Information culturelle - Indonésie

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Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

La ville ou la région d’origine est un bon sujet pour entamer une discussion. Les Indonésiens appartiennent à de nombreux groupes ethniques avec différents dialectes locaux. Parler de la famille est le sujet le plus populaire parmi les Indonésiens. Ils vous poseront plus que probablement des questions sur les membres de votre famille proche, surtout sur vos enfants : combien vous en avez, quel âge ils ont, quel sexe, quel niveau, quelle école, etc. S’ils ne sont pas mariés, ils peuvent être encouragés à se marier, évidemment pas dans une discussion sérieuse, mais plutôt avec humour.

L’âge de la retraite en Indonésie est principalement fixé à 56 ans, mais atteint 65 ans dans certaines disciplines. La plupart des personnes proches de l’âge de la retraite ne se sentent pas prêtes à partir à la retraite. Et ils ne veulent pas être considérés comme vieux. Il est préférable de ne pas supposer qu’une personne dans ce groupe d’âge a déjà pris sa retraite. Il est recommandé de ne pas demander à une personne si elle a déjà pris sa retraite. Il est préférable de leur poser des questions sur l’endroit où ils travaillent, leur domaine d’expertise et d’intérêt.

Perspective canadienne :

Les Indonésiens apprécient les salutations et l’échange de renseignements personnels tels que la situation familiale, les détails concernant la famille (enfants, mari, femme), l’âge, la religion, le travail, les études, l’endroit d’où vous venez, les endroits où vous avez voyagé, etc.

Les sujets de conversation acceptables comprennent les points d’intérêt comme les sites touristiques et les pratiques culturelles/ethniques uniques, p. ex. plages, montagnes, jardins, sites culturels, magasinage, danses et musique culturels, vacances particulières, festivals et événements. La cuisine, les mets locaux, les restaurants, les ingrédients (p. ex. le piment, la noix de coco, le café, le cacao, etc.), l’agriculture et l’industrie de la région, les possibilités de développement et la croissance commerciale, p. ex. la pêche, la production de noix de coco, de batik, la sculpture et l’artisanat local sont également des sujets acceptables pour les discussions.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

La plupart des Indonésiens en particulier les Javanais sont timides. Ils ne parlent pas beaucoup, et ils posent rarement des questions à moins que ce soit nécessaire. Mais cela ne signifie pas qu’ils ne connaissent pas leur travail ou leur sujet. Ils peuvent avoir plus de connaissances que leurs collègues qui parlent plus. Toutefois, les personnes originaires de Java oriental et de Sumatra sont plus ouvertes et directes dans les discussions.

Les Indonésiens utilisent beaucoup le langage corporel lorsqu’ils parlent, en particulier lorsqu’ils indiquent le chemin. Il considéré comme très grossier de pointer le doigt vers une personne et il est considéré comme arrogant de désigner quelque chose en utilisant les orteils. Secouer la tête signifie « Non » et hocher de la tête signifie « Oui ». Il est considéré comme impoli d’utiliser la main gauche en particulier pour donner quelque chose à quelqu’un. Toucher l’épaule ou le haut du dos est un signe d’encouragement, alors que toucher la tête d’une personne est considéré très grossier et arrogant.

Regarder une personne dans les yeux est considéré très grossier et arrogant, en particulier dans la communication entre une personne débutante et une personne de niveau supérieur. Lors de la communication avec une personne d’un niveau plus élevé dans la hiérarchie, les gens évitent généralement le contact visuel direct et continu. 

Perspective canadienne :

L’Indonésie est un pays vaste, composé de 300 à 400 groupes ethniques, chacun ayant une culture et une langue uniques. La langue commune en Indonésie est le bahasa indonésien. En général, dans l’ensemble de l’Indonésie, on s’attend à ce que les gens communiquent de manière respectueuse et amicale sans montrer d’agressivité, de colère ou de désaccord. Il est important de respecter l’âge, l’autorité et la bureaucratie. Les Indonésiens utilisent habituellement le terme « Bapak/Pak (Monsieu) ou « Ibu/Bu » (Madame) pour saluer les gens du même âge ou plus âgés, ou les gens d’un statut supérieur. On s’attend à ce que les gens suivent la pratique courante qui consiste saluer les personnes dans la rue, en particulier dans votre propre quartier ou dans le milieu de travail.

Les Indonésiens peuvent être indirects dans leur communication, p. ex. en demandant si vous appréciez une activité, plutôt qu’en vous demandant directement si vous souhaitez partir maintenant? Ils peuvent également faire référence à vous à la 3e personne.  Par exemple, en disant « Est-ce qu’Ibu souhaite plus d’eau? » plutôt que d’utiliser directement le terme « vous » ou d’utiliser votre nom. Les gens n’aiment pas dire qu’ils ne savent pas, donc lorsqu’on leur demande des renseignements, ils pourraient vous dire ce qu’ils pensent être vrai ou probablement vrai, même s’ils n’en ont aucune idée. Il est toujours préférable de vérifier deux fois les renseignements.

Les Indonésiens aiment les médias sociaux, vous pouvez donc vous attendre à ce qu’ils vous demandent des photos et des autophotos, votre numéro de cellulaire ou votre numéro WhatsApp et vous devez vous attendre à voir des photos de vous publiées rapidement sur Internet. La plupart des Indonésiens aiment la musique et sont des chanteurs ou des musiciens de talent. Les gens n’ont pas peur de chanter en public, ils aiment le karaoké. Il est très courant pour les responsables de chanter spontanément lors de cérémonies ou d’activités publiques.

Récemment, l’Indonésie a essayé de réduire la corruption, mais celle-ci reste insidieuse. Parfois, vous pourriez avoir l’impression que les gens font exprès de ne pas vous comprendre, s’il y a une quelconque attente de faveur ou de pot-de-vin. 

Il existe plusieurs stéréotypes concernant les habitants des îles principales (groupes de langue) autour de l’Indonésie. Ceux-ci peuvent être utilisés comme guide pour les styles de communication. Certains groupes majeurs sont indiqués ci-dessous.

Les Javanais sont connus pour leur réticence et sont très respectueux des personnes en position d’autorité. Ils vont jusqu’à ce rendre physiquement plus petits (en courbant le dos) et s’assujettissent aux personnes qu’ils perçoivent comme étant d’un statut plus élevé. Ils n’aiment pas être en désaccord, c’est pourquoi ils semblent souvent marquer publiquement leur accord, même s’ils ne sont pas véritablement d’accord. Ils montreront leur désaccord en ne suivant pas l’idée ou la décision convenue. Ils n’aiment pas faire part des raisons pour lesquelles ils ne sont pas d’accord, vous devrez donc le découvrir d’une autre façon. Toutefois, cette attitude rend le travail avec les Javanais très agréable, car il n’y a pas de désaccord ni de conflit en surface.

Les Balinais sont connus pour être très humbles, axés sur le service, créatifs et suivent de très près leurs rituels culturels et religieux. Ils sont amicaux et faciles à vivre et tenteront de répondre à vos demandes, à l’exception des demandes qui entreraient en conflit avec leurs rituels culturels et religieux.

Les Bataks, les Bugis et les Makassars sont plus directs dans leur communication. Ils feront part ouvertement de leur accord ou de leur désaccord. Ils sont très actifs et rapides.

Les habitants de Manado sont très ouverts et amicaux. Ils accueillent les nouveaux arrivants, mais attendent de leur part qu’ils fassent preuve de respect à leur égard et à l’égard de leur culture et de leur religion. Ils lancent ouvertement des invitations et s’attendent de tout cœur à ce que vous les acceptiez. Toutefois, les projets tombent souvent à l’eau et cette situation n’est pas considérée comme un sujet de préoccupation. Les désaccords et les conflits peuvent occasionner beaucoup de cris et de disputes qui peuvent devenir violentes. Ils n’hésitent pas à agresser verbalement ou à intimider, soit pour le plaisir ou par vengeance et les jurons sont considérés comme faisant partie de la nature des habitants de Manado. Les habitants de Manado sont plus occidentalisés que les habitants d’autres parties du pays et ils aiment suivre la culture occidentale telle que la reflètent les médias occidentaux.

Les Papous sont très calmes et timides et n’aiment pas le contact visuel. Lorsque vous les rencontrez pour la première fois, ils ne se sentent pas à l’aise pour répondre aux questions et ils pourraient ne vous dire que « oui » ou « non » d’une petite voix.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les témoignages publics d’affection ou de colère ou l’expression d’autres émotions sont-ils acceptables ?

Perspective locale :

Les Indonésiens estiment que les démonstrations d’affection relèvent du domaine privé et ne doivent donc pas être affichées en public. Il convient également de montrer une grande partie de peau nue. Être impatient, élever la voix, crier et exprimer sa colère sont autant d’attitudes considérées comme un manque d’éducation et de professionnalisme. 

Perspective canadienne :

En général, les Indonésiens n’affichent pas publiquement de marques d’affection ou d’émotions. Malgré tout, ils sont chaleureux, amicaux et accueillants. La plupart d’entre eux sont longs à réagir et ne montrent habituellement pas leur frustration ou leur colère. Lorsque les Indonésiens sont fâchés jusqu’au point de rupture et qu’ils haussent la voix, cette réaction attire une foule de spectateurs inquiets. Chacun tentera au mieux de calmer la personne fâchée, d’apaiser la situation ou de mettre de la distance entre lui et la personne fâchée.

Si les personnes de sexe opposé ne s’embrassent presque jamais en public, il n’est pas rare de voir les époux, les membres d’une famille ou des amis (du même sexe ou non) se tenir la main. Les gens sont à l’aise avec la proximité physique, le contact physique et les accolades. La poignée de main est le mode de salutation normal et les femmes peuvent s’embrasser sur la joue. Si une personne ne se sent pas à l’aise avec le fait de vous serrer la main, elle gardera ses mains sur son cœur dans une position de prière. Il est courant pour les étrangers*** de demander aux « Occidentaux blancs » (« buleh ») de faire une photo et de mettre leur bras autour de vous en toute décontraction comme si vous étiez de vieux amis. Il n’est pas acceptable ou attendu que les jeunes Indonésiens touchent les jeunes femmes occidentales, même s’ils souhaitent prendre une photo avec elles.

Les gens camoufleront souvent leur nervosité et feront bonne figure dans des situations où ils se sentent mal à l’aise.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

Comme l’Indonésie est un pays tropical, le climat est chaud et très humide. Les gens transpirent beaucoup, il est donc recommandé de porter un gilet de corps léger. Sauf en cas de réunion formelle, les hommes portent généralement une chemise légère aux manches courtes et un pantalon. Les femmes portent une chemise aux manches courtes/longues et une jupe sous le genou. Il est recommandé de porter des vêtements propres et repassés. Vendredi est une demi-journée de travail et une journée de sport en Indonésie, les Indonésiens portent des vêtements et des chaussures de sport au travail. Une ou deux fois par semaine, ils peuvent porter un uniforme ou un batik. Dans certains bureaux au niveau des districts, ils peuvent porter des vêtements/costumes locaux traditionnels une fois par semaine. Les sandales ne sont pas recommandées pour aller au travail, toutefois les sandales avec une sangle autour des chevilles sont acceptables. 

On considère qu’une personne réussit au travail si elle est ponctuelle, respecte les délais, et est capable de faire preuve de jugement et de maniérisme dans sa communication avec la direction, ses collègues et ses subordonnés. Toutefois, comme il y a de nombreuses incertitudes, il ne sera pas aisé pour les Indonésiens de planifier et de fixer des délais. Une autre personne doit établir le plan et fixer les délais pour eux et ils répondront aux attentes. Leur plan est ce que leur gestionnaire planifie pour eux. S’ils envisagent de partir vivre ou étudier à l’étranger sans connaître la situation et les conditions du système au lieu de travail, on considère qu’ils sont arrogants, racontent des inepties, évitent leur tâche ou leur affectation ou perdent leur temps.

Perspective canadienne :

En raison du vaste éventail de pratiques culturelles, les attentes vestimentaires diffèrent dans le milieu de travail. Il est toujours plus sage de garder un style formel, car vous vous rendrez compte que la plupart des gens sont habillés de manière très élégante ou portent même des uniformes, qui donnent parfois un sentiment militariste. Dans le pays, le batik est considéré comme la tenue officielle et vous ne vous tromperez jamais en portant le batik, peu importe l’occasion.  Autrement, une tenue élégante et professionnelle sera toujours acceptable. La tenue occidentale normale est adaptée à Djakarta et dans les alentours, Jogjakarta, Bali, Manado et d’autres grandes villes. À Aceh et à d’autres endroits, les femmes se sentent plus à l’aise de porter des vêtements plus modestes, p. ex. des jupes longues ou des pantalons amples, de longues chemises ou blouses à longues manches et sans décolleté profond. Dans certains cas, il peut sembler plus approprié de porter un foulard.

Le milieu de travail est plutôt formel, les gens étant conscients de leur position et de leur statut au sein de la structure. Les cadres supérieurs ont généralement des assistants ou des adjoints qui vérifient les réunions avec leurs supérieurs et les lettres demandant une réunion ou les lettres de présentation. Les réunions en personne sont plutôt rares, car souvent vous pouvez être amené à être accompagné d’une personne qui vous présente et la personne que vous rencontrez peut elle aussi être accompagnée. Les personnes au sommet bénéficient toujours de beaucoup d’attention et sont presque flattées à l’excès. Les séminaires constituent souvent des occasions formelles pour faire des discours, en mentionnant particulièrement le nom des personnes présentes, en particulier la personne la plus haut placée présente. De grandes bannières accompagnent presque toutes les occasions importantes, celles-ci comportent souvent le nom et la photo des invités spéciaux. Lors de la cérémonie d’ouverture ou de clôture, de nombreuses personnes importantes feront un discours et partiront ensuite. Des clips vidéos et une musique d’ambiance spectaculaire confèrent un caractère encore plus formel aux événements. Le caractère formel est compensé par la tendance à prendre des photographies, et on prévoit en général du temps dans le programme pour prendre des photos.

En général, les délais ne sont pas respectés en Indonésie (sauf pour les horaires de départ des vols). De nombreux programmes sont organisés à la dernière minute, donc vous pourriez ne pas savoir ce qui va se passer avant la veille. De nombreux programmes sont également annulés ou reportés à la dernière minute, il est donc conseillé d’être prudent lorsque vous réservez des vols onéreux qui ne sont pas remboursables. De même, les horaires et les programmes ne sont pas respectés, mais donnent plutôt un aperçu de ce qui pourrait ou non se produire. La plupart des programmes commencent avec une demi-heure à 2 heures de retard et peuvent se prolonger bien au-delà d’une heure de clôture raisonnable. Le temps est considéré comme « jam karat » ou un temps élastique/caoutchouc.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles qualités sont les plus prisées chez un superviseur/directeur local ? Comment saurai-je comment mes employés me perçoivent ?

Perspective locale :

En Indonésie, les facteurs principalement considérés comme supérieurs sont la combinaison de l’éducation, de l’expérience et de l’âge. L’éducation représente les connaissances acquises, alors que l’âge représente la sagesse. Vous noterez que les Indonésiens les plus éduqués mentionnent généralement leur diplôme devant ou après leur nom. Plus la liste des diplômes est longue, plus ils sont considérés comme érudits. 

Si vous êtes un gestionnaire, ils vous considéreront comme la personne la plus riche et la plus compétente. Ils s’attendent à ce que vous sachiez tout et soyez prêt à donner des directives ou à résoudre les problèmes. En raison de ces attributs particuliers, ils s’attendront également à ce que le gestionnaire affiche des qualités telles que la discipline, la ponctualité, la patience, la gentillesse, le réalisme, l’impartialité, etc.  Autant de qualités qui sont de bons exemples à suivre pour le personnel.

Perspective canadienne :

Les Indonésiens apprécient la patience et de bonnes compétences en communication et en promotion du travail d’équipe. Il est donc de bon ton d’être un bon vivant et d’être facile à vivre, et de s’assurer d’une façon ou d’une autre que le travail soit fait. Les Indonésiens apprécient les gens positifs, polis et qui donnent des récompenses plutôt que des critiques. On attend des gestionnaires qu’ils résolvent les problèmes et prennent des décisions.

Il est difficile de savoir comment se sentent les gens dans un court laps de temps. Avec le temps, vous serez ne mesure de dire si les gens (vos pairs ou ceux que vous supervisez) vous respectent de par leurs commentaires, leur volonté à donner leur avis et à se confier à vous, leur convivialité et leur langage corporel, et selon qu’ils entament ou non la communication. Les Indonésiens vous inviteront pour des événements familiaux. L’absence de commentaires et une attitude réservée signifie qu’ils réservent encore leur jugement. Peu importe ce qu’ils ressentent réellement, la plupart des gens seront obéissants et loyaux, car ils accordent beaucoup de valeur à leur emploi. Certaines exceptions s’appliquent au Sulawesi du Nord.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Dans le milieu de travail, comment les décisions sont-elles prises et par qui ? Est-il acceptable de consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction?

Perspective locale :

En Indonésie, les décisions sont généralement prises après discussion et écoute de l’avis de tous les membres de l’équipe ou de tous les intervenants. La personne la plus élevée dans la hiérarchie dirige généralement la réunion; toutefois, il ou elle ne prendra pas de décision seul(e); les décisions sont prises sur la base d’un consensus. Dans une situation où c’était nécessaire et qu’une décision ait déjà été prise depuis le sommet de l’organisation, le gestionnaire annoncera la décision, l’expliquera et offrira une orientation. 

Il est recommandé que les membres du personnel consultent leur superviseur direct s’ils ont des questions ou ont besoin de rétroaction. Un superviseur fait généralement le point sur le travail des employés. 

Perspective canadienne :

La plupart des milieux de travail sont hiérarchisés et les décisions sont prises par la personne au sommet de la hiérarchie ; l’information est contrôlée depuis le sommet. La plupart des employés attendront qu’une décision soit prise ou que des informations viennent d’en haut, plutôt que de pousser, même si l’absence de décision/information engendre de nombreux inconvénients ou difficultés pour eux ou pour vous. De nombreuses personnes fonctionnent sans connaître les informations de base ou essentielles que nous considérerions comme les connaissances normales d’un milieu de travail. Les travailleurs de niveau intermédiaire ne sont souvent pas formés et ne disposent pas des renseignements pour prendre des décisions ou fournir des renseignements; ils peuvent également ne pas avoir le courage de demander/exiger des renseignements à leur hiérarchie, ou c’est une attitude qu’on n’attend pas de leur part. Toutefois, la plupart des gens sont disposés à tenter de vous aider si vous ne perdez pas patience.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Religion 

Il est très important d’avoir une confession en Indonésie. Chaque Indonésien doit avoir une religion. En Indonésie, six religions principales sont reconnues : l’islam, le christianisme (autre que le catholicisme), le catholicisme, l’hindouisme, le bouddhisme et le confucianisme. Qu’ils soient religieux ou non, les Indonésiens doivent déclarer leur confession sur leur carte d’identité.

Dans le milieu de travail, avoir une religion et la pratiquer n’interfère pas avec les tâches et les responsabilités d’un employé. Comme la plupart des Indonésiens sont musulmans, ils ont l’obligation de prier cinq fois par jour. Les prières de midi et peut-être de l’après-midi sont les prières qui tombent pendant les heures normales de bureau. Les employés font généralement la prière de midi pendant l’heure du dîner et s’ils pensent qu’ils vont manquer la prière de l’après-midi lorsqu’ils seront rentrés chez eux, ils feront leur prière au bureau après le travail. La plupart des bureaux indonésiens disposent de salles de prières ou Musholah et de toilettes avec des installations pour les ablutions. Tous les vendredis, il est obligatoire pour les hommes musulmans d’assister à l’assemblée à la mosquée. La prière du vendredi remplace la prière de midi. Pendant le ramadan, les musulmans doivent jeûner de l’aube au crépuscule pendant tout le mois (29 à 30 jours). 

Classe :

Le système de classe existe dans l’hindouisme dans son système de castes hiérarchique. Une certaine tâche est dévolue à une certaine caste. Et dans le mariage, les hindous n’épousent que des gens de la même caste. La plupart des Balinais sont hindous, donc on pourrait s’attendre à ce que le système de classe balinais affecte le milieu de travail. À Bali, les personnes reconnaîtront la classe d’une personne en fonction de leur nom.

Ethnicité :

Les Indonésiens englobent plus de 300 identités ethniques avec divers langages et dialectes locaux. Plus de 50 % de la population est d’ethnie javanaise, et près de 70 % de la population indonésienne vivent sur l’île de Java. Dès lors, la culture et la langue javanaises sont les plus courantes en Indonésie. Au travail, ils peuvent être considérés comme lents, mais ce sont en fait des travailleurs acharnés qui sont persévérants. La plupart d’entre eux peuvent rester calmes bien qu’ils soient expérimentés, jusqu’à ce que quelqu’un leur pose des questions sur le sujet. Si ce n’est pas nécessaire, la plupart d’entre eux ne parleront pas beaucoup.

Entre eux, les Indonésiens peuvent parfois reconnaître facilement la partie de l’Indonésie d’où vient une personne en fonction de la façon dont elle parle le « bahasa Indonesia » – la langue nationale.

Le bahasa Indonesia est un moyen de communication entre les Indonésiens, sans le bahasa Indonesia, les gens de régions différentes de l’Indonésie pourraient ne pas se comprendre. Les gens peuvent également deviner la région d’origine d’une personne sur la base de son nom de famille. Bien que la plupart des Javanais soient musulmans, ils conservent la tradition de la culture hindoue en nommant leurs enfants en utilisant le sanskrit. La plupart de leurs noms ne sont composés que d’un mot, sans nom de famille. Certains habitants de Sumatra peuvent porter des noms islamiques, et certains catholiques indonésiens peuvent avoir un nom de baptême.

Genre : 

La plupart des Indonésiens sont musulmans, le mari étant le chef de la famille et le soutien de famille et le protecteur de sa femme et de sa famille. Si la femme a une bonne éducation et veut travailler, elle doit avoir la permission de son mari. Si son mari lui donne sa permission de travailler à l’extérieur, alors le salaire qu’elle reçoit sera exclusivement à elle. Comme elle n’a pas de responsabilité pour les dépenses du ménage, elle peut dépenser ce qu’elle gagne à sa guise. Toutefois, si elle aide volontairement son mari à couvrir les dépenses du ménage et d’autres besoins, cette attitude est considérée comme une bonne attitude. 

Comme la famille est très importante en Indonésie, une femme consulte généralement son mari pour les occasions professionnelles. La plupart des hommes indonésiens permettent également à leur femme de travailler, de poursuivre leurs études et d’avoir une carrière. Les femmes au travail sont également respectées comme les égales des hommes; le genre ne l’empêche pas de progresser dans sa carrière. Si une occasion se présente, c’est à la femme de décider si elle la saisit ou non. S’il est nécessaire pour elle d’accorder plus d’attention à sa famille qu’à sa carrière (par exemple les jeunes enfants), elle continue généralement à travailler en gardant un profil bas.

Perspective canadienne :

Il existe encore un écart entre les sexes dans de nombreux domaines, même si certaines femmes occupent des postes de haut niveau au sein du gouvernement et des entreprises dans de nombreuses parties du pays. Les femmes font autant, voire plus d’études que les hommes. Néanmoins, l’avis des femmes n’est parfois pas pris au sérieux ou est considéré comme étant secondaire par rapport à celui des hommes. Les hommes sont considérés comme les preneurs de décisions au sein du ménage. Toutefois, bien souvent ce sont les femmes qui s’occupent des finances du ménage. La majorité des micros et des petits entrepreneurs sont des femmes. Dans le milieu de travail, on trouve souvent les hommes aux postes les plus élevés, et souvent ceux-ci n’accordent pas d’importance à l’avis des femmes et ne leur donnent pas l’occasion de parler ou d’apporter leur contribution. Les femmes et les hommes ne s’assoient généralement pas ensemble. La religion est un facteur qui contribue à l’inégalité entre hommes et femmes.

Les distinctions de classes sont plus marquées dans certaines parties de l’Indonésie que dans d’autres. De nombreuses parties du pays étaient dirigées par des rois et des sultans avant l’arrivée des Hollandais. Et comme Bali avait aussi un système de caste, les Indonésiens ont un sens aigu des classes, des postes ou de la place dans la société. Au Sulawesi du Nord, il n’y avait pas de rois et cette distinction de classes y est dès lors moins marquée. Toutefois, dans l’ensemble du pays, on constate d’importants écarts entre les pauvres et les riches en termes d’éducation, d’exposition et de débouchés.

L’Indonésie consacre la philosophie Pancasila, qui vise à unir la diversité ethnique et religieuse du pays. La religion est très importante dans la société indonésienne et elle fait partie des 3 premières questions posées à un nouvel arrivant. La religion est indiquée sur les cartes d’identité indonésiennes, et doit aussi souvent être mentionnée sur les formulaires officiels. Dans le milieu de travail, on laisse beaucoup de place pour la pratique de la religion; une salle de prière est normalement disponible et des temps de prière sont respectés. Le vendredi, dans les régions musulmanes, la pause déjeuner est plus longue pour permettre aux musulmans de se rendre à la mosquée. Dans les régions chrétiennes, le dimanche (pour les chrétiens) ou le samedi (pour les adventistes), on s’attend à ne pas organiser de réunions d’affaires ou de travail. De nombreuses fonctions officielles commencent par des prières d’un ou de plusieurs groupes religieux présents.

L’ethnie joue un rôle dans le pays, car les Javanais constituent le groupe ethnique le plus important et que Java est l’île ayant la densité de population la plus élevée. La plupart des services gouvernementaux et le budget sont centrés à Java. D’autres parties du pays acceptent mal cette situation, en particulier les régions riches en ressources (p. ex. la Papouasie). Pour tenter de gérer la vaste population de Java, le gouvernement a adopté une politique de transmigration afin de relocaliser les Javanais ailleurs dans le pays. En dépit de l’unité en vertu de la Pancasila, la plupart des groupes ethniques sont fiers de leurs différences culturelles uniques. Divers groupes ethniques sont connus pour leurs traits stéréotypés et ces éléments peuvent entrer en jeu dans le milieu de travail.

Les rituels religieux et culturels sont considérés comme très importants et priment souvent sur les tâches professionnelles. Il y a souvent des jours de congé additionnels pour les festivals religieux nationaux afin de permettre aux gens de retourner dans leur famille. Les mariages, les funérailles, les baptêmes, les pendaisons de crémaillère, les remises de diplôme, les promotions, etc. sont autant d’événements fêtés habituellement en grande pompe, en la présence des collègues de travail. On considère qu’il est normal de ne pas venir travailler à ces occasions. Les Indonésiens aiment être associés au groupe, donc à de telles occasions, les collègues de travail et la famille élargie porteront des tenues appareillées. La même chose s’applique lors des déplacements en équipe de travail ou lors de la participation à des conférences – il est particulièrement souhaitable de porter un t-shirt ou quelque chose qui montre que vous faites partie du groupe.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un(e) client(e) avant de faire des affaires ?

Perspective locale :

Il est très important d’établir des relations en Indonésie. Les Indonésiens ne feront pas d’affaires avec un étranger, dès lors, il est très important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant d’établir des relations professionnelles. Vous ne devez pas nécessairement les connaître personnellement, mais au moins vous devez vous présenter avant de faire des affaires avec eux. Meilleure sera la relation, meilleures seront les affaires. 

Quiconque, y compris les Indonésiens, souhaite travailler, effectuer des recherches, prendre des échantillons ou des données ou faire des affaires dans une certaine région aura besoin d’un permis du gouvernement local ou de l’autorité locale. L’autorité locale n’accordera pas de permis sans l’autorisation d’une autorité supérieure. Ils doivent connaître votre plan ou ce que vous allez faire. Dès lors, il sera très utile d’avoir une proposition et une carte de visite.

Perspective canadienne :

En Indonésie, il est très important d’établir des relations. Les gens tenteront de trouver ou d’établir une connexion. Normalement, les présentations sont faites par une connaissance mutuelle, plutôt que apr un démarchage téléphonique.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un(e) collègue ou un(e) employé(e) s’attendrait-il à des privilèges ou à des considérations spéciales étant donné la nature de notre relation personnelle ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Il est courant pour un collègue ou un employé d’attendre des privilèges spéciaux et du favoritisme de votre part, en particulier s’il est qualifié et fait bien son travail. Les Indonésiens aiment être appréciés et encouragés. Dans certains cas toutefois, ils n’ont pas besoin de privilège ou de considération pour eux-mêmes, mais pour aider leur famille ou leurs amis. 

Lorsque vous faites une faveur à une personne, il est important d’avoir une bonne justification. Dans le cas contraire, d’autres collègues placeront une attente inutile.

Perspective canadienne :

Il n’est pas rare d’attendre des privilèges particuliers ou des considérations particulières du fait d’une relation ou d’une amitié. Celles-ci pourraient être plutôt être considérées comme une récompense ou un avantage, p. ex. la possibilité de participer à une conférence. Ces éléments doivent être envisagés dans le contexte d’une corruption généralisée dans le pays et avec la compréhension que les règles et les lois sont considérées plus comme des directives ou des recommandations (sauf dans le cas du trafic de stupéfiants).

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’éprouve un problème lié au travail avec un(e) de mes collègues. Dois-je le (la) confronter directement ? En privé ou en public ?

Perspective locale :

D’abord, clarifiez la situation avec le collègue en privé, car il peut s’agir d’une mauvaise communication ou d’un malentendu. Si une personne tente d’éviter ou d’ignorer ce geste, c’est le signe qu’il y a un vrai problème. Si vous pensez que vous ne pouvez pas le résoudre seul, soumettez la question à votre superviseur. S’il existe un réel conflit, finalement votre superviseur l’entendra. Plutôt que d’obtenir l’information de diverses sources, il serait préférable d’informer votre superviseur directement et de lui demander d’intervenir. 

Si vous avez un conflit avec votre superviseur immédiat, essayez d’abord de le résoudre dans cette section. Si vous rapportez la question directement à un gestionnaire supérieur, ils pourraient vous percevoir comme désobéissant et insolent.

Il est important de noter que, par rapport à d’autres ethnies qui sont plus directes, les Javanais sont timides, calmes, polis, avec une voix douce, et ont tendance à être indirects dans la transmission du message en particulier si le message est inattendu. Ils sont particulièrement sensibles, ne souhaitent pas blesser les sentiments des gens et veulent éviter le conflit. 

Perspective canadienne :

En Indonésie, il est très important de sauver la face, dès lors tout problème lié au travail doit être traité en privé. Il pourrait être préférable de demander à quelqu’un d’autre de parler à la personne du problème plutôt que de l’aborder directement avec cette personne. Dans certains cas, en fonction de la relation avec la personne et de la nature du problème, on pourrait même être approprié de parler à la femme ou au mari de cette personne.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

L’encouragement, l’appréciation, les compliments, la promotion ou le recyclage fonctionnent généralement bien pour motiver les collègues ou le personnel. Comme ils ne peuvent pas faire de projet pour se promouvoir eux-mêmes au travail, en travaillant bien, ils méritent que leur bon travail soit reconnu, apprécié et finalement d’être promu.

Perspective canadienne :

La reconnaissance, le statut et les récompenses sont d’importants facteurs de motivation en Indonésie.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) locale(s), veuillez suggérer : des livres, des films, des émissions de télévision, de la musique et de la nourriture.

Perspective locale :

Livres : Culture Shock, a Guide to Customs and Etiquette, Indonesia, de Cathie Draine et Barbara Hall, The Year of Living Dangerously, de C.J. Koch.

Films:Journey to the South Pacific (IMAX), Born to Be Wild (IMAX).

Séries télévisées : Kisah 9 Wali (histoire, en indonésien), Si Unyil (pour les enfants, en indonésien).

Musique : les types les plus courants de musique sont le gamelan (populaire à Java et Bali) et le dangdut (influencé par la musique indienne, très populaire parmi les Indonésiens de classe moyenne inférieure). Les instruments de musique indonésiens comprennent l’angklung, un instrument de musique à deux ou quatre bambous qui a son origine dans l’Ouest de Java anciennement Sunda et Kolintang (Sulawesi du Nord).

Aliments : la nourriture indonésienne comprennent le tempe (soja fermenté), le tofu, le gado-gado (salade avec une sauce aux cacahuètes), le nasi goreng (riz sauté), le mie goreng (nouilles sautées), le rendang (bœuf piquant cuit avec du lait de coco), et le bakso (soupe de nouilles avec des boulettes de viande).

Perspective canadienne :

Livres :

La série de livres de Pramoedya Ananta Toer : Le Monde des hommes, Child of All Nations, Footsteps, House of Glass

A House in Bali de Colin McPhee

Nathaniel’s Nutmeg de Giles Milton

Raffles and the Golden Opportunity de Victoria Glendinning

The Malay Archipelago de Alfred Russell Wallace

Eat, Pray, Love de Liz Gilbert

Love and Death in Bali de Vicki Baum

Films :

Habibi and Anun

The Act of Killing

Séries télévisées :

Kick Andy, Indonesia’s Got Talent

Musique :

Anklong, kolingtan, musique faite avec des bambous, dangdut, Noah

Cuisine :

Nasi (riz)/Mie (nouilles) Goreng (sautées), Nasi Kuning (riz jaune) – cuit avec du curcuma et habituellement servi avec un œuf à la coque; généralement consommé au petit-déjeuner, Nasi jahe – riz préparé avec du gingembre souvent servi enroulé dans une feuille de banane et cuit à la vapeur dans un bambou,  Nasi Campur – riz servi avec un ou plusieurs plats (p. Ex. avec du poisson/poulet et du kankung); généralement vous pouvez choisir entre plusieurs options, bœuf rendang – bœuf cuit lentement qui devient très tendre avec une sauce riche, ayam lalapan – poulet frit servi avec du riz et des légumes crus, 

Kuah Asam – une soupe de poisson épaisse aromatisée avec du citron, Coto Makassar – soupe au bœuf préparée avec tous les organes internes du bœuf (cœur, foie, etc.), Soto Ayam – soupe de poulet, nouilles, Ikan Bakar – poisson cuit au barbecue, Ikan Goring – poisson frit, Ikan Woku – poisson cuit dans une sauce préparée avec une variété d’herbes et d’épices, notamment de la citronnelle, Bebek – canard,  Cakalan Fufu – thon fumé habituellement servi dans une sauce tomate épicée, Cap cay – chop suey, Ubi/Pisang/Kentang Goreng – manioc/banane/pomme de terre frit(e), souvent dans une pâte, parfois décorés avec du fromage et servis avec du dabu-dabu in Manado, Pisang Krepik – fines rondelles de bananes croustillantes frites, Pisang Epe – banane enveloppée dans un revêtement vert et servie avec une sauce rose fruitée, Poki-poki – aubergine, Sate – petits morceaux de viande cuits au barbecue sur une brochette, Ragay – grands morceaux de porc cuits au barbecue sur une brochette, Babi putar – cochon rôti,  Dabu-Dabu – plat d’accompagnement composé de piments, de tomates, d’oignons, de citron vert (comme de la salsa), Gado-gado – légumes bouillis avec une sauce aux arachides, Kankung Ca – volubilé sauté avec de l’ail.

Rumah Makan Padang – Restaurant de Padang qui sert un grand nombre de plats qui vous sont apportés à table, vous ne payez ensuite que ce que vous avez consommé.

Fruit : Mangoustan, langsat, fruit de la passion, tomatilla.

Boissons : Captikus (alcool distillé à base de vin de palme), Saguer – vin de palme, Tinatuan ou Bubur Manado – épaisse soupe de citrouille, de maïs et de feuilles vertes, Martabah – comme une crêpe servie avec du lait concentré sucré, Tahu – tofu et tempe. 

Desserts : Kelapatart (pudding fait avec de jeunes noix de coco fraîches), Onde-onde (fait à base de riz collant fourré avec du sucre de palme et de la noix de coco), kacang (cacahuètes).

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

Il est utile de visiter les marchés locaux et les cinémas locaux. Il pourrait être intéressant de voyager vers des destinations touristiques qui offrent des ateliers sur la fabrication des bijoux, la poterie, le batik, les marionnettes, etc. Il est également recommandé de découvrir les instruments de musique traditionnels locaux. Socialiser avec des amis locaux, assister aux cérémonies de mariage, aux fêtes prénatales, la cérémonie de circoncision, etc., et goûter la cuisine locale vous permettront de mieux comprendre la culture et les gens.

Perspective canadienne :

À Yogyakarta, visitez le palais du Sultan, des temples bouddhistes et hindous de renommée mondiale, et assistez à une représentation du Ramayana. Vous pouvez également rendre visite à divers artisans et à des producteurs de batik. Il y a de nombreuses parties de la ville à explorer en se baladant, notamment le marché. Il est recommandé de suivre un cours de langue dans l’un des nombreux instituts linguistiques.

À Bali, visitez les temples hindous et visitez les superbes champs de riz. À Ubud, visitez le palais et découvrez toutes les différentes danses culturelles effectuées le soir, ou assistez à un spectacle de marionnettes. Goûtez des plats de la cuisine locale et de la cuisine fusion, ou suivez un cours de cuisine. Rendez visite à des artisans et des artistes locaux et profitez des possibilités de magasinage.

Visitez Toraja dans le Sulawesi du Sud et participez à leurs intéressants rituels funéraires et visitez leurs sites funéraires et leurs tombes uniques. Découvrez les maisons en bois à l’architecture unique et les installations de stockage des céréales, décorées avec des cornes de buffles. Faites des balades agréables dans les champs de riz et admirez la vue sur les collines.

Visitez le peuple Dayak à Kalimantan et les personnes de diverses tribus en Papouasie qui respectent toujours les cultures traditionnelles. Dans les îles éloignées de Togia, vous pouvez visiter les villages des nomades de la mer, qui jusqu’à récemment vivaient dans des villages flottants.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Le gouvernement indonésien a déclaré 168 héros nationaux, en voici quelques-uns :

Sultan Agung (1591-1645) : il était le sultan du Royaume de Mataram, il a combattu la VOC (Vereenigde Oost-Indische Compagnie en néerlandais) - Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

Nyi Ageng Serang : (1752-1838) : elle était conseiller de guerre et commandant des forces luttant contre l’occupation hollandaise à Java.

Diponegoro (1785-1855) : fils du Sultan de Yogyakarta, il a mené une guerre de cinq ans contre l’armée coloniale hollandaise.

Martha Christina Tiahahu (1800-1818) : héroïne de Maluku qui est morte alors qu’elle était détenue par les Hollandais.

Cut Nyak Dien (1850-1908) : chef des rebelles Aceh, elle a attaqué les forces coloniales hollandaises, elle était la femme de Teuku Umar.

Teuku Umar (1854-1899) : chef de la guérilla Aceh qui s’est battu contre l’armée coloniale hollandaise, époux de Nyak Dien.

R.A. Kartini (1879-1904) : pionnière des droits de la femme originaire de Java.

Abdul Muis (1883-1959) : activiste politique et écrivain.

Ki Hajar Dewantoro (1889 -1959) : éducateur et ministre gouvernemental, fondateur de « Taman Siswa ».

Soetomo (1988-1938) : éducateur, fondateur du « Boedi Oetomo ».

Soekarno (1901-1970) : activiste en faveur de l’indépendance qui a lu la déclaration d’indépendance, premier président indonésien.

Mohammad Hatta (1902-1980) : activiste en faveur de l’indépendance, premier vice-président de l’Indonésie.

Muhammad Yamin (1903-1962) : poète devenu politicien et activiste en faveur de l’indépendance

Wage Rudolf Supratman (1903-1938) : compositeur de l’hymne national « Indonesia Raya ».

Sudirman (1916-1950) : commandant de l’armée nationale indonésienne au cours de la révolution nationale.

Bung Tomo (1920 -1981) : commandant militaire qui a dirigé la résistance dans la bataille de Surabaya.

Perspective canadienne :

De nombreux héros ont lutté pour la liberté contre les Hollandais afin de gagner l’indépendance. Raden Sudirman, Mohammad Hatta, Imam Bonjol, Wolter Monginsidi et Amhad Yani font partie de ces héros. Il y a également de nombreux héros locaux comme Hassanudin (Makassar) de Gowa et Sam Ratulangi (Manado). Ibu Kartini est considérée comme une héroïne des droits de la femme et de l’éducation. De nombreux hommes d’affaires prospères actuels comme Yusuf Kalla sont également tenus en haute estime.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Le Canada a joué un rôle très important dans l’accession de l’Indonésie à l’indépendance en 1949 après près de quatre siècles de colonisation hollandaise. À la suite de l’effondrement de la dominance japonaise en Asie au cours de la Deuxième Guerre mondiale, le 17 août 1945, Soekarno-Hatta a proclamé l’indépendance de l’Indonésie. Toutefois, les Hollandais n’ont pas facilement accepté l’indépendance de l’Indonésie et ont tenté ardemment d’occuper à nouveau l’archipel. En 1948, le Conseil de sécurité, soutenu par les Américains a condamné l’occupation hollandaise et a exigé l’indépendance de l’Indonésie. La Hollande a refusé de respecter l’ordonnance du Conseil, et l’intervention du Canada a mené à des discussions lors de tables rondes entre l’Indonésie et les Pays-Bas à La Haye du 23 août au 2 novembre 1949. Ces discussions ont mené au transfert de souveraineté de la Hollande à l’Indonésie le 27 décembre 1949. La contribution canadienne reste dans le cœur des Indonésiens, c’est ainsi qu’en 1953, le président Soekarno a envoyé la meilleure personne indonésienne, Ali Sastroamijoyo, pour devenir le premier ambassadeur indonésien pour le Canada, les États-Unis et le Mexique. La même année, le Canada a ouvert sa première ambassade d’Asie du Sud-Est à Djakarta.

Perspective canadienne :

De nombreux professeurs universitaires indonésiens ont obtenu leur doctorat au Canada dans le cadre de bourses de l’ACDI et de la BAD.

En 1986, l’Indonésie a navigué un Buginese phinisi (navire traditionnel) appelé « Nusentara » du Sulawesi du Sud à Vancouver pour Expo.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Les Indonésiens sont généralement timides, calmes, sourient beaucoup et ont tendance à éviter le contact visuel. Dans la culture locale, c’est un signe de respect. Toutefois, pour leurs homologues canadiens, ces traits de personnalité peuvent être perçus comme non professionnels et peu fiables.

Perspective canadienne :

Bien que l’Indonésie soit une nation musulmane, vous ne devez pas supposer que tous les Indonésiens sont musulmans. Il y a de nombreux chrétiens, bouddhistes, hindous et membres d’autres religions en Indonésie, il n’est donc pas judicieux de faire des suppositions. Il est acceptable dans la plupart des cas de demander à une personne quelle est sa religion. Il ne faut pas faire de supposition concernant la façon dont l’islam est pratiqué. Bien que de nombreux musulmans soient pratiquants, la plupart ne sont pas radicaux. Dans l’ensemble, la culture est joviale plutôt que sérieuse. Comme il y a un grand nombre de chrétiens et de personnes d’origine chinoise, il est possible de manger du porc dans de nombreux endroits du pays et il est relativement facile d’acheter de l’alcool. La bière est en vente dans les épiceries, de même que certains alcools. L’Indonésie compte plusieurs marques de bières locales (Bintang, Ankor). Du vin est produit à Bali, mais il est très cher. Le vin de palme (saguer) est disponible à la campagne et le captikus (alcool distillé) est également disponible.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

Elle est née à Yogyakarta, Indonésie, de parents javanais. De ces deux parents, elle peut retracer ses ancêtres jusqu’aux rois javanais. Elle a obtenu son diplôme à l’Université Gadjah Mada à Yogyakarta et a obtenu une maîtrise à l’Université du pays de Galles à Cardiff, R.-U.  Elle a obtenu des bourses prestigieuses de l’Université d’Australie occidentale à Perth, Australie pour obtenir un doctorat. Elle a décroché son doctorat avec une spécialisation en biologie et comportement des insectes. Avant de venir au Canada en 2002, elle a vécu à Rawalpindi, Pakistan pendant plus de trois ans. Lorsqu’elle était en Indonésie, elle a travaillé comme chercheuse au Centre de Java et à Bogor. Actuellement elle est mère au foyer et élève ses trois enfants à Ottawa. 

Perspective canadienne :

L’auteur est une agente de développement de l’Ontario qui a passé plus de 20 ans à travailler pour des ONG et des instituts d’enseignement supérieur. Elle a vécu et travaillé outre-mer pour plus de 15 ans dans des pays touchés par le conflit ou touchés par des catastrophes naturelles principalement en Asie du Sud et du Sud-Est. Elle a vécu au Sri Lanka pendant 9 ans, en Indonésie pendant 4 ans et en Inde pendant 2 ans et a été responsable de projets au Pakistan et en Afghanistan. En Indonésie, elle a vécu et travaillé au Sulawesi du Nord et du Sud et a travaillé avec 7 universités. Elle a offert un développement des capacités au Cambodge, au Vietnam, au Kenya, au Soudan du Sud et au Mozambique. Son domaine d’expertise est l’enseignement professionnel et l’enseignement supérieur, l’entrepreneuriat, les moyens de subsistance durable, le développement des capacités et l’intervention en cas de catastrophe naturelle. Elle a largement contribué à un ensemble de propositions de projets qui ont obtenu un financement. Elle est mariée à un Tamoul sri lankais.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.