Ghana

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective Locale :

Lorsque les Ghanéens se rencontrent pour la première fois, l’interaction peut être rigide et formelle au départ. Toutefois, cette situation change une fois qu’un lien est établi. Établir un lien peut impliquer de demander votre nom, l’endroit d’où vous venez (à l’intérieur ou à l’extérieur du pays), votre métier, si vous êtes marié ou non, si vous avez des enfants, où ils vont à l’école, etc. Toutes ces questions contribuent à développer certaines bases communes pour sélectionner un sujet de conversation. Après cette étape de familiarisation, la conversation peut aborder n’importe quel sujet : famille, école, politique et religion.

Les Ghanéens sont ouverts et amicaux. Ils peuvent facilement entamer une conversation avec une personne qui vient d’arriver dans le pays. Ils pourraient être curieux de savoir ce qui amène la personne au Ghana. Un étranger pourrait devoir répondre aux questions ci-dessus pour établir une relation avec les habitants locaux. Les bons sujets de discussion sont axés sur l’importance du nom d’une personne et sa signification, l’origine ethnique, la famille, la religion et le métier.

Les salutations accompagnées d’une poignée de main sont courantes et sont extrêmement importantes dans la société ghanéenne. Les salutations sont un signe de reconnaissance, de respect et de préoccupation pour les autres. Ignorer une salutation ou ne pas saluer une personne est une grave insulte pour la plupart des Ghanéens. La plupart des salutations se font dans la langue locale dominante et sont suivies de questions concernant la santé, le bien-être de la famille, le voyage, etc.

Si un étranger souhaite faire une bonne impression, il est conseillé d’apprendre une ou deux salutations dans la langue locale. Apprenez une salutation locale, vous ne la prononcerez peut-être pas correctement, mais faites juste une tentative. Les résidents locaux apprécieront énormément votre attention.

Les Ghanéens ont un sens aigu de l’humour et aiment raconter des blagues. Si un Ghanéen commence à vous taquiner, cela signifie qu’il se détend et est à l’aise avec vous.

Perspective canadienne :

Les Ghanéens accordent beaucoup d’importance au rituel de la salutation. La salutation est un processus plus long que ce à quoi les Canadiens sont habitués.

La culture ghanéenne impose un espace personnel beaucoup plus restreint que ce qui est courant dans la culture canadienne. Un Canadien peut avoir l’impression que son espace personnel est envahi lors de conversation avec les Ghanéens qui peuvent se tenir à seulement 30 trente centimètres de vous, souvent avec une main sur votre épaule. Il est impératif d’apprendre à accepter ce style culturel et à s’y adapter en s’assimilant à vos collègues et à vos amis ghanéens et en se faisant aimer par eux. Il est important de se serrer la main et culturellement, l’utilisation de la main gauche n’est pas vue d’un bon œil.

Le geste est plus important que le sujet. Il est habituel et poli de s’enquérir du bien-être de la famille, de hocher de la tête et de se serrer la main, et souvent lorsqu’ils parlent, les Ghanéens maintiennent la poignée de main de façon relâchée.

Les Ghanéens sont de merveilleux communicateurs et en général, ils aiment se saluer et bavarder. Ce serait une erreur de négliger l’importance de cette occasion de faire la connaissance d’une personne. Écourter les salutations et le bavardage peut être considéré comme grossier ou dédaigneux.

Bien que l’anglais soit la langue officielle au Ghana, les langues locales sont largement utilisées. Le twi est la langue locale la plus importante et la plus courante. Les Ghanéens seront réceptifs à un étranger qui apprend des phrases en twi et les insère dans les conversations. Apprendre les salutations de base dans une langue locale aura un effet très positif. Vous montrerez ainsi votre intérêt pour le pays et la culture et impressionne fortement les Ghanéens.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective Locale :

Les Ghanéens ont une façon indirecte de communiquer et d’indiquer ce dont ils ont vraiment besoin, ce qu’ils pensent ou ce qu’ils veulent en particulier lorsqu’ils parlent à une personne qui occupe une position supérieure. Les Ghanéens s’attendent à ce que l’interlocuteur déchiffre le message afin de trouver ce qu’ils veulent réellement. Ils ont tendance à utiliser les proverbes, les maximes de sagesse et les analogies. Ils peuvent ainsi transmettre des idées et des messages d’une manière qui n’est pas offensante.

Le silence ne signifie pas toujours que les Ghanéens sont d’accord avec vous, en fait cela pourrait signifier qu’ils ne doivent pas objecter ou montrer un désaccord en signe de respect pour l’autorité ou la différence d’âge. Si une personne n’est pas à l’aise avec une conversation ou une question, elle préférera ne rien dire plutôt que de mettre son interlocuteur mal à l’aise. La plupart des Ghanéens (en particulier les enfants) ne regarderont généralement pas une personne en situation d’autorité, une personne d’un statut plus élevé ou une personne plus âgée directement dans les yeux. Regarder ce type de personnes directement dans les yeux est une preuve d’absence de respect.

Les Ghanéens utilisent beaucoup de gestes en utilisant les mains et le corps lorsqu’ils communiquent. Frapper les mains l’une contre l’autre, les paumes vers le haut, devant le corps peut signifier « s’il vous plaît » ou « je vous en prie », mais peut aussi signifier « merci ». Secouer l’index devant quelqu’un est un signe d’avertissement ou de réprimande. Placer les deux mains sur la tête est un signe de chagrin, de tristesse ou de deuil.

Au Ghana, la main gauche est considérée comme « impure ». Ainsi, vous n’êtes pas censé manger avec la main gauche. La plupart des gens l’apprennent très jeunes (parfois de façon douloureuse). On désapprouve également le fait d’indiquer ou de donner un objet de la main gauche. Saluer une personne d’un statut supérieur avec la main gauche est considéré comme très irrespectueux. Si on doit utiliser la main gauche, il convient de s’excuser avant de l’utiliser.

Perspective canadienne :

Les Ghanéens sont extrêmement expressifs. La communication « non verbale » est extrêmement importante et accompagne toutes les interactions. Les Ghanéens signifient leur approbation, leur compréhension et leur appui par un hochement de la tête et un « éh héh ». Les mains et les expressions faciales sont importantes et servent à insister sur un point.  Les émotions font partie de toutes les conversations et les Ghanéens utilisent énormément les yeux et les mains. En tant qu’étranger, il est facile de confondre un débat léger entre Ghanéens avec une dispute émotionnelle, car ils élèvent la voix et font de nombreux gestes.

Les Ghanéens aiment les débats animés. L’expérience du magasinage vaut la peine d’être mentionnée ici, car elle fait partie intégrante de la culture et implique un style de communication que tout visiteur doit apprendre afin d’exceller dans cet exercice et de profiter de l’expérience.

Le marchandage est une danse qui nécessite un équilibre entre l’humour, l’entêtement et la patience. Du point de vue d’un Ghanéen, c’est une occasion manquée de plaisanter si vous sélectionnez un article, demandez le prix, acceptez, payez et passez à la suite. Au lieu de cela, le vendeur et l’acheteur potentiel s’attendent à un va-et-vient animé concernant la valeur de l’article, ce qu’il signifie pour chacun d’entre eux, etc. Les étrangers risquent de perdre et de payer beaucoup trop s’ils refusent de s’engager dans le marchandage. Finalement, que l’article soit acheté ou non, il y a eu une importante interaction et avec un peu de chance ni l’acheteur ni le vendeur ne se sentiront floués. Vous pourriez même vous faire un nouvel ami!

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les témoignages publics d’affection ou de colère ou l’expression d’autres émotions sont-ils acceptables ?

Perspective Locale :

Les démonstrations d’affection en public sont moins acceptables, alors que les démonstrations d’émotion sont très courantes, en particulier en cas de décès dans la famille ou d’une personne bien connue de la personne. Les démonstrations de colère en public sont très courantes parmi les vendeurs de rues ou les chauffeurs, etc., et parfois elles se transforment en combats de rue, en cris et en actes de violence.

Au Ghana, les amis du même sexe peuvent se tenir la main lorsqu’ils marchent ou se parlent. Cette attitude n’est pas une référence quant à l’orientation sexuelle. Les personnes de sexe opposé peuvent également se tenir la main, mais montrer plus d’affection en plus est moins acceptable. La jeune génération plus aisée change la culture, on peut donc observer de tels gestes en public.

Perspective canadienne :

Chez les Ghanéens, les démonstrations de bonheur, de deuil, d’ennui, de colère sont souvent fortement exagérées du point de vue des Occidentaux. L’affection entre amis est acceptable et il n’est pas rare de voir deux homosexuels marcher main dans la main dans la rue. Toutefois, l’amour romantique est considéré comme une affaire privée et les démonstrations d’amour comme les baisers ou les accolades d’un couple en public ne sont pas courants et sont habituellement mal vus.

Les Ghanéens expriment également leur colère librement. Les exclamations d’incrédulité, accompagnées par un « ah! » exprimé fort avec un froncement de sourcils et les mains ouvertes, sont courantes. C’est une expression de l’ensemble du corps.

Habituellement, ce sont les femmes qui expriment leur deuil d’une façon qui peut sembler exagérée. Il est courant de pleurer et de balancer tout le corps pour exprimer un chagrin extrême. Lors de nombreuses funérailles, les familles paient des pleureuses professionnelles pour pleurer, gémir et hurler pour le défunt.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective Locale :

Au Ghana, la règle tacite est une tenue décontractée pour la plupart des occasions, bien qu’un costume et une cravate ou une robe soient de rigueur pour les activités formelles. Ils s’habillent de manière appropriée pour le milieu de travail, habituellement avec des vêtements tropicaux et d’été. La tenue occidentale est la norme dans la plupart des régions. Les fonctionnaires portent la tenue traditionnelle pour les grandes occasions. Les Ghanéens aiment avoir une belle apparence à l’intérieur et à l’extérieur de chez eux. Ils s’habillent habituellement de façon très élégante, car ce que vous portez détermine le statut et le type de service ou d’accueil que vous obtenez dans les endroits où vous vous rendez.

La planification et la programmation ne sont pas les qualités premières de la plupart des Ghanéens. Ce fait est principalement dû au concept de temps et aux obligations familiales qui prennent le pas sur tout le reste. Ce qui n’est pas fait aujourd’hui peut être fait demain, les gens ont donc tendance à ignorer ou à prolonger les délais ou les calendriers.

Dans le milieu de travail, les Ghanéens ont tendance à être formels. La structure administrative hiérarchique de l’environnement professionnel est respectée. Les membres de la direction et leurs titres, y compris les titres académiques, sont reconnus et utilisés dans toutes les communications. Les Ghanéens s’adresseront aux nouvelles connaissances en utilisant leur titre et leur nom de famille. Pour s’adresser aux amis et aux proches, on utilise souvent le prénom.

Perspective canadienne :

En général, l’environnement de bureau est assez formel. À Accra, la chaleur n’empêche pas les professionnels d’enfiler un costume complet avec cravate et boutons de manchette pour les hommes, des bas nylons et des talons hauts pour les femmes.

Les Ghanéens sont par contre moins formels en ce qui a trait au temps et à la ponctualité, bien qu’ils se lèvent tôt et qu’il n’est pas rare pour de nombreuses personnes d’arriver au travail avant l’heure où ils commencent officiellement à travailler. La métropole tentaculaire d’Accra, les routes relativement vieilles et le prix élevé des logements à proximité du centre-ville occasionnent une énorme congestion de la circulation en périphérie. De nombreux Ghanéens sont forcés de partir travailler des heures à l’avance pour éviter ou gérer l’heure de pointe. C’est également la raison pour laquelle les gens quittent le bureau un peu plus tôt pour avoir une longueur d’avance pour leur long trajet de retour.

Les Ghanéens respectent une structure formelle du pouvoir au bureau et y adhèrent. Les rôles sont clairement définis et respectés. Dans le cadre d’une salle de réunion, le gestionnaire doit prendre les choses en main, diriger les discussions, et de manière générale, gérer les procédures. Les Ghanéens respectent strictement l’autorité et l’âge. Il n’est pas courant de voir un gestionnaire et un employé débutant socialiser ou prendre leur repas ensemble. 

L’accent est mis sur le professionnalisme et l’image, et chaque employé doit préserver l’image de la société ou de l’institution. On considère qu’un employé qui s’habille de façon négligée ou qui n’observe pas le protocole de salutation représente la société sous un angle qui n’est pas positif.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles qualités sont les plus prisées chez un superviseur/directeur local ? Comment saurai-je comment mes employés me perçoivent ?

Perspective Locale :

Les supérieurs et les gestionnaires sont respectés pour le poste qu’ils occupent, leurs titres académiques (Dr, PhD etc.), l’affiliation ethnique, et la façon dont ils traitent et considèrent leurs subordonnés. L’expérience, le leadership, l’équité et les connaissances viennent ensuite. 

Les Ghanéens voudront un supérieur/gestionnaire qui soit souple et la compréhension d’une situation imprévisible à laquelle un employé pourrait être confronté, p. ex. retard dû au trafic ou une compréhension si l’employé(e) doit quitter le travail pour aller chercher les enfants à l’école. Ils voudront un gestionnaire qui répondra à chacun de leurs besoins, même lorsqu’il ne s’agit pas d’une priorité liée au milieu de travail.

Dans la plupart des cas, les supérieurs ne sont pas en mesure de savoir comment les membres du personnel les voient, car les gestionnaires et les supérieurs sont loin de leur personnel et en l’absence d’une politique de porte ouverte comme c’est principalement le cas au Canada. Le personnel a tendance à craindre leurs supérieurs et leurs gestionnaires.

Perspective canadienne :

Les membres du personnel respectent l’employeur et s’en remettent à lui. Par défaut, il y aura une relation formelle, qu’il est difficile d’amener à une relation détendue, en raison de l’importance culturelle du respect de l’autorité.

Apprendre le nom des enfants et d’autres membres de la famille des employés permet de gagner leur respect et leur gratitude. Les Ghanéens apprécient énormément que vous posiez de nombreuses questions concernant la famille avant de passer aux affaires officielles.

Il est également important de mettre l’accent sur la formation et le perfectionnement des compétences. Les employés apprécient les occasions de perfectionner leurs compétences et ainsi que l’apprentissage en cours d’emploi.

Les Ghanéens, comme de nombreux employés dans le monde, apprécient les gestes tels que l’octroi de jours de congé additionnels ou les primes au moment de Noël.

Il sera assez difficile d’évaluer exactement comment les employés ghanéens considèrent leurs supérieurs, car la culture de respect pour l’autorité et les anciens peut empêcher les subordonnés d’exprimer les préoccupations qu’ils pourraient avoir.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Dans le milieu de travail, comment les décisions sont-elles prises et par qui ? Est-il acceptable de consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction ?

Perspective Locale :

Parce que la société est très hiérarchisée, les décisions dans le milieu de travail sont prises par la direction, normalement le sommet de l’organisation. Les employés ont très peu de contrôle et on leur dit comment faire leur travail, normalement, ils respectent ce qu’on leur dit, parce que cela vient du dirigeant. On ne recherche pas nécessairement l’avis ou les commentaires des employés pour la prise de décision. Que le responsable consulte d’autres personnes dans le processus ou non, c’est la prérogative et la responsabilité du gestionnaire de prendre la décision.

Même dans le secteur privé, lesdécisions sont principalement prises par le propriétaire de la société. Dans la plupart des cas, les superviseurs immédiats servent de liaison entre les employés et le propriétaire de la société.

Il existe de nombreux obstacles dans la plupart des organisations institutionnelles, qu’il n’est pas aisé pour les employés d’obtenir de la rétroaction de la part de leurs superviseurs. Tout dépend toujours des personnes que vous connaissez. Dès lors, il est plus facile de discuter de ces sujets avec des personnes avec qui les employés se sentent à l’aise.

Perspective canadienne :

Généralement, les décisions sont prises par le dirigeant ou le gestionnaire dans une entreprise ghanéenne. On apprécie les commentaires des employés, mais habituellement le dirigeant de la société, le chef du département ou le PDG qui prend les décisions finales.

Il n’est pas inacceptable d’aller consulter un supérieur direct pour poser des questions ou obtenir de la rétroaction, toutefois, il convient de respecter l’équilibre délicat des pouvoirs. La formalité et la déférence à l’égard de l’autorité doivent être observées et respectées.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective Locale :

Religion :

La religion est intégrée dans la culture des habitants au Ghana et est à la base de nombreuses croyances et traditions. Près de deux tiers des Ghanéens sont de confession catholique, les autres sont musulmans et traditionalistes. Les Ghanéens font constamment référence à Dieu ou à Allah dans leurs conversations, les proverbes, les salutations et les explications de phénomènes naturels. On constate également une popularité croissante églises pentecôtistes et charismatiques au Ghana depuis les dix dernières années. Les Ghanéens participent à de nombreux systèmes rituels, certains fondés sur une religion autochtone, et d’autres fondées sur diverses formes du Christianisme et de l’Islam. Les groupes religieux ghanéens sont très tolérants les uns à l’égard des autres

Classe :

On peut être tenté de voir le Ghana comme une société sans classe. On constate la notion de classe principalement dans les zones urbaines. Les classes supérieures et moyennes sont principalement occupées par les personnes ayant fait des études et les riches. On les appelle généralement l’élite. Dans les villes principales, les gens affichent leur classe, par exemple par la voiture qu’ils conduisent, les vêtements qu’ils portent, et la taille et l’emplacement de leur maison.

Il existe une autre classe de Ghanéens qui sont nés au sein des familles royales, c’est-à-dire les familles de chefs suprêmes et de chefs régionaux. Le plus important est le Roi d’Ashanti.

Genre :

Les hommes sont dominants dans la société ghanéenne, ils détiennent le pouvoir dans la vie de la communauté et dans la plupart des postes du gouvernement. Bien qu’avec l’éducation et la confiance en soi les femmes jouent de plus en plus un rôle important en politique, dans le gouvernement et dans d’autres domaines, ce sont les hommes qui prennent habituellement les décisions importantes.

Les maris doivent subvenir aux besoins de leur famille et prendre soin du bien-être de leur femme et de leurs enfants. Une femme doit respecter l’autorité de son mari au sein du foyer. Elle doit s’occuper des enfants et prendre en charge les tâches ménagères habituelles, même si elle a un emploi rémunéré à l’extérieur de chez elle.   Au Ghana, les femmes ont un fort sens de l’entreprise et sont très indépendantes. Ainsi, au Ghana, le secteur commercial est principalement occupé par des femmes.

Ethnicité :

Le Ghana compte cinq principaux groupes ethniques : Akan, Ewe, Ga-Adangbe, Mole-Dagabane, et Guan.  Les Akans constituent le groupe dominant, c’est pourquoi la plupart des Ghanéens parlent ou comprennent une certaine forme de langue Akan (Twi). Bien que les Ghanéens aiment se taquiner, ils sont très attachés à leur groupe ethnique. Dès lors, il convient de toujours être prudent lors de discussions relatives à des questions ethniques. Les gens ont tendance à être facilement contrariés si on fait des commentaires ou des blagues sur leur groupe ethnique. Les mariages entre personnes de divers groupes sont courants. Toutefois, certains ne sont toujours pas à l’aise avec l’idée d’épouser une personne qui est d’un groupe ethnique différent.

Relativement à l’ethnie, aucune partie du Ghana n’est homogène en raison de la migration vers les villes à la recherche d’un emploi.

Perspective canadienne :

Religion :

Le Ghana compte deux religions principales – le Christianisme et l’Islam. Les musulmans vivent principalement dans le nord du pays, dans les petites villes et les villages. Le Christianisme est de loin la plus importante religion au Ghana et joue un rôle énorme dans la vie des gens. La religion est un sujet courant de conversation, même lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois. On pourrait vous demander quelle église vous fréquentez et vous inviter à l’église d’un nouvel ami ou d’un nouveau collègue. Refuser une telle invitation pourrait être considéré comme un affront, ce sujet peut être très sensible entre les Ghanéens et les expatriés qui considèrent la religion comme une chose privée. Toutefois, assister à un service religieux à l’église est une excellente façon d’observer la culture ghanéenne.

L’église est le centre de la vie de nombreuses personnes et, d’une façon ou d’une autre, la plupart des activités sociales tournent autour de l’église. La plupart des Ghanéens paient une dîme à leur église et considèrent que c’est une dépense normale de la vie. Les églises charismatiques sont très populaires au Ghana et leurs services sont assez animés avec la participation d’un orchestre et du public pendant les services, des danses et des chants. Les services durent habituellement de nombreuses heures.

De nombreuses églises du Ghana proposent des retraites d’une semaine complète ou d’une fin de semaine qui attirent un très grand nombre de personnes. Tous les mariages sont des cérémonies axées sur l’église et souvent, le service et la réception ont lieu à l’église ou dans l’enceinte de l’église.

Les Ghanéens pensent que partager leur religion est un devoir et ils n’hésiteront pas à tenter de convertir les non-croyants, qu’ils soient locaux ou étrangers.

Il n’est pas rare pour les Ghanéens d’avoir une bible sur eux tout le temps, qu’ils lisent dans les transports en commun, lors des pauses déjeuner au bureau ou à un moment donné. Ils citent les versets de la Bible partout, des conversations décontractées aux réunions professionnelles et même aux discours présidentiels. Au Ghana, on ne considère pas que la religion doive être gardée à l’écart de l’environnement de bureau et les étrangers doivent prendre cet élément en considération lorsqu’ils travaillent au Ghana.

Classe et ethnicité :

La population ghanéenne est composée d’une variété de tribus, les groupes les plus importants sont les Ashantis, les Gas et les Ewes. Le royaume Ashanti est le plus ancien et le plus puissant de l’histoire du Ghana. Le royaume s’est organisé et a lutté contre le colonialisme britannique au cours de diverses guerres à l’aube du siècle. Grâce à ses réserves d’or, les Ashantis ont historiquement été les plus riches et constituent la majorité de l’élite éduquée.  Les stéréotypes entre les tribus sont bien enracinés et peuvent limiter et confiner de grands groupes de personnes dans une conformité de classe.

Au Ghana, plus une personne est riche, plus elle aura de travailleurs domestiques. Des corps de garde, des jardiniers, des femmes de chambre, des cuisinières et des bonnes d’enfant provenant de classes inférieures informelles sans éducation affluent vers les villes pour travailler pour des salaires relativement faibles au service des classes supérieures.

Du point de vue d’un Ghanéen, les étrangers sont parfois amalgamés dans une même grande catégorie en termes d’ethnicité. Les étrangers, qu’ils considèrent généralement comme riches et hautement éduqués, sont non seulement bien tolérés, mais aussi très respectés. Toutefois, avec la perception souvent non fondée que les étrangers sont riches, les Ghanéens ont des attentes concernant ce que les étrangers peuvent faire pour apporter son aide à un ami, un collègue ou même un étranger dans la rue. Plus le village est reculé, plus les stéréotypes concernant les riches étrangers sont présents et il n’est pas rare que les Ghanéens abordent les étrangers pour demander de l’argent ou de l’aide.

Genre :

On s’attend toujours à ce que les Ghanéennes gèrent le foyer, cuisinent et élèvent les enfants, toutefois, on constate une attitude progressive dans le milieu de travail à l’égard du rôle des femmes. De nombreuses Ghanéennes ont excellé dans les études supérieures et occupent à présent des positions de pouvoir en politique comme dans les affaires. Le personnel domestique est courant dans les foyers où les mères travaillent.

Le divorce devient plus accepté et de nombreuses mères célibataires élèvent leur famille et ont une carrière professionnelle.

Il n’est pas rare pour les hommes de siffler les femmes et d’exprimer leur appréciation ou leur désir pour une femme en public. Cette attitude peut être surprenante et pénible pour une femme étrangère si elle ne s’attend pas à ce comportement. Dans le milieu de travail, ce comportement est également fréquent, mais de façon plus subtile, et les collègues ghanéennes ne seront pas perturbées par l’attention (parfois indésirable ou non sollicitée) que les hommes accordent aux femmes, même les professionnels. Ce comportement est jugé naturel et anodin.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un(e) client(e) avant de faire des affaires ?

Perspective Locale :

Il est très important d’établir une relation personnelle avec les Ghanéens avant de faire des affaires. Avant d’entamer une conversation d’affaires, les Ghanéens ont tendance à prendre du temps pour poser des questions concernant le bien-être de la famille, de l’épouse et des enfants de leur interlocuteur, etc. Ils pourraient même discuter des derniers faits d’actualité et d’autres problèmes qui ne sont pas liés aux affaires pour faire preuve d’attention et établir un rapport avec leur interlocuteur. Ces formalités sont plus importantes que d’atteindre les objectifs de l’affaire en cours. Ne pas adopter cette attitude donnera l’impression que vous êtes insensible et que vous vous désintéressez des autres êtres humains.

Perspective canadienne :

Les plaisanteries sont aussi importantes que les affaires en cours. Il est extrêmement important de consacrer un laps de temps raisonnable à serrer la main de vos collègues et leur poser des questions générales sur leur famille avant d’entamer des discussions officielles liées aux affaires.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un(e) collègue ou un(e) employé(e) s’attendrait-il à des privilèges ou à des considérations spéciales étant donné la nature de notre relation personnelle ou de notre amitié ?

Perspective Locale :

Les Ghanéens comptent énormément sur la relation personnelle et l’amitié pour obtenir des biens et des services, même dans le milieu de travail. Les gens s’attendent à obtenir une attention ou des privilèges spéciaux.

C’est la norme pour la plupart des collègues ou employés ghanéens de vouloir une attention ou des privilèges spéciaux.

Les Ghanéens ont tendance à utiliser le genre, la religion, la classe et l’ethnicité pour obtenir un emploi et conserver un poste dans une société ou pour être pris en considération pour des promotions particulières, pour obtenir une augmentation de salaire, pour décrocher un contrat, sélectionner les membres d’une équipe ou éviter une sanction s’ils sont pris en défaut. Ces facteurs entraînent une situation d’iniquité, la corruption, un faible moral et la méfiance parmi les employés. 

Perspective canadienne :

La corruption est un problème à de nombreux niveaux au Ghana. Il n’est pas rare pour un représentant commercial d’avoir des attentes relativement à une prime officieuse à payer à la signature d’un contrat. Toutefois, les médias locaux ont récemment mis en évidence le problème, et il y a une pression sociale croissante contre de telles pratiques.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’éprouve un problème lié au travail avec un(e) de mes collègues. Dois-je le (la) confronter directement ? En privé ou en public ?

Perspective Locale :

En fonction du problème, il est possible de tenter d’aborder le collègue pour tenter de réparer la relation. Si les deux parties ne sont pas capables de résoudre le problème, alors l’une d’entre elles ou les deux pourraient demander à une personne intermédiaire de résoudre le problème.Les Ghanéens tenteront normalement d’éviter la confrontation directe à tout prix et préféreront avoir recours à des tiers qui peuvent jouer un rôle de médiateur pour eux. On peut observer une tendance à l’exagération et voir plusieurs personnes parler en même temps ou commencer à parler très fort et à s’énerver lorsque le sujet leur tient particulièrement à cœur.

Si le problème est compliqué, une réunion privée avec la porte fermée est organisée pour régler le problème de manière pacifique, tout est une question de dignité, de fierté et de sauvetage de face.

Perspective canadienne :

Habituellement, les Ghanéens n’aiment pas entrer dans une confrontation directe, mais préfèrent un forum avec d’autres collègues et/ou les gestionnaires à la troisième personne. Une personne exprimera son grief au médiateur, évitant ainsi le contact visuel direct avec la personne avec laquelle elle a un problème. L’autre personne peut alors répondre de la même façon. La médiation peut être formelle ou informelle, et le plus souvent, le médiateur sera en mesure de résoudre le conflit, sa décision sur la question sera respectée par les deux parties.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective Locale :

Généralement, la motivation des Ghanéens à bien faire leur travail est liée au besoin de gagner suffisamment d’argent pour répondre aux besoins de leur famille proche et élargie. L’accumulation de biens matériels se traduit en pouvoir, respect et statut au sein de la famille élargie et de la communauté, ce qui motive alors les Ghanéens à faire bien leur travail. L’échec ou l’idée de perdre la face sont d’autres facteurs de motivation.

Les employés ghanéens sont motivés lorsqu’ils remarquent que les bénéfices de la société se reflètent dans leur salaire. Ils sont particulièrement motivés lorsque la société établit différents avantages pour eux et leur famille. Ces avantages peuvent être composés de couverture médicale, de carburant, de bourses d’étudiant, etc. La motivation est également associée à leurs superviseurs immédiats, en particulier lorsqu’ils sont appréciés.

Perspective canadienne :

Les commentaires positifs permettent d’encourager les employés, comme dans la plupart des cultures. Les primes pour le travail bien fait, la reconnaissance dans le bulletin d’une société, etc., et les réunions sur l’évolution en tête à tête sont autant de bonnes façons d’encourager les membres du personnel dans leur travail.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) locale(s), veuillez suggérer : des livres, des films, des émissions de télévision, de la musique et de la nourriture.

Perspective Locale :

Livres

  • Mon premier coup d’État, du président actuel du Ghana, John Dramani Mahama.
  • Ghana Understanding the People and Their culture, John Kuada et Yao Chachah.
  • Ghana 50 Years of Independence, de J. G. Amamoo
  • Culture and customs of Ghana, de Steven J.Salm et Toyin Falola
  • Asante in the Nineteenth Century, d’Ivor Wilks.

Télévision

Voici un échantillon des chaînes de télévision les plus regardées et les plus populaires parmi les nombreuses chaînes du Ghana;

  • ADOM TV; - La chaîne promeut la culture, la tradition, la politique. Films locaux et actualités.
  • GTV – est le radiodiffuseur public international du Ghana, la chaîne est dirigée par la Ghana Broadcasting Corporation GBC TV
  • TV3 – est une chaîne de télévision indépendante basée à Accra.
  • METRO - TV – est une chaîne de télévision privée d’accès libre.

Musique :

  • Parmi les musiciens populaires, on compte A. B. Crentsil, Abrantie Amakye Dede (propriétaire du célèbre Abrantie Spot à Accra), Daasebre Gyamena, Daddy Lumba, Micheal Owusu Addo (Sarkodie), Charles Nii Armah Mensah Jnr. (Shatta Wale) et Kojo Antwi, Bogga (ou Burger)
  • Musique hiplife : Mzbel, Rebecca Acheampomaa (Becca), Efya Jane Fara (Efya).
  • Musique gospel : Sonnie Badu, Florence Obinim, Ernest Opoku, Uncle Ato, Cecilia Marfo, et Opiesie Esther.

Perspective canadienne :

Livres :

  • The Beautiful Ones Are Not Yet Born, d’Ayi Kwei Armah (roman)
  • Kofi and His Magic, de Maya Angelou (roman)
  • Routes of Remembrance, de Bayo Holsley (ouvrage non romanesque historique)
  • Culture and Customs of Ghana, de Steve Salm (ouvrage non romanesque)
  • Anansi the Spider: a tale from the Ashanti, de Gerald McDermott (roman pour les enfants)

Films :

  • Documentaire « Chameleon » qui suit le journaliste enquêteur du Ghana, Anas Ameyaw Anas.
  • Documentaire « Big Men » qui traite des coulisses des accords et des implications et des répercussions de la récente découverte de pétrole au Ghana.
  • Asofo Aware (youtube) – Film ghanéen de style feuilleton

Télévision :

An African City– se déroule dans la ville d’Accra moderne et présente la vie de femmes professionnelles

Talent Hood

Musique :

Ce site Web offre des renseignements sur l’histoire de la musique ghanéenne. Voici quelques-uns des musiciens les plus populaires :

Musique Pop/hip-hop/hiplife – Reggie Rockstone, Sarkodie, Efya, Guru, Paedae

Highlife – Daddy Lumba, Nana Acheampong, Joe Mensah, George Darko

Chrétienne – Daughters of Glorious Jesus, Taggoe Sisters, Yaw Asomafo

Osibisa – un groupe ghanéen qui est devenu célèbre à l’échelle mondiale dans les années 70

Nourriture :

On retrouve des restaurants ghanéens et d’Afrique de l’Ouest dans la plupart des grandes villes canadiennes, aller y goûter la cuisine ghanéenne est une excellente idée.

La plupart des plats ghanéens sont riches en glucides et comprennent une grande quantité d’amidon (igname, banane plantain, foufou (à base d’ignames et de bananes plantains bouillies et concassées), manioc, riz, noix de bancoul (à base de farine de maïs fermentée). Une protéine comme le poisson, la chèvre, le bœuf ou le poulet est ajoutée avec une soupe (soupe de palme, soupe d’arachide, soupe allégée) ou un ragoût (ragoût d’okra, ragoût d’aubergine, « red red » fait à base de haricots et de tomates).

Les Ghanéens apprécient généralement leurs aliments chauds et épicés. Ils ajoutent du « Peppeh » ou piment rouge à presque tous les plats. Il y a également une sauce épicée savoureuse et épaisse appelée « shito », faite à base de hareng fumé et de petites crevettes, moulus avec de l’huile et des piments et cuite jusqu’à ce qu’elle ait une couleur brun foncé. À essayer absolument, mais avec modération au début!

Heureusement, il n’est pas facile de se procurer des aliments transformés au Ghana, donc tout ce que vous mangez est frais, entier, naturel et n’est pas à base d’OGM. Les fruits tropicaux comme les mangues, les papayes (pawpaw), les bananes et les ananas sont peu coûteux et abondants.

Les déjeuners sont habituellement composés d’un porridge, fait à base de poudre de maïs ou de cacahouète avec du millet ou du sorgho. Certains préfèrent un repas plus lourd, avec du poisson fumé et du banku (farine de maïs fermentée et bouillie).

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective Locale :

Avec ses dix régions diversifiées, le Ghana offre de nombreuses activités aux visiteurs.   En voici quelques exemples :

Marchés :

  • Marché de Makala
  • Marché nocturne d’Osu
  • Centre artistique (Marché artisanal d’Accra)

Musées et centres culturels

  • Musée national du Ghana
  • Musée de l’armée et Musée Prempeh II
  • Musée et marché de Bolgatanga
  • Centre culturel Kumasi - Bantama
  • Musée du Fort Ussher

Parcs nationaux

  • Parc national Kakum
  • Parc national Digya
  • Paga Crocodile Pod
  • Parc national Mole

Plages et lignes de côte

  • Labadi beach
  • Boli Falls
  • Ada beach
  • Kokrobite beach
  • Cocoloco beach
  • Busua
  • Volta et lac Volta.
  • Wli waterfalls
  • Mount Afadjato

Forts et châteaux

  • Château d’Elmina
  • Château St. Jago
  • Château de Cape Coast

Perspective canadienne :

Les cours de percussion et de danse (narration, proverbes locaux expliqués au travers de chansons et de danses)

Concerts - Alliance Français organise de nombreux concerts et événements tout au long de l’année, qui présentent la culture, les artistes, les poètes, etc. ghanéens.

Magasinage – Le Ghana a une vaste culture de marchés dans chaque ville où convergent les vendeurs, les commerçants et les acheteurs. Les marchés sont bondés et présentent profusion de biens et services, ce qui peut les rendre intimidants pour une personne qui les visite pour la première fois. Les odeurs, les curiosités et les saveurs s’entremêlent pour en faire un assortiment sensoriel. L’art du marchandage est une compétence acquise et est un impératif dans la culture de marchés.

Le football - est le sport national qui passionne les Ghanéens. Assister au match d’une petite équipe locale ou à un match international est une excellente façon d’interagir avec les Ghanéens et de voir l’enthousiasme dont ils font preuve pour encourager leurs héros sportifs en action.

Restaurants locaux - Buka, The Chop Bar et Papaye à Accra

Bars, boîtes de nuit dans la ville d’Accra, de Takoradi et de Kumasi

Activités à l’église, mariages, funérailles

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective Locale :

  • La Reine-Mère Yaa Asantiwaa (1840-1921) qui a dirigé la rébellion Ashanti contre le colonialisme britannique en 1900 afin de défendre le « Trône royal Ashanti ».
  • Nana Prempeh 1er (1870 – 1931) : il a rétabli la gloire disparue de l’Empire Ashanti et a défendu son indépendance contre les Britanniques. Il a plus tard été exilé par les Britanniques. 
  • Kwame Nkrumah – a mené ce qui était à l’époque la Côte-de-l’Or vers l’indépendance après une longue lutte, et est devenu le premier chef d’État noir du Ghana.
  • Emmanuel K. Kotoka (1926 -1967) - membre du Conseil de libération nationale qui a renversé le gouvernement Nkrumah en 1966. Il a été tué près de l’aéroport après le coup d’État. L’aéroport du Ghana a été baptisé « Kotoka international Airport » en sa mémoire.
  • James K Agree (1875-1927) - était un intellectuel, professeur missionnaire qui a encouragé l’accès à l’éducation pour les filles. 

Perspective canadienne :

  • Osei Tutu - (1660—1712 ou 1717) était l’un des fondateurs et le premier souverain de l’empire Ashanti
  • Yaa Asantewa – était une mère et une exploitante agricole qui est devenue célèbre pour avoir mené la rébellion de la tribu Ashanti contre les Britanniques en 1900. Elle a défendu le Trône royal Ashanti, le symbole spirituel Ashanti de l’unité et du pouvoir.
  • Nana Prempeh I – (1870 – 1931) était un roi des Ashantis. Il a dirigé avec succès une guerre des Ashanti contre l’Angleterre en 1893.
  • Kwame Nkrumah – un des dirigeants du Ghana, il est devenu un symbole du mouvement pour l’indépendance africaine pendant les années 50 et 60.
  • JB Danquah – était un dirigeant politique qui a fondé la United Gold Coast Convention (UGCC), le parti de l’élite duquel ont émané tous les mouvements successifs pour l’indépendance.
  • Les joueurs de football comme Abedi Pele, Michael Essien sont des héros nationaux au Ghana. Presque l’ensemble du pays suit ce sport et les Ghanéens sont passionnés par leurs équipes et leurs joueurs.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective Locale :

Le seul intérêt historique commun entre le Canada et Ghana que je connaisse est que ces deux pays ont été des colonies britanniques avec la Reine d’Angleterre comme chef d’État. Ce fut le cas jusqu’à ce que le Ghana devienne une république, mais a décidé de rester membre du Commonwealth.

Il peut être intéressant de noter que le Canada a joué un rôle majeur et apporté une importante contribution dans le développement du Ghana dès le début. Sir Frederick Gordon Guggisberg, Canadien, Gouverneur de la Côte-de-l’Or a fondé la Achimota School et la Kumasi Technical School. Il a également joué un rôle dans le développement de la croissance économique et de la vision du Ghana et dans la construction de son infrastructure.

Perspective canadienne :

Non

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective Locale :

Aucun à ma connaissance.

Perspective canadienne :

Les Canadiens ont tendance à mettre toute l’Afrique dans le même sac et donc tous les stéréotypes s’appliquent à l’Afrique dans son ensemble. Les stéréotypes sont dangereux et peuvent entacher la perception des Ghanéens. Généralement, les Canadiens peuvent penser que les Africains sont moins conscients du temps que les Canadiens.

En raison de la couverture médiatique d’Afrique et des scandales de corruption, on pourrait avoir l’impression que tous les Africains sont corrompus, alors que ce n’est pas le cas. Les Canadiens peuvent penser que les Ghanéens sont généralement pauvres et ont besoin d’aide alors qu’en réalité, la société est plus équilibrée et de nombreux Ghanéens jouissent d’un niveau de vie élevé.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective Locale :

Votre EM culturel est né à Cape Coast, dans la région centrale du Ghana. Il a obtenu un diplôme en Biologie, et il a également obtenu un diplôme en technologie biochimique et un autre en technologie chimique du City and Guilds London. Il a en outre décroché un diplôme en éducation pour adultes et formation interculturelle. Il a déménagé au Canada dans le cadre d’une bourse de l’ACDI pour suivre le programme de technologie biochimique. Il est arrivé au Canada au début des années 70.

Votre EM culture était fonctionnaire à Santé Canada. Après avoir travaillé dans diverses installations, il a pris sa retraite comme conseiller en apprentissage des sciences. J’ai effectué l’interprétation culturelle pour diverses organisations comme l’ACDI, le CUSO, la Fédération des professeurs et  Entraide universitaire mondiale outremer. J’ai une femme et trois fils (qui sont adultes à présent).

Perspective canadienne :

Je suis une Canadienne avec une envie de voyager qui a passé 17 années consécutives au Ghana, où j’ai travaillé et apprécié le pays. Peu avant mes trente ans, je suis arrivée comme bénévole pour le CUSO, j’étais une mère célibataire et j’ai vécu avec mon jeune fils dans un campement traditionnel ghanéen avec plus de 55 habitants locaux. Cette expérience m’a permis d’avoir un aperçu que peu d’étrangers connaissent. C’est une période spéciale de ma vie que je n’oublierai jamais. Je suis restée après les deux années de placement de bénévole, en travaillant d’abord comme représentante commerciale, et ensuite à un poste de direction au sein d’une société de télécommunications privée pendant 15 ans. Je me suis impliquée dans de nombreux aspects de la société ghanéenne, travaillant et socialisant avec des personnes de toutes les couches de la société. Mes années au Ghana jusqu’en 2012 ont façonné ma vie et je n’oublierai jamais le Ghana ni son hospitalité.

Je vis actuellement sur un catamaran avec mon mari, parcourant le monde, à la découverte d’autres endroits et d’autres cultures.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.