Iran

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Je suggère d’aborder les sujets de discussions dans l’ordre suivant : lieu d’origine, travail, et famille.

Il serait mieux d’éviter les questions sur les opinions politiques et religieuses ou encore sur les croyances. Il faudrait aussi s’abstenir de fouiller trop dans le passé professionnel et politique de quelqu’un. En règle générale, il faut que votre interlocuteur ne se sente pas agressé par les questions. Il s’assurera d’abord de la discrétion et de la compréhension de son vis-à-vis.

Les discussions touchant à la religion et la politique peuvent offenser parce qu’elles touchent les espaces privés ou les intérêts personnels. Il faudrait aussi éviter les questions sur la vie privée (épouse...). Les Iraniens sont très réticents, même avec les amis, à partager leur vie privée. Il y a un ancien proverbe qui dit « cache ton argent, tes fréquentations et tes opinions ». C’est une façon exagérée de voir les choses mais avec un certain fondement de vérité.

À la première rencontre il vaut mieux être sérieux. Il faudra du temps pour obtenir la confiance de quelqu’un. La rationalité des comportements diffère du cadre occidental.

Point de vue canadien :

Les Iraniens sont courtois et curieux. La plupart des réunions d’affaires commencent par une conversation autour d’un thé accompagné de fruits ou de friandises. Les Iraniens entament une conversation en posant des questions sur votre santé et votre famille, puis passent à d’autres sujets généraux tels que votre travail, les impressions que vous avez du pays et vos récents voyages. C’est la formule habituelle, quelle que soit la personne que l’on rencontre pour la première fois, qu’il s’agisse d’un ami intime, d’un interlocuteur à qui vous avez discuté brièvement dans le passé ou même d’une personne avec qui vous discutez par téléphone. Vous devez retourner ces civilités, sinon vous serez jugé impoli ou abrupt. Les contacts personnels et les bonnes relations sont la base de la réussite de toute entreprise commerciale en Iran. Il donc est important d’établir de bons rapports dès le début et de ne pas passer aux affaires trop rapidement.

Les Iraniens sont fiers de leur histoire et de leur culture, et ils apprécient tous les commentaires positifs concernant ces sujets, s’ils sont formulés avec sincérité.

À moins que vous ne connaissiez bien un Iranien, vous devez éviter d’aborder des sujets liés à la religion et à la politique. Selon mon expérience, toutefois, les Iraniens sont plus ouverts en ce qui a trait à ces sujets avec les étrangers, qu’avec d’autres Iraniens. Plusieurs ont été déçus par le Shah et espéraient un changement de gouvernement, mais ils ne s’attendaient pas à l’instauration d’un régime fondamentaliste islamique. Plusieurs membres de l’élite du monde des affaires ont fait des études à l’étranger et sont habitués à un style de vie plus libéral et à des libertés qui ont été considérablement restreintes ou interdites dans la république islamique d’Iran. La religion et la politique étant étroitement liées à la législation et aux politiques du gouvernement, il n’est pas prudent pour les Iraniens de critiquer publiquement l’élite qui détient le pouvoir aujourd’hui.

De nombreux Iraniens ont des sentiments négatifs à l’égard de l’Islam, ce qui est dû principalement à l’imposition et à la politisation de cette religion depuis la révolution de 1979. Bien qu’ils soient établis en Iran depuis des siècles, les musulmans sont vus par certains comme des éléments destructeurs de la culture et de la langue perses et de la foi zoroastrienne. Malgré les 1 500 ans de domination islamique, il s’exerce encore une forte influence zoroastrienne. Par exemple, la fête iranienne la plus importante demeure Nourouz (arrivée du printemps), qui date de l’époque pré-islamique.

Les Iraniens adeptes du bahaïsme sont encore persécutés de différentes façons. Il y a différentes opinions quant à la signification réelle et à l’observation correcte de l’Islam, qui ne correspondent pas toujours aux pratiques gouvernementales actuelles. Tous ces facteurs et d’autres encore font que les discussions sur la religion et la politique sont très controversées.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Cela dépend de la personnalité de chaque individu et du sexe de la personne.

On respecte en général, un mètre de distance entre hommes (ou entre femmes) et trois mètres entre hommes et femmes (c’est le contexte qui le détermine et la mesure n’est qu’approximative). Il est préférable de garder une certaine distance à la première rencontre et de démontrer que nous sommes à l’écoute de la personne et respectueux à l’égard de ses sensibilités. Il faut éviter d’imposer ses codes d’expression sans pour autant s’afficher docile. Le mot d’ordre, en bref, est de montrer du respect.

Point de vue canadien :

La distance personnelle que maintiennent entre eux les interlocuteurs iraniens est généralement plus petite qu’au Canada. Les hommes sont plus démonstratifs entre eux. Ils se tiennent souvent par la main en public, et se saluent fréquemment en se donnant l’accolade ou en s’embrassant deux ou trois fois sur les joues. Les femmes sont aussi très affectueuses entre elles, en public. Les règles sont moins évidentes pour ce qui est des contacts entre les hommes et les femmes. J’ai fait l’erreur de tendre la main à un homme en public, qui a ignoré ce geste d’une manière significative. En d’autres circonstances, j’ai simplement incliné la tête et l’homme s’est approché de moi pour me saluer en m’embrassant. La meilleure règle pour une femme serait de s’incliner légèrement devant un homme et de lui laisser prendre l’initiative. Aux salutations, les Iraniens (les hommes seulement) font un geste très gracieux qui consiste à placer la main droite sur le coeur et à s’incliner devant leurs interlocuteurs, s’ils les rencontrent pour la première fois. J’ai habituellement serré la main des femmes que je ne connaissais pas. Toutefois, même si j’ai eu des réunions qui ont commencé d’une façon quelque peu formelle, elles se sont souvent terminées sur une accolade chaleureuse.

Il existe des règles à suivre, en public et en privé. Je vous conseillerais de vous montrer plus formel et prudent avant de toucher votre interlocuteur en public, sauf si vous le connaissez bien. Le pouce levé vers le haut est jugé impoli et il ne faut jamais pointer quelqu’un du doigt dans une conversation.

Je n’ai pas trouvé que les Iraniens étaient particulièrement directs dans leurs communications. Ils font souvent connaître leur opinion en utilisant une allégorie, un poème ou un proverbe perses. Ils passent des heures à discuter de questions générales avant de passer à l’ordre du jour des réunions. Il faut être très patient et très persistant pour survivre dans le monde iranien.

Selon mon expérience, les Iraniens sont des négociateurs exceptionnels et ils abordent toujours une question comme s’ils se trouvaient dans une position de force, même s’ils ont beaucoup à perdre. Ils sont très fiers, très polis et difficiles à cerner. Ils apprécient la force et l’intelligence de leurs opposants comme un défi.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Une attitude respectueuse est importante en tout temps, et il faut éviter la vulgarité dans son attitude et ses paroles.

Point de vue canadien :

J’ai eu l’occasion d’observer des hommes se disputer et être visiblement en colère en public. Étant donné le stress quotidien que provoquent le trafic, la pollution, les difficultés économiques et les restrictions sociales, les Iraniens demeurent relativement maîtres de leurs comportements. Les démonstrations d’affection en public se limitent généralement à se tenir la main et aux salutations entre couples mariés, parents et enfants, et jeunes de même sexe. Il n’est pas acceptable pour les hommes et les femmes célibataires de se réunir ou de manifester leur affection en public.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Il est préférable de ne pas se vêtir de façon trop formelle ou trop décontractée. Il vaut mieux appeler les gens par Monsieur et Madame suivi du nom de famille.

La ponctualité est très importante mais il ne faut pas trop insister sur ce point. Soyez prêt à accepter certains délais. La force ou l’attitude autoritaire ne vous aidera pas à gagner le respect. Celui-ci viendra avec le temps, le charisme personnel ou professionnel ou encore par des contacts personnels assez forts.

Point de vue canadien :

Les hommes s’habillent de façon conventionnelle en milieu de travail et portent un complet-veston, souvent sans cravate. En effet, le port de la cravate symbolise l’impérialisme occidental et doit être évitée par les employés du gouvernement et ceux qui veulent montrer qu’ils soutiennent le régime islamique. La cravate est toutefois portée par quelques hommes iraniens qui ont fait des études en Occident ou qui désirent protester contre la dictature du gouvernement islamique. La tenue vestimentaire des étrangers est généralement le costume et la cravate, sauf s’ils travaillent sur le terrain.

Les hommes qui souhaitent montrer qu’ils soutiennent le régime islamique portent une barbe complète ou une barbe d’un jour au moins. Cela leur donne une apparence négligée, mais de fait les Iraniens sont très portés sur l’hygiène personnelle.

Le code vestimentaire islamique exige que toutes les femmes se couvrent la tête et portent au minimum un « manteau » long. Les fonctionnaires portent habituellement un foulard bleu sombre ou noir très serré qui couvre complètement les cheveux et un long manteau noir et le hejab (un voile noir qui s’étend de la tête au pied). Les femmes occidentales portent habituellement un foulard sur la tête aux couleurs et aux motifs conservateurs, ainsi qu’un imperméable de tissu fin (qu’il est préférable d’acheter en Iran, où ils sont conçus pour être très légers et non pas pour résister à la pluie). L’Iran change, toutefois, en ce qui a trait au code vestimentaire des femmes. Lorsque j’ai quitté le pays à l’été 2001, plusieurs jeunes femmes poussaient les limites jusqu’à porter des vestes arrivant aux genoux, des pantalons et des foulards qui ne couvraient pas complètement leurs cheveux. Dans les milieux de travail privés, selon l’attitude des propriétaires ou des gestionnaires, les femmes portent parfois des vêtements plus décontractés, mais gardent en général le foulard. Les ambassades occidentales font exception à la règle, parce que les femmes sont autorisées à s’habiller à l’occidentale. Dans beaucoup de maisons privées, les hommes et les femmes s’habillent comme les Européens ou les Nord-Américains.

Les Iraniens s’adressent aux contacts d’affaires en utilisant le titre Monsieur ou Madame, jusqu’à ce qu’ils soient plus familiers avec leurs interlocuteurs. Les Iraniens qui travaillent dans des postes de prestations de service, tels que les chauffeurs et les domestiques, font une sorte de compromis en utilisant le prénom précédé du titre requis, par exemple Monsieur John ou Madame Jane. C’est une autre façon formelle de s’adresser aux gens, mais qui démontre une plus grande affection.

Dans les milieux d’affaires, les Iraniens seront généralement à l’heure aux réunions, quoiqu’ils puissent fréquemment les reporter. Si vous confirmez des rendez-vous des mois ou des semaines à l’avance, vous pourriez être souvent déçu à la dernière minute. Par conséquent, je vous recommanderais d’avoir un plan de rechange ou de prévoir une plus grande souplesse dans votre planification.

Vous devez prévoir plus de temps qu’au Canada pour la durée des réunions en Iran. Une réunion d’une heure au Canada peut durer une heure et demie ou plus, à cause de l’hospitalité iranienne et l’approche moins directe employée dans les discussions d’affaires.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Le leadership, l’expériences et les études sont les qualités les plus importantes. Si le directeur n’est pas de la région, ceci peut présenter quelques défis additionnels à l’intégration d’un nouveau chef mais le respect et la reconnaissance peuvent normaliser les rapports. Il faudra à tout prix éviter d’avoir l’air d’un nouvel arrivant dépourvu d’expérience et de maturité tout en évitant de paraître autre que ce que l’on est. Il faudra aussi du doigté pour avoir le respect de collègues plus âgés.

Point de vue canadien :

Les études viennent en tête de liste des qualités souhaitables, l’expérience et le leadership sont aussi bien vus. L’ouverture aux nouvelles idées n’est pas nécessairement une exigence.

Les Iraniens sont très diplomates et insondables. J’ai constaté que, même parmi les gens que je considérais comme des amis, je n’étais jamais sûre de la façon dont ils me jugeaient. Ils sont immanquablement polis, surtout envers les étrangers. Ils ne sont pas portés aux affrontements ouverts dans une relation de travail, mais s’ils ne sont pas satisfaits de la façon dont on leur a demandé de faire les choses, ils ignoreront les instructions ou les exécuteront très lentement, comme une forme passive de résistance, plutôt que de défier l’autorité.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les décisions sont prises de façon pyramidale par les directeurs tout en tenant compte du climat d’idées présent et des intérêts en jeu dans le milieu de travail. Il y a toujours la possibilité de consulter son superviseur immédiat. En d’autres termes, on peut en tout temps remettre en question, critiquer ou refuser mais en restant respectueux et en montrant un désir d’être constructif.

Point de vue canadien :

La gestion est de type descendant et l’initiative personnelle n’est pas toujours acceptée. Les gens hésitent beaucoup à se mouiller et, par conséquent, ils continueront à faire les choses de la même façon pour éviter les erreurs ou les critiques. Cependant, ce sont là des généralisations et on peut trouver des compagnies plus modernes dans leurs pratiques de gestion.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : Ce sujet est compliqué. Ce sont plutôt les hommes qui occupent les postes de direction. Les rapports entre les sexes sont réglementés ou régis par les normes sociales. Comme on peut le comprendre c’est un champ très sensible, bien surveillé et assez névralgique. Les frontières entre les deux sexes sont bien délimitées et présentes. Cela ne veut absolument pas dire que la femme est humiliée, méprisée ou ne peut pas occuper un poste cadre ou jouer un rôle social important. La femme est très respectée tout en étant très contrôlée. Elle a accès à beaucoup de professions mais on ne peut pas parler d’égalité des sexes.

Dans ce texte nous ne voulons pas entrer dans les détails de différences culturelles. Il est tout de même important de noter que la question de l’égalité des sexes se pose différemment dans un contexte iranien. Elle est certes différente du contexte occidental mais cette différence ne devrait pas nous pousser à des généralisations et à des stéréotypes. La société iranienne n’est pas uniforme et l’attitude et les valeurs changent selon la classe sociale, le niveau d’éducation, les souches familiales.

Religion : Les Iraniens sont en majorité officiellement musulmans chiite mais pas nécessairement tous pratiquants. C’est pour dire que le terme musulman chiite ne doit surtout pas être associé avec le fanatisme, l’islamisme politique ou l’orthodoxie doctrinale.

Classe : Il y a un fossé important entre les riches et les pauvres et les positions les plus prestigieuses dans la société sont associées avec le niveau d’étude et l’argent. Les professions libérales (médecin, ingénieur, enseignant, avocat) sont très prisées.

Origine ethnique : Ce n’est pas un facteur qui empêche de travailler ensemble. On fait beaucoup de blagues sur les Turcs iraniens (les Azaris), par exemple.

Le sexe et la religion sont des facteurs qui peuvent avoir un impact sur le milieu de travail et l’étranger doit garder en mémoire et respecter les sensibilités culturelles et religieuses.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Les femmes se retrouvent dans tous les domaines d’activité, y compris le droit, la politique, la médecine, le génie et les affaires. Durant mon séjour en Iran, le nombre d’étudiantes entrant à l’université dépassait, pour la première fois dans l’histoire du pays, le nombre d’étudiants masculins. Le pays cependant est régi par la Sharia (loi islamique) qui est encore discriminatoire d’un point de vue occidental envers les femmes. Les hommes sont responsables en droit du soutien financier de la famille et les femmes, des tâches domestiques. La liberté d’une femme de recevoir une éducation, de travailler, de se marier, d’avoir des enfants ou non, de divorcer et de mener sa vie dépend en grande partie de l’attitude de son parent le plus proche ou de son mari.

En périodes de difficultés économiques, les hommes seront recrutés dans les emplois disponibles avant les femmes, même si elles sont plus qualifiées. Cela signifie que les femmes n’ont pas les mêmes possibilités d’accès aux postes de gestion que les hommes, ni à toute la gamme des emplois en Iran. Les salaires sont plus faibles pour les femmes que pour les hommes. Par exemple, les professeures d’université reçoivent moins d’allocations, de primes ou de privilèges que leurs homologues masculins, étant donné qu’elles sont censées être soutenues par leurs maris. Les femmes ont de la difficulté à obtenir du crédit et des prêts par les chemins officiels. Les fonds nécessaires aux projets commerciaux sont souvent réunis au sein de la famille étendue et les femmes ont plus de difficulté à obtenir de telles ressources que les hommes. Les pères continuent souvent d’accorder la priorité à leurs fils pour une éducation supérieure.

Du côté positif, les femmes s’inscrivent dans les universités en nombre record, elles travaillent, lancent leurs propres entreprises et accèdent de plus en plus à un grand nombre de secteurs d’emploi.

Religion : L’Islam est la religion dominante en Iran. La loi islamique y règne. Certaines autres religions sont tolérées et on trouve quelques églises chrétiennes arméniennes à Téhéran et quelques synagogues. Il y a des Iraniens qui continuent d’adhérer à l’ancienne foi zoroastrienne. Toutefois, l’Église Bahaï, dont les leaders sont considérés comme des hérétiques par rapport à l’Islam, n’est pas tolérée. Les non-musulmans doivent être très discrets dans la pratique de leur foi et doivent obéir publiquement à la loi islamique, qui régit le pays. La religion joue un rôle dans le recrutement du personnel des services gouvernementaux. Certains employeurs du secteur privé montreront beaucoup de prudence à l’égard de la foi religieuse de leur employés. La religion peut mener à une certaine discrimination en ce qui a trait aux salaires et aux privilèges.

Classe : Les Iraniens sont très conscients de la classe. La structure sociale est fondée sur l’appartenance à une famille ou à une tribu, jusqu’où sa lignée peut remonter, sa richesse et son éducation. Il est très difficile de se sortir de ce statut familial préétabli. Cela commence toutefois à changer avec le développement de la classe moyenne scolarisée.

Les Canadiens peuvent avoir de la difficulté à déterminer le type de relation appropriée à avoir avec leurs domestiques, les chauffeurs et les employés de bureaux et dans les maisons privées. Les Iraniens de toute classe ont des domestiques pour toute sorte de choses, comme faire le thé, cuisiner, nettoyer ou conduire. Dans certains cas, ils emploient des domestiques pour la vie et les traitent presque comme des membres de la famille.

Origine ethnique : Environ 50 p. cent des Iraniens sont d’origine perse; les autres 50 p. cent sont Kurdes, Arméniens, Turkmènes, Arabes ou appartiennent à d’autres groupes nomades, comme les tribus Bahktiar et Baluchi. Les Perses sont fiers de leur histoire et se considèrent supérieurs à plusieurs autres groupes ethniques. Ils se distinguent clairement des Arabes et sont offensés si les gens ne font pas cette distinction. Les Iraniens sont ambivalents à l’égard des Occidentaux : ils reconnaissent leur supériorité technologique, mais ils les jugent inférieurs au niveau de la culture et des structures sociales qu’ils jugent trop libé rales par rapport aux valeurs et au respect envers les aînés. Cela signifie qu’ils ont très peu de tolérance pour l’arrogance occidentale.

Les Iraniens accordent beaucoup d’importance aux origines de la famille. Toutefois, les titres et les compétences peuvent éliminer certaines barrières dues au sexe, à la classe et à l’origine ethnique.

Les Iraniens ont des plaisanteries similaires à celles pratiquées au Canada sur les Terres-Neuviens, en ce qui a trait à la région et aux origines ethniques.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Pour établir la confiance et le respect, il est très important d’établir une relation personnelle. Les invitations au restaurant ou chez soi peuvent aider à établir ce rapprochement et peuvent être une bonne introduction à l’ouverture des affaires. En établissant des relations personnelles de ce type il faut se rappeler que la formule de juste milieu doit être prise en compte pour éviter à la fois trop de distance et trop de familiarité. Chacun de ces extrêmes peut susciter des suspicions.

Point de vue canadien :

De bonnes relations personnelles et un climat de confiance sont absolument nécessaires si vous souhaitez réussir en Iran. Cette confiance s’acquiert en se montrant honnête dans ses relations d’affaires, sensible, hospitalier, sincère et préoccupé envers le peuple iranien, ses points de vue et ses problèmes.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Pour établir un rapport de pouvoir basé sur le respect, la confiance et la compréhension mutuelle, il est important d’utiliser les privilèges matériels, économiques et aussi symboliques (les protocoles de respect, la courtoisie sociale). Il est important dans cette situation, d’éviter l’injustice apparente. Il faut que le privilège soit distribué selon les normes acceptables sans provoquer la confrontation ou la suspicion des autres collègues. En d’autres termes l’environnement de travail en Iran n’est pas tout à fait neutre, strict et rigide. Les incitations financières ou symboliques servent de catalyseur pour la machine administrative et pour le bon fonctionnement du système professionnel. La distribution de ces privilèges doit être discrète. C’est une culture penchée plus vers l’attitude introvertie qu’extravertie.

Point de vue canadien :

Les collègues et les employés s’attendent fréquemment à des privilèges ou à un traitement particulier en raison d’une relation personnelle ou d’une amitié. Cela peut être très difficile à accepter pour un Canadien. J’ai été abordée par des collègues qui voulaient une aide particulière, par exemple que j’appuie le recrutement de membres de leur famille et que j’intervienne sur des questions d’immigration, pour faire inscrire leurs enfants dans des écoles privées canadiennes ou pour les aider à assister à des événements canadiens ou à obtenir de l’alcool.

En Iran, les contacts personnels et l’argent sont très utiles pour vous faciliter la vie. Je dirais qu’il n’existe pas de réponse générale quant à l’octroi de privilèges spéciaux. Chaque Canadien doit évaluer la situation et déterminer s’il peut fournir une aide sans compromettre son poste ou son éthique personnelle.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Je vous conseille de lui parler en privé de façon respectueuse et subtile. On peut demander à un collègue ses critiques et ses propositions en l’assurant que ses opinions ne vont pas compromettre ses privilèges, sa confiance et le respect mutuel.

Point de vue canadien :

J’ai, en général, travaillé dans un milieu d’organismes non gouvernementaux (ONG) dans lequel il me fallait être prudente envers le personnel et les bénévoles, la structure hiérarchique n’étant pas toujours aussi claire que dans le milieu des affaires. Mon expérience a été que les Iraniens affrontent rarement les gens directement. On tend à connaître l’existence de problèmes par « le téléphone arabe » ou longtemps après les faits. Il est alors difficile d’affronter un collègue, qui peut se défendre en affirmant que le problème n’est qu’une rumeur. Vous pouvez essayer de résoudre la situation en vous montrant ouvert et honnête dans votre approche et en ce qui a trait au mode de résolution du problème. Essayez aussi de ne pas embarrasser les gens en public, parce que leur statut dans la société ou dans le milieu de travail est très important.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

De bonnes conditions de travail, l’argent, la crainte de l’échec et le respect sont les principaux facteurs de motivation. Il faut convaincre les collègues de la perspective prometteuse de l’affaire. Une fois qu’ils sont assurés qu’ils profiteront du travail qu’ils font, ils vont s’investir corps et âme dans l’affaire. Il ne faudra pas qu’ils se sentent exclus, isolés et exploités.

Point de vue canadien :

L’argent est le facteur de motivation clé des Iraniens. La vie est chère en Iran et les salaires sont inférieurs aux normes canadiennes. Souvent deux ou trois personnes doivent travailler dans une famille pour pouvoir payer le loyer et les dépenses de subsistance. Les Iraniens sont très conscients de la valeur de l’argent, des coûts et de la valeur des biens et des services.

Le statut, la reconnaissance personnelle et l’accessibilité sont des facteurs importants de motivation. La satisfaction au travail, la loyauté, de bonnes conditions de travail sont moins importantes. Ceci dit, je dois souligner que dans un environnement d’ONG, l’engagement personnel envers une cause est ce qui pousse de nombreuses personnes, particulièrement les femmes, à travailler ou à faire du bénévolat.

L’éthique de travail iranienne est différente de celle de nombreux Canadiens. Les Iraniens travaillent fort, mais ils réservent suffisamment de temps à leur famille et aux plaisirs de la vie. Il est fréquent de voir des entrepreneurs prendre de longues heures de repas ou quitter le travail plus tôt pour jouer au tennis ou remplir une obligation familiale.

Les Iraniens ont un très grand esprit d’entreprise. Privés de rapports avec l’occident dans les années d’isolement imposées par les États-Unis, ils ont dû trouver les moyens de copier ou de substituer certains biens et services importés désormais manquants.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

À lire : Les collections des poésies de grands poètes de calibre international comme Hafez, Khayyâm, Rûmi...

Il y a un grand nombre de sites Internet qui peuvent vous donner une idée de l’histoire, de la culture et de l’art persans. Par exemple le site www.payvand.com fait le répertoire des données intéressantes sur la profondeur et la richesse de la civilisation persane. La compréhension de la culture iranienne ne se prête pas aux généralisations superficielles. Elle est sans aucun doute très complexe. Ce que vous voyez comme apparence ne peut être que la partie émergée de l’iceberg. La diversité, la variété, la profondeur historique et l’interaction privé-public ne sont que quelques morceaux du puzzle iranien.

Point de vue canadien :

À lire : Je recommanderais un livre britannique, que je trouve très utile. Il a été écrit par un ancien diplomate, non pas à des fins académiques, mais pour fournir des renseignements aux gens qui voyagent et vivent en Iran pendant une courte période. Bien qu’il ait été rédigé dans les années 1950 ou 1960, plusieurs observations sont encore pertinentes aujourd’hui, surtout en ce qui a trait à la façon dont les événements historiques ont forgé le caractère iranien. Il y a un autre livre intitulé Blood and Oil, écrit par l’aîné de la famille Farmanfarmian, ainsi que celui de sa belle-soeur Sattareh, intitulé Daughter of Persia. Ces deux ouvrages contiennent des observations intéressantes au plan social et une description personnelle des développements de l’histoire récente de l’Iran. Les Femmes dans l’Islam : un monde caché (Nine Parts of Desire) donne aussi une bonne description des attitudes envers les femmes. Le film, Divorce Iranian Style, montre à la fois la force et la détermination des femmes iraniennes, ainsi que leur impuissance devant la Sharia. Les films Khandahar et Return to Khandahar, bien qu’ils portent sur l’Afghanistan plutôt que sur l’Iran, sont intéressants à cause de la description qu’ils donnent de la position des femmes dans une société fondamentaliste musulmane (bien que même les Iraniens trouvent les Talibans trop extrémistes).

La télévision locale iranienne, très censurée, émet en farsi. Par conséquent, il est difficile pour les étrangers de la comprendre. À Los Angeles, en Californie, une station iranienne émet par satellite, à l’intention de l’Iran, des émissions en anglais et en farsi. Elle reflète la culture iranienne, mais sous une perspective occidentale.

L’Iran a eu quelques producteurs de films de classe internationale tels que Makamlbas, qui a produit « A Taste of Cherry », ainsi que des films très bien accueillis à l’échelle internationale, mais qui ne peuvent pas être vus en Iran.

La cuisine iranienne n’a pas la popularité internationale de la cuisine libanaise ou grecque. Il y a quelques restaurants à Vancouver et à Toronto, mais c’est en vous renseignant auprès de Canadiens d’origine iranienne que vous pourrez mieux les découvrir.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Vous pourrez avoir besoin d’un interprète pour vous aider à vous débrouiller et à comprendre ce qui ce passe. Il n’est pas facile de se débrouiller en anglais car la seule langue utilisée est le persan. Vous pourrez profiter des concerts de musique classique ou folklorique, des théâtres et des cinémas et des expositions de peintures ou de photographie. Il y a de nombreuses autres activités intéressantes, comme la visite des sites religieux et historiques, les centres de soufisme, sans oublier les paysages naturels très beaux, les randonnées en montagne, le ski en hiver au Nord de Teheran et les plages du Nord de l’Iran. Vous en aurez assez pour vous amuser et vous dépayser. Il faut également aller visiter la région de la Mer Caspienne et les grandes villes historiques et culturelles comme Isfahan, Chiraz, Kerman etc.

Point de vue canadien :

Pour en savoir plus sur la culture et le peuple iraniens, la meilleure chose à faire est de rencontrer les gens. Poursuivre un intérêt que ce soit dans les arts, les tapis, les antiquités, le sport ou d’autres domaines, vous donnera l’occasion de rencontrer des personnes qui vous renseigneront beaucoup. En tant que femme, j’ai découvert que le Club des femmes canadiennes était une bonne source d’information, parce qu’il regroupe, à la fois des Canadiennes et des Canadiennes d’origine iranienne. Celles-ci avaient une compréhension et une bonne réceptivité de l’Occident, alors qu’elles avaient choisi de passer régulièrement une bonne partie de l’année en Iran afin d’y mener des affaires ou pour des raisons familiales, culturelles ou de style de vie. Elles ont été d’excellents guides.

Il y a quelques musées très intéressants à Téhéran et de plus petits à l’extérieur de la capitale. Parmi eux le Musée national, qui contient de superbes objets dont certains ont été trouvés à Persepolis; le Musée des tapis; le Palace Sadabad, qui abrite six ou sept musées; et un petit musée privé qui présente divers objets, dont une excellente collection de miniatures, de poteries et de pièces calligraphiées. Les bazars d’Iran et les mosquées sont aussi d’importantes fenêtres sur la culture iranienne.

Lorsque je suis arrivée en Iran en 1997, il n’y avait qu’un concert, à ma connaissance, et j’ai assisté à des représentations d’un groupe musical entièrement constitué d’hommes qui jouaient de la musique instrumentale perse et classique iranienne. À la fin de mon affectation, quatre ans plus tard, il y avait plusieurs productions théâtrales interprétées par des hommes et des femmes sur des sujets perses traditionnels. Il y avait aussi davantage de concerts de musique qui, dans certains cas, présentaient des musiciennes. À moins de parler le farsi ou d’avoir un bon interprète, il est difficile de suivre les représentations théâtrales, mais il faut tout de même y assister pour la couleur, les décors et la présentation d’ensemble. Un restaurant situé au Sud de Téhéran, près de la gare, offre de la cuisine traditionnelle et de la musique instrumentale perse. Il vaut la peine de s’y rendre parce qu’il représente mieux la culture indigène que plusieurs autres restaurants du Nord de la ville.

La communauté artistique est très dynamique, prolifique et vaut la peine d’être fréquentée. Une publication de très grande qualité intitulée Art and Architecture, produite en anglais et en farsi, fournit des renseignements sur les arts, ainsi que des entrevues avec des artistes et d’importantes figures culturelles.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Dans le domaine du sport : Takhti (champion de lutte qui représentait la force physique et morale), Ali Daei (le footballeur), sans parler d’une autre catégorie de héros qui inclut les scientifiques, les philosophes et les poètes dont les Iraniens sont fiers. On peut en donner quelques exemples Ferdowsi (le monument de l’identité persane face aux invasions culturelles et militaires), Avicenne, Kharazmi, Hafez, Molana (Rûmi) etc.

Point de vue canadien :

Les Iraniens aiment les langues, la poésie, la culture et l’histoire. Les poètes sont leurs héros et je citerai notamment Ferdowsi, Rumi, Sadi et Hafez. Les personnages politiques qui se sont battus pour préserver la langue, la culture et la fierté iraniennes sont aussi honorés. Cyrus le Grand, qui a gouverné le pays il y a plus de 2 000 ans, est un héros national parce qu’il a répondu au mieux à la culture perse en conquérant la plupart du monde connu et fait preuve de force, de tolérance et a soutenu les arts. Le Premier ministre Mossadeq est aussi un héros pour plusieurs Iraniens. Khomeyni est un personnage plus grand que nature, respecté par la plupart des Iraniens, un héros pour de nombreux autres, mais pas nécessairement aimé de tous.

Un héros contemporain est Ghooghoosh, une chanteuse iranienne. Elle est aimée pour sa musique et pour sa loyauté envers le pays. Après la révolution islamique, elle n’a plus donné de représentations en public. Elle a choisi de ne pas chanter et de rester en Iran, malgré toutes les possibilités qu’elle avait de devenir une vedette mondiale. Elle est vénérée parmi les jeunes gens en Iran. Elle est récemment sortie de sa « retraite » en donnant une tournée en Amérique du Nord, où elle a été accueillie avec joie par ses fervents admirateurs.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Je n’en connais aucun.

Point de vue canadien :

Le seul événement historique qui me vient à l’esprit en matière de relations entre l’Iran et le Canada est l’aide que l’Ambassade du Canada a donné aux otages de l’Ambassade américaine en 1979-1980. Cet incident toutefois n’a jamais été soulevé en ma présence.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Iraniens sont en général très hospitaliers. Ils ont une attitude réceptive et accueillante à l’égard des Canadiens. Il n’y a pas de stéréotypes à propos du Canada. Il y a peut-être des Iraniens qui se souviennent des jeux Olympiques de Montréal où l’Iran a eu une présence sportive très importante.

Point de vue canadien :

Certains Canadiens pensent que toutes les femmes iraniennes sont opprimées. La situation n’est pas aussi simple. Les femmes iraniennes sont fortes, talentueuses et dynamiques. Elles travaillent fort dans leurs champs respectifs pour faire progresser le pays. Plusieurs sont très instruites et assument des responsabilités clés dans leurs relations familiales, ce qui, dans le contexte iranien, est très important. Les relations de pouvoir dans les familles commencent aussi à se déplacer puisque de plus en plus de femmes travaillent et contribuent financièrement au revenu de la famille. Les Occidentaux tendent à mettre l’accent sur le port du hejab, mais cela n’empêche pas les femmes de poursuivre leurs intérêts. La réalité est que, malgré l’apparence d’une plus grande oppression que donne le port du hejab, les femmes iraniennes sont nettement en avance sur nombre de leurs consoeurs dans les États du Golfe et au Moyen-Orient en général.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né à Téhéran, le plus jeune de la famille. Il a grandi à Téhéran où il a poursuivi ses études en gestion des affaires culturelles à l'université d'Allameh Tabatabaei. Ses études l'ont emmené à l'étranger pour la première fois à Montréal. Ses domaines d'intérêts professionnels et académiques sont la langue française, la traduction et les relations culturelles. Il vit actuellement à Montréal où il commence un nouveau cycle d'études en septembre 2003. Il est marié et a deux enfants.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle est née à Oliver (Colombie-Britannique, Canada), la cadette d'une famille de quatre enfants. Elle a grandi dans cette ville jusqu'à l'âge de seize ans, lorsqu'elle a entamé des études au Lester B. Pearson College du Pacifique. Elle a fait des études à l'Université d'Ottawa et obtenu un baccalauréat spécialisé en sciences sociales. Elle a ensuite été page à la Chambre des communes, ce qui l'a menée à effectuer un stage d'un an et à voyager pendant un mois dans plusieurs pays européens et en Israël, où elle a étudié leurs systèmes politiques respectifs. Elle a ensuite fait des études à l'Université Waikato de Nouvelle-Zélande. Elle y a obtenu une maîtrise en philosophie. Elle a travaillé plusieurs années dans le milieu gouvernemental et des ONG à Ottawa sur les questions internationales et des femmes. Elle a passé neuf des treize dernières années à voyager, vivre et travailler à l'étranger, notamment en Arabie saoudite, en France et en Iran. Depuis deux ans et demi, elle réside à Vancouver Nord (Colombie-Britannique).

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.