Vous serez au paradis si vous aimez le pain, la bière et la viande; les Allemands sont aussi sans égaux en ce qui a trait à la pâtisserie.

Le réseau de radiodiffusion Deutsche Welle – l’équivalent de la CBC – a un site Web de nouvelles et d’articles de fond sur la vie en Allemagne. Le réseau donne aussi des cours de langue qui peuvent être téléchargés. Expat.com est un autre site excellent qui traite des défis que pose la réinstallation en Allemagne. Pour ceux qui aiment les journaux et lire l’allemand, ce ne sont pas les possibilités qui manquent. On trouve en Allemagne de nombreux quotidiens, des journaux grand format et des tabloïdes, ainsi que des journaux étrangers dans les kiosques à journaux des grandes villes et, étonnamment, même dans les gares de petites villes. Il ne se vend pas de journaux canadiens, mais le New York Times et les quotidiens britanniques sont faciles à trouver. Les concerts sont d’excellents moyens d’observer les Allemands et de faire l’expérience d’événements culturels, chers à la Nation allemande. La musique classique est très populaire et beaucoup d’Allemands font partie d’orchestres locaux ou de groupes d’écoute de musique. Les Allemands sont des mordus du soccer (football en Europe), comme les Canadiens sont mordus de hockey. Essayez d’assister à un match de football professionnel allemand. Vous pourrez mesurer de visu l’ampleur de la passion pour ce jeu. En été, les trottoirs des villes allemandes se transforment en immenses terrasses où l’on peut prendre un verre de bière ou une crème glacée aux fruits.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

L’Allemagne a un nombre prodigieux d’idoles et de héros tels que des musiciens, des auteurs, des écrivains, des compositeurs, des inventeurs, des peintres et des architectes, qui n’a cessé de croître au fil des siècles, jusqu’à nos jours. D’autres héros sont des personnes qui se sont battues pour des causes sociales telles que Rosa Luxemburg et Karl Liebrecht et ceux qui ont combattu dans la résistance durant la Deuxième Guerre mondiale, notamment Sophie et Hans Scholl (la Rose blanche) et Anne Frank, pour ne nommer que ceux-là.

L’Allemagne n’a pas de héros militaire, en raison sans doute du rôle qu’a joué l’Allemagne dans les deux guerres mondiales, et plus particulièrement la seconde guerre mondiale.

Les héros contemporains se retrouvent dans le domaine des sports, les groupes pop ou parmi les vedettes de cinéma.

Point de vue canadien :

Les héros nationaux comprennent des vedettes pop, aussi bien que des poètes ou des compositeurs de musique baroque. Beethoven se classe encore très haut dans l’esprit des gens, même s’il est décédé depuis des siècles, et le poète et philosophe Goethe est une source de fierté pour de nombreux Allemands. Le pilote de Formule Un, Michael Shumacher, et la joueuse de tennis Steffi Graf semblent aussi être les favoris du public allemand. On peut en dire autant des joueurs de football. Les vedettes de la musique américaine sont aussi très populaires et leurs affiches couvrent les murs des chambres des adolescents allemands.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Le Canada et l’Allemagne se sont battus l’un contre l’autre au cours des deux guerres mondiales. Pendant la Guerre froide et jusqu’au début des années 1990, le Canada avait des bases militaires en Allemagne. Mais la relation entre les deux pays est maintenant normale, sinon très amicale.

Point de vue canadien :

Les Canadiens et les Allemands ont des souvenirs des deux guerres mondiales. Il pourrait exister encore une méfiance considérable entre Allemands et Canadiens du fait qu’ils se soient affrontés au cours de ces conflits, mais le temps a certainement atténué les tensions et, aujourd’hui, il y a très peu de raison d’y voir une barrière susceptible d’affecter les relations sociales. Un élément positif de l’histoire commune des deux pays est l’installation d’Allemands au Canada. « Oktoberfest », la deuxième plus grande fête bavaroise tenue à l’extérieur de l’Allemagne, se tient à Kitchener-Waterloo, en Ontario, avec beaucoup de bière, de saucisses bratwurst et de la musique allemande traditionnelle.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

À mon avis, il n’y a rien qui puisse sérieusement perturber les relations professionnelles et sociales, mais la première chose qui vient à l’esprit de chaque Allemand quand il parle du Canada, est que l’hiver y est froid (ce qui est vrai pour quelques mois!). Pour certains Allemands, le Canada représente le rêve d’un paysage blanc et infini.

La distance et la nature sont souvent vues sous un angle très romantique : le Canada est un vaste territoire à l’environnement intact. Les Allemands suivent de très près (et sont très critiques) les nouvelles sur la coupe à blanc des forêts ou la chasse aux phoques (sans grande connaissance de la complexité et des interrelations). Certains Allemands, qui n’ont pas de contact direct au Canada, ne connaissent pas bien le pays et présument, que le Canada est en quelque sorte la partie nord des États-Unis.

Point de vue canadien :

L’image d’Allemands gardant des prisonniers et parlant un anglais avec très fort un accent, que projettent les films de guerre, est encore présente dans les émissions télévisées au Canada. Aujourd’hui, beaucoup d’Allemands parlent un anglais poli par les voyages et le travail à l’étranger. D’autres stéréotypes populaires qui décrivent les Allemands comme des gens inflexibles et susceptibles doivent aussi être pris avec recul. Les Allemands accordent souvent beaucoup d’importance aux détails, mais la plupart du temps, ils sont ouverts à la discussion et au dialogue.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née en 1949 à Düsseldorf (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne). Elle a travaillé pendant 35 ans en Allemagne, dont 30 années à la Société de radiodiffusion publique, à Francfort am Main. Elle a également travaillé à titre de technicienne en laboratoire, d'archiviste et, plus tard, comme commissaire à l'équité d'emploi. Elle a travaillé à titre de bénévole auprès d'Amnistie internationale et d'un organisme provincial de défense des droits de la femme qui produisait et publiait un magazine mensuel et deux livres sur l'histoire et les questions politiques concernant les femmes. Elle s'intéresse à la politique, à la photographie, à la culture et aux voyages. Elle a immigré au Canada en 1999.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né à Kitchener, en Ontario. Il est l'aîné d'une famille de deux enfants, a grandi à North Bay jusqu'à l'âge de 5 ans, puis à Toronto, où il est demeuré jusqu'à la fin de ses études secondaires. Il a ensuite fait des études en anthropologie à l'Université de Colombie-Britannique, et en journalisme, à Toronto. Il s'est rendu pour la première fois à l'étranger, à l'âge de dix-huit ans, dans le cadre d'un programme national d'échanges pour la jeunesse. Après quatre mois passés dans une communauté des Premières nations, au Nord du Québec, il a séjourné en Inde pour une autre période de quatre mois. Depuis lors, il a résidé, voyagé et travaillé partout au Canada. À titre de journaliste, il a couvert des événements dans plusieurs pays d'Europe. En août 2002, votre interprète culturel s'est installé en Allemagne et y a vécu un an. Il est aujourd'hui de retour au Canada, à Toronto (Ontario), où il travaille pour une société nationale de presse.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.