Information culturelle - Jamaïque

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Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Le sport est toujours un bon sujet de discussion, car tout le monde tolérera les différences d’opinions en la matière – en particulier dans le cadre des sports scolaires.

Évitez de discuter de politique, de religion et de sexe. Soyez prudent si vous abordez le sujet de la musique — les paroles de certaines chansons peuvent être controversées et perçues comme discriminatoires par certaines personnes, ce qui pourrait entraîner des ressentiments.

Perspective canadienne :

Il est dans tous les cas recommandé d’éviter de parler de politique, même en période électorale. La politique n’est pas un sujet de conversation neutre sur le plan idéologique. En tant que professionnel venant de l’étranger, votre objectivité serait compromise si vous deviez manifester une préférence quelconque. Le cricket antillais est un sujet fédérateur, à condition que l’équipe gagne. Lorsque l’équipe joue mal, les amateurs locaux ont leur propre opinion sur les joueurs qui sont responsables des défaites. La rivalité avec l’Angleterre existe depuis longtemps, mais elle est moins intense depuis quelques années. Cette rivalité est due sans doute au passé colonial des Caraïbes. Presque tout le monde a un avis sur les nouvelles locales et sur les sujets traités dans les émissions de radio locales. Dans les échanges avec les gens du cru, il est préférable d’adopter un point de vue général ou sociologique.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

Les Jamaïcains utilisent force gestes lorsqu’ils communiquent et expriment leurs sentiments – ils peuvent notamment faire des mouvements des yeux et du corps et même des sons gutturaux. Ces gestes peuvent ne pas toujours être élogieux. Voici des exemples courants :

  • Mains akimbo — les mains sur les hanches et les coudes tournés vers l’extérieur indiquent l’impatience et le défi que les Canadiens pourraient associer à de l’arrogance.
  • Siffler à travers les dents OU comme disent les Jamaïcains « kiss 'im teeth » signifie « faire un son d’ennui, de mécontentement, de mauvais caractère ou de mépris en aspirant de l’air de manière audible à travers les dents et en le faisant passer au-dessus la langue ».
  • Dire « uh-huh » en grommelant — se dit d’un air sarcastique signifie la désapprobation.

Perspective canadienne :

Si vous arrivez à capter seulement quelques mots anglais dans une conversation, vous pouvez remercier l’accent jamaïcain ou le « patois jamaïcain » ou « créole ». Entre eux, les Jamaïcains parlent une version du pidgin anglais. La langue évolue toujours; certaines expressions vous paraîtront donc plus familières que d’autres. Il est préférable qu’un non-Jamaïcain, en particulier une personne dont le mode d’expression est nord-américain, s’en tienne à l’anglais international. Le grand public comprend l’anglais, car l’enseignement primaire et secondaire se fait en anglais international. Il n’est pas nécessaire de parler plus lentement que d’habitude ou d’ajuster son mode d’expression nord-américain, car, en raison de l’afflux d’émissions de télévision américaines, les gens connaissent déjà l’accent nord-américain. L’enseignement primaire est obligatoire; toutes les personnes avec lesquelles vous serez amené à traiter devraient comprendre un minimum d’anglais. Certains étrangers essaieront peut-être d’apprendre quelques expressions locales pour démontrer leur volonté d’assimiler la culture. Cependant, une telle démonstration devrait surtout se faire dans un cadre social, plutôt que dans le milieu professionnel; de plus, elle sera de préférence destinée aux personnes avec lesquelles on entretient déjà de bons rapports.

Sur le plan de la communication non verbale, les professionnels se serrent la main pour se saluer lors des rencontres officielles, en particulier s’il s’agit d’une première rencontre. Cependant, ils ne vont pas forcément se serrer la main lors des rencontres suivantes. La distance acceptable pour les conversations est la distance minimale classique de 45 à 60 centimètres.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les témoignages publics d’affection ou de colère ou l’expression d’autres émotions sont-ils acceptables ?

Perspective locale :

Les Jamaïcains sont généralement très directs. Ils se joindront volontiers à une conversation « privée » et partageront leur point de vue sans y être invités. Faites-vous une raison.

Les démonstrations publiques d’affection ne sont pas la norme. Les démonstrations physiques entre membres de couples du même sexe — comme se tenir la main — ne sont pas acceptées. 

Perspective canadienne :

Les Jamaïcains se vantent de communiquer de façon sincère. Ne vous étonnez pas de voir les pairs ou les gens qui se connaissent bien exprimer passionnément leurs émotions. En tant qu’étranger, vous êtes censé adhérer à vos propres normes culturelles. Dans les rapports professionnels, un collègue canadien sera censé gérer les conflits calmement. Les gens valorisent plus l’honnêteté que la tromperie ou la sournoiserie.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

De nombreux bureaux professionnels – comme les banques, les sociétés d’avocats, d’assurance et de comptabilité offrent des uniformes à leur personnel – en particulier aux femmes. Il convient de toujours porter des chaussures appropriées – c.-à-d. pas de tongs.

Les prénoms ne sont utilisés qu’entre les amis proches dans le milieu de travail, et pas du tout dans les milieux de travail formels. Lorsqu’on utilise le prénom d’une personne, c’est généralement pour afficher une supériorité de classe.

Perspective canadienne :

Les tenues que l’on porte l’été au Canada sur le lieu de travail sont acceptables en Jamaïque. Bien entendu, tongs et débardeurs n’ont pas leur place au bureau. La cravate est facultative pour les hommes. La culture organisationnelle et la présence ou l’absence de climatisation déterminent s’il convient de porter des manches courtes ou longues. Tissu léger et respirant, le coton est recommandé pour les chemises, chemisiers et robes.

Au bureau, il n’est pas rare pour les subalternes de s’adresser à leurs chefs en utilisant la mention de civilité (par exemple, monsieur ou madame) et le nom de famille. Au Canada, dans les organisations où les rapports sont familiers, cela est différent.

En ce qui concerne les horaires, même si un retard de quelques minutes n’est pas inhabituel, de nombreux professionnels aspirent à être ponctuels, notamment lorsque leur bureau reçoit du public. Pour les activités sociales se déroulant hors du bureau, la ponctualité n’est pas prévue. Il arrive souvent que les gens arrivent entre une heure et une heure et demie en retard à une fête organisée chez quelqu’un lorsqu’aucune heure de fin n’a été indiquée et lorsque les invitations se sont faites par le bouche-à-oreille.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles qualités sont les plus prisées chez un superviseur/directeur local ? Comment saurai-je comment mes employés me perçoivent ?

Perspective locale :

Les membres du personnel n’auront généralement pas peur de vous dire ce qu’ils pensent. Ils peuvent vous apporter de petits cadeaux — comme une tranche de gâteau qu’ils ont préparé pendant la fin de semaine, ou des piments de leur jardin. Ils vous raconteront des histoires concernant leur famille, chercheront à vous amener à parler de vous et vous demanderont comment vous allez.

Perspective canadienne :

Les intrigues sont omniprésentes au bureau, et elles sont peut-être plus ardentes qu’ailleurs en raison des rapports étroits qui existent dans une société où les gens se connaissent bien et où le réseau interfère profondément avec les relations interpersonnelles, du fait du faible bassin de population. Cependant, un gestionnaire canadien est censé s’élever au-dessus de la mêlée, être impartial et équitable dans sa prise de décision et ses rapports avec le personnel.

Un gestionnaire est censé jouer un rôle de chef sans être paternaliste. En raison du passé colonial du pays et de sa place à l’avant-garde du mouvement indépendantiste dans les Caraïbes, de nombreux Jamaïcains attachent une importance à l’autodétermination et à l’autonomie.

Il est difficile de dire s’il y a des indices verbaux ou non verbaux qui peuvent donner une idée de la façon dont un chef d’équipe canadien est perçu. On peut cependant affirmer qu’une attitude respectueuse, cordiale et amicale sera probablement payée en retour en Jamaïque comme partout ailleurs.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Dans le milieu de travail, comment les décisions sont-elles prises et par qui ? Est-il acceptable de consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction ?

Perspective locale :

Les décisions en milieu de travail sont prises par le gestionnaire ou conjointement avec un superviseur, lorsqu’il y en a un. Les gestionnaires acceuillent généralement bien les idées soumises par le personnel et les transmettent plus haut par les canaux hiérarchiques appropriés de l’organisation. Il est admis de s’adresser directement au superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction parce que cela signifie que la chaîne de l’autorité est respectée.

Perspective canadienne :

La culture organisationnelle, les types de personnalité et les préférences dictent les décisions et les normes au bureau. La décision de s’adresser à un haut responsable pour obtenir un retour, plutôt qu’à un collègue ou à un gestionnaire d’un échelon inférieur, dépend des rapports que l’on a établis et du fait que le responsable est ouvert ou non.

Les études interculturelles montrent que, dans la société jamaïcaine, le pouvoir n’est pas forcément distribué selon une structure hiérarchique stricte. Les gens auront ainsi davantage tendance à vous voir comme une personne plutôt que simplement comme « le chef ». En règle générale, les relations au bureau sont cordiales; elles peuvent même parfois avoir un caractère familial. Même si les employés d’un échelon inférieur peuvent avoir une attitude déférente à l’égard d’un responsable canadien, attendez-vous à ce qu’ils s’expriment s’ils considèrent que quelque chose est injuste. Il vaut mieux donner aux gestionnaires intermédiaires la latitude dont ils ont besoin pour prendre des décisions au sein de leurs services et laisser au cadre supérieur le soin de s’assurer que la vision, les buts et les objectifs de l’organisation sont atteints. Par conséquent, les nominations aux postes de direction doivent être fondées sur la compétence et correspondre aux valeurs de l’organisation.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Genre — De nombreuses femmes ont des parcours universitaires exemplaires, mais elles sont souvent ignorées dans le cadre des occasions de promotion dans le milieu de travail, et elles sont moins payées que les hommes. On enseigne aux hommes depuis l’enfance que leur rôle est de ne pas montrer d’émotions, d’être le soutien de famille et de contrôler les choses. Malheureusement, la réalité est que les hommes, qui ont un salaire plus élevé, sont rarement les soutiens de famille et ont rarement le contrôle. D’un autre côté, les femmes, peu importe leur position sociale et avec un salaire inférieur, assument souvent le rôle de soutien de famille, et s’occupent de leurs enfants et leurs parents âgés.

Les femmes sont à la tête du ménage dans la plupart des cas – et en général, elles assument toutes les prises de décision du foyer.

Classe — Les hommes et les femmes, avec ou sans qualifications académiques, qui occupent des rôles de leadership élevés sont perçus comme « meilleurs » que les autres et bénéficient d’avantages privilégiés. Ces « avantages » comprennent notamment des invitations à des activités sociales organisées et fréquentées par des Jamaïcains occupant des positions similaires dans le secteur bancaire, financier et politique. La mobilité sociale donne la promesse d’occasions et de débouchés pour la réalisation et l’auto-expression dans le milieu de travail avec un salaire plus élevé et une plus grande reconnaissance.

Généralement,le genre, la classe et l’ethnicitén’ont pas beaucoup d’importance dans le milieu de travail.

Perspective canadienne :

Les mœurs subissent principalement l’influence des valeurs judéo-chrétiennes, qui imprègnent le sentiment moral présent sur le lieu de travail. Le christianisme est la religion la plus pratiquée en Jamaïque ; l’Église adventiste du septième jour, le mouvement pentecôtiste et le courant baptiste sont des confessions religieuses importantes. Un pan appréciable de la population n’appartient à aucune confession. Le rastafarisme est l’une des religions que certains voient aussi comme une idéologie. Le judaïsme, l’islam, l’hindouisme et le bahaïsme sont d’autres religions pratiquées. Les ménages ayant une femme pour chef sont courants en Jamaïque. Il est bien établi que les femmes sont des participantes égales dans la société et dans la vie professionnelle. Il existe des organisations qui défendent les droits des femmes, comme SISTREN, une troupe de théâtre qui aborde les problématiques féminines. Le travail des chercheurs du campus Mona de l’Université des Indes occidentales, en Jamaïque, a souvent une incidence sur la dynamique des rapports hommes-femmes et d’autres mécanismes sociaux dans le pays.

Il y a une diversité raciale sur l’île du fait des migrations et d’une histoire riche, comme en témoigne la présence de Blancs, d’Indiens de l’Inde, de Chinois et de Noirs. La population est à majorité noire d’origine africaine. Les différences entre les gens du cru auront plus tendance à reposer sur la classe que sur la race.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un(e) client(e) avant de faire des affaires ?

Perspective locale :

L’établissement d’une relation personnelle avec un collègue ou un client potentiel doit être minime. Il est important de connaître les gens dans le cadre des activités ou de la collaboration. Toutefois, s’il n’est pas possible de se rencontrer lors d’activités sociales, alors il conviendra de bavarder avant de discuter affaires. Il est préférable de permettre à votre hôte d’entamer la discussion d’affaires.

Perspective canadienne :

L’échange de menus propos est attendu en fonction du contexte et de l’étroitesse des rapports qui devraient s’établir après la première rencontre. La mention d’amis communs ou de collègues permet parfois de briser la glace. Le classique « comment allez-vous ? » suscitera la réponse superficielle à laquelle on s’attend. Même si elles se déroulent sans grande pompe, les opérations commerciales sont censées être légales et transparentes à tous égards. En d’autres termes, la corruption n’est pas une façon acceptable d’arriver à ses fins. Si vous vous rendez en Jamaïque pour affaires, il vaut mieux que vous le mentionniez, même si vous ne faites que vous entretenir avec des partenaires commerciaux potentiels. La distinction est mince entre simplement s’entretenir avec une personne pour mieux la connaître et être perçu comme inquisiteur. Le visiteur canadien devrait être le premier à révéler des choses sur lui-même, quitte aux collègues jamaïcains de faire de même s’ils se sentent à l’aise.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un(e) collègue ou un(e) employé(e) s’attendrait-il à des privilèges ou à des considérations spéciales étant donné la nature de notre relation personnelle ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Non. Ce pourrait être la base d’un fort ressentiment parmi les autres employés ou collègues et ce ne serait pas une bonne idée.

Perspective canadienne :

Les rapports spéciaux ne sont pas rares, étant donné l’absence de formalisme sur le lieu de travail. Cependant, les privilèges ne doivent pas être considérés comme injustes, car le bénéficiaire d’un favoritisme flagrant ne serait pas pleinement accepté par ses pairs sur le lieu de travail, et les expressions de favoritisme pourraient saper la crédibilité d’un gestionnaire.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’éprouve un problème lié au travail avec un(e) de mes collègues. Dois-je le (la) confronter directement ? En privé ou en public ?

Perspective locale :

Parlez toujours à la « partie offensée » en privé d’abord. Il pourrait s’agir d’un simple malentendu qui pourrait être résolu très rapidement.

Perspective canadienne :

Même si une certaine familiarité caractérise les relations et si l’égalité est censée exister entre les collègues et les gestionnaires, les confrontations publiques ne sont pas recommandées. Le désir d’être bien vu par les autres est ancré dans la société. Les collègues ne veulent pas être humiliés publiquement, même si l’on met l’accent sur le « travail d’équipe » ou les « leçons retenues ». Pour les mesures disciplinaires, les confrontations ou les remises à l’ordre, un cadre privé est préférable.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

Outre l’argent, les éloges pour un travail bien fait sont acceptables. Ces éloges peuvent être faits en privé ou lors d’une réunion publique avec d’autres collègues.

Perspective canadienne :

L’idée du travail d’équipe, plutôt que celle de la concurrence, se révélera probablement plus efficace. L’idée de mettre en valeur l’organisation ou de bien la représenter sera plus susceptible de porter fruit. Des mécanismes comme l’« employé de la semaine » pourraient engendrer de la concurrence et s’avérer improductifs pour l’organisation dans son ensemble.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) locale(s), veuillez suggérer : des livres, des films, des émissions de télévision, de la musique et de la nourriture.

Perspective locale :

Sites Web : www.jamaicans.com

The Jamaica Gleaner propose une série intitulée Pieces of the Past qui présente un résumé des divers peuples qui composent la population jamaïcaine.

Livres — Encyclopaedia of Jamaican Heritage, d’Olive Senior;

Films : The Harder They Come.

Perspective canadienne :

Livres (éventuellement disponibles dans les bibliothèques publiques canadiennes ou vendus sur amazon.com) :

History of Jamaica de Clinton Black (vendu sur Amazon.com).

In Focus Jamaica: A Guide to the People, Politics and Culture (collection de guides In Focus) de Peter Mason.

Exceptional Violence: Embodied Citizenship in Transnational Jamaica de Deborah A. Thomas.

Films : Le film Rasta Rockett est un film très connu sorti en 1993, mais il illustre la nostalgie et la fierté nationale de l’équipe de bobsleigh jamaïcaine, désormais célèbre, qui a participé aux Jeux olympiques d’hiver de 1988 au Canada, même si la Jamaïque n’a pas de neige. Le film est un récit romancé de l’aventure. Cet article, tout comme celui-ci, comparent le film avec la réalité.

Nourriture : Tous les Jamaïcains seront fiers de recommander les plats suivants :

Akée et poisson salé. L’akée est un fruit savoureux de la région qui est servi habituellement avec un mijoté de morue.

Queue de bœuf accompagnée de haricots et de riz. La queue est servie en ragoût avec du riz et des haricots rouges.

Le punch cacahouètes est une boisson sucrée composée de cacahouètes; il est donc très riche en protéines.

Il y a aussi le « jerk », un assaisonnement que l’on ajoute à presque tous les plats de viande ou de poisson. Il s’agit d’un mélange de tout ce qui peut contribuer à faire d’un plat un délice. Combinez dans votre esprit du thym, de la cannelle, du persil, du piment, de la muscade, du sucre, du sel et tous vos assaisonnements préférés, et vous aurez une idée du parfum du « jerk ».

Musique : Le reggae est le produit d’exportation culturel le plus connu et est toujours le genre musical le plus populaire. La musique populaire nord-américaine influence aussi les styles de musique locaux et est très largement diffusée par les radios locales. 

Certains artistes reggae sont des monuments et figurent au temple de la renommée de la musique reggae jamaïcaine. Citons, par exemple, Bob Marley (Redemption Song; One Love), Peter Tosh (Get up, Stand up; Mama Africa, Bush Doctor) et Toots and the Maytells (54-46 Was My Number; Take Me Home Country Roads).

Les artistes plus contemporains qui font parler d’eux sont :

Tessanne Chin, l’artiste-interprète jamaïcain qui a remporté la saison 5 de The Voice, diffusée sur NBC en 2013. Omi, dont le vrai nom est Omar Pasley, un artiste-interprète qui monte et qui vient de signer un contrat avec Ultra Music, une filiale de Sony Music (chanson recommandée : Cheerleader).

Au fil des ans, certains des meilleurs artistes reggae ont adopté le genre chrétien, tels que Lady Saw, Stichie, Chevelle Franklyn et Papa San.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

La culture jamaïcaine tourne autour de la musique, du sport, de la cuisine et de l’amusement en famille. Vous trouverez tous ces éléments à n’importe quel point d’eau local ; là vous pourrez vous mêler à la foule et vous immiscer dans les conversations sur divers sujets. C’est une excellente école, en particulier avec un verre de rhum à la main. Attention : ne buvez jamais plus d’un verre de rhum blanc jamaïcain ! C’est un rhum brut à 100 % non raffiné qui a un effet douloureux sur une personne qui n’est pas habituée à ce type d’alcool fort.

Perspective canadienne :

En général, la fin de semaine, les gens se détendent, socialisent et voient leur famille et leurs amis. Pour s’amuser la fin de semaine, le mieux est d’avoir un cercle de relations bien établi.

Les matchs de soccer de l’équipe nationale (les Reggae Boyz) et de l’équipe féminine (les Reggae Girlz) qui se jouent à domicile sont habituellement des moments de fierté nationale et d’enthousiasme sportif. En Jamaïque, on dit « football » à la place de « soccer ». Les festivals et les spectacles sont annoncés sur les ondes des radios locales (comme Radio Jamaica et RJR94 FM) ou recommandés par des amis.

Le dimanche après-midi, le pique-nique en famille et avec des amis est une autre activité relaxante. Les musées sont maintenant ouverts le dimanche (le Musée national de la Jamaïque, le Musée d’histoire naturelle et la Galerie nationale). Il y a une certaine vie nocturne dans le Nouveau-Kingston. Dans la capitale, le Carib Theatre attire aussi de nombreux cinéphiles.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Les héros établis sont les suivants : George William Gordon, Paul Bogle, Nanny, Sam Sharpe, Marcus Garvey, Alexander Bustamante et Norman Manley. 

Toutefois, les gens ont adopté le chanteur/compositeur, Bob Marley, comme leur héros culturel et plus récemment Usain Bolt pour ses prouesses sur la piste.

Perspective canadienne :

Certains héros jamaïcains jouissent d’une renommée internationale, tels que Marcus Garvey (panafricaniste), Bob Marley (musicien et artiste reggae), Usain Bolt (athlète), Norman Manley (érudit et politicien) et Alexander Bustamante (politicien). Les figures de l’athlétisme jamaïcain sont particulièrement populaires pendant les manifestations et les compétitions sportives internationales.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Les Jamaïcains ont des antécédents de migration vers le Canada depuis que le pays est devenu une colonie britannique. En 1796, les Jamaïcains sont arrivés en Nouvelle-Écosse pour aider à construire la Citadelle à Halifax et depuis lors ils ont établi des relations commerciales avec le Canada avec l’exportation de rhum vers Terre-Neuve en échange de morue; les Jamaïcains ont participé au Programme des travailleurs étrangers temporaires du Canada et à son Programme de travailleurs saisonniers agricoles. Les sociétés canadiennes ont également ouvert des bureaux locaux en Jamaïque dans des domaines tels que les services bancaires et le commerce, employant des Canadiens et des Jamaïcains locaux. 

Perspective canadienne :

Il n’existe aucun événement historique partagé. Du fait de son passé colonial, la Jamaïque a plus de choses en commun avec le Royaume-Uni.

Les migrations et le commerce lient la Jamaïque au Canada essentiellement. En 2013, la Jamaïque figurait parmi les 15 pays fournissant le plus d’immigrants au Canada.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Au fil du temps, les perceptions des Jamaïcains par les Canadiens ont évolué en raison de l’exposition de l’île aux voyages et à la technologie. Ainsi, les Jamaïcains sont à présent considérés comme des personnes qui travaillent dur, qui sont fières, loyales, agressives, pleines d’humour, avec des styles de leadership fermes – des caractéristiques qui mènent à des relations efficaces.

Les Jamaïcains acceptent les Canadiens, même si certains Jamaïcains, en particulier dans les régions touristiques, peuvent les considérer comme des nantis. Les habitants de Kingston, le siège des affaires, considéreront les Canadiens comme leurs égaux. 

Perspective canadienne :

Les Canadiens doivent se méfier des stéréotypes dépeignant les Jamaïcains comme des personnes décontractées qui fument de l’herbe et dont les expressions favorites sont « yeah mon » et « no problem ». Les Jamaïcains sont aussi perspicaces, complexes, multidimensionnels et avertis socialement et politiquement que n’importe quel autre peuple dans le monde.

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Autre représentation fausse et stéréotypée : celle du malfaiteur agressif tant en Jamaïque qu’à l’étranger. La couverture médiatique gravite souvent autour des cas extrêmes. Certes, il existe des facteurs socioéconomiques qui contribuent à l’activité criminelle dans tous les pays.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

Je suis née à Kingston, en Jamaïque et j’ai vécu à Londres, en Angleterre et à New York, aux États-Unis. Après être retournée en Jamaïque, je me suis activement impliquée dans la préparation des célébrations annuelles du Jour de l’Indépendance qui est célébré au mois d’août. Le Festival, comme on l’appelle, fut un événement qui a présenté les arts du spectacle de la Jamaïque qui a mené à l’indépendance de l’île en août 1962. Ces préparatifs ont permis l’exposition à de nombreuses cultures de l’île. Ces cultures variaient d’une paroisse à l’autre en ce qui a trait au nom des aliments, aux formes de musique/danse, à la religion, etc. 

Mon implication dans le Festival a stimulé mon intérêt à connaître la culture du Canada que je continue à découvrir en parcourant le pays depuis je suis établie à Ottawa.

Perspective canadienne :

L’EM est un ancien correspondant régional qui a travaillé pour des bureaux journalistiques en Jamaïque, dans les Caraïbes orientales et aux îles Vierges britanniques. Il réside maintenant au Canada et il a travaillé pour des organisations internationales dans le domaine de la communication. Il a enseigné la communication interculturelle et la communication organisationnelle à l’université.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.