Corée, République de

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Les sujets à aborder sont les passe-temps ou la famille – vous pouvez aussi vous enquérir de la santé de vos interlocuteurs. Les Coréens peuvent vous demander si vous êtes marié et ce que font vos parents.

Les Coréens entre eux voudront savoir au premier contact de quelle ville viennent leurs interlocuteurs ou quelle université ils ont fréquentées. Ces questions semblent anodines et légères, mais si on les pose dans un mauvais contexte, elles pourraient embarrasser certains Coréens. Les liens régionaux sont très solides en Corée et bien que plusieurs écoles offrent une très bonne éducation, quelques universités choisies sont plus huppées que les autres – et les Coréens poseront des questions à ce sujet pour juger du « statut » des gens qu’ils rencontrent.

En ce qui a trait à l’humour, la plupart des Coréens n’apprécient pas ou ne comprennent pas les styles caustiques d’humour.

Point de vue canadien :

D’ordinaire, les Coréens posent des questions sur la famille (par exemple, le nombre de frères et de soeurs) aux gens qu’ils viennent tout juste de rencontrer. Dans les milieux de travail, les questions adressées au premier contact sont en général un peu plus fouillées qu’elles ne le sont chez les Occidentaux (on vous demandera, par exemple, « Êtes-vous marié? » « Quel âge avez- vous? »). De telles questions ne sont pas jugées inconvenantes en Corée et il ne faut pas vous laisser désarçonner, si on vous les pose.

La cuisine est un sujet neutre, mais efficace pour briser la glace. Vous pourriez décrire vos expériences de la cuisine coréenne, en insistant sur les spécialités que vous avez aimées.

Les Coréens sont souvent curieux de la vie à l’étranger. Un autre sujet de discussion serait de décrire la vie au Canada par comparaison à la Corée. Un conseil, soyez toujours positif envers le pays hôte.

L’humour coréen peut être très différent de certaines formes d’humour canadien. La plupart des Coréens n’apprécient pas l’ironie de style canadien. Au début, le meilleur moyen de maintenir une atmosphère cordiale et ouverte est d’afficher un esprit ouvert. Avec le temps, vous comprendrez le sens local de l’humour coréen. Ce n’est pas parce que les Coréens rient que vous êtes nécessairement amusant; le rire peut parfois exprimer leur embarras.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

La distance personnelle en Corée est comparable à celle en Amérique du Nord. Par tradition, le contact visuel est évité, particulièrement quand on s’adresse aux Aînés. Mais aujourd’hui, le contact visuel au cours d’une conversation est de plus en plus courant. Le toucher est acceptable, surtout entre amis. Les femmes se tiennent souvent par la main lorsqu’elles marchent dans la rue.

Les Coréens ne font généralement pas de gestes, avec bien sûr, quelques exceptions. Les expressions faciales sont habituellement moins fréquentes qu’en Amérique du Nord.

À Séoul (la capitale) et dans les régions avoisinantes, le ton de voix est généralement doux et aimable ou poli. Dans certaines régions, particulièrement dans le sud-est, le ton de voix peut-être beaucoup plus agressif dans les discussions de caractère général.

Les Coréens sont parfois très francs et posent des questions qui peuvent décontenancer les Nord-Américains qui ne s’y attendraient pas et qui pourraient juger ce genre d’intrusion inconvenante (par exemple, quel prix vous avez payé pour un objet et quel est votre revenu).

Point de vue canadien :

Dans les conversations, les Coréens ont en général le même sens d’espace personnel que les Canadiens. Toutefois, la Corée est un pays de très forte densité de population. Les gens dans les ascenseurs et les autobus sont beaucoup plus serrés qu’au Canada. Vous pourriez aussi trouver difficile de marcher dans les rues très achalandées, tant que vous ne vous n’y serez pas habitué.

Si vous avez affaire à une personne d’âge moyen ou plus jeune, le contact visuel ne pose généralement pas de problème, les étiquettes coréenne et nord-américaine à ce sujet étant similaires. Toutefois, des personnes dans la cinquantaine ou plus âgées pourraient trouver inconvenant que vous mainteniez un contact visuel trop long. À l’occasion, certains hommes âgés peuvent regarder fixement un étranger et l’expérience est parfois déconcertante. Les ressortissants étrangers appellent ce regard « ajoshi » (ajoshi est un titre utilisé pour s’adresser à un homme mûr). À mon avis, cette attitude relève davantage de la curiosité que de l’hostilité.

Au fur et à mesure que les relations personnelles se développent, le toucher occasionnel est acceptable. Les hommes tendent à se toucher plus souvent que cela ne se fait entre Occidentaux. Par exemple, on ne doit pas être interpréter comme une sorte d’avance sexuelle une main posée sur le genou entre partenaires masculins, particulièrement au cours d’activités sociales après les heures de travail. C’est l’équivalent d’une tape sur le dos et le signe qu’une amitié se développe.

Au premier contact en milieu de travail, les Coréens inclineront légèrement la tête et vous tendront la main. La poignée de main est généralement plus molle qu’au Canada. Évitez de serrer trop fort la main de votre interlocuteur. Des cartes d’affaires sont échangées par la suite – tendez votre carte des deux mains et acceptez la carte de vos collègues de la même manière. Lisez-la rapidement avant de la ranger.

La règle des deux mains est une bonne norme à suivre. Offrir ou recevoir un objet avec les deux mains est un signe de respect. Elle s’applique même aux paiements dans les magasins, bien que les caissiers dans les services ou les magasins d’alimentation achalandés puissent ne pas l’observer.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Traditionnellement, les démonstrations d’affection en public n’ont jamais été fréquentes. Les Coréens des jeunes générations sont plus ouverts et ils se promènent bras dessus bras dessous et s’embrassent parfois en public.

D’ordinaire, les manifestations de la colère en public ne sont pas acceptées, mais elles sont plus fréquentes qu’en Amérique du Nord.

Point de vue canadien :

Les démonstrations d’affection en public sont de plus en plus fréquentes parmi la jeune génération. Toutefois, hors des campus universitaires, les gens sont plus conservateurs que les Occidentaux. La manifestation de la colère est difficile à catégoriser. On peut voir plutôt des emportements passagers entre deux personnes qui ont un différend (par exemple, au cours d’un accident de voiture). Dans la bonne société, de tels débordements sont désapprouvés. Vous devez être conscient que les Coréens essaient de lire les émotions de leurs interlocuteurs étrangers. Un signe déclaré de mécontentement aura plus de conséquences dans un milieu de travail coréen qu’en Occident. Il est important d’observer les règles de la civilité en milieu de travail.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

En général, la tenue vestimentaire en milieu de travail est plus habillée qu’au Canada. Les hommes portent presque toujours le costume. Les femmes évitent les toilettes trop décontractées.

Les Coréens s’adressent à leurs supérieurs avec respect et bienveillance. Ils emploient les titres, plutôt que le prénom ou le nom. Le président d’une compagnie sera appelé en coréen « Monsieur le président » par un subordonné et non pas « Monsieur Kim » (Kim étant le nom de famille).

Au travail, les collègues sont appelés par leur titre et le nom de famille – ce qui reflète un certain degré de formalité. Par exemple, Monsieur et Madame Park doivent être appelés Park son-seng-nim. « Son-seng-nim » signifie professeur au sens littéral. Ce titre peut être aussi utilisé comme marque de respect à l’égard d’un collègue.

Si vous entretenez des rapports plus familiers, le nom de famille peut être utilisé suivi du suffixe « shi ». Madame Lee Su-mi (le nom de famille précède le prénom) serait appelée « Su-mi shi ».

Le statut est important et respecté en milieu de travail et dans la société. La grammaire coréenne est construite autour des niveaux de formalité pour refléter ce statut.

Les délais, s’ils sont liés au travail, doivent être respectés. Les Coréens sont très gênés de demander à un supérieur de prolonger un délai.

Les congés sont moins souples qu’au Canada. Mis à part les congés de maladie et pour obligations familiales, les superviseurs sont peu enclins à donner des congés à leurs employés, qui répugnent aussi à en demander.

Être à l’heure est très important. La plupart des gestionnaires s’attendent à ce que les travailleurs arrivent tôt au travail. Habituellement, les employés n’aiment pas quitter leur travail à l’heure fixée. Cette pratique est en train d’être revue mais lentement.

Point de vue canadien :

L’habillement est en général plus formel qu’au Canada. Le costume est la norme (sinon une exigence) pour les hommes. Les femmes doivent éviter de s’habiller de façon trop décontractée. En Corée, j’ai découvert que les étudiants universitaires s’habillaient mieux que je ne le faisais au Canada.

La façon de s’adresser aux superviseurs et le respect envers les collègues de travail sont très importants en Corée. Mis à part les titres, il y a différentes conjugaisons de verbes pour marquer différents niveaux de formalité.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

De bonnes études sont très importantes en Corée. L’expérience est aussi très importante chez les leaders, qui ne doivent pas être trop « mous » ou sans personnalité. Le travail ardu et de longues heures passées à l’ouvrage sont des facteurs clés de promotion.

Si le gestionnaire est étranger, les travailleurs s’attendent à un style de gestion plus ouvert, ainsi qu’à plus de souplesse et à moins de formalité que dans un milieu de travail coréen.

Les employés trouvent difficile de communiquer leurs sentiments de mécontentement auprès d’un supérieur. Si le supérieur est jugé bon, les employés feront un effort particulier pour se montrer toujours aimables.

Point de vue canadien :

Les Coréens accordent une très grande importance à l’éducation. Il existe en Corée un groupe d’universités semblables au cercle des grandes universités privées du Nord-Est des États-Unis. Leurs étudiants ont le plus de chances d’être promus parmi les rangs de gestionnaires. Toutefois, la Corée se tourne lentement vers les résultats et des changements se font sentir dans le système de sélection des gestionnaires.

Dans le passé, les promotions étaient basées sur l’ancienneté. Toutefois, cela commence aussi à changer, puisque le mérite joue un rôle de plus en plus important.

Un gestionnaire ouvert aux nouvelles idées est très apprécié par ses subordonnés. Jusqu’à récemment, les structures de gestion coréennes étaient plutôt rigides, et les idées étaient générées au sommet de la hiérarchie, sans grande participation de ceux qui devaient les mettre en oeuvre.

Les Coréens apprécient le travail ardu et n’aiment pas quitter le bureau tant que leur superviseur y travaille.

Si vous êtes un superviseur, vos subordonnés seront normalement polis envers vous et vous saurez ce qu’ils pensent de vous si vous êtes accessible. Le meilleur moyen d’administrer vos subordonnés est de combiner de bonnes aptitudes de leadership à une grande ouverture aux idées des autres.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

En général, les travailleurs sont dirigés par les superviseurs, mais ils ont quelques occasions de faire connaître leurs points de vue. Traditionnellement, la gestion est descendante. Dans certains cas, les travailleurs ont de plus en plus la possibilité de formuler de nouvelles idées.

Les supérieurs communiquent avec leurs subordonnés pour les renseigner sur leur rendement au travail, sur ce qu’ils font bien et sur les points à améliorer.

Point de vue canadien :

D’ordinaire, les décisions et les idées sont prises du haut vers le bas, sans grande discussion. Toutefois, il semble se développer une plus grande ouverture à la rétroaction des travailleurs de première ligne.

Un bon superviseur doit entretenir un climat dans lequel les travailleurs se sentent libres de s’adresser à lui pour une rétroaction ou des réponses à des questions. Cela peut être fait en encourageant ou en sollicitant les points de vue des employés au moment voulu.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : Les hommes ont d’ordinaire de meilleures chances d’avancement et sont mieux rémunérés que les femmes. Les hommes obtiennent souvent un meilleur traitement de leurs supérieurs.

Religion : La religion n’est pas un facteur en milieu de travail.

Classe : Les idées qu’un Coréen se fait des gens sont souvent déterminées par l’emploi et le niveau d’instruction de ces derniers, beaucoup plus qu’au Canada. Ceux et celles qui ont fréquenté les « bonnes » écoles et universités sont souvent plus respectés et mieux traités. Si quelqu’un vient d’une région différente de la leur, les Coréens peuvent avoir des préjugés à son égard. Les employeurs favorisent les diplômés des universités qu’ils ont fréquentées et ceux qui viennent de la même région.

Origine ethnique : Contrairement au Canada, la société coréenne n’est pas multiculturelle. Mis à part quelques résidents chinois et des travailleurs étrangers, la population est homogène et entièrement d’origine coréenne. Les Coréens sont souvent très cordiaux à l’égard des étrangers mais ils peuvent aussi être soupçonneux, à l’occasion. Le trait le plus fort est la curiosité.

La chose la plus importante dont il faut se souvenir est de traiter les Coréens avec respect. Cependant, faites attention à ne pas accorder votre confiance à n’importe qui, parce que certains Coréens essaient de profiter des étrangers (comme cela se produit au Canada). La Corée a vécu plusieurs guerres menées par des puissances étrangères et certains Coréens ont de la difficulté à faire confiance aux ressortissants étrangers.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : La Corée traîne loin derrière la plupart des pays occidentaux en ce qui a trait à l’égalité des sexes. Les femmes sont moins bien traitées que les hommes dans diverses situations. Les parents préfèrent encore les garçons. Même le tabac est interdit aux femmes, sauf aux Aînées. Une femme vue en train de fumer peut faire l’objet de harcèlement des hommes qui la croisent. Les choses commencent à changer et l’usage du tabac est malheureusement de plus en plus fréquent parmi les jeunes femmes comme un signe d’affirmation de soi.

Religion : Bien qu’elle soit homogène sur le plan ethnique, la Corée compte deux religions principales – le bouddhisme et le christianisme. Les sondages, quoique variables, laissent supposer que la population se répartit presque également entre ces deux mouvements. La religion n’est toutefois pas un facteur dans les relations personnelles ou professionnelles. Il en résulte que les Coréens considèrent parfois la religion comme un sujet de bavardage. Votre interlocuteur pourrait, par exemple, vous demander « Êtes-vous chrétien? », peu de temps après vous avoir rencontré dans une situation informelle. En ce qui a trait à la religion, les ressortissants étrangers en Corée s’étonnent souvent de voir ce qui leur semble être une croix gammée aux fenêtres ou peinte sur les autobus. Notez qu’elle n’a pas la signification qu’on lui attribue. Il s’agit d’un signe bouddhiste qui identifie un temple ou une organisation communautaire bouddhiste.

Classe : Les Coréens peuvent avoir une très forte conscience de classe, qui se définit principalement par l’emploi. Les médecins, les avocats et les diplomates sont hautement considérés. Malgré l’homogénéité ethnique du pays, l’attitude des Coréens à l’égard de leurs collègues peut aussi être déterminée par leur loyauté envers leur région. Les présidents du pays ont toujours eu tendance à favoriser la région d’origine, une fois au pouvoir.

Origine ethnique : Comme il a été mentionné précédemment, la Corée est très homogène au plan ethnique. À l’instar de plusieurs pays européens, sur le nationalité en Corée est déterminée par les liens du sang. De plus, il n’existe pas d’équivalent au statut de « résident permanent ». Les travailleurs étrangers doivent renouveler leur visa de travail chaque année et ils n’ont pas la liberté de changer d’employeur. Quelques employeurs coréens sont tentés de profiter des travailleurs étrangers pris dans un tel système.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Établir des relations personnelles est une partie importante de la conduite des affaires en Corée et un trait saillant de la culture coréenne. Les collègues prendront souvent un verre ensemble pour établir ces relations. Notez que les Coréens prennent plaisir à payer l’addition à tour de rôle. Une addition n’est jamais partagée.

Point de vue canadien :

Les relations sont très importantes en ce qui a trait aux affaires. À l’exception des réunions tenues au bureau, les relations d’affaires se font souvent en situations sociales. Cela peut prendre la forme d’une partie de golf, de la visite d’une « salle de chant » ou d’un repas avec boissons. Ces relations personnelles établissent la confiance et améliorent les relations de travail entre les partenaires en affaires ou les collègues de travail.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Les contacts personnels sont essentiels (particulièrement s’ils ont fréquenté la même école, s’ils sont des amis d’enfance et viennent de la même région) et les gestionnaires peuvent y voir des raisons suffisantes pour leur accorder un traitement de faveur - mais ils ne le feront pas ouvertement.

Les employeurs donnent souvent des primes monétaires à leurs employés à l’Action de grâces coréenne, appelée Chu Sok, au Nouvel An et à d’autres occasions, durant l’année. Cela aide à maintenir le moral.

Point de vue canadien :

Certains Coréens pourraient s’attendre à un traitement préférentiel en raison d’une relation personnelle. Toutefois, je n’ai pas eu l’expérience de telles situations. Sortir avec mes collègues semble juste faire partie du travail quotidien.

Les Coréens ont toutefois un cercle d’amis intimes basé sur l’amitié forgée dans leur jeunesse ou à l’université. Ces relations sont les plus fortes de toutes (à l’exception des liens familiaux) et des faveurs et des traitements particuliers peuvent être échangés dans ces cercles, quoique je ne sois pas certain de la mesure dans laquelle cela se fait.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Que vous affrontiez directement ou non une personne au sujet d’un problème lié au travail dépend de votre style personnel, plutôt que de la culture coréenne. Si vous tenez à le faire, faites-le en privé.

Si vous avez offensé un collègue ou si vous lui posez des problèmes, vous ne le saurez sans doute pas directement. Néanmoins, vous pourriez observer que la personne en question vous traite différemment des autres collègues. Par exemple, elle pourrait ne pas vous offrir de casse-croûte apporté au bureau.

Point de vue canadien :

Si un collègue vous pose un problème lié au travail, je recommanderais de montrer le même tact et respect que vous voudriez que l’on manifeste à votre égard (c’est-à-dire aborder le problème en privé, avec diplomatie). Si vous posez des problèmes à un collègue, vous pouvez vous attendre à ce que sa civilité et sa politesse demeurent intactes. Cependant, vous pourriez constater qu’il n’est pas aussi « amical » qu’à l’ordinaire (par exemple, il ne réagira pas à vos plaisanteries ou même ne répondra pas aux invitations faites à tous les employés du bureau).

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Le système coréen d’éducation et d’examen pousse les étudiants à travailler et à étudier de très longues heures. Les adultes, eux, sont stimulés par les mêmes facteurs qui motivent les travailleurs nord-américains – satisfaction au travail, gestionnaires efficaces, bonnes conditions de travail et primes (au besoin).

Point de vue canadien :

Les Coréens sont habituellement très loyaux envers les employeurs qui sont loyaux à leur égard et qui les traitent avec respect. Ils tirent leur satisfaction du travail bien fait. Comme presque tous les autres travailleurs, la rémunération est un facteur de motivation – c’est-à-dire une rémunération équitable pour le travail effectué.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

L’Ambassade de Corée à Ottawa possède un centre culturel où l’on trouve des livres et des cassettes vidéo sur la Corée. Les préposés sont très serviables envers les visiteurs désireux de mieux se renseigner sur la Corée.

Point de vue canadien :

Vous pourrez vous procurer un livre fantastique intitulé Ugly Americans/Ugly Koreans, (peut-être l’inverse) qui analyse certaines incompréhensions culturelles qui peuvent apparaître lorsque l’Orient rencontre l’Occident. Vous pourriez consulter quelques sites Web des quotidiens en langue coréenne qui offrent aussi certains articles en anglais. Je citerais notamment : http://english.chosun.com/, http://english.donga.com/.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

En Corée, vous pourriez visiter les marchés extérieurs traditionnels – les plus grands à Séoul sont Tong Dae Moon et Nam Dae Moon. Le quartier artistique – In Sa Dong – offre aux visiteurs une vue intéressante sur les arts et l’artisanat nouveaux et traditionnels coréens.

Séoul possède plusieurs centres culturels et théâtres. Si vous y travaillez, demandez à un collègue de travail local de vous renseigner ou de vous amener à une représentation traditionnelle musicale et théâtrale.

Les ressortissants étrangers peuvent aussi se procurer le Korea Herald, un quotidien de langue anglaise.

La station de télévision Arirang diffuse des bulletins de nouvelles sur la Corée en langue anglaise, ainsi que des émissions populaires et des films anciens traduits.

Vous pourriez aussi assister à des événements sportifs intéressants, par exemple à des rencontres de lutte coréenne (shirum), de baseball, de football (soccer) et de basket-ball.

Les collègues vous inviteront souvent à visiter certains sites d’attraction de leur pays et à des événements.

Point de vue canadien :

Si vous en avez l’occasion, vous devriez visiter Kyong-ju qui est la capitale de l’un des anciens royaumes coréens. Plusieurs musées et temples historiques s’y trouvent. À Séoul et dans les environs, vous pourrez assister à des attractions telles que des concerts de musique traditionnelle et des expositions d’art. On trouve des cafés partout en Corée. Ils sont souvent très bien décorés et les prix varient considérablement de l’un à l’autre. Ce sont des endroits exceptionnels pour passer un moment et lire ou y tenir des discussions. Les portions sont généralement plus petites qu’au Canada. Si vous préférez la quantité à la qualité (c’est-à-dire pour satisfaire une dépendance à la caféine), il est préférable de vous rendre dans le McDonald le plus proche.

Pour ceux qui aiment la viande, je conseillerais les spécialités appelées bulgoki (boeuf grillé) et sam gye tang (soupe au poulet et au ginseng).

Les végétariens aimeront probablement le bibimbap (riz cuit à l’étuvée accompagné de légumes coréens choisis, de sauce chili épicée et surmonté d’un oeuf). Précisez bien que vous ne voulez pas de viande, parce que du boeuf haché est parfois ajouté à ce plat.

Tous les étrangers devraient essayer les kimchees. Il s’agit d’un grand nombre de plats d’accompagnement. Le plat classique est le bechoo kimchi, qui est du chou fermenté avec une pâte de piments rouges et d’épices mélangées (je ferai remarquer aux végétariens que des sauces au poisson sont parfois rajoutées). Pour les végétariens, il sera sans doute plus prudent de prendre des mool kimchees – ce sont des plats d’accompagnement moins épicés et sans sauce au poisson.

Pour toutes autres spécialités, vous pourriez interroger vos collègues. Ils pourront vous recommander leur restaurant favori pour une spécialité donnée.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

La Corée a plusieurs musiciens classiques réputés. Certains ont étudié chez Juliard. Joh Su-mi (chanteur), Jong Myong-hoon (chef d’orchestre) et Jong Kyong-hwa (violoniste) sont des exemples de quelques grands musiciens classiques.

Dans le domaine des sports, Park Chan-ho est un joueur célèbre de base-ball et Park Se-rhee est très connu dans le monde du golf.

Les héros historiques comprennent le roi Sejong le Grand, qui a inventé l’écriture phonétique coréenne appelée Han-Gul, et qui a permis à l’alphabétisation de se développer, et l’amiral Yi Sun-sin, qui s’est battu contre la marine japonaise dans des « tortues », les premiers vaisseaux cuirassés.

Point de vue canadien :

Park Chun Hee est encore considéré comme un héros par de nombreux Coréens. Il s’agit d’un général autoritaire, qui a mis de l’ordre dans les industries lourdes de la Corée et présidé au développement économique et social du pays, à ses débuts. Il a exigé beaucoup de ses citoyens et a fait preuve de très peu de patience à l’égard de la démocratie et des manifestations. Mais il est considéré comme un leader qui a travaillé à la défense des intérêts premiers du pays, même aux dépens des siens. Les gens se souviennent aussi avec affection de sa femme qui a été assassinée par des agents nord-coréens, alors qu’elle faisait un discours.

Sae Jong est le souverain coréen qui a introduit le système d’écriture Hangul. Sa méthode d’écriture phonétique a permis d’étendre l’alphabétisation au peuple, alors que l’élite seule utilisait les idéogrammes du chinois, pour écrire en coréen.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Le Canada s’est joint aux Forces des Nations Unies lors de la Guerre de Corée.

Un certain nombre d’étudiants coréens viennent au Canada pour étudier l’anglais.

Au cours des cinq ou dix dernières années, de nombreux Coréens se sont installés au Canada. Plusieurs continuent d’y émigrer.

Point de vue canadien :

Les gens se souviennent du Canada pour le rôle qu’il a joué dans la Guerre de Corée. Une visite au cimetière des Nations Unies à Pusan (deuxième plus grande ville coréenne) est une expérience émouvante.

En général, le Canada suscite de l’intérêt et est bien considéré.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Coréens ont en général une bonne opinion du Canada et des Canadiens.

Point de vue canadien :

Les Canadiens résidant à l’étranger, comme tous les autres étrangers, ont tendance à se rappeler les meilleurs aspects de la vie au Canada et à les comparer aux facettes de la vie qu’ils trouvent difficile à accepter dans un nouvel environnement. Il est important de garder un esprit ouvert. À l’occasion, je me suis surpris à me plaindre de la vie en Corée; mais avec le recul du temps, cela s’est estompé et j’ai eu du mal à me rappeler les sources de mes frustrations. Toutefois, je retiendrai plusieurs choses qui resurgissent au cours de conversations.

Les questions touchant à l’égalité des hommes et des femmes sont des sujets difficiles et cela se comprend. La dynamique différente qui existe entre les sexes est une source de frustration pour beaucoup de Coréens et de ressortissants étrangers.

Les plats se servent très chauds. Les soupes sont souvent amenées à la table encore en train de bouillir dans le récipient où elles ont été préparées. Typiquement alors, les Coréens « lapent » à grand bruit les aliments qu’ils boivent ou mangent pour les refroidir. Cela peut donner l’impression qu’ils manquent de manières. Toutefois, leurs règles de bienséance et d’étiquette à table sont hautement sophistiquées.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née à Pusan, en Corée du Sud. L'aînée d'une famille de quatre enfants, elle a grandi dans cette ville dans le sud-est du pays jusqu'à l'âge de 18 ans quand elle a ensuite poursuivi ses études à Séoul et obtenu un baccalauréat en enseignement du coréen de l'Université des femmes Ehwa. Après quoi, votre interprète culturelle a émigré au Canada pour s'installer à Ottawa, en Ontario. Elle réside actuellement au Québec, à Gatineau. Elle est mariée et n'a pas d'enfants.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né au Québec, à Montréal. Il a grandi dans la ville de North Bay, en Ontario et a fait des études internationales au Collège Glendon, de l'Université York, à Toronto. Il a séjourné pour la première fois en Corée, où il a enseigné l'anglais, de 1996 à 1998. Après quoi, votre interprète culturel s'est installé à Ottawa afin de poursuivre des études en affaires internationales (études en développement) et il travaille actuellement dans le secteur publique.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.