Sri Lanka

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Faire bonne impression au moment de rencontrer une personne la première fois est toujours important. Il s’agit d’une occasion idéale d’établir de bonnes relations et un dialogue efficace. De plus en plus de Sri Lankais savent parler ou comprendre l’anglais, donc il n’y a aucune barrière aux communications comme elles auraient lieu d’ordinaire au Canada.

Au Sri Lanka, les sujets de discussion varient selon la personne ou la situation. Parler de la famille a toujours été un sujet populaire chez les Sri Lankais en raison du fait que le tissu social est souvent centré sur la famille élargie. Parler des buts de votre visite/affectation au Sri Lanka est un autre thème utile qui vous aidera à bâtir de bons rapports, particulièrement la première fois que vous rencontrerez votre équipe.

Le cricket est le sport le plus populaire au Sri Lanka, autant que le hockey sur glace au Canada. Il s’agit donc d’un sujet très populaire dans toute conversation ordinaire, particulièrement chez les jeunes Sri Lankais.

L’humour est toujours bien accueilli au Sri Lanka. Par conséquent, voilà également une bonne façon d’établir des liens d’amitié avec ceux qui vous entourent. En réalité, s’il est utilisé efficacement, l’humour illustre la facilité d’approche d’une personne et son ouverture au dialogue. Le sexe d’une personne ne fait presque aucune différence dans les conversations... Les hommes et les femmes sont également réceptifs à de bonnes conversations. Toutefois, évitez les sujets qui peuvent offenser certaines personnes comme l’orientation sexuelle, le niveau d’instruction, la profession, l’apparence, les affiliations politiques, etc.

Perspective canadienne :

Les Sri Lankais s’intéresseront à votre famille (enfants, mari, femme), à ce que vous faites, à l’endroit d’où vous venez, aux endroits où vous vous êtes rendus; vous pouvez également leur poser les mêmes questions. Ils aiment aussi partager des informations sur des centres d’intérêt qui valent la peine d’être visités dans des villes comme Kandy, Galle ou Jaffna et des éléments pour lesquels diverses régions sont connues, p. ex. les pierres précieuses à Ratnapura et Moneragala, le thé à Nuwareliya et Hatton, les plages de Galle, Tangalle, Batticaloa et Trinquemalay.

Un autre sujet de discussion populaire est la nouvelle liberté de voyager dans le pays, et en particulier de voyage par train vers Jaffna où il y a eu de nouveaux développements depuis la fin de la guerre. Il y a de nombreux festivals religieux au cours de l’année et certains événements spéciaux (Kandy Perahera, festival de Kathiragama) sont organisés dans diverses parties du pays. Vous pouvez également poser des questions sur les arts et les artisanats locaux et découvrir le meilleur endroit pour acheter certains produits locaux comme le thé, les épices, les tissus et les sculptures. Vous pouvez poser des questions concernant l’agriculture ou l’industrie dans la région, comme la pêche, la production de thé et de légumes, les zones économiques spéciales et le tourisme, ainsi que les plans ou le potentiel pour d’autres développements et une croissance des entreprises. Et chaque culture aime partager des informations sur la cuisine, les mets et les ingrédients locaux comme l’idiyappam, les piments, les noix de coco, le thé, le lait caillé, etc.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

Il est assez usuel de voir les gens se serrer la main avant de commencer une réunion, une conversation ou une discussion. Il est également usuel de voir les gens se saluer en portant les deux mains ensemble et en disant « Ayubowan » (ce qui signifie littéralement « ayez une longue vie »). Par conséquent, il est toujours important d’être amical et accueillant et de conserver le sourire et un visage heureux dans le cadre des communications verbales et non verbales.

Le contact visuel constitue la meilleure façon de communiquer avec une personne au Sri Lanka. Toutefois, dans certains cas, une personne (particulièrement les femmes) n’établira pas le contact visuel au moment de rencontrer une personne la première fois, particulièrement quelqu’un qui n’est pas issu de leur propre culture. Cela s’améliorera au fur et à mesure où elle connaîtra mieux la personne et travaillera en équipe avec elle.

Dans la plupart des grandes rencontres sociales et officielles, les hommes et les femmes tendent à rester regroupés au sein de leurs propres groupes tandis qu’ils ont tendance à se mélanger plus librement durant des réunions familiales ou sociales de plus petite envergure. Si vous êtes incertain(e) au sujet d’un indice non verbal, interrogez des amis, des clients, des collègues d’affaires ou à l’hôte à ce sujet.

Dans le cadre de rencontres professionnelles, les personnes maintiendront la même distance que le feraient des collègues d’affaires au Canada. Cette distance diminuera graduellement lorsque les gens auront appris à mieux se connaître.

Abstenez-vous de toucher à quiconque durant une conversation, à moins que vous connaissiez l’autre personne déjà très bien. Tentez toujours d’être direct et non partisan au moment de présenter des idées, particulièrement les objectifs de votre projet. Cela vous aidera à bâtir des collaborations et des partenariats efficaces au fur et à mesure où le projet progresse.

Perspective canadienne :

La société sri lankaise est hiérarchiquement organisée, il existe donc un certain niveau de formalité dans la communication.

On s’adresse souvent aux gens en fonction de leur relation ou de leur place au sein de la famille. Akka (sœur aînée), Tangi/Tangacchi (sœur cadette), Aya (frère aîné), Tambi (frère cadet), Ama (mère), Periyama (tante qui est la sœur aînée de la mère), Sinama (tante qui est la sœur cadette de la mère), Siti (belle-mère ou tante du côté du père), etc. On s’adresse aux personnes plus âgées avec respect en utilisant les termes Monsieur/Madame. On s’adresse souvent aux gens en fonction de leur poste, p. ex. Monsieur le responsable de département, Madame la directrice locale, etc. On ne s’adresse pas aux personnes ayant un statut inférieur en utilisant un titre, mais simplement leur nom. Une fois que vous connaissez mieux les gens, même les personnes plus âgées que vous, vous pouvez laisser tomber les titres formels.

Le surnom des Tamouls vient en premier (nom du père) sous la forme d’une initiale et un prénom vient en second, p. ex. S. Shanthi (où S. est l’initiale du nom du père de Shanthi, p. ex. Sinnaiya). Toutefois, on l’appellerait M. Shanthi (de façon formelle) ou Shanthi (de façon informelle). On appellerait sa femme Mme Shanthi.

Au cours d’occasions formelles, on fait de nombreux discours qui mentionnent les personnes importantes présentes, p. ex. les personnes à la tête des organisations ou les politiciens.

Les personnes seront souvent agréables et diront « oui », ce qui devra être plus considéré comme une confirmation du fait qu’elles ont compris ce que vous dites. Si vous leur demandez de faire quelque chose, ils pourraient vous dire oui, mais ne pas s’exécuter. Il est toujours judicieux de faire un suivi afin de veiller à ce que les gens aient compris les informations et que les mesures appropriées soient prises.

Il convient de ne pas oublier que ce que vous faites en privé deviendra rapidement public ou un « secret de Polichinelle », il convient donc d’être prudent. La même chose s’applique pour le partage des informations : elles seront rapidement diffusées. Il n’y a pas de secrets au Sri Lanka.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public ?

Perspective locale :

Les témoignages publics d’affection ou de colère ne sont pas inhabituels. Toutefois, l’affichage des émotions par les gens n’est pas très habituel. Par conséquent, ce n’est généralement pas toléré.

Selon l’expérience de l’auteur, qui a travaillé et traité avec de nombreuses organisations au Sri Lanka, les gens ont tendance à s’unir dans le cadre d’enjeux d’intérêt mutuel, particulièrement dans leur lieu de travail, nonobstant tout impact sur une personne en particulier, ce qui mène souvent, dans certaines situations, à un affichage collectif d’émotions comme le désaccord, la colère, etc.

Perspective canadienne :

Les gens n’affichent pas beaucoup d’émotions en public, p. ex. pas de baisers ou d’accolades. Toutefois, il est courant de voir de jeunes personnes du même sexe se tenir la main entre amis lorsqu’ils marchent en public.

Bien que ce ne soit pas courant, vous pouvez voir des gens afficher de la colère en public de temps en temps. Par exemple, vous pourriez voir une manifestation de colère ou de frustration dans le bus ou à d’autres endroits si les personnes ne suivent pas les règles ou tentent de profiter de la situation. Les gens peuvent élever la voix afin de mieux comprendre ou expliquer un point, ou s’ils s’emportent à propos de quelque chose. Les politiciens crient beaucoup lorsqu’ils font des discours dans le but de mobiliser les foules.

Les membres de la famille proche pourraient pleurer ou gémir bruyamment en public lors de funérailles ou s’ils reçoivent soudain de mauvaises nouvelles ou des nouvelles choquantes.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

Les Sri Lankais s’habillent de façon formelle lors des rencontres officielles, p. ex., les réunions avec leur patron, leur équipe, les clients, etc., et des vêtements décontractés à d’autres occasions. Les hommes portent souvent des chemises et des pantalons lors des occasions officielles, y compris au bureau. Il est conseillé aux femmes de se vêtir « professionnellement » lors des occasions officielles, c.-à-d., tenter d’éviter de porter des jeans ou des vêtements très décontractés lorsqu’ils assistent à des événements officiels. Pour le travail quotidien, habillez-vous comme vous le feriez normalement au Canada.

Au moment de rencontrer votre groupe la première fois, vous souhaiterez vous adresser à ses membres de façon officielle. Au fur et à mesure où vous les connaîtrez mieux, sentez-vous libre de les appeler par leur prénom. Les poignées de main sont très courantes au Sri Lanka. Toutefois, les embrassades et les baisers sont très rares, donc tentez d’éviter d’embrasser une personne ou de la serrer dans vos bras au moment de lui souhaiter la bienvenue. Dans la majorité des rencontres officielles, il est usuel de commencer par la salutation traditionnelle en cingalais « Ayubowan » (je vous souhaite une longue vie).

La ponctualité est perçue comme une mesure du dévouement envers le travail ou le projet de quelqu’un. Elle symbolise également l’engagement d’une personne au respect des échéanciers. Il y a eu un progrès remarquable en matière de ponctualité au Sri Lanka, particulièrement au sein de la communauté professionnelle et des affaires. Par conséquent, la ponctualité est devenue un élément essentiel d’un engagement efficace.

Cela paie toujours d’être ponctuel, peu importe les habitudes des autres. Cela ajoutera à votre crédibilité auprès de vos pairs, de vos collègues et de vos patrons! Souvenez-vous, il y a de nombreux congés publics au Sri Lanka au cours de toute année donnée, donc vous devrez prévoir le temps perdu et l’absentéisme.

Perspective canadienne :

Les employés de bureau sont bien habillés et portent des tenues relativement formelles. Le port de sandales est courant, mais les hommes occupant des postes de très haut niveau porteront souvent des chaussures fermées. La tenue nationale est utilisée par les Cingalais lors des activités formelles ou les événements officiels. Le milieu de bureau est habituellement assez professionnel et sérieux.

Au Sri Lanka, les bureaux sont ouverts 5 jours/semaine avec des sociétés privées qui travaillent également un demi-jour le samedi.

Les magasins sont ouverts presque tous les jours, sauf les jours de Poya (fêtes bouddhistes) et les fêtes nationales.

Habituellement, il y a un livre de chant pour l’arrivée et le départ du bureau. Les gens sont généralement ponctuels, mais on tolère une certaine souplesse. On accepte que les employés prennent de « petits congés » pour les urgences ou les événements imprévus. Lorsque des événements familiaux/sociaux importants se produisent (décès, mariages, naissances), ils ont la priorité sur le travail. On s’attend à ce que les collègues de bureau participent également à ces événements sociaux. Parfois, dans les bureaux du gouvernement, les employés peuvent ne pas avoir beaucoup de travail, vous pouvez donc voir des gens qui n’ont pas l’air occupés.

Il est préférable de prendre un rendez-vous si vous souhaitez rencontrer une personne dans un bureau, mais elle pourrait être d’accord de vous voir sans rendez-vous. En général, les Sri Lankais montrent un grand respect pour les étrangers.

Les gens tentent d’être ponctuels, mais les activités commenceront normalement un peu en retard. En général, si des personnes très importantes sont invitées, les gens ont tendance à arriver à l’heure et l’activité ne débutera pas tant que les invités importants ne sont pas arrivés.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local ? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit ?

Perspective locale :

Le niveau de scolarité d’une personne, ses antécédents professionnels et son expérience sont souvent perçus comme l’une des forces les plus importantes d’une personne et on en tiendra compte en fonction de sa compétence et de sa préparation à accomplir la mission et à faire preuve de leadership. La façon de se présenter peut être aussi importante que tout autre titre de compétence lorsqu’on parle de l’aptitude d’accomplir le travail en respect des échéances.

Au moment de rencontrer les directeurs/superviseurs ou une équipe la première fois, commencez par un résumé de vos réalisations et de vos aptitudes (peut-être sous la forme d’un court CV) en soulignant certains domaines qui sont le plus pertinent à l’affectation ou au projet actuel. De plus, démontrez votre habileté de gérer les enjeux complexes et votre promptitude à considérer de nouvelles idées, à participer à un dialogue constructif et à travailler en équipe dans le cadre de votre emploi.

La reconnaissance et le respect du personnel dépendront en partie de la façon de se présenter, particulièrement en ce qui a trait à l’engagement et à la « vendabilité » d’une personne et, ce qui importe surtout, à quel point ses titres de compétence et son expérience conviennent à l’emploi actuel. Le personnel percevra les réalisations d’une personne comme un potentiel qui justifiera que la personne a ce qu’il faut pour accomplir la tâche.

Revisiter les objectifs du projet périodiquement constitue une bonne stratégie et un outil pour surveiller le progrès. Notez que la transparence, l’amabilité, la capacité de s’intégrer et de suivre le courant sont des éléments essentiels d’un bon leadership. Pour savoir comment votre personnel vous perçoit à titre de leader, il est important d’écouter avec les yeux et les oreilles bien ouverts, et de faire preuve d’intuition.

Perspective canadienne :

Les études, l’expérience, une attitude compréhensive et encourageante, la motivation des employés, le fait d’aider les employés à obtenir des avantages (comme une promotion, le développement des capacités, la participation à des conférences, etc.), et la fiabilité sont des qualités hautement appréciées.

Si les membres de votre personnel pensent que vous êtes un bon gestionnaire, ils suivront vos instructions et vous soutiendront. S’ils pensent que vous êtes un mauvais gestionnaire, ils vous ignoreront, ils ne suivront pas vos ordres, parleront de vous dans votre dos, ou créeront un groupe contre vous.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend ? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction ?

Perspective locale :

L’autorité et la prise de décision dans le milieu de travail sont souvent fondées sur une structure hiérarchique préétablie, soutenue par des patrons de communication et une autorité hiérarchique.

Dans les institutions publiques, une personne doit se mesurer à une gamme complète de hiérarchie bureaucratique (ou de formalités administratives) avant que toute décision soit prise, ce qui prend habituellement beaucoup de temps, peu importe le caractère urgent de la demande. Les relations avec le superviseur pourraient également devenir un facteur dans la capacité de prendre des décisions plus rapidement. Au contraire, dans les organisations du secteur privé, les décisions peuvent être prises de façon plus rapide étant donné que le caractère opportun de chaque décision pourrait être essentiel à la survie. Cependant, les relations avec les personnes détenant l’autorité importeraient malgré tout à un certain degré dans les organisations du secteur privé.

En général, il est prudent de consulter le superviseur (ou le mentor) pour obtenir de la rétroaction sur des recommandations ou des suggestions, ce qui souvent pourrait faciliter ou accélérer la prise de décision. Lorsqu’une personne œuvre dans un contexte principalement inconnu, cela paie toujours de savoir si la « bonne chose » est accomplie de la « bonne façon », c.-à-d., si on travaille dans le respect des règles, des règlements et des normes de l’organisation.

Perspective canadienne :

On s’attend à ce que vous demandiez une clarification et des commentaires à votre superviseur immédiat.

Les décisions sont principalement prises par le chef, les « leaders » ou les employés comptant plus d’ancienneté. Parfois, le groupe aide à prendre une décision. Lors des réunions de groupe, il est peu probable que les employés subalternes ou les membres du personnel de niveau inférieur s’expriment. Ils peuvent aussi se sentir mal à l’aise de dire quelque chose, même si vous les invitez à faire part de leur avis. Ils pourraient consulter des collègues avant d’exprimer leur point de vue.

Les employés ont de nombreux droits au Sri Lanka et le pays compte des syndicats forts.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Religion :

Les Sri Lankais sont composés de bouddhistes (70 %), de chrétiens (8 %), d’hindous (12 %), de musulmans (9 %) et d’autres adeptes de différentes religions (1 %) [Recensement national du Sri Lanka, 2012]. On ne perçoit aucune différence sur le plan de l’attitude en fonction de l’orientation religieuse d’une personne. Par exemple, l’auteur est catholique, mais la majorité de ses amis sont soit bouddhistes ou des adeptes d’autres religions. Veuillez noter que tous les jours de fête religieuse sont des jours fériés au Sri Lanka.

Classe sociale :

Parfois, la classe sociale ou la richesse d’une personne compte en termes d’attitude. Toutefois, elles auront un impact minimal sur les expatriés.

Ethnicité :

Les Sri Lankais sont composés de Cingalais (74 %), de Tamouls (18 %), de Musulmans (6 %), de Burgher et d’autres ethnies (2 %) [Recensement national du Sri Lanka, 2012]. Certaines différences connexes à l’ethnicité existent, mais une majorité de personnes vivent en harmonie. L’impact possible au travail est minimal; en effet, l’ethnicité d’une personne est clairement « perceptible » chez les locaux. En général, les Sri Lankais n’éprouvent aucune hostilité envers les étrangers.

Sexe :

Il n’y a aucune différence importante sur le plan des attitudes en fonction du sexe au Sri Lanka contemporain, car les femmes sont visiblement aussi actives que les hommes dans le milieu de travail.

Perspective canadienne :

Les indicateurs d’égalité des sexes pour le Sri Lanka sont supérieurs à ceux de la plupart des pays d’Asie du Sud (voire de tous). Les femmes en particulier présentent un niveau élevé de scolarisation. Les femmes restent encore sous-représentées dans les postes de haut niveau au sein du gouvernement, du secteur privé et du parlement. Bien que leur nombre soit faible, les femmes (qualifiées) occupant des postes de haut niveau au sein du gouvernement et du secteur privé sont bien respectées dans le milieu de travail.

Le pays présente un niveau élevé de violence à l’égard des femmes, de violence envers les enfants et de travail des enfants. Les femmes dans le secteur des plantations sont confrontées à des situations particulièrement compliquées relativement à la santé, à l’éducation et au revenu. Il y a un grand nombre de veuves de guerre dans le nord et l’est qui sont confrontées à des problèmes sociaux, économiques et psychologiques en raison de leur statut et de leur situation. Les ex-militantes sont confrontées à beaucoup de ces problèmes, ainsi qu’à des problèmes de sécurité. De nombreuses personnes déplacées ont des problèmes pour rentrer chez elles, car leurs maisons qui sont toujours occupées par les militaires, qu’il reste des champs de mines dans la région ou que leurs maisons ont été recolonisées par le gouvernement.

La classe joue un rôle dans la société sri lankaise et dans une certaine mesure, il y a un groupe de Sri Lankais riches et privilégiés « Colombo 7 ». Autrefois, certaines parties du Sri Lanka étaient dirigées par des rois. La ville de Kandy est toujours fermement ancrée dans l’héritage lié à son ancien « royaume ». Autrefois, les castes jouaient un rôle dans l’organisation sociale et sont toujours respectées dans des situations particulières, p. ex. pour trouver un partenaire pour le mariage. La plupart des hindous n’accordent plus beaucoup d’importance aux castes.

Une grande partie de la population est pauvre et dépend de l’agriculture, de la pêche et des petites entreprises pour assurer leur subsistance. Les plus pauvres au Sri Lanka sont les ouvriers des plantations qui d’une certaine façon sont perçus comme la classe la plus basse. Les employés du gouvernement ont tendance à être des familles à revenu moyen. Au bureau, on voit souvent des membres subalternes du personnel nettoyer ou faire de petits boulots comme préparer du thé. Ils proviennent souvent de familles pauvres et on considère généralement que ces petits boulots permettent d’aider ces personnes qui ne trouveraient pas d’emploi autrement. Les différences de classe n’empêchent pas les gens d’aller de l’avant dans la vie, comme le montre l’exemple de l’ancien Président Premadasa qui venait d’une famille pauvre. De nombreux hauts fonctionnaires et dirigeants politiques proviennent d’un milieu modeste ou à revenu moyen.

La religion fait partie de la vie quotidienne des gens. Les Sri Lankais se rendent dans les temples bouddhistes, les temps hindous, les mosquées chaque jour ou au moins lors des journées religieuses particulières. Tout le monde observe tous les divers congés religieux, notamment le jour mensuel de Poya (congé bouddhiste) observé le jour de la pleine lune. On compte donc un très grand nombre de congés nationaux. Les gens de toutes les religions sont invités à participer aux congés, aux cérémonies et aux rituels des autres religions. Les fondamentalistes (de tous les groupes religieux) constituent la minorité, mais les politiciens et les leaders religieux les utilisent parfois pour mobiliser le public sur certains problèmes.

L’ethnie est la question la plus déterminante au Sri Lanka. Les personnes s’identifient également à leur groupe religieux et géographique p. ex. hindou-tamoul, chrétien-tamoul, tamoul de l’arrière-pays, Cingalais du sud, musulmans de Colombo. Parfois, la géographie prend le pas sur l’ethnie, p. ex. la population de l’Est pourrait s’identifier comme un groupe (composé de musulmans et de Tamouls). Le Sri Lanka a souffert de décennies de violence ethnique; ainsi au bureau il pourrait y avoir une animosité sous-jacente même si les employés peuvent sembler bien s’entendre entre eux. Les bureaux peuvent tenter volontairement de compter parmi leur personnel des personnes de tous les groupes ethniques afin de garantir un équilibre.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne ?

Perspective locale :

De bonnes relations de travail avec les collègues et les clients sont essentielles pour obtenir du succès; elles permettent certainement de rendre les tâches beaucoup plus faciles à gérer et permettent de respecter les échéanciers. Le Sri Lanka ne fait pas exception... Faites tous les efforts possibles pour engager vos collègues de façon à rehausser leur soutien et leur coopération envers le projet. Toutefois, soyez vigilant(e) au moment de tenter d’établir des relations personnelles.

Faites tous les efforts possibles pour être transparent(e) dans toute chose et pour traiter les gens de façon égale et respectueuse, que ce soit avec les collègues et les clients. Parfois, le sexe fait une différence dans le cadre des relations de travail. Par conséquent, il importe de trouver le bon équilibre pour maintenir des relations efficaces avec ceux qui vous entourent.

Perspective canadienne :

Il est important d’établir une relation personnelle ou une connexion mutuelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires. Le Sri Lanka est un petit pays et de nombreuses personnes qui se connaissent travaillent dans le même domaine. Il est bon d’être présenté par une personne qui a une bonne réputation au sein de la communauté et il est préférable d’éviter de s’associer à des personnes ayant une mauvaise réputation.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Même si cela dépend de la situation et de la personne, tentez toujours d’être non partisan(e) et d’éviter le favoritisme envers toute personne au moment de gérer avec le personnel. Dans toutes les situations, il est important de maintenir des relations professionnelles avec les collègues, afin de mieux gérer et de maintenir au minimum leurs attentes de privilèges spéciaux.

Tentez de promouvoir le professionnalisme en tout temps, en envoyant un signal que les relations personnelles ne doivent pas être mêlées aux relations de travail ni aux responsabilités. Si vous amorcez une relation avec un(e) collègue et si, plus tard, les autres du groupe se rendent compte que vos actions avaient favorisé cette personne, vous vous trouveriez dans une situation difficile. Votre réputation à titre de personne neutre est à risque ce qui pourrait affecter le soutien mutuel des autres dans le groupe, ainsi que le progrès que vous avez déjà accompli. Donc, faites preuve de tact. L’impartialité et l’honnêteté sont des piliers importants du succès dans tout ce que nous faisons.

Assurez-vous que tous sont au fait des objectifs, ainsi que des responsabilités et des rôles de chacun. En tout temps, respectez un style non partisan dans le cadre de vos actions, de vos décisions, etc. dans le milieu de travail. Ayez l’intention de traiter tout le monde de façon équitable, peu importe les liens personnels ou les amitiés.

Perspective canadienne :

Un collègue pourrait attendre une considération particulière si vous avez une relation personnelle. L’inverse est également vrai, si vous avez une relation étroite avec le chef, il s’attendra à ce que vous le souteniez dans tout. Vous deviendriez ainsi un « béni-oui-oui » et vous lui apporteriez votre soutien en toute occasion. Les autres employés seraient conscients de cette situation.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé ?

Perspective locale :

Une façon efficace de régler tout enjeu connexe au travail consiste à engager les personnes directement, en communiquant avec elles en privé, et de comprendre la base de l’enjeu et ce qui l’a déclenché. Le Sri Lanka ne fait pas exception!

Un engagement direct constitue un outil puissant non seulement pour réconcilier les différences, mais également pour trouver des solutions mutuellement acceptables aux problèmes. Cela empêche également les autres d’être mis au courant de votre mésentente avec le (la) collègue, ce qui peut être utile pour les deux parties.

Souvent dans un environnement de travail au Sri Lanka, des enjeux ou des préoccupations peuvent survenir en raison d’un malentendu subtil au sujet d’une de vos actions, de vos paroles ou d’un sujet qu’une personne trouve difficile à exprimer en public étant donné qu’elle est votre collègue. Dans de tels cas, parler directement à la personne constitue la meilleure façon de procéder. Cela protège également le caractère privé et minimise les réactions des autres parties et les rumeurs des autres.

Soyez toutefois prudent(e)... Selon la nature du problème, vous souhaiterez tout d’abord approcher votre superviseur (ou votre coordinateur) pour voir s’il ou elle peut parler à votre collègue avant que nous ne le fassiez. De plus, si la collègue est une femme (et que vous êtes un homme), vous souhaiterez évidemment faire preuve de plus de prudence dans la méthode adoptée pour la confronter, particulièrement afin d’éviter de possibles réactions provenant des autres collègues.

Perspective canadienne :

Il est préférable d’affronter un collègue en privé et d’essayer de résoudre les choses de manière amicale. Toutefois, le collègue respectera habituellement plus le chef et il peut donc être plus courant de demander au chef d’intervenir pour régler le problème. Les gens parlent souvent d’« arranger les choses », c’est-à-dire de trouver une façon d’apaiser la situation s’il y a un problème. Des tiers (collègues ou amis) sont souvent impliqués dans ces tentatives pour arranger les choses.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

Rendez vos objectifs de travail très clairs dès le départ et respectez votre plan tout au long du projet. Établissez des cibles de travail mesurables. Soyez reconnaissants du bon travail et de l’engagement de votre personnel, surtout de toute réalisation exemplaire.

La loyauté et l’engagement sont critiques pour un rendement efficace au travail. Il est par conséquent important de cibler sur les zones qui importent le plus pour vos collègues, comme l’environnement de travail, les possibilités de promotion, la sécurité d’emploi et les avantages sociaux.

Démontrez à vos collègues comment ils pourront profiter de votre travail ou des interactions avec vous. Créez un sentiment d’ouverture et de préparation à accepter de nouvelles idées. Montrez-leur également que vous êtes là pour aider, et non pour punir les malfaiteurs ou ceux dont le rendement est insatisfaisant. Lorsque vous établirez votre réputation selon ces critères, vous verrez que vos collègues offriront un bon rendement naturellement et leur productivité ira en croissant.

Éviter de gérer tout enjeu qui va au-delà de la portée de votre projet ou de votre affectation. Tentez toujours de rester impartial(e) lorsqu’il vient le temps d’évaluer les contributions de vos collègues. Maintenez des liens étroits avec votre superviseur et soyez reconnaissants des points de vue qu’on vous donnera au sujet de choses qui importeraient à ceux qui vous entourent!

Perspective canadienne :

Les collègues locaux sont motivés par l’appréciation, les récompenses et les promotions. Ils aiment aussi se voir confier des responsabilités et des pouvoirs, par exemple être la « personne responsable » ou le responsable d’équipe pour une tâche particulière. Il est courant d’avoir des réunions et des sorties annuelles afin de renforcer l’esprit d’équipe

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web ?

Perspective locale :

Une vaste gamme de renseignements au sujet du Sri Lanka est disponible en ligne et dans les bibliothèques partout dans le monde. De plus amples nouvelles et des renseignements sur tout ce qui s’y passe figurent sur le portail officiel de nouvelles du gouvernement du Sri Lanka.

Livres : les favoris de tous les temps incluent Le patient anglais (film primé), Anil’s Ghost et Running in the Family par Michael Ondaatje, auteur né au Sri Lanka. Des renseignements sur des centaines d’autres œuvres portant sur de nombreux aspects de la culture sri lankaise sont disponibles sur les sites Web ci-dessus et dans les bases de données des bibliothèques partout dans le monde.

Plats traditionnels : voici quelques plats culturels qui sont propres à des célébrations précises : Kiribath, Kavum, Kokis, Halapa, Sau-dodol, Aggala, Aluwa, Mun-kavum et des centaines d’autres plats délicieux. Essayez la cuisine du Sri Lanka, et profitez des saveurs. En effet, ces plats sont relativement peu dispendieux à cuisiner!

Perspective canadienne :

Tous les livres sur le Sri Lanka de Michael Ondaatje en particulier Le Fantôme d’Anil et Running in the Family.

Tous les livres de Shyam Selvadurai en particulier Drôle de garçon et Cinnamon Gardens.

Only Man is Vile: the Tragedy of Sri Lanka de William McGowan.

Still Counting the Dead, Frances Harrison.

Musique : Baila, musique du temps de Kandy.

Films : Le Sri Lanka avait une industrie cinématographique cingalaise très dynamique, mais celle-ci a récemment décliné.

Cuisine : Appas, idyappas, pittu, kotu roti, kiri hodi/sodi, kiri bat et sambal, roti à la noix de coco, wada, muruku, « en-cas », samsa, tous les caris (avec tous les légumes, de la viande ou du poisson ou crustacés), riz rouge, crustacés, en particulier les crevettes et le crabe, tous les fruits, le thé de l’arrière-pays, king coconut, Lion Lager, Kurd et Kitul pani, salade de fruits avec de la crème glacée et gelée, biriyani, dodol, maskut, boonthi.

Faites attention, les caris sri lankais sont extrêmement épicés !

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

Le Sri Lanka est une île magnifique au sud de l’océan Indien. Son climat tropical et sa beauté naturelle attirent des millions de personnes chaque année de partout dans le monde.

Lorsqu’elle visite le Sri Lanka, une personne devrait se sentir libre de donner suite à ses idées de divertissement préférées. Il y a environ deux douzaines de postes de télévision et de radio locaux en plus des réseaux internationaux comme CNN, la BBC (en cingalais), le Sports Network et le London Sky News Channel 24. La majorité des postes diffusent des émissions 24 heures par jour.

Les quotidiens, les magazines, etc. sont disponibles dans toutes les langues nationales, le cingalais, le tamoul et l’anglais. Si une personne a manqué la chance de voir son film préféré avant de quitter le Canada, elle aura probablement la chance de les visionner au Sri Lanka. La majorité des plus récentes sorties d’Hollywood sont présentées dans les cinémas de Colombo et, bien sûr, les films du Sri Lanka sont également disponibles, mais seulement quelques-uns ont des sous-titres anglais.

En ce qui concerne l’information culturelle, il y a des centres d’information touristique partout au pays, particulièrement à l’aéroport international de Colombo (BIA) et à d’autres stations balnéaires. Il est possible de consulter le ministère du Tourisme pour de plus amples renseignements. Souvent le personnel de l’hôtel sera également en mesure de fournir son aide.

Il y a beaucoup de plages exotiques facilement accessibles tout autour de l’île. N’oubliez pas de visiter la région de Central Hill, le secteur naturellement magnifique de la région Nuwara-Eliya, à environ 100 milles de Colombo, et les stations balnéaires de luxe autour de Hikkaduwa, à quelque 50 milles au sud de Colombo. Il y a une grande sélection d’aliments délicieux et d’autres plats locaux à des prix très abordables. Consultez Tourisme Sri Lanka, les centres d’information touristique, votre hôtel ou son coordonnateur pour de plus amples renseignements.

Perspective canadienne :

Les endroits les plus intéressants à visiter sont le Temple de la Dent, Kandy, Kandy Perahera, les sites anciens – Polonarawa, Anuradapura, Sigiriya, le temple hindou de Matale, les plantations de thé d’Hatton et Nuwara Eliya et les fermes maraîchères de Nuwara. Vous pouvez également visiter Eliya. Les anciens forts à Galle, Batticaloa, Trinquemalay qui sont encore tout utilisés.

Festivals : La danse Kandyan et d’autres danses traditionnelles, le Festival de Katiragama, le Festival de Wesak, le Festival du temple de Mamangam et la cérémonie de la diya kaepima (coupe de l’eau), l’offrande rituelle de Batticaloa Kavadi, la parade Chariot (Ter), le Tricomalee Kovil, les rituels et festivals religieux locaux, le Sanctuaire de Notre-Dame de Madhu (sanctuaire catholique et son festival)

Visitez les Veddas qui sont un peuple autochtone du Sri Lanka de Mahiyangana, découvrez la saignée du toddy et la saignée du caoutchouc, les pêcheurs au bâton près de Galle et d’autres collectivités de pêcheurs à Negombo, Hambantota, Tangalle, Trinquemalay, etc.

Prenez le train – vous découvrirez les paysages exceptionnels sur la route de Kandy à Badulla, et c’est une bonne façon de traverser le pays pour vous rendre à l’est ou au nord. De nombreuses villes valent la peine d’être visitées pour y découvrir un ressenti différent, p. ex. Kandy, Jaffna, Nuwara Eliya, Galle.

Le cricket est un sport populaire; essayez d’assister à un match.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Le Sri Lanka était un royaume pendant de nombreux siècles (environ 21 rois ont régné sur le pays) et l’histoire écrite remonte au deuxième siècle av. J.-C.. Les invasions de trois puissances coloniales, en commençant par les Portugais (1505 -1796), les Néerlandais (1796-1814) et les Britanniques (1815-1948), ont mis fin au règne des rois du Sri Lanka. L’indépendance des Britanniques en 1948 a marqué la fin du colonialisme. Tous ces événements de l’histoire du pays coïncident avec de nombreux patriotes ou martyrs qui sont plus tard devenus des héros nationaux.

D’autres, qui ont également combattu avec les puissances coloniales et avec d’autres envahisseurs de l’Inde voisine, sont par la suite devenus des martyrs et sont à présent considérés comme des héros nationaux. Pour célébrer l’héroïsme de ce peuple, le gouvernement du Sri Lanka a décrété que le 22 mai serait un congé national annuel appelé la journée des héros nationaux.

Perspective canadienne :

Il n’y a pas vraiment de héros nationaux, sauf peut-être l’équipe de cricket du Sri Lanka, en particulier Aravinda da Silva et Arjuna Ranatunga.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Le Sri Lanka et le Canada font partie du Commonwealth. Au cours des dernières décennies, de nombreux Sri Lankais ont immigré au Canada et ils continuent de voyager et de maintenir des liens étroits avec leurs familles et amis au Sri Lanka. Toutefois, aucun événement historique n’a de lien direct avec le Canada ou ses citoyens. Les Sri Lankais tiennent le Canada en très haute estime, car ils considèrent que le pays est synonyme de liberté et de générosité. Cette réputation aide certainement le travail ou les relations sociales des Canadiens lorsqu’ils se trouvent au Sri Lanka.

Perspective canadienne :

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des Canadiens étaient stationnés à Trinquemalay. Il y a un cimetière de guerre canadien à Trinco.

Un grand nombre de Tamouls ont fui vers le Canada pendant la guerre. Plusieurs membres de la diaspora tamoule sont des politiciens canadiens.

Plusieurs auteurs sri lankais vivent au Canada – Michael Ondaatje, Shyam Selvadurai.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

L’auteur n’est pas au courant d’un quelconque stéréotype. Les Canadiens sont perçus comme étant amicaux et généreux et sont toujours les bienvenus au Sri Lanka.

Perspective canadienne :

Il est important de savoir de quel groupe ethnique fait partie une personne, car cette information a des répercussions sur sa relation avec l’État-nation et les autres groupes ethniques. Les Tamouls de l’arrière-pays ne s’identifient pas nécessairement aux Tamouls du nord-est. Les Tamouls de l’Est se sentent différents des Tamouls du Nord et vice versa, de même que les Manitobains se sentent différents des Ontariens. En général, les Cingalais estiment que le problème des minorités est exagéré.

Les Sri Lankais semblent très gentils envers les étrangers, mais les groupes militaires et les anciens groupes militants ont été accusés de crimes contre l’humanité. Les moines bouddhistes du Sri Lanka sont connus pour inciter les foules à brûler les églises et les mosquées (pas en temps de guerre). En dépit de la guerre, des mariages mixtes sont célébrés entre Cingalais et Tamouls.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

L’auteur est né au Sri Lanka (anciennement le Ceylan). Il est le plus âgé d’une famille de trois enfants et a été élevé dans le village de Kandana, à 10 milles au nord de la capitale de Colombo, dans la province de l’Ouest, jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans. Il a terminé ses études de premier cycle au Sri Lanka, a enseigné à l’université et a été un banquier central jusqu’à son déménagement au Canada dans le cadre d’une bourse du Commonwealth afin de poursuivre ses études de deuxième cycle. Il a obtenu sa maîtrise en Économie de l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique. Il a alors complété son doctorat en Économie à l’Université d’Ottawa et à l’Université Carleton en Ontario. Il est actuellement un économiste principal/gestionnaire au sein du gouvernement du Canada et habite avec sa femme à Ottawa, en Ontario au Canada.

Perspective canadienne :

L’auteur est une agente de développement de l’Ontario qui a passé plus de 20 ans à travailler pour des ONG et des instituts d’enseignement supérieur. Elle a vécu et travaillé outre-mer pour plus de 15 ans dans des pays touchés par le conflit ou touchés par des catastrophes naturelles principalement en Asie du Sud et du Sud-Est. Elle a vécu au Sri Lanka pendant 9 ans, en Indonésie pendant 4 ans et en Inde pendant 2 ans et a été responsable de projets au Pakistan et en Afghanistan. En Indonésie, elle a vécu et travaillé au Sulawesi du Nord et du Sud et a travaillé avec 7 universités. Elle a offert un développement des capacités au Cambodge, au Vietnam, au Kenya, au Soudan du Sud et au Mozambique. Son domaine d’expertise est l’enseignement professionnel et l’enseignement supérieur, l’entrepreneuriat, les moyens de subsistance durable, le développement des capacités et l’intervention en cas de catastrophe naturelle. Elle a largement contribué à un ensemble de propositions de projets qui ont obtenu un financement. Elle est mariée à un Tamoul sri lankais.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.