Honduras

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Généralement, lorsque vous rencontrez quelqu’un, serez lui la main et prononcez la phrase « mucho gusto » ce qui signifie cela me fait plaisir de vous rencontrer. Dans les villes, les gens établissent facilement les contacts visuels. Toutefois, les habitants du Honduras (Honduriens) de la campagne ont tendance à baisser la tête en signe de respect.

De bons sujets de discussion sont la famille, le paysage, la nourriture, les conditions météorologiques et les clubs de football. Évitez les sujets comme la politique et la religion.

Perspective canadienne :

Voici quelques exemples de bons sujets de discussion :

Football : Les Honduriens sont dévoués au sport et à leur équipe nationale. Les chances de l’équipe de se qualifier pour la Coupe du Monde de 2018 en Russie, ainsi que pour les championnats régionaux et la Coupe d’Amérique Centrale sont de bons lancements de conversation. Il est préférable d’éviter de discuter des mérites des équipes de villes particulières dans la ligue nationale, car les Honduriens sont très attachés à leur équipe.

Famille : Le Honduras est une société respectueuse des enfants et axée sur la famille. Parler de la famille est le sujet de conversation le plus courant. Les Honduriens fondent leur famille très jeunes, ne soyez donc pas surpris de constater qu’une personne de 35 ans a des adolescents.

Météo : Comme les Canadiens, les Honduriens parlent toujours de la météo. Les fronts froids, les vagues de chaleur, la sécheresse et l’arrivée ou le retard de la saison des pluies sont omniprésents dans les conversations quotidiennes. Les Honduriens posent souvent des questions concernant le climat au Canada.

Trafic : Le trafic dans les villes principales est devenu un casse-tête pour de nombreux Honduriens. Parler du trafic permet souvent de briser la glace, car tout le monde au Honduras, peu importe sa classe, son sexe ou sa religion, souffre de ce problème. 

Les voyages et votre pays d’origine : Les Honduriens sont curieux d’entendre les récits sur les expériences d’une personne et la vie au Canada, ainsi que les autres pays et les autres cultures. Ils pourront vous parler de leurs propres voyages, ainsi que des voyages des membres de leur famille ou de leurs amis qui sont partis à l’étranger. Parler des points d’intérêt du Honduras comme Copan, Tela, les Bay Islands (Roatán), Amapala, etc. est une autre façon d’entamer la conversation avec les Honduriens, en particulier ceux qui n’ont pas voyagé à l’étranger. Les Honduriens sont ravis de parler de leur pays, de sa flore et de sa faune, ainsi que des sites d’intérêt.

Voici quelques exemples de mauvais sujets de discussion :

Travail : Au Canada, une première question courante posée lorsque vous rencontrez une personne est « que faites-vous dans la vie? » Au Honduras, les gens posent rarement des questions ou parlent rarement de leur travail dans une conversation ordinaire, en particulier avec des étrangers. Poser cette question pourrait être considéré comme petit et rébarbatif pour les Honduriens.

Évitez de parler de politique partisane, comme le coup d’État hondurien de 2009 qui continue de diviser les familles et les communautés et continue de façonner la politique contemporaine. De même, évitez de parler des nombreuses difficultés auxquelles est confronté le Honduras, à moins que cela ne fasse partie de votre travail. Laissez les Honduriens introduire ces sujets au moment qui leur semblera opportun.

Soyez prudent dans les conversations concernant le trafic de narcotiques, la criminalité et la corruption, car il peut être difficile de déterminer si la personne à qui vous parlez est impliquée dans ces activités ou a souffert d’une expérience traumatique liée à ces problèmes. Les gens de tous les milieux ont probablement été confrontés à la violence directe ou indirecte ou aux méfaits de la criminalité dommageable psychologiquement; les gens peuvent ne pas en parler avant de connaître mieux une personne. Il serait peu judicieux de demander aux gens s’ils ont été victimes d’un crime ou s’ils ont vu des activités illicites. Il est préférable de laisser les gens offrir ces informations lorsqu’ils se sentent à l’aise de le faire, ce qui pourrait n’être jamais.

Les Honduriens sont des gens privés et le sont devenus encore plus avec l’augmentation de l’extorsion, du trafic de narcotiques et de l’infiltration criminelle dans les secteurs privé et public. Fondamentalement, personne ne sait avec certitude si une personne est bonne ou mauvaise, les Honduriens partagent donc moins d’informations avec les connaissances et des étrangers.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

Les Honduriens sont très expressifs et utilisent beaucoup de gestes de la main. Durant une réunion, vous pouvez toucher quelqu’un avec le coude lorsque vous souhaitez que la personne porte une attention spéciale à ce qui est dit. Il est usuel de mettre l’accent sur une chose ou une personne avec les lèvres.

Perspective canadienne :

Verbale :

Les Honduriens sont généralement des personnes amicales et serviables qui aiment rencontrer des étrangers et leur parler pour leur indiquer le chemin ou pour d’autres conversations ordinaires. Parfois, ils se tiennent proches de leur interlocuteur au cours de la conversation, ils se penchent souvent pour mettre l’accent sur un point, ce qui peut être inconfortable pour les Canadiens. Lorsque vous devez demander votre chemin, demandez toujours à plusieurs personnes, car les Honduriens font un effort pour être gentils et serviables, mais vous donneront parfois des indications erronées.

Les personnes qui vivent en situation de pauvreté, qui sont des employés de niveau inférieur ou se perçoivent comme vos subordonnés pour une quelconque raison (notamment le fait que vous êtes étranger), éviteront le contact visuel, écouteront, seront d’accord avec tout ce que vous dites et attendront les instructions. Parfois, il peut être difficile d’amener les personnes à vous répondre, à donner des commentaires, à fournir des renseignements, ou à critiquer vos idées ou la situation actuelle. Plus une personne est éduquée, plus elle est susceptible d’interagir avec vous d’égal à égal; toutefois, les habitudes de déférence sont difficiles à briser.

En raison de la peur de l’extorsion, les Honduriens au travail et à la maison répondent rarement au téléphone s’ils ne connaissent pas le numéro qui appelle. Une façon de dépasser cette réticence consiste à envoyer un message avec votre cellulaire et/ou un courriel pour vous présenter en indiquant votre numéro de téléphone et le moment où vous envisagez d’appeler. Le Honduras a adopté la culture du téléphone cellulaire; Whatsapp et Facebook sont les outils de messagerie les plus populaires; certaines sociétés utilisent un compte Facebook pour leurs médias en ligne. Les utiliser pourrait être la meilleure façon pour une personne d’entrer en contact avec les gens.

Non verbale :

Les hommes se serrent toujours la main fermement pour se saluer. Dans un cadre professionnel, les hommes et les femmes se serrent la main pour se saluer. À un niveau informel, les salutations avec les membres du sexe opposé comprennent habituellement un léger baiser sur la joue (ou un baiser dans l’air à côté de la joue). Au lieu de cela, les Honduriennes tendent souvent la main aux étrangers la première fois qu’elles les rencontrent.

Le geste de la main probablement le plus courant est le pouce levé, connu sous le nom de « cheke », ce qui signifie que tout va bien ou que le travail est fait ou que les gens sont à l’aise avec la situation. Les chauffeurs feront ce geste lorsque la personne les laisse passer devant eux. (Un bras tendu hors de la vitre de la voiture, dirigé vers le bas est la façon pour le chauffeur de demander à une personne de les laisser s’insérer dans la file.)

Les Honduriens indiquent de leurs lèvres les personnes, les choses ou les endroits, en particulier lorsqu’ils font des commérages concernant une autre personne.

Pointer le doigt vers une personne peut être offensant ou sembler impoli. Il est préférable de faire des gestes avec une main ouverte dans la direction générale d’une personne ou de la chose dont on parle. Pour demander à une personne de s’approcher, la meilleure façon est de tendre le bras à hauteur de la taille avec la paume vers le haut et de déplacer les doigts vers vous.

Parmi leurs pairs, les Honduriens se touchent fréquemment entre eux, se donnent des tapes sur l’épaule et se tiennent la main. Les Honduriens se sentent aussi libres d’ébouriffer les cheveux des enfants, de leur donner une tape dans le dos, ou de leur dire bonjour, même avec les enfants qu’ils ne connaissent pas, ce qui peut surprendre les Canadiens.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les témoignages publics d’affection ou de colère ou l’expression d’autres émotions sont-ils acceptables ?

Perspective locale :

Les témoignages publics d’affection sont acceptables. Le niveau de bruit au Honduras est élevé. Les gens klaxonnent continuellement, même si cela est inutile. Les personnes se saluent bruyamment. Durant une réunion, il est normal que toutes les personnes parlent en même temps.

Perspective canadienne :

Les Honduriens s’expriment souvent avec un large éventail d’émotions, qui dépendent principalement de leur niveau d’aisance et des personnes avec qui ils sont. Parmi leurs pairs, ils peuvent être bruyants et turbulents, se fâcher ou pleurer, et s’expriment généralement librement. Les explosions émotionnelles se produisent, mais une fois l’explosion passée, les gens ont tendance à aller de l’avant et à ne pas s’y attarder. Toutefois, les éclats de colère répétés pourraient ternir la réputation d’une personne et amener les gens à se méfier de la personne étant donné le contexte de violence du Honduras.

Les personnes perçues comme faisant partie d’une classe sociale supérieure sont plus susceptibles de réprimer leurs émotions. Dans le milieu de travail, les gens répriment habituellement leurs émotions, ce qui peut créer des problèmes personnels importants. Un sens de fatalisme amène les gens à accepter les situations difficiles plutôt que de tenter de s’exprimer et de changer les choses. Au Honduras, les employés éviteront souvent les conflits à tout prix ou quasi, car ils ont peur d’être renvoyés, étant donné le niveau de chômage élevé et le faible niveau des salaires offerts pour de nombreux emplois. 

Dans les villes principales, vous pourrez assister à des scènes de violence routière et la conduite agressive et imprudente est fréquente. Il est préférable d’éviter les confrontations avec d’autres chauffeurs, car ils pourraient être armés d’un couteau ou d’une arme.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

L’apparence est très importante. Dans des villes comme la capitale, les hommes et les femmes s’habillent généralement à la mode.

Les réunions commencent généralement en retard. Il est également usuel que les réunions s’amorcent en parlant de sujets comme la famille, le football et en consommant un café.

Les titres sont très importants. Généralement, on adresse les gens par leur titre : docteur, avocat, etc. M. et Mme sont souvent remplacés par « Don ou Doña ». Au moment de s’adresser à un aîné, il est plus convenable de dire « usted » que « tu » ou « vos ». « Vos » est davantage utilisé entre amis.

Perspective canadienne :

Lorsque vous vous adressez à vos supérieurs, utilisez toujours leur nom de famille précédé de Don (homme) ou Doña (femme) ou de Licenciado ou Licenciada, qui est le terme espagnol pour qualifier un diplômé universitaire. Par exemple, Don/Licenciado Rodriguez ou Doña/Licenciada Lopez. Si vous vous adressez à un ingénieur, utilisez le titre, Ingeniero (homme) ou Ingeniera (femme). Utiliser ces titres est une marque de respect.

Les Honduriens s’habillent de manière classique et aussi bien qu’ils peuvent se le permettre. Les employés de toutes sortes d’emploi de bureau doivent porter des vêtements formels : costume et cravate pour les hommes, tailleur-pantalon ou jupes/robes descendant au moins jusqu’aux genoux pour les femmes. Les shorts et les vêtements décontractés ne sont observés que parmi les employés de niveau inférieur dans les environnements de travail (bricoleurs, entretien, etc.). Habituellement, les femmes portent beaucoup de maquillage et les hommes ont généralement les cheveux parfaitement coiffés avec du gel.

La ponctualité est très importante au travail. Le retard peut entraîner un licenciement. Toutefois, les gestionnaires offrent un peu de marge en raison du trafic et des urgences familiales.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles qualités sont les plus prisées chez un superviseur/directeur local ? Comment saurai-je comment mes employés me perçoivent ?

Perspective locale :

Menez par l’exemple lorsque vous travaillez au sein d’une équipe. Présentez vos qualifications, votre expérience, vos grades ou vos diplômes depuis le départ. On aime lorsqu’un étranger fait l’effort de parler en espagnol. Les employés aiment qu’un supérieur/gestionnaire les félicite pour un effort d’équipe. 

Perspective canadienne :

Les gestionnaires qui sont amicaux, compétents et bien organisés sont bien considérés. Toutefois, étant donné la culture de déférence et la réticence générale des Honduriens à être directs relativement à la rétroaction, il est difficile de savoir ce que pensent les employés. Observez les indices visuels et le langage corporel lorsque vous parlez aux gens afin de déterminer leur niveau de confort.

Les employés apprécient un gestionnaire intuitif et capable de déduire leurs besoins et qui leur apporte le soutien nécessaire, principalement en ce qui a trait à la souplesse afin de répondre aux besoins de leur famille, et au trafic. Les employés apprécient un gestionnaire qui les guidera et leur enseignera de nouvelles compétences et qui les soutiendra lorsqu’ils font des erreurs pendant leur apprentissage de nouvelles compétences ou du travail.  Malheureusement, peu d’employés donneront une rétroaction directe à leur superviseur. Et s’ils le font, les commentaires seront généralement bons ou neutres. Les membres du personnel ont tendance à partager leurs préoccupations avec leurs collègues ou un autre superviseur dans l’espoir qu’une tierce partie interviendra en leur nom. Une fois qu’une plus grande confiance s’installe, les employés peuvent fournir des commentaires neutres qui peuvent souvent représenter leur tentative de fournir une rétroaction négative.

Les employés apprécieront un gestionnaire qui fait un effort pour parler espagnol et beaucoup s’investir pour s’améliorer. Ils se sentiront plus à l’aise de parler avec lui en espagnol plutôt qu’en anglais.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Dans le milieu de travail, comment les décisions sont-elles prises et par qui ? Est-il acceptable de consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction ?

Perspective locale :

Cela dépend de l’organisation, mais habituellement on utilise un style autoritaire. Le patron est la personne qui a le dernier mot et qui prend la décision définitive. Généralement, le patron aime s’accorder le crédit des décisions et des idées de l’équipe.

Perspective canadienne :

Le Honduras et les milieux de travail honduriens sont hiérarchiques. Les Honduriens préféreront ne rien faire plutôt que de prendre l’initiative et de risque de faire ce qu’il ne faut pas. Les gens sont en attente de recevoir des ordres. Les employeurs confient rarement de pouvoirs décisionnaires à leurs subordonnés, et cette pratique s’étend du niveau inférieur des employés jusqu’aux cadres moyens. Ainsi, les employés remettent rarement en question les règles, même si elles ne s’appliquent pas à une situation particulière ou si elles semblent ne pas être pertinentes. On leur a appris à respecter la règle et à ne pas s’adapter aux circonstances.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Religion : La majorité des Honduriens se déclarent catholiques. Toutefois, très peu d’entre eux fréquentent l’église. La religion protestante prend toutefois beaucoup d’ampleur et les principales églises protestantes sont pleines. On entend même de la musique religieuse dans le milieu de travail. Les politiciens consultent de plus en plus les dirigeants religieux avant de prendre des décisions. Dans certaines entreprises privées, on perçoit favorablement si un employé est catholique ou protestant.

Classe sociale : La richesse est inadéquatement distribuée au Honduras. La pauvreté est omniprésente et il y a beaucoup de riches. Il y a un grand écart entre les pauvres et les riches tandis que la classe moyenne a tendance à disparaître. On perçoit également de la discrimination en fonction des classes sociales. La sélection d’un employé en fonction de son nom de famille ou du nom de l’école où la personne a étudié constitue des exemples de formes de discrimination.

Ethnicité : Plus de sept millions de personnes vivent au Honduras : la grande majorité (90 %) d’entre eux sont des métis, un mélange de race blanche et d’amérindien. Environ 7 % de la population est amérindienne. La plus grande proportion d’entre elle se trouve dans la région de Copán près de la frontière du Guatemala. Les personnes de race noire comptent pour environ 2 % de la population et vivent principalement sur la côte nord. Environ 1 % de la population est de race blanche et est principalement d’origine hispanique.

Sexe : On observe de plus en plus de femmes œuvrant en politique et occupant des postes de leadership dans le secteur privé, même si les hommes obtiennent les meilleures occasions sur le marché du travail. Au sein d’un couple, même si l’homme et la femme travaillent huit heures par jour, les femmes sont responsables de l’entretien ménager et de la famille. 

Perspective canadienne :

Genre : Le Honduras est une société patriarcale et sexiste. La plupart des postes de leadership dans la société – politiques, économiques, culturels et religieux – sont dominés par des hommes. Toutefois, certaines femmes occupent aussi des postes de pouvoir, par exemple dans les médias, certaines occupent des postes de gestionnaires dans les secteurs public et privé, ou des postes de pouvoir en politique. Les femmes occupant ce type de postes ou qui travaillent dans un environnement à prédominance masculine sont habituellement appelées « chérie » ou « bébé » par les hommes occupant des postes de pouvoir : cette attitude est considérée comme « mignonne » et « courtoise », et non offensante ni dégradante. Pour les femmes, atteindre et conserver un poste exécutif et de leadership est une lutte constante et difficile. La violence verbale, physique et sexuelle envers les femmes et les filles est profondément enracinée dans la société et les victimes obtiennent rarement justice. Le père est souvent exclu des décisions concernant ses enfants et les activités scolaires, sur la base de l’hypothèse que c’est la mère qui est responsable dans ce domaine et que le père ne s’y intéresse pas. Certains parents honduriens changent cette dynamique, mais la route est encore longue.

Classe : Les distinctions de classes sont profondément enracinées et sont habituellement établies depuis l’école maternelle, en particulier dans les classes moyennes et supérieures. Les enfants fréquentent l’école ensemble et établissent des réseaux qui deviennent les réseaux du secteur privé. Généralement, les Honduriens pensent que la classe est immuable et les personnes des classes inférieures acceptent leur destin et recherchent les occasions d’établir des relations de patronage avec des personnes des classes supérieures, acceptant souvent des emplois peu rémunérés si l’employeur leur offre d’autres avantages, comme des colis de nourriture, des vêtements de seconde main, etc. Les classes supérieures ont généralement peu de contact avec les classes inférieures, sauf dans le cadre de l’offre d’emplois. Par exemple, certains enfants de la classe supérieure ne sont pas conscients que le Honduras est le pays le plus pauvre d’Amérique Centrale.

Religion : L’Église catholique romaine est l’institution religieuse la plus établie et la plus respectée. Elle est à présent confrontée à un fort mouvement protestant évangélique au Honduras qui exerce une influence croissance parmi ses fidèles. On voit partout des panneaux d’affichage exhortant les gens à arrêter de pécher et de prier Dieu pour leur salut. Les réunions au sein du gouvernement et dans le secteur privé commencent parfois par une prière. Outre le christianisme, on trouve de petites communautés juives et musulmanes dans les villes principales. La sensibilisation aux autres religions est faible.

Ethnicité : Les Honduriens sont largement « mestizo », un mélange entre les Espagnols et les peuples autochtones qui s’est développé depuis la conquête espagnole et la colonisation. Le Honduras présente une variété de groupes ethniques, le plus important étant celui des peuples autochtones Maya, Miskito, et Lenca, ainsi que les Garifunas afro-caribéens. Chaque groupe a sa propre culture (cuisine, danse, art) et leurs propres préoccupations concernant le développement industriel et touristique de leurs terres traditionnelles. La discrimination à l’égard des Garifunas et des peuples autochtones reste un obstacle aux occasions et à l’éducation.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un(e) client(e) avant de faire des affaires ?

Perspective locale :

Beaucoup de marchés sont conclus autour d’une table avec un café ou un repas. Il est usuel de prendre un dîner d’affaires où la conversation, dans un contexte plus détendu, pourra porter sur des sujets comme la famille, le sport, etc. Si un Canadien invite quelqu’un, que ce soit un client ou un collègue, on s’attendra à ce qu’il paie la note.

Perspective canadienne :

Il n’est pas possible de faire des affaires efficacement avec les Honduriens sans avoir établi une relation préalablement. Il convient de gagner la confiance de vos interlocuteurs, en particulier dans le contexte hondurien d’une violence et d’une corruption persistantes. Une personne peut y parvenir en partageant des histoires personnelles sur sa famille, sa vie, ses centres d’intérêt et ses voyages. Lorsque vous établissez une relation de travail avec un nouvel interlocuteur, attendez-vous à parler de tout autre chose que d’affaires pendant 15 à 30 minutes. Toutefois, lorsque vous parlez avec des gens qui sont occupés (fonctionnaires de haut niveau, etc.), il est particulièrement important de commencer la conversation en mentionnant votre nom, votre titre professionnel et la personne qui vous a communiqué le numéro de téléphone de cette personne, afin que votre interlocuteur puisse évaluer la valeur de la conversation avec vous.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un(e) collègue ou un(e) employé(e) s’attendrait-il à des privilèges ou à des considérations spéciales étant donné la nature de notre relation personnelle ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Les faveurs les plus communes que les gens vous demanderont sont d’aider un parent ou un ami à obtenir un emploi, ou d’obtenir de l’information sur la façon d’immigrer au Canada.

Perspective canadienne :

Les collègues et les amis avec qui vous faites souvent des activités sociales en dehors du travail peuvent s’attendre à ce que vous détourniez le regard s’ils font une erreur, que vous leur laissiez du répit au travail ou que vous les souteniez en cas de conflit. Établir des relations tout en maintenant une distance professionnelle est un défi de taille. Les employés peuvent parfois demander à un ami/collègue de recommander une personne pour un emploi; il s’agit d’une stratégie relativement commune en matière d’emploi.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :J’éprouve un problème lié au travail avec un(e) de mes collègues. Dois-je le (la) confronter directement ? En privé ou en public ?

Perspective locale :

Généralement, si un Hondurien est fâché par une situation, il/elle l’exprimera au moyen de la communication non verbale ou en changeant d’attitude. Il est alors préférable de lui parler en privé.

Perspective canadienne :

Restez calme et parlez directement et en privé à cette personne. Évitez les remarques accusatrices, concentrez-vous plutôt sur ce que vous avez observé, sans poser de questions directes. Ayez une idée claire de ce qu’il convient de changer et de comment y parvenir. Écoutez les préoccupations de l’autre personne et demandez-lui ce qu’elle propose pour résoudre le problème. Recherchez un terrain d’entente et essayez de trouver un accord. Si la personne refuse de le faire, faites remonter le problème à leur gestionnaire sympathique pour lui demander des conseils et/ou une intervention, tout en informant votre gestionnaire.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

Un bon environnement de travail où le patron reconnaît les efforts de l’équipe au moyen de mots d’encouragement ou de félicitations constitue un bon instrument de motivation.

Perspective canadienne :

Les collègues travaillent bien lorsqu’ils savent que les gestionnaires leur font confiance et les soutiennent. Il est essentiel d’établir la confiance entre les membres d’une équipe pour amener un bon moral qui permettra d’avoir des collègues très productifs. Les collègues locaux recherchent souvent des occasions d’être mieux payés, que ce soit au moyen d’heures supplémentaires ou d’une promotion, mais les employés occupant des postes de niveau inférieur ont tendance à renoncer à chercher un autre emploi par crainte de perdre leurs avantages actuels réels ou perçus.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) locale(s), veuillez suggérer : des livres, des films, des émissions de télévision, de la musique et de la nourriture.

Perspective locale :

Livres :

Il y a plus de dix livres emblématiques au Honduras toutes disciplines confondues. On suggère de lire les œuvres indispensables des auteurs honduriens, soit en raison de leur valeur historique ou pour être plus au fait du pays et de ses habitants.

  • Blanca Olmedo (White Olmedo) par Lucila Gamero de Medina. Il s’agit du premier roman écrit par une femme au Honduras. Le roman lui-même est très bien écrit et il est considéré comme l’un des plus importants romans du pays. L’auteure était la première intellectuelle libérale à mettre au défi et à mettre en cause les valeurs morales, sociales et politiques de l’époque.
  • Tierras, mares y cielos (Lands, seas and skies) par Juan Ramón Molina. Tous les Honduriens qui aiment la poésie ont lu cette œuvre formidable et elle est reconnue comme l’une des pierres d’assise de la poésie hondurienne. En raison de son style d’écriture, Juan Ramón Molina est considéré comme un auteur en avance sur son temps.
  • Tierra de pan llevar (Lands of carrying bread) par Rafael Heliodoro Valle. Ce livre comporte quelques histoires au sujet du Honduras auxquelles s’intègrent un mélange de mythes et de légendes, habituellement si optimistes et empreints de passages colorés.
  • Prision verde (Green Prison) par Ramón Amaya Amador. Ce livre est essentiel si l’on souhaite comprendre la vie difficile des travailleurs assujettis à des conditions de travail dégradantes par les entreprises transnationales productrices de bananes avant la grève de 1954.
  • Un mundo para todos dividido (A world for all divided) par Roberto Sosa. Il s’agit de l’une des œuvres poétiques les mieux écrites et les plus créatives portant sur les enjeux sociaux et on en suggère habituellement la lecture au Honduras.

Films :

  • Mas allá de una esperanza (Beyond hope) documentaire de Francisco Andino
  • Anita, la cazadora de insectos (Anita, the Insect Hunter) réalisé par Hispano Durón
  • Almas de la media noche (Souls of midnight) réalisé par Juan Carlos Fanconi 
  • Amor y frijoles (Love and Beans) (2009) par Mathew Kodath. 
  • Unos Pocos con Valor (A Few with courage) réalisé par Douglas Martin

Musique : Le Honduras compte depuis toujours une grande variété de rythmes et de genres musicaux. Choisir les meilleures chansons dans ce répertoire musical ne représente pas une tâche facile. 

La chanson El encarguito de William Anderson exprime le désir de nombreux Honduriens qui ont dû quitter le pays pour d’autres cieux, mais qui chérissent toujours leur terre natale. La potra de Polache dépeint la culture passionnée du football dans tous ses sens et utilise également un dialecte particulier du Honduras. Sopa de caracol de White Band a obtenu une reconnaissance internationale. Vaya pues de Moises Canelo est l’un des nombreux hymnes du Honduras.

Nourriture : La nourriture typique du Honduras est très riche et variée avec un mélange d’éléments culinaires préhispaniques, créoles, hispaniques et africains. Les plats typiques du Honduras sont composés de maïs, de riz et de fèves. Les Honduriens mangent beaucoup de viande, de glucides et de légumes. Les salades servent à décorer les assiettes. On trouve également des tortillas, des fèves, du riz, du fromage ou du beurre sur toutes les tables au Honduras. La préparation de la nourriture typique du Honduras inclut l’utilisation de produits laitiers, de saucisses, de farine, d’œufs, de légumes, de fruits, de viandes, de poissons et de fruits de mer.

Perspective canadienne :

Cuentos y Leyendas est une émission de radio show sur le folklore au Honduras qui a récemment sorti un film d’horreur long métrage.

La oveja negra y demás fábulas, Augusto Monterroso, fables pour les enfants.

Return of the River: The Selected Poems of Roberto Sosa.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

Les Honduriens aiment passer du temps avec les amis, en prenant un café, une bière ou en partageant un repas. Voilà pourquoi on peut trouver des restaurants et des kiosques alimentaires à presque tous les coins de rue.

Les ambassades des différents pays établis au Honduras organisent de nombreuses activités culturelles, notamment des festivals de film, des pièces de théâtre, des expositions, etc. À la campagne ou dans les villages, on organise des festivals faisant référence aux saints, au maïs et à Pâques. Cela vaut la peine de faire une excursion en campagne pour être témoin des grandes festivités.

Pour les amateurs de sport et d’activités extérieures, on trouve des clubs de cyclisme, des clubs de natation. De plus, de nombreux marathons sont organisés au profit de certaines œuvres de charité. Le football (soccer) constitue une autre activité; il s’agit presque d’une religion.

Les attraits touristiques comprennent les îles de la baie, le lac Yojoa, El picacho, les ruines de Copán et bien plus encore. La façon idéale de jouir des activités au Honduras consiste à trouver un Hondurien pouvant suggérer les meilleurs endroits les plus sécuritaires et vous les faire visiter.

Perspective canadienne :

Le Honduras présente de nombreuses cultures que vous pouvez découvrir dans les diverses parties du pays. Copan à la frontière avec le Guatemala présente un ensemble incroyable de ruines mayas. Des excursions peuvent être organisées pour aller dans des centres de poterie lenca dans les campagnes. À Danlí, des usines de cigares, établies à l’origine par des exilés cubains et maintenant considérées comme le lieu de production de certains des meilleurs cigares au monde, proposent des visites pendant la semaine de travail. La côte des Caraïbes et les îles telles que Tela, La Ceiba et Roatán, offrent de splendides plages, des possibilités de plongée avec tuba, des réserves naturelles, et des communautés garifunas que vous pouvez visiter. En dehors de Tegucigalpa, vous trouverez des sentiers de randonnées au parc La Tigra, une forêt de nuages.

Le Honduras a relativement peu de lieux culturels, bien que ceux qui existent offrent d’excellents programmes culturels. Ceux-ci comprennent :

Chiminike, www.chiminike.org, est un excellent musée pour les enfants avec une exposition sur l’histoire du Honduras dans les sous-sols.

El Museo de la Identidad Nacional, www.min.hn, le musée national de l’identité, propose de vastes expositions sur la préhistoire, la géologie, la flore, la faune, les peuples et l’histoire du Honduras. Le musée propose fréquemment d’excellentes expositions et offre un programme mensuel d’activités pour tous les âges.

Le CCET – Centro Cultural Espana en Tegucigalpa, ccet-aecid.hn, est un centre culturel parrainé par le gouvernement espagnol qui offre un excellent programme hebdomadaire d’activités, de discussions, d’expositions et de présentations.

Alliance Française, aftegucigalpa.hn, est l’école francophone qui propose des événements et des activités pour les adultes et les enfants.

Le Honduras a également une galerie nationale à Tegucigalpa et un orchestre philharmonique qui propose souvent des concerts à des prix abordables.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Les hommes du Honduras qui ont combattu pour le bien-être du pays, les braves hommes qui ont servi le pays, de grands modèles de vertu civique, de morale, d’intellect et de courage, de force, de loyauté et d’amour pour le pays sont associés aux précurseurs de l’indépendance. Au nombre de ceux-ci, on trouve : Lempira, Dionisio de Herrera, Francisco Morazan, Jose Cecilio del Valle, Jose Trinidad Cabanas et Jose Trinidad Reyes.

Perspective canadienne :

Les héros nationaux les plus souvent mentionnés au Honduras sont le chef lenca Lempira et le Président Francisco Morazán.

Lempira, dont la représentation se trouve sur les billets de un lempira, est considéré comme le premier combattant pour la liberté contre la colonisation espagnole. Il a rallié des milliers de guerriers et de villages Lenca, contre les Espagnols. On apprend aux Honduriens que les Espagnols n’ont gagné la guerre qu’en le tuant en utilisant un fusil pendant une négociation de paix.

Le Président Francisco Morazán est vénéré comme le Hondurien qui a uni les pays d’Amérique Centrale qui se chamaillaient en une République unie et a introduit des réformes, pour amener notamment la liberté d’expression, la liberté de culte et la liberté de la presse et réduire le pouvoir de l’Église catholique. Les élites conservatrices et l’église ont finalement ébranlé la république et provoqué une sécession massive. Des années plus tard, il a été trahi par un allié et a été fusillé par un peloton d’exécution.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Il n’existe aucun événement marquant qui pourrait avoir un effet une collaboration entre un Canadien et un Hondurien. Deux événements importants ont marqué les deux pays :

  • L’accord de libre-échange entre le Honduras et le Canada qui a été ratifié par le parlement et a reçu la sanction royale en octobre 2014.
  • La classification de l’équipe nationale du Honduras en vue de la Coupe du Monde de 2014 au Brésil à la suite de sa première place en tête de l’Association de football des Caraïbes, de l’Amérique centrale et du Nord (CONCACAF). La classification a été obtenue grâce à une victoire historique de 8 à 1 face au Canada au Stade olympique de San Pedro Sula.

Perspective canadienne :

Le Canada a eu des relations diplomatiques avec le Honduras depuis 1961 et offre depuis longtemps une assistance au développement afin de soulager la pauvreté. Le Honduras est actuellement un pays prioritaire pour l’assistance au développement du Canada et a reçu plus de 134 millions de dollars au cours des dix dernières années pour des programmes liés à l’éducation, à la santé, à l’eau et aux installations sanitaires, au développement des ressources durables, au soutien de la société civile et à l’égalité des sexes. Le Canada fournit également une aide financière pour contribuer aux efforts du Honduras dans la lutte contre le trafic de narcotiques et les gangs.

Par le biais de l’Organisation des États Américains, le Canada a soutenu les négociations visant à restaurer la démocratie après le coup d’État qui a destitué le président hondurien en 2009.

Le Canada a joué contre le Honduras lors des qualifications pour la Coupe du Monde de 2012, et jouera à nouveau contre ce pays en septembre 2016.

Les sociétés canadiennes sont fortement présentes dans le pays, le fabricant de textile GILDAN est notamment le plus important employeur du secteur privé dans le pays. Des compagnies canadiennes d’exploitation minière ont également été identifiées comme des projets intéressants qui ont reçu des critiques de la part d’organisations de la société civile et des communautés touchées.

Le Canada a signé un accord de libre-échange avec le Honduras qui est entré en vigueur le 1er octobre 2014, cet accord fait la fierté du Honduras. Des accords connexes sur le travail et l’environnement ont également été signés afin d’aborder les préoccupations exprimées par les groupes de la société civile et les peuples autochtones dans les deux pays relativement aux répercussions du libre échange.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Les Honduriens sont généralement très accueillants et amicaux envers les étrangers. Ils considèrent que les Canadiens sont des personnes respectueuses et des partisans de la paix.

Perspective canadienne :

La perception générale des Canadiens qui voient les Honduriens et tous les Centraméricains en général cille des Mexicains avec des drapeaux différents. Les Canadiens doivent dépasser les stéréotypes du burrito et du sombrero offerts par les restaurants Tex-Mex au Canada et reconnaître que les Honduriens ont leur propre histoire, cuisine, culture, langue et qu’ils en sont fiers. Les Honduriens sont très fiers d’être des Centraméricains, et n’apprécieraient pas d’être amalgamés avec des habitants d’autres pays d’Amérique Centrale.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

Votre interprète culturel est né à Tegucigalpa, la capitale du Honduras. J’ai obtenu un baccalauréat en Administration et un certificat en Ressources humaines et en microcrédit. J’ai travaillé à titre d’agent de projet et de gestionnaire en marketing et en ressources humaines. Avant de déménager au Canada, j’ai travaillé au Honduras au sein d’une ONG ce qui m’a permis de voyager aux quatre coins de mon pays et de rencontrer beaucoup de gens. En 2008, j’ai déménagé à Gatineau. Je travaille actuellement dans le cadre d’un projet qui aide les immigrants provenant de partout dans le monde à réussir leur intégration socioéconomique, à faire des recherches d’emploi et à se lancer en affaires. Je retourne au Honduras au moins une fois par année pour visiter ma famille.

Perspective canadienne :

L’expert en la matière a vécu à Tegucigalpa, Honduras pendant près de trois ans et parcouru le pays en voiture et en avion pendant cette période. Il est né en Alberta, et puis peu, il vit en Ontario avec sa femme, qui est fonctionnaire, et ses trois enfants. Il parle espagnol couramment. Il a travaillé au sein du gouvernement canadien, dans le secteur privé et dans le secteur sans but lucratif, où il s’occupait de communications, de traductions, de journalisme, d’engagement public, de politique étrangère et de développement international.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.