République dominicaine

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Le premier sujet à aborder est celui de la famille. Pour les Dominicains, il est très important lors d’un premier contact de connaître les liens familiaux des personnes. Par exemple lors de la première rencontre, une personne dont le nom de famille est Rodriguez se verra demander la provenance de son nom et si elle vient des Rodriguez de Las Matas ou de San Francisco. Si elle descend d’une famille Rodriguez très connue, elle bénéficiera d’une impression très favorable.

Les deux sujets à éviter lors de nouvelles rencontres sont la politique et la religion. Émettre une opinion ou concept contraire aux croyances de l’autre personne pourra l’offenser et nuire fortement à la relation. Les gens prennent ces deux sujets très au sérieux. Par contre, si on parle de politique en faveur de l’allégeance politique ou religieuse de l’autre personne, il n’y a pas de problème, mais comme on n’est pas dans la tête des autres, il vaut mieux éviter ces deux sujets. En dehors de ces deux sujets, l’humour est courant et apprécié.

Point de vue canadien :

Les Dominicains sont généralement très amicaux et font preuve d’une grande ouverture d’esprit. Ils seront impatients d’en apprendre davantage sur votre famille, votre mode de vie et vos origines. Ils expriment leurs opinions et leurs sentiments. Les discussions sur la famille, notamment sur le nombre d’enfants, sont les questions les plus souvent abordées car de très nombreux jeunes Dominicains ont déjà un enfant au moins. Ils vous demanderont également combien de frères et soeurs vous avez. De plus, au contraire des Nord-Américains, les Dominicains n’hésitent pas à aborder la question de l’âge et ne s’offensent pas si vous le leur demandez. En fait, ils sont très fiers de leur âge et diront qu’ils trouvent qu’ils le portent bien.

Évitez de parler de la relation entre les Dominicains et les Haïtiens. Étant donné l’animosité qui règne entre ces deux peuples, il est vraisemblable que ce type de conversation n’aboutira à rien. En ce qui me concerne, je n’insisterais pas car l’expérience m’a appris que les Dominicains ne sont pas portés à écouter ni à modifier leur point de vue.

Les Dominicains sont des personnes très joyeuses. Ils sont toujours prêts à raconter des blagues et peuvent passer tout un après-midi à plaisanter à propos d’une chose ou d’une autre. Toutefois, s’il y a un sujet sur lequel ils ne plaisantent jamais, c’est bien la religion. Les Dominicains sont très religieux. Si vous ne croyez pas en Dieu ou en Jésus-Christ, gardez-le pour vous et s’ils souhaitent parler de religion, essayez de rester neutre. Une fois que vous les connaîtrez mieux, vous pourrez peut-être aborder ce sujet mais en général, il devrait être évité car les Dominicains peuvent se former une piètre opinion de vous si vous ne partagez pas leurs croyances.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Je vous conseille de vouvoyer les gens que vous ne connaissez pas ainsi que les aînés. Il est important de regarder votre interlocuteur dans les yeux. Il est impoli de ne pas serrer la main des gens que vous rencontrez. En arrivant dans une maison ou un lieu public, on dit bonjour. Les Dominicains gesticulent beaucoup avec leurs mains quand ils parlent, et accompagnent leurs gestes d’expressions faciales. Les gens parlent fort, surtout avec les amis. Ils mettent beaucoup d’émotion dans leur propos.

Point de vue canadien :

Les Dominicains sont très chaleureux et accueillent leurs amis et leurs connaissances par un baiser sur la joue droite. Même les hommes. Dans les groupes plus élargis, une poignée de main suffit, mais ne vous étonnez pas si une femme fait le tour du groupe et accueille chaque personne par un baiser sur la joue.

Lorsque vous entrez dans un magasin, une salle d’attente, un bureau, une clinique ou que vous empruntez un moyen de transport public, soit en fait presque partout, il est courant d’adresser un « bonjour » collectif et d’être salué en retour. Je trouve cette coutume formidable!

Si vous posez une question et que votre interlocuteur ne vous comprend pas, il ne va pas obligatoirement s’exprimer verbalement et peut répondre par un froncement du nez, comme si son nez l’irritait. De cette façon, les Dominicains vous font savoir qu’ils ne vous ont pas compris ou entendu.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les démonstrations d’affection en public sont courantes et bien acceptées. Les parents et les amis se donnent l’accolade et de petites tapes en parlant pour exprimer leur affection ainsi que leur accord. Par contre, les démonstrations de colère ou autres émotions ne sont pas très acceptées en public. Je crois que l’effet même de la colonisation fait que les gens refoulent leurs émotions et n’expriment pas leur désaccord et leur colère. Il y a une forme d’acceptation face au pouvoir (politique, religieux, etc.). Quand une personne exprime sa colère en public, elle est généralement mal vue; à moins que les gens partagent ses raisons.

Point de vue canadien :

Les démonstrations publiques d’affection ne sont généralement pas très courantes dans la rue. Se tenir par la main avec son partenaire est acceptable et même très courant mais les gestes amoureux sont du domaine du privé. Boire et jouer aux dominos sont les passe-temps favoris; aussi, ne vous étonnez pas de voir une bagarre ici ou là en raison d’un mauvais jeu ou pour autre motif.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Les gens ont généralement une tenue vestimentaire habillée pour aller travailler. On s’adresse aux collègues en utilisant le « tu » et on utilise le « Usted » avec les supérieurs.

En République Dominicaine, les gens donnent beaucoup d’importance à la ponctualité et à la productivité dans le milieu de travail.

Point de vue canadien :

Qu’ils aient de l’argent ou non, les Dominicains prennent soin de leur apparence. Ils se coiffent toujours avec soin et sont en principe très bien habillés. Au travail, il est préférable d’adopter une tenue conventionnelle plutôt que décontractée. Ainsi, la majorité des Dominicaines portent des tailleurs-pantalons ou des jupes, tandis que les hommes portent une chemise habillée, la cravate et le costume. Se vêtir avec soin pour être présentable est très important, quelle que soit la chaleur qui règne à l’extérieur.

Presque tous les Dominicains utilisent le titre lorsqu’ils s’adressent à leur collègue. Par exemple, si vous possédez un diplôme universitaire, vous êtes considéré comme un Licenciado ou une Licenciada et ce terme sera utilisé avec votre prénom. Monsieur et madame (Don ou Doña, Señor ou Señorita) sont aussi couramment utilisés. Utilisez toujours le vouvoiement « Usted » pour faire preuve de respect lorsque vous vous adressez à un étranger ou à une personne plus âgée.

La ponctualité! Les Dominicains ne sont pas ponctuels. Pour une entrevue ou dans le cadre du travail, ils tendent à être à l’heure, même si j’ai souvent vu des employés qui arrivaient en retard, sans qu’on leur en tienne rigueur. Ne soyez donc pas offensé si les personnes à qui vous avez donné rendez-vous ne viennent pas. Par contre, les Dominicains s’attendront à ce qu’un étranger soit ponctuel.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les supérieurs sont choisis pour leurs compétences; on n’accorde généralement pas d’importance à la provenance de la personne, sauf pour les étrangers où elle joue dans ce cas en leur faveur. Les liens de parenté jouent un rôle seulement dans les entreprises familiales.

Point de vue canadien :

En République Dominicaine, un directeur possède généralement un diplôme universitaire et de bonnes aptitudes en communication. Une personnalité affirmée et la confiance en soi constituent des qualités hautement appréciées qui permettront certainement de gravir les échelons de l’entreprise. En République Dominicaine, un directeur qui n’est pas local sera davantage respecté, à l’instar de tous les étrangers.

Au travail, les Dominicains vous sembleront très probablement amicaux, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne vous critiqueront pas éventuellement dans votre dos. Généralement, un patron ou un supérieur hiérarchique n’échangera pas avec les employés chez eux ou en dehors du lieu de travail si ce n’est pas relié au travail. Ceci est mal vu car cela pourrait porter préjudice aux relations professionnelles.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les décisions sont prises par les supérieurs. Il vaut mieux toujours consulter le supérieur avant d’entreprendre des actions qui engagent l’entreprise. La plupart des employés sont des exécuteurs et réalisent les tâches sans poser beaucoup des questions. Il y a aussi des personnes qui vont accepter des tâches qu’ils ne sont pas capables de réaliser. Dans ce cas-là, ils font appel aux collègues de travail pour se faire aider.

Point de vue canadien :

Les décisions sont généralement prises par les autorités responsables de l’organisation (soit le patron, le président, le conseil d’administration ou autre responsable). En cas de problème dans le milieu de travail, un employé peut se confier à son superviseur en vue de trouver une solution au problème. Autrement, le superviseur peut entendre des rumeurs sur un employé « malheureux » ou déçu et décider de lui-même de résoudre cette situation.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : La société dominicaine est très machiste. Les hommes n’aident pas dans les tâches ménagères même si la femme travaille à l’extérieur.

Cependant, l’article 8 de la Constitution du pays parle de l’égalité des sexe et explique clairement que toutes les personnes sont égales devant la loi sans différence de sexe, de race ou de conditions sociales. Les femmes sont très impliquées dans la communauté et la politique. Bien qu’il reste du chemin à parcourir, les femmes prennent leur place dans la société et on parle de plus en plus d’égalité salariale. La plupart des étudiants dans les universités sont des femmes. Elles étudient de plus en plus et cela leur donne une place importante dans la société, même si elles ne sont pas assez représentées au niveau politique. Néanmoins, le vice-président du pays est une femme et 90p. cent des gouverneurs provinciaux sont des femmes. Un gouverneur est l’équivalent d’un premier ministre provincial. Nous voyons aussi beaucoup de femmes qui occupent des postes de direction importants.

Religion : La religion est très pratiquée. Les gens sont très religieux, même ceux qui ne sont pas pratiquants. La plupart des familles vont à la messe le dimanche. Il est très mal vu de ne pas baptiser les enfants, de vivre en couple sans être marié ou de se marier en dehors de l’église. Les familles catholiques se marient à l’église. Il existe différentes religions, mais la religion catholique est encore la plus pratiquée. La religion intervient même dans les conflits familiaux, les ruptures et les problèmes avec les enfants.

Classe : La classe sociale est très importante. Les classes dominantes ont leur avenir assuré. Plus on appartient à une classe haute, plus les portes s’ouvrent à vous. La société est composée de plusieurs classes sociales. Parmi la classe dominante on retrouve les millionnaires. La classe de politiciens est la classe des nouveaux riches. Les employés des grandes entreprises ainsi que les professionnels (ingénieurs, médecins, avocats, professeurs, etc.) ont un statut supérieur dans la société dû à leur niveau de revenu plus élevé. On perçoit la différence sociale dans les habitudes alimentaires, les écoles privées, le recours aux hôpitaux privés, et les clubs sociaux. En fait, la société est stratifiée. Et puis, il y a la classe ouvrière, les pauvres et les très pauvres.

Origine ethnique : La seule communauté ethnique que les Dominicains n’aiment pas beaucoup sont les Haïtiens. Il y a, d’ailleurs, une raison historique : la domination haïtienne subie par les Dominicains pendant 20 ans suite à la déclaration d’indépendance de l’Espagne en 1821. Nous avons des immigrants de différents pays, une grande communauté chinoise, libanaise, palestinienne et syrienne, ainsi que des Japonais, des Allemands, des Italiens, des Français, des Canadiens, des Cubains, des Colombiens et des Chiliens. Mais la société cubaine est composée de trois ethnies principales : les Espagnols, les Africains et les aborigènes. Nous sommes issus de ce mélange et pour cette raison 85 p. cent de la population est de couleur cannelle, 5 p. cent noire et 10 p. cent blanche.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Les hommes et les femmes sont traités très différemment. Dans le secteur professionnel, même si les femmes occupent les mêmes postes que les hommes, les hommes ont généralement des opinions qu’un Canadien pourrait considérer démodées. En plus du travail rémunéré, une femme doit se charger du foyer, cuisiner, nettoyer et prendre soin de son mari. Même s’il y a des exceptions, les femmes sont considérées comme des mauvaises épouses si elles ne s’occupent pas de leur mari en prenant soin de lui préparer des repas chauds pour le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner.

Religion : 95 p. cent des Dominicains sont catholiques. Ils croient fermement en Jésus-Christ et en Dieu et si vous ne partagez pas leurs croyances, ils peuvent avoir une mauvaise opinion de vous. Si vous êtes un fervent croyant d’une autre religion, il est préférable de ne pas en parler. Bien sûr, si vous devenez un ami proche de certaines personnes, n’hésitez pas à discuter des opinions de chacun; mais en principe, la religion est un sujet sensible et il est évident que vous ne souhaitez offenser personne.

Classe : En République Dominicaine, il y a une différence énorme entre la classe des riches et celle des pauvres. C’est triste, mais vrai. Généralement, ceux qui ont la peau la plus claire appartiennent à la classe la plus haute et inversement pour les autres. Avoir la peau blanche est considérée comme un signe de beauté. Il y a même des boîtes de nuit qui interdisent l’entrée aux personnes qui ont la peau plus sombre à moins qu’ils accompagnent les blancs des classes riches. Lorsque ces derniers traitent avec les personnes de classes différentes, ils se montrent gentils et obligeants, mais n’essaieront jamais d’établir une relation d’amitié avec ceux dont le mode de vie est différent.

Origine ethnique : Les Dominicains sont surtout des mulâtres; leurs racines sont à la fois africaines, européennes et autochtones, ce qui explique la grande variété de couleur de peau et des yeux.

Au travail, il est préférable de demeurer neutre et de se tenir à l’écart des questions de sexe, de classe ou de culture. Il s’agit de sujets sensibles et vous ne souhaitez offenser personne.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Avant d’établir un contact d’affaires, il vaut mieux essayer d’établir des points communs, comme le sport, la religion ou la famille. Vous surmonterez ainsi la méfiance initiale et des discussions faciles et intéressantes émergeront.

Point de vue canadien :

Il n’est pas essentiel de développer une relation personnelle avec un collègue. Être en bons termes et chercher à connaître les origines familiales et le mode de vie de la personne suffisent dans une relation d’affaire. Lors d’une première rencontre, les interlocuteurs parlent généralement de leur famille, de la ville où ils ont grandi et de tout autre sujet de ce type. Il s’agit là d’un moyen facile d’apprendre à connaître vos collègues et de vous permettre de tirer toute l’information dont vous auriez besoin dans le cadre des relations professionnelles.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Les liens d’amitié et d’amour avec un collègue ne sont pas recommandés parce que cela peut créer des attentes de privilèges spéciaux. Je ne recommande pas de mêler vie sentimentale et travail.

Point de vue canadien :

Un employé peut s’attendre à des considérations particulières dûes à une relation personnelle. Pour cette raison, ce genre de rapport n’est pas recommandé; vous éviterez ainsi tout malentendu et problème éventuel. En Amérique du Nord, l’établissement d’une relation plus amicale peut faciliter le travail, favoriser la collaboration et permettre ainsi d’exécuter les tâches plus rapidement et plus efficacement. Or, ce n’est pas forcement le cas en République Dominicaine, où il est préférable de s’en tenir à une relation professionnelle afin d’éviter de perdre le respect de ses employés.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Il est préférable de le confronter en privé pour éviter de toucher son orgueil personnel. Il est souvent très difficile de savoir quand un collègue a quelque chose à vous reprocher, parce qu’il existe beaucoup d’hypocrisie dans le milieu de travail. Généralement, vous le saurez par un autre collègue mais il faut faire attention aux éventuelles manipulations dues à des conflits passés. Si la situation vous préoccupe, vous devez en parler en privé avec le collègue concerné et lui expliquer les rumeurs sans mentionner de noms et lui demander une explication.

Point de vue canadien :

Si vous vous sentez à l’aise de discuter avec le collègue, essayez par tous les moyens d’établir le dialogue. Adressez-vous à lui en privé et si le problème est résolu, oubliez-le. Généralement, si quelqu’un a été contrarié par les agissements d’un collègue, il va en parler aux autres et dans la majorité des cas, vous allez en entendre parler à votre tour. Une personne étrangère devrait toujours être « tout yeux, tout ouïe » dans les situations nouvelles et qui peuvent se révéler compliquées. En privé, l’honnêteté est le meilleur moyen de résoudre les difficultés; parler à quelqu’un en qui vous pouvez avoir confiance peut aussi vous aider à aborder la situation.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Les gens valorisent beaucoup la satisfaction professionnelle et l’argent. Cela dépend des personnes. Pour certains la satisfaction personnelle les motivera à donner un bon rendement au travail, cependant les conditions économiques actuelles font que les gens s’inquiètent plus des questions de rémunération. L’économie est dans une situation déplorable et les prix sont calculés en dollar US, alors que les salaires ne le sont pas; c’est donc une forte préoccupation de la population en ce moment. Ainsi, les gens cherchent travailler dans deux places afin de boucler les fins de mois.

Point de vue canadien :

Comme la République Dominicaine est un pays pauvre, les incitatifs monétaires constituent le meilleur moyen de motiver les employés. Bien sûr, la reconnaissance du travail bien fait, la récompense individuelle, l’appréciation publique et la reconnaissance du mérite font également plaisir. Toutefois, l’argent demeure l’incitation la plus efficace.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Consultez les sites suivants : http://www.reddominicana.com/, http://www.redom.com/portada.html, http://www.beisboldominicano.com/ et Plan Nagua http://www.plannagua.qc.ca/.

Les pages Internet des journaux sont: http://www.listin.com.do/, http://www.elexpreso.com.do/expreso/pswp/pagespeed/, et http://www.diariolibre.com/.

Point de vue canadien :

Les paroles des chansons, au rythme de la bachata ou du merengue, vous donneront une bonne idée de ce qui revêt de l’importance pour les Dominicains. La nourriture est peu épicée mais savoureuse. Le riz est un aliment de base, les bananes plantains et les viandes sont les mets les plus populaires. Je vous suggère de lire des articles sur la culture dominicaine, par exemple sur Internet, en utilisant un moteur de recherche pour trouver de l’information d’ordre général. En ce qui a trait à la culture cinématographique ou aux spectacles, les seuls Dominicains qui évoluent parmi les célébrités sont les fameux joueurs de baseball et Miss Univers!

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Point de vue canadien :

Vous trouverez à tous les coins du pays un dépanneur, ou colmado, où vous pourrez acheter de la nourriture, des boissons, de la bière, un peu de tout en fait. Ces magasins sont très pratiques et souvent équipés de chaises ou même parfois de tables autour desquelles s’installent les hommes pour boire et jouer aux dominos en pariant quelques verres. De très bons chanteurs de merengue et de bachata viennent souvent en ville donner des concerts. Si vous aimez danser le merengue, la bachata ou la salsa, il y a des douzaines de discothèques où vous pourrez vous rendre et apprécier la musique et l’ambiance.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les héros Dominicains sont : Juan Pablo Duarte, fondateur de la république, Ramón Matías Mella y Franciso del Rosario Sánchez. Tous les trois nommés pères de la Patrie.

Point de vue canadien :

Les héros de la République Dominicaine sont les libérateurs du pays, tels que Duarte ou Sanchez y Mella; vous entendrez beaucoup parler de ces personnes pendant votre séjour au pays. À l’époque où la vie était difficile, avant la libération du 27 février 1844, ces meneurs ont joué un rôle prépondérant en aidant les Dominicains à se libérer et en les guidant vers l’indépendance. Ceci est à l’origine de la division du pays pour former Haïti, francophone et la République Dominicaine, hispanophone.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Non, pas du tout. Les gens connaissent très peu le Canada, mais ils le tiennent en très haute estime.

Point de vue canadien :

Pas à ma connaissance.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les femmes étrangères dans le milieu touristique ont une mauvaise réputation. On prête à ces vacancières beaucoup d’aventures. Ceci est peut-être dû à la chaleur du pays et au « charme » des hommes!

Point de vue canadien :

Il n’y a pas, à ma connaissance, de stéréotypes entretenus par les Canadiens sur la culture locale; toutefois, je suis bien au courant des terribles clichés des Dominicains à l’égard des étrangers, tout particulièrement sur les Américains, les Canadiens et les Allemands. Comme la Dominique est un pays très visité, de nombreux touristes viennent y passer une semaine, rencontrent un(e) Dominicain(e) sur la plage avec qui ils s’engagent dans des relations sexuelles pendant leur séjour, payent pour les sorties, profitent de l’accueil chaleureux des Dominicains, puis quittent le pays au terme de la semaine. C’est pour cette raison que les Canadiennes et les Canadiens sont considérés comme « faciles », un handicap difficile à combattre lorsque vous essayez d’établir une relation amicale, et seulement amicale.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né en République Dominicaine, le plus vieux d'une famille de huit enfants. Il a grandi en ville à Santiago de los Caballeros où il a poursuivi ses études en génie électronique à l'université catholique Madre y Maestra de Santiago de los Caballeros. Son travail l'a emmené à l'étranger en 1987 pour la première fois où il a suivi un cours d'administration. Par la suite, il a immigré au Canada et a travaillé comme traducteur vers l'espagnol. Il a participé en 1996 à un programme d'équipement de la ville Saint-Dominique en équipements de sécurité publique et passe 2 mois par an en République Dominicaine. Il vit à Québec depuis 1991 et travaille en traduction. Il n'est pas marié et a 3 enfants.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle est née à Ottawa, en Ontario. Elle est la cadette d'une famille de trois enfants. Sa mère est née en Israël et son père à l'île Maurice. Elle a suivi des études de biologie et de psychologie à l'Université McMaster, à Hamilton. Pendant deux ans, elle a travaillé à titre de coordonnatrice de recherche dans un hôpital, où ses recherches portaient sur le cancer du sein. Ensuite, elle s'est rendue en République Dominicaine, où elle a vécu pendant 10 mois et travaillé comme stagiaire pour une organisation non gouvernementale (ONG) offrant des soins dentaires, de santé et des cours d'informatique aux enfants et adultes des régions défavorisées du pays. Après cette expérience dominicaine, elle a décidé de poursuivre ses études pour obtenir une maîtrise en santé internationale à l'Université de Toronto.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.