Haïti

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Les Haïtiens et les Haïtiennes sont généralement ouverts d’esprit et prêts à discuter de tout sujet. Toutefois, des sujets comme la politique locale et les sports (particulièrement le soccer international) peuvent provoquer de fortes réactions.

Les salutations sont très importantes en Haïti et sont considérées comme clés dans la communication. Il est important de dire « Bonjour » (le matin) ou « Bonsoir » (en soirée) avant d’amorcer une conversation. On remarque cette tendance particulièrement dans les régions rurales où les gens se saluent parfois le long d’un chemin ou dans un village avant de poursuivre leur route ou d’amorcer un dialogue. Vous pouvez démontrer de l’intérêt en posant des questions au sujet de la famille d’une personne. Finalement, les Haïtiens et Haïtiennes préfèrent se faire nommer en utilisant leur titre de civilité (p. ex., Docteur, Professeur, etc.).

Perspective canadienne :

Lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, il est courant de demander à votre interlocuteur comment il va et d’utiliser d’autres salutations standards. Lorsque vous rencontrez une personne dans un contexte professionnel, il est acceptable de lui poser des questions concernant son poste et son rôle au sein de l’organisation ou de la communauté. Une fois la conversation entamée, n’hésitez pas à vous présenter, à parler de votre formation, de votre rôle, ou votre pouvoir en Haïti. Une fois que vous connaissez bien une personne, il est poli de s’enquérir de sa santé et de sa famille. Évitez les sujets controversés et conflictuels comme la politique et les discussions qui peuvent être émotionnelles.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir au sujet de la communication verbale et non verbale ?

Perspective locale :

Les Haïtiens et Haïtiennes utilisent des messages implicites,parfois de façon non intentionnelle, lorsqu’ils communiquent. Les gestes rendent la conversation aimable et y ajoutent une touche d’humour. Ils utilisent le toucher comme forme de preuve d’amitié lors des conversations. Toutefois, il est inapproprié de pointer quelqu’un du doigt.

À titre de marque de respect, le contact visuel direct avec les aînés ou les personnes en position d’autorité est habituellement évité. Toutefois, des Haïtiens plus cultivés peuvent maintenir le contact visuel durant une conversation avec les pairs de leur âge. Le contact visuel prolongé est traditionnellement considéré comme impoli.

Perspective canadienne :

Les Haïtiens éduqués parlent français, et un petit nombre d’autre eux parlent anglais. La majorité de la population parle créole haïtien (kreyol), une langue dérivée du français. Lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, il est acceptable de lui serrer la main.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les témoignages publics d’affection ou de colère, ou l’expression d’autres émotions sont-ils acceptables ?

Perspective locale :

Les témoignages publics d’affectation ne sont pas toujours tolérés à Haïti. Les femmes et les hommes font rarement preuve d’affection vers le sexe opposé en public, mais sont chaleureusement attentionnés en privé. Les personnes de même sexe peuvent fréquemment être vus en train de se tenir par la main, à titre de preuve d’amitié. Les personnes de l’extérieur méprennent souvent ce comportement comme un signe d’homosexualité.

L’affichage des émotions, comme pleurer, rire bruyamment ou crier dans certains contextes publics, est acceptable. La plupart des Haïtiens et des Haïtiennes accueillent des connaissances nouvelles et officielles avec une poignée de main afin d’exprimer qu’ils aiment bien une personne. Des bises (sur une ou les deux joues) sont l’accueil habituel que se réservent les personnes qui se connaissent davantage. Pleurer n’est habituellement pas perçu comme un témoignage public de tristesse ou de colère.

Perspective canadienne :

Les démonstrations d’affection en public sont acceptables, mais doivent rester respectables. Les Haïtiens sont des personnes passionnées et émotives et ils n’ont pas peur de montrer leur émotion. Que ce soit en chanson et en danse ou par la conversation, la plupart des Haïtiens se sentent à l’aise pour exprimer ce qu’ils ressentent. Les Haïtiens peuvent parfois être agressifs au cours des confrontations. Il n’est pas inhabituel pour eux d’élever la voix au cours de disputes. Parmi les Haïtiens, imposer la discipline par la force est monnaie courante, en particulier pour les parents et les professeurs. Il est possible de voir une personne crier sur un enfant ou même le frapper pour des infractions mineures.

Au cas où un Haïtien est agressif à l’égard d’un expatrié, je me suis rendue compte que rester calme et ne pas permettre à la situation de se dégrader est la meilleure marche à suivre. Parfois, s’éloigner de la situation et permettre au personnel local d’avoir le temps de se calmer et de réfléchir à la situation est la meilleure façon d’agir. Ceci dit, dans le milieu de travail, il est important d’établir une autorité claire et de rester strict par rapport à ses attentes, sous peine de sembler faible. Certains membres du personnel local peuvent prendre un signe de faiblesse comme une possibilité pour faire pression et obtenir plus de concessions.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Que devrions-nous savoir au sujet de l’environnement de travail (échéanciers, code vestimentaire, formalité, etc.) ?

Perspective locale :

L’apparence est très importante dans la culture haïtienne et est souvent perçue comme un indice de richesse. Les Haïtiens et les Haïtiennes portent habituellement des vêtements de type occidental et portent généralement des vêtements propres, d’allure soignée et conservatrice. Certaines femmes dans les régions rurales peuvent même porter un foulard de tête ou un foulard-bandeau.

La ponctualité est souvent un problème à Haïti. Même si les retards sont souvent anticipés dans des contextes sociaux, les Haïtiens et Haïtiennes feront tous les efforts afin d’être à l’heure pour des rencontres d’affaires et autres rendez-vous semblables. Une arrivée tardive ne sera pas perçue comme irrespectueuse dans le cadre d’autres événements. Toutefois, la ponctualité ne constitue pas une priorité dans les régions rurales. Restez flexible et apprenez à reporter vos rendez-vous. En général, si vous êtes ponctuel, les Haïtiens et les Haïtiennes le seront aussi.

Perspective canadienne :

Lorsque vous travaillez dans un bureau, la ponctualité doit être traitée de la même façon que dans un bureau canadien. Le personnel local est ponctuel au travail chaque jour. La circulation dans les grands centres urbains devient très congestionnée en particulier les jours d’école. Il convient de prendre ce facteur en considération lorsque vous planifiez les délais de trajet pour participer à des réunions.

Les délais sont essentiels dans la réussite des projets. En fonction du niveau de compétence du personnel local, il conviendra d’accorder une attention particulière aux délais. Il est important de rappeler aux employés locaux l’importance des délais et de vérifier que le travail est effectué pour veiller à ne pas dépasser les délais.

Au bureau, le personnel opte pour une tenue d’affaires décontractée, porte des pantalons habillés avec des chemises boutonnées. Comme dans les bureaux au Canada, les jupes d’une longueur appropriée et les hauts sont autorisés. Les membres du personnel de terrain s’habillent généralement de manière décontractée, avec un jeans et une chemise présentant le logo de leur organisation. En général, les expatriés s’habillent de la même façon.

En dehors du bureau, le style vestimentaire est très varié, mais principalement de style occidental. En raison du climat chaud, les jupes, les robes, les chandails débardeurs et les shorts sont généralement acceptables.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles qualités sont les plus prisées chez un superviseur/directeur local ? Comment saurai-je comment mes employés me perçoivent ?

Perspective locale :

Le superviseur ou le directeur doit être celui qui a les connaissances et qui prend les décisions. En général, les superviseurs et les directeurs doivent rester calmes, encourager leur équipe, planifier avec cette dernière et surveiller ce que fait le personnel.

Tisser des liens est très important dans la culture haïtienne. En effet, de bons superviseurs ou directeurs doivent communiquer avec les employés, doivent se montrer disponibles pour ces derniers et doivent témoigner de leur reconnaissance. Il est très difficile de savoir ce que les gens pensent de vous à titre de superviseur ou de directeur. Toutefois, vous parviendrez peut-être à le savoir par l’entremise d’un réseau informel.

Perspective canadienne :

En tant que bon gestionnaire, il convient d’abord de comprendre l’histoire profonde d’oppression qu’ont connue les Haïtiens. Celle-ci influence encore fortement la façon dont de nombreux Haïtiens perçoivent les étrangers. Un équilibre de compassion et de force est nécessaire pour favoriser une solide relation de travail avec le personnel local. Il est préférable d’impliquer les collaborateurs locaux dans les discussions et les décisions plutôt que de faire preuve de dictature. Parallèlement, un gestionnaire doit veiller à ne pas sembler faible, car les employés pourraient en tirer avantage.

Vous saurez comment les membres du personnel vous perçoivent sur la base de leur rendement au travail. Si les membres du personnel ignorent les directives, ne produisent pas de résultats, ne viennent pas au travail ou parlent de vous, ces attitudes sont un signe de manque de respect. Vous devrez travailler avec les membres de votre personnel pour rectifier la situation.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Dans le milieu de travail, comment les décisions sont-elles prises et par qui ? Est-il acceptable de consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction ?

Perspective locale :

Les décisions sont généralement prises par le chef de la famille ou par le superviseur au travail. Les organisations non gouvernementales (ONG) ont renforcé les processus de prise de décisions traditionnels. Par conséquent, les superviseurs ou les directeurs empruntent souvent le système de réunir les personnes en groupe pour des séances de prise de décision et de remue-méninges, et ce, même dans les communautés rurales.   L’expérience et l’autorité sont très importantes dans la culture haïtienne et, dans de nombreux cas, les conseils des aînés sont très bien reçus. Par conséquent, il est suggéré de travailler avec les leaders locaux dans la mesure du possible. Si vous ne tenez pas compte de cette valeur culturelle, vous encouragerez peut-être la détérioration du processus de prise de décision ce qui pourrait mener à l’échec d’une activité ou d’un projet. De plus, il est très utile de faire preuve de tact et d’être culturellement sensible dans le cadre de discours, ainsi qu’au moment de suggérer des idées et de tenter de créer le consensus.

Perspective canadienne :

Les décisions dans le milieu de travail nécessitent l’approbation des superviseurs, en particulier si des coûts seront engagés. À cause d’une histoire de mauvaise gestion, un niveau élevé de surveillance est nécessaire pour s’assurer que les choses sont correctement gérées. Cela permettra d’empêcher les pertes financières, d’assurer la responsabilité et de réduire les risques pour la sécurité.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Religion

Haïti est principalement un pays chrétien, où l’on pratique surtout le catholicisme romain, ainsi que le protestantisme. Beaucoup de personnes pratiques également le vaudou. Le syncrétisme (la fusion de pratiques et de croyances religieuses et traditionnelles) est également très courant. Il y a peu d’adeptes de l’Islam et de l’hindouisme à Haïti.

Classe sociale

Le système de classe sociale à Haïti est dérivé de la richesse et du revenu d’une personne, du travail qu’elle accomplit et de son niveau de scolarité. De plus, le statut social est un facteur clé. Vos connaissances, particulièrement au sein des membres principaux du gouvernement et des élus politiques, sont très importantes. La haute classe de Haïti est composée d’une très petite minorité. Par contre, cette dernière contrôle une grande portion de la richesse du pays. L’élite ou la haute classe inclut également des Haïtiens et des Haïtiennes de descendance libanaise, syrienne et indienne qui ont connu un succès financier au pays. Finalement, l’accès accru à l’éducation a aidé à faire grimper certaines personnes dans les rangs de la haute classe.

La classe moyenne peut inclure les fonctionnaires, les exploitants commerciaux connaissant un succès modeste (y compris les producteurs agricoles), les consultants, les spécialistes techniques, etc. Ils sont généralement très bien instruits, parlent le français (et l’anglais) et vivent dans des régions urbaines.

Enfin, la classe commune, ou le prolétariat, est socialement très mixte (paysans pauvres, pauvres des régions urbaines) et compte peu de sensibilisation à la classe. Il peut s’agir de travailleurs domestiques, d’ouvriers et de personnes sans emploi ou des masses chroniquement sous employées. Ils habitent souvent dans des bidonvilles, dans la ville ou en périphérie de celle-ci. Cette classe inclut également un nombre important de jeunes Haïtiens et Haïtiennes. Les parents des jeunes de classe inférieure font tout de même un effort véritable afin de maintenir leurs enfants à l’école tout au long du primaire.

Ethnicité

En langage haïtien, il y a uniquement deux types de personnes dans le monde : « les Haïtiens et les blancs ». Toutefois, le terme « blanc » ne fait pas uniquement référence aux personnes de descendance caucasienne. Plutôt, il est utilisé universellement pour décrire toute personne qui n’est pas haïtienne. On accorde du respect aux étrangers dans la majorité des situations. Cependant, le terme « blanc » peut également être utilisé à titre de forme de moquerie, surtout lorsqu’une personne comprend très peu la culture et la langue haïtiennes. Un autre groupe de population important dans la capitale haïtienne est essentiellement haïtien, mais compte des racines profondément ancrées au Moyen-Orient. Les Syriens, tout comme les Haïtiens et les Haïtiennes au teint plus pâle (appelés des « grimmel » en créole) ont beaucoup d’intérêts commerciaux et de terres dans la capitale d’Haïti et forment une portion importante de la classe moyenne du pays. La diaspora constitue une autre classe distincte de Haïti. Elle est formée des Haïtiens et des Haïtiennes qui vivent à l’étranger, habituellement aux États-Unis ou dans les grandes villes au Canada et qui ont obtenu la citoyenneté étrangère. Toutes ces populations font partie des classes plus riches de ce pays. Elles sont généralement tenues en plus haute estime et ont le plus de puissance politique à Haïti. Toutefois, la population générale, qui compte pour 90 à 95 % des gens, ne doit certainement pas être exclue des discussions. Lorsqu’une personne visite Haïti à l’extérieur de la capitale, elle verra des exemples de la véritable culture haïtienne.

Sexe

La culture haïtienne est traditionnellement dominée par les hommes. En général, les hommes et les femmes d’Haïti adoptent des rôles traditionnels. Dans les régions rurales, les femmes sont responsables d’élever les enfants, de la cuisine, du nettoyage et de se rendre au marché afin de vendre ou d’acheter des articles. Les hommes passent la plupart de leur temps à travailler à la ferme familiale. Normalement, les hommes seront les leaders de la communauté et les femmes ont encore tendance à être soumises à leur mari.

Perspective canadienne :

Les Haïtiens sont principalement d’origine africaine. Le pays présente une petite partie de la population composée de personne d’origine mixte européenne et africaine datant de l’époque de la domination française et espagnole, à la suite d’une importante présence de l’aide internationale au fil des années.

Le christianisme est la religion la plus populaire en Haïti, et de nombreux Haïtiens s’endimanchent chaque semaine pour assister à la messe. La culture vaudou est toujours présente, et de nombreux chrétiens participent toujours à des pratiques et des rituels vaudou. Il est préférable de garder l’esprit ouvert et de respecter la culture et les croyances de chacun.

Les rôles associés aux sexes sont fortement visibles, même s’ils ne font pas l’objet de discussion. Les femmes occupent souvent des postes stéréotypés associés aux femmes, comme les emplois d’employée de maison, de professeur, d’infirmière et d’employé de bureau. Les emplois plus exigeants d’un point de vue physique, comme les employés en construction, les chauffeurs et les membres de la police, sont principalement occupés par des hommes. Un nombre élevé de postes au sein du gouvernement et des entreprises sont occupés par des hommes.

Les rôles liés aux genres au sein de la société peuvent avoir impact sur le travail. Les femmes occupant des postes à responsabilité doivent être fortes et résister à l’intimidation. Il peut s’avérer difficile d’atteindre les objectifs en matière d’égalité des sexes dans le milieu de travail sur la base du type de travail. Si les Haïtiens sont reconnaissants pour l’aide apportée par les organisations étrangères, des années d’implication des gouvernements étrangers ont créé un niveau de méfiance à l’égard des étrangers. Le problème réside souvent dans la conviction que les étrangers ne sont présents que de façon temporaire et qu’ils ne se soucient pas du bien-être à long terme d’une personne ou du pays. Assurez-vous de ne pas faire de promesses que vous ne pouvez pas tenir. Les Haïtiens respectent les travailleurs étrangers et les connaissances qu’ils apportent, mais n’hésitent pas à contester une situation s’ils ont une idée différente. Travaillez avec le personnel local pour obtenir un changement durable.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un(e) client(e) avant de faire des affaires ?

Perspective locale :

Les Haïtiens et Haïtiennes sont accueillants et très particuliers au sujet des salutations. On s’attend à ce que vous échangiez des salutations lorsque vous vous joignez à un groupe ou que vous rencontriez une personne, et ce, peu importe l’endroit. La même chose est vraie lorsque vous quittez un groupe ou un espace public où vous étiez accompagné par d’autres personnes. Dans un tel cas, vous diriez habituellement « au revoir ».

Les relations personnelles sont très importantes dans la culture haïtienne. Par conséquent, il est très important d’établir une relation personnelle avant de commencer à faire des affaires. Cela simplifiera toutes les procédures officielles. Il importe de savoir que votre partenaire haïtien(ne) sera davantage porté(e) à parler affaires avec vous quand il ou elle vous connaîtra bien. Aller au restaurant ou prendre un verre en sa compagnie témoignera d’une ouverture d’esprit qui vous aidera à gagner sa confiance. Les discussions d’affaires devraient être reportées à la fin du repas ou remises à plus tard. Prenez votre temps et soyez patient(e), car l’objectif de votre partenaire haïtien(ne) consiste à bâtir une relation durable.

Perspective canadienne :

Il n’est pas nécessaire d’établir une relation personnelle avant de se lancer en affaires, toutefois, il y a des avantages à prendre le temps d’apprendre à connaître vos collègues et vos clients. Vous comprendrez mieux leurs connaissances et leurs compétences, ainsi que leur motivation à faire des affaires avec vous. Avoir une bonne communication et comprendre ce qui est important pour vos collègues vous permettra d’établir une relation et de savoir comment les motiver pour obtenir un meilleur rendement. Les Haïtiens travailleront dur et s’efforceront d’aider les personnes qu’ils sentent vraies et dignes de confiance.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Un(e) collègue ou un(e) employé(e) s’attendrait-il à des privilèges ou à des considérations spéciales étant donné la nature de notre relation personnelle ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Les relations personnelles jouent un rôle important au travail. On s’attend souvent à obtenir des privilèges spéciaux dans le cadre des relations personnelles et d’affaires. Le fait que vous êtes d’un autre pays amplifiera probablement cette réalité. Une relation, qu’elle soit amicale ou romantique, joue toujours un rôle dans le cadre des négociations.

Les parents et les amis viennent souvent en premier dans le cadre des décisions d’embauche. Les gens se fient aux membres de la famille afin de trouver un emploi. Cela arrive fréquemment dans les pays où les pratiques d’embauche ne sont pas nécessairement aussi officielles et structurées que dans un environnement occidental.

Perspective canadienne :

Les relations personnelles ou l’amitié donnent lieu à des attentes de traitement spécial, mais vous ne devez jamais sentir de pression pour faire quelque chose que vous jugez contraire à l’éthique. Les débouchés pour les résidents locaux sont rares, et ils tenteront dès lors d’exploiter toutes les connexions possibles. La plupart des Haïtiens comprennent les contraintes dans lesquelles travaillent les étrangers et comprendront si leurs demandes ne peuvent pas être acceptées. Prenez le temps d’expliquer tout refus d’assistance de manière calme et logique.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’éprouve un problème lié au travail avec un(e) de mes collègues. Dois-je le (la) confronter directement ? En privé ou en public ?

Perspective locale :

Les personnes n’aiment pas être mises sur la sellette ou critiquées en public, mais auront tendance à l’accepter dans le cadre d’une discussion privée. La confidentialité et la discrétion sont donc très importantes. Si vous détenez une position d’autorité, les employés et les subordonnés seront peu enclin ou ne seront pas disposés à discuter d’enjeux ou de griefs s’ils vous concernent directement. Par conséquent, si vous êtes leur directeur(trice), vous devrez connaître vos collègues et être très observateur(trice); observez les changements de comportement à votre égard ou les différences subtiles de comportement à votre endroit. Ces indices vous fourniront une indication d’un problème. Fréquemment, une tierce partie pourra vous approcher afin de discuter du sujet.

Perspective canadienne :

Lorsque vous envisagez d’affronter quelqu’un, vous devez évaluer la situation. Certains Haïtiens ont une personnalité plus explosive qui peut présenter un risque de confrontation. Si vous n’êtes pas certain, adressez-vous toujours à un superviseur/gestionnaire. Les Haïtiens sont un groupe fier, donc lorsque vous affrontez un collègue, ne le faites pas en public, car cette attitude pourrait être perçue comme une insulte et embarrassera votre collègue. Si vous êtes préoccupé par la confrontation avec un collègue, envisagez de faire appel à un membre respecté du personnel local pour transmettre le message dans un langage qui est plus adapté à votre collègue.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

Un bon salaire, de bonnes conditions de travail et la satisfaction professionnelle sont des facteurs importants du rendement au travail et de l’atteinte d’une productivité optimale. Les rapports cordiaux employeur-employé(e) qui permettent aux employés de se sentir comme s’ils font partie de la même famille constituent d’importants facteurs motivants si l’on souhaite que son équipe soit dévouée et loyale. J’insiste, les rapports sont clés afin de motiver les collègues à bien travailler.

Perspective canadienne :

La motivation est très différente pour chaque personne. La plupart des collègues sont principalement motivés par la possibilité de gagner un salaire régulier. En particulier dans le cadre d’un contrat, le personnel s’efforcera d’obtenir une extension. De petites choses comme la prise en charge des frais de transport ou le fait de prévoir du café ou un repas lors de séances de formation ou de réunions sont des éléments très appréciés et sont bien souvent attendus. Assurez-vous que l’objectif que vous tentez d’atteindre en tant qu’équipe soit clair et faites savoir à vos collègues comment eux-mêmes, leur famille et leur communauté en bénéficieront. Comme avec tous les gens, assurez-vous de reconnaître les efforts mis en œuvre par le personnel local et faites souvent des commentaires positifs pour motiver votre personnel.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) locale(s), veuillez suggérer : des livres, des films, des émissions de télévision, de la musique et de la nourriture.

Perspective locale :

Je suggère de lire les quotidiens du pays et de visionner des films et surtout des documentaires sur la vie sociale à Haïti. Nous pouvons trouver de nombreuses émissions de télévision et de radio haïtiennes sur Internet. Regarder et écouter certaines de ces émissions vous aidera à mieux comprendre le pays et ses habitants. De plus, visiter des clubs, des cafés et des restaurants où vous pourrez rencontrer des Haïtiens et des Haïtiennes ayant une bonne connaissance de la culture haïtienne sera très utile avant votre départ.

La cuisine haïtienne est souvent regroupée avec celle des autres îles régionales et appelée « cuisine des Caraïbes ». Toutefois, la cuisine d’Haïti offre des saveurs uniques différentes des plats des autres îles. Elle inclut l’utilisation d’une grande variété d’herbes ainsi que l’emploi abondant de poivrons. Un plat typique serait probablement le diri kole ak pwa. Il s’agit d’un plat de riz blanc accompagné de haricots rouges ou haricots pinto avec une marinade à titre de sauce, le tout agrémenté de sébaste aux yeux jaunes, de tomates et d’oignons. Les plats varient selon les régions. Le plat peut être agrémenté d’un « bouillon »; il s’agit d’un met composé différentes épices, de pommes de terre, de tomates et de viande (typiquement de la chèvre ou du bœuf). Il vaut vraiment la peine de goûter aux nombreux plats régionaux. Les immigrants du Liban et de la Syrie ont également influencé la cuisine haïtienne.

Livres :

Films :

« Haïtien Corner » (1988)

« Haitian Slave Children » (2001)

« Haiti Cherie: Wind Of Hope » par Richard J. Arens (2010)

« Haiti: Triumph, Sorrow, and the Struggle of a People » (2010) par Jonas Nosile (Vieux-Bourgeois Picture) (ABC TV)

« Herby, Jazz and Haitian Music 2012 » par Arnold Antonin

Perspective canadienne :

The Battle for Haiti – Documentaire

Haiti Untold: The documentary

Carami, TVICE et Klass – Musique

Consultez ce site Web pour découvrir les points forts des événements, concerts, festivals et restaurants locaux.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Si je souhaite en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) et des gens, quelles activités suggéreriez-vous ?

Perspective locale :

Il y a de nombreuses activités qui vous aideront à en apprendre davantage au sujet de l’histoire de Haïti et de son peuple, y compris les nombreux musées et galeries à Port-au-Prince, ainsi que les parcs naturels. De plus, des paysages naturels spectaculaires, y compris des plages, abondent à Haïti. Les églises et les marchés en plein air offrant de la nourriture et de l’artisanat, les bars, les cafés et les restaurants sont d’excellents endroits où interagir avec les gens. Chaque Haïtien et Haïtienne est un porte-parole de sa culture et de son histoire. Prenez le temps de parler avec vos collègues et de vous faire de nouveaux amis. Ils vous fourniront des occasions sans fin d’en apprendre davantage au sujet de la culture.

Perspective canadienne :

Il est facile de découvrir la culture et le peuple en parlant aux résidents locaux. La culture haïtienne a développé une musique, une danse et une artisanat uniques qui lui sont propres. Des événements culturels sont organisés tout au long de l’année, pour autant que la sécurité ne soit pas un problème, participer à de tels événements est une excellente idée. Alliances Françaises a des centres à Port-Au-Prince, ainsi que dans les principales villes d’Haïti et organise souvent des événements et des marchés présentant des artistes locaux. Si vous en avez l’occasion, assistez à un concert et n’hésitez pas à vous lever et à danser. Si vous êtes dans le pays pour le carnaval, assurez-vous de vous rendre à Jacmel. Connu pour son style artistique, le Carnaval de Jacmel est plein de masques de papier mâché colorés, de danses et de musique. Les Cayes et Port-au-Prince organisent également des festivités liées au carnaval. Assurez-vous toujours de vérifier les risques liés à la sécurité avant de participer à de grands événements publics.

Le Marché de Fer est l’un des principaux pôles d’attraction de Port-au-Prince et est en endroit vivant tout au long de la journée. Détruit pendant le tremblement de terre, sa reconstruction a été un point important dans les efforts visant à rétablir les conditions de vie et à améliorer la vie des personnes touchées par le tremblement de terre. S’il n’y a pas de risque, le visiter est une excellente occasion de rencontrer des Haïtiens et d’interagir avec eux. L’endroit peut être très fréquenté, donc si vous n’aimez pas la foule, il est préférable de l’éviter.

Information culturelle - Héros Nationaux

Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Les héros nationaux de Haïti sont ceux qui, grâce à leur bravoure, ont contribué à la création d’un Haïti libre et indépendant.

  • Toussaint Louverture est la plus importante figure de l’histoire de Haïti. Il est reconnu pour son rôle visant à mettre fin à l’esclavage sur l’île.
  • Jean-Jacques Dessalines est considéré comme le père fondateur de Haïti. Il a été un chef militaire qui a travaillé avec Toussaint Louverture et a donné au pays son nom. 
  • Alexandre Sabès Pétion a été le premier président de la République d’Haïti et est également considéré comme l’un des pères fondateurs d’Haïti, avec Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines et son rival Henri Christophe.
  • Henri Christophe était un ancien esclave d’ethnicité bambara. Il a été un leader clé de la révolution haïtienne, qui a permis d’obtenir l’indépendance de la France en 1804. Il est mieux connu pour avoir fait construire Citadelle Henri, maintenant connue sous le nom de Citadelle La Ferrière, le Palais Sans Souci et de nombreux autres palais. 
  • François Capois ou François Cappoix était un officier principalement connu pour son courage extraordinaire et surtout sa bravoure lors de la Bataille de Vertières dans le cadre de laquelle le général français, le vicomte de Rochambeau, commandant de l’armée de Napoléon à Saint-Domingue a même demandé un bref cessez-le-feu afin de le féliciter.

Perspective canadienne :

Toussaint L’ouverture fut un leader de la révolution haïtienne qui a contribué à libérer Haïti de la domination française. Cet important personnage de la culture haïtienne a de très nombreuses réalisations à son actif. Bien qu’il soit décédé avant que l’indépendance du pays soit déclarée, son rôle lui a assuré une place dans l’histoire.

Jean-Bertrand Aristide a été le 1er dirigeant démocratique. Il était prêtre avant d’entrer en politique. Sa carrière a pris fin lorsqu’il a été forcé de partir en 2004. Il reste un personnage important en Haïti.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Haïti et le Canada possèdent une relation bien établie. Il y a une importante communauté haïtienne bien établie au Canada. Le premier maire canadien de race noire, Dr Firmin Monestime, provenait originalement de Cap-Haïtien. Michaëlle Jean, ancienne journaliste et gouverneure générale du Canada, est née à Haïti.

Haïti et le Canada sont tous les deux membres de l’Organisation des États américains (OEA) et de La Francophonie. On note une présence constante d’organisations de développement canadiennes à Haïti.

Perspective canadienne :

Haïti et le Canada ont de bonnes relations de travail; le Canada a apporté une grande aide à Haïti au fil des années. Les Haïtiens ont en général un avis positif des Canadiens, et nombre d’entre eux ont des amis et des proches qui ont immigré au Canada.

Information culturelle - Stéréotypes

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Selon un stéréotype courant, tous les habitants d’Haïti pratiquent le vaudou. Même s’il y a de nombreux pratiquants, il y a de nombreux adeptes d’autres religions dans ce pays.

Haïti est souvent décrit dans les bulletins de nouveaux internationaux comme un pays dangereux. Comme dans tout autre pays aux prises avec des conditions économiques semblables, on y trouve certains éléments criminels. Toutefois, les Haïtiens et Haïtiennes sont généralement accueillants, très amicaux et très attentionnés à l’endroit des visiteurs et des étrangers dans leur pays. Ils sont prêts à aider les visiteurs afin de rendre leur visite la plus agréable possible.

Un autre stéréotype fait référence à la gestion du temps et à l’organisation du milieu de travail. Parce que le peuple haïtien a différentes idées au sujet du temps et de la productivité, il est facile pour un Canadien ou une Canadienne de présumer que les Haïtiens et Haïtiennes sont inévitablement en retard et travaillent de façon désorganisée. Quelques jours dans ce pays vous montreront que ce n’est pas le cas.

Les conditions économiques et certains problèmes de gouvernance tendent à favoriser l’émigration. Toutefois, tous les Haïtiens et Haïtiennes ne souhaitent pas quitter leur pays, et la majorité d’entre eux sont très fiers de leur histoire et de leur culture. Finalement, faites attention de ne pas juger le rythme de travail trop sévèrement. La majorité des Haïtiens et des Haïtiennes ont une éthique de travail incroyable et sont prêts à tout faire pour accomplir le travail correctement s’ils sont motivés.

Perspective canadienne :

Haïti est le pays le plus pauvre du monde occidental et ainsi il est considéré par de nombreuses personnes comme étant un endroit sale, corrompu et dangereux à visiter et où vivre. La violence est présente et il convient d’envisager attentivement des précautions relatives à la sécurité, néanmoins, la plupart des Haïtiens sont gentils et affectueux. Si les conditions sont rudes et que nombre d’entre eux vivent dans la pauvreté, les Haïtiens ont une force et une détermination qui sont source d’inspiration. En dépit des épreuves, la famille et la communauté ont une grande importance et de nombreux Haïtiens accueillent des membres de leur famille qui ne sont pas en mesure de subvenir à leurs besoins. De nombreux Haïtiens travaillent dur et sont prêts à faire ce qu’il faut pour nourrir leurs enfants, une qualité qu’on ne peut qu’admirer.

Une autre idée fausse concerne la pratique du vaudou. Si de nombreux Haïtiens croient au vaudou, mais ce sont aussi des chrétiens fidèles. Ils estiment qu’il n’y a pas de conflit entre ces deux croyances, car leurs pratiques n’entrent pas en conflit.

Une attitude ouverte et tolérante est la meilleure façon de vous assurer de vivre pleinement votre expérience.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

Votre EM est né à Haïti et est le plus âgé de quatre enfants. Il a grandi à Saint-Marc puis s’est rendu à Port-au-Prince à l’âge de 13 afin d’y poursuivre ses études. Il a étudié au Collège Georges Marc, à l’Université d’Haïti (Faculté d’agronomie), à l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg (ENGEES) (France), puis à l’Université Tottori (Japon). Après avoir travaillé pendant plus de 20 ans au sein de tous les ministères de Haïti dans de nombreux domaines, il est déménagé à Ottawa (Canada) avec sa famille en 2008 et a étudié à l’Université du Québec (Gatineau). Il possède une très bonne connaissance du pays et de son peuple. Depuis 2013, il travaille à Haïti à titre de consultant international dans le domaine de l’agriculture, de la gestion de projet et de l’établissement de la capacité.

Perspective canadienne :

J’ai une formation en construction et en gestion des catastrophes naturelles. J’ai passé une année en Haïti à contribuer aux efforts de reconstruction au nom d’une ONG canadienne en partenariat avec une ONG italienne. Les travaux de reconstruction que j’ai réalisés se sont concentrés sur Martissant et Cité Soleil, deux des zones les plus pauvres et les plus dangereuses de Port-au-Prince. En raison des risques liés à la sécurité, ces zones font partie des moins assistées par les ONG et le gouvernement local. Je suis une femme de Yonge et je travaille dans un domaine dominé par les hommes, dès lors, donner des instructions à des hommes souvent plus âgés et avec une forte personnalité présentait de nombreux défis. Mais comme tous les défis, cette expérience a été une excellente occasion d’apprentissage non seulement pour moi, mais aussi pour le personnel local. J’ai pu prouver la capacité des femmes à participer à des projets de construction et de gestion, et à établir le respect et l’appréciation parmi les personnes travaillant sous mon autorité. J’ai eu la chance de travailler avec des expatriés très qualifiés au cours de mon séjour et j’ai pu voir le côté plus doux de nombreux membres de mon personnel local.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.